{"id":11032,"date":"2017-02-03T16:57:49","date_gmt":"2017-02-03T15:57:49","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=11032"},"modified":"2025-02-09T18:07:01","modified_gmt":"2025-02-09T17:07:01","slug":"il-le-faut-je-le-veux","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2017\/02\/il-le-faut-je-le-veux\/","title":{"rendered":"Il le faut. Je le veux."},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Il le faut. Je le veux.<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">de Valerio Scamuffa\u00a0 \/ Cie Lascam \/ Arsenic \/ du 31 janvier 2017 au 04 f\u00e9vrier 2017 \/ Critiques par Kendra Simons et Valmir Rexhepi. <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>31 janvier 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/kendra-simons\/\">Kendra Simons<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Tu raisonnes ou tu t\u2019\u00e9motionnes ?<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"498\" height=\"373\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/02\/photosite84-498x373.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-11026\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/02\/photosite84-498x373.jpg 498w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/02\/photosite84-498x373-227x170.jpg 227w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/02\/photosite84-498x373-267x200.jpg 267w\" sizes=\"auto, (max-width: 498px) 100vw, 498px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Doroth\u00e9e Th\u00e9bert Filiger<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>On a tous un proverbe, cach\u00e9 quelque part, auquel on s\u2019accroche et qui est cens\u00e9 nous guider vers le bonheur. Seulement voil\u00e0, il y a comme un l\u00e9ger d\u00e9calage entre ce proverbe et\u2026 la vie. La cr\u00e9ation de la Cie Lascam exp\u00e9rimente ce d\u00e9calage entre mots d\u2019ordre et vie, entre raison et ressenti.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Une pierre grise pos\u00e9e sur un coussin fleuri, au milieu d\u2019un vaste sol quadrill\u00e9 noir et blanc. Surr\u00e9aliste. On entend une fl\u00fbte asiatique, la brume envahit le plateau. Mystique. Un guerrier se profile, encha\u00eene des mouvements d\u2019arts martiaux, finit par se poser au-dessus de la pierre. \u00c9trange. Il soul\u00e8ve la pierre, lourde, se concentre et\u2026 la rompt. La pierre est maintenant en deux morceaux. Division de ce qui \u00e9tait un. Le bal du d\u00e9calage peut commencer.<\/p>\n\n\n\n<p>Valerio Scamuffa a d\u00e9velopp\u00e9 la pi\u00e8ce en collaboration avec la com\u00e9dienne espagnole Olga Onrubia. Sur le feuillet du spectacle, l\u2019artiste lausannois nous parle du d\u00e9calage : \u00ab&nbsp;Construite en deux temps, la pi\u00e8ce explore cette notion de dualit\u00e9. Nos \u00e9motions et notre raison, notre esprit et notre corps, notre \u00eatre social et notre \u00eatre sauvage, le masculin et le f\u00e9minin.&nbsp;Nous avons appris \u00e0 nous s\u00e9parer, des autres certes, mais aussi de nous-m\u00eames. \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e9calage entre homme et femme. Deux individus entrent sur le plateau. Habill\u00e9s de chemises fleuries, ils tournent en rond, \u00e9nergiquement. Il porte une perruque, elle porte une barbe. Ils se pr\u00e9sentent, se disent perdus. Mais ils ont \u00ab&nbsp;tr\u00e8s tr\u00e8s envie d\u2019\u00eatre heureuses&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e9calage entre langage et corps. Ils parlent des proverbes qui les aident, comme&nbsp;: \u00ab&nbsp;ce qui vient, convient&nbsp;\u00bb. Sourires complices dans le public. C\u2019est qu\u2019ils sont dr\u00f4les et attachants, avec leur mani\u00e8re de parler en se repla\u00e7ant la chevelure derri\u00e8re l\u2019oreille. Ils se renvoient les phrases en ping-pong, tournent en rond sur les carr\u00e9s du sol et tout leur d\u00e9bat finit dans un grand \u00e9clat de rire. Le corps reprend le dessus et, avec lui, l\u2019irrationnel.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e9calage entre h\u00e9misph\u00e8re gauche et h\u00e9misph\u00e8re droit. Oui, parce qu\u2019au fond, on assiste \u00e0 un cerveau qui r\u00e9fl\u00e9chit. Il se demande pourquoi il n\u2019est pas heureux. Et il tente de trouver une solution rationnelle. Puis on a affaire \u00e0 un corps humain, qui, lui, cherche la sensation du bonheur, dans l\u2019imm\u00e9diat.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais une fois que l\u2019on croit l\u2019avoir saisie, cette dualit\u00e9, tout commence \u00e0 se m\u00e9langer. D\u00e9cor, lumi\u00e8re et musique dansent avec les mots des acteurs, et le tout passe \u00e0 une autre \u00e9chelle. Les angoisses personnelles entrent en r\u00e9sonance avec la spiritualit\u00e9 asiatique, le monde baroque, la prostitution, la figure du Christ. Le lien au corps et \u00e0 sa souffrance. Le lien \u00e0 l\u2019autre.<\/p>\n\n\n\n<p>Les acteurs ont touch\u00e9 le public ce soir-l\u00e0, par leur jeu exprimant la faiblesse, la vuln\u00e9rabilit\u00e9. Pouvoir dire qu\u2019on est perdu, que quelque chose ne va pas. Laisser un temps de vide, un temps incoh\u00e9rent, avoir l\u2019air b\u00eate devant l\u2019autre. Mettre \u00e0 nu son raisonnement, ses \u00e9motions et son corps. Peut-\u00eatre que c\u2019est par l\u00e0 qu\u2019un chemin est possible&nbsp;? Peut-\u00eatre devons-nous apprendre \u00e0 moins s\u00e9parer et, comme le dit Valerio Scamuffa, \u00e0 \u00ab&nbsp;laisser entrer une part de magie dans notre chair&nbsp;\u00bb&nbsp;? Et peut-\u00eatre m\u00eame que cette dualit\u00e9, fantasme de philosophe, n\u2019existe pas vraiment.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>31 janvier 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/kendra-simons\/\">Kendra Simons<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>31 janvier 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/valmir-rexhepi\/\">Valmir Rexhepi<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Ecume<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"498\" height=\"373\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/02\/photosite313-498x373.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-11029\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/02\/photosite313-498x373.jpg 498w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/02\/photosite313-498x373-227x170.jpg 227w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/02\/photosite313-498x373-267x200.jpg 267w\" sizes=\"auto, (max-width: 498px) 100vw, 498px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Doroth\u00e9e Th\u00e9bert Filiger<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Val\u00e9rio Scamuffa nous invite dans une r\u00e9flexion sur la qu\u00eate du bonheur et l\u2019absurdit\u00e9 de cette qu\u00eate. On entre doucement, et puis, comme pour souligner l\u2019instabilit\u00e9 de la r\u00e9flexion, on se perd. Peut-\u00eatre trop&nbsp;?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Il y a eu ce moment o\u00f9 j\u2019\u00e9tais \u00e9gar\u00e9, l\u2019\u00e9trange sentiment de perdre pied sur un sol pourtant bien dur. J\u2019\u00e9tais l\u00e0, spectateurs parmi les miens, attentif, silencieux, le cerveau pr\u00eat \u00e0 tisser les liens, les yeux par\u00e9s pour saisir les \u00e9v\u00e9nements, les oreilles toutes dirig\u00e9es vers la sc\u00e8ne. Et puis tout d\u2019un coup, je me retrouvai groggy, comme pris en tra\u00eetre par une ivresse fourbe, les mots, les images, ce qui se jouait devant moi me r\u00e9sistaient, d\u2019un coup m\u2019\u00e9taient imperm\u00e9ables comme si une vitre en plexiglas \u00e9tait soudain tomb\u00e9e devant moi.<\/p>\n\n\n\n<p>Cela avait commenc\u00e9 par une forme de r\u00eave, un espace onirique figur\u00e9 par un sol en damier au centre duquel, sous une colonne de lumi\u00e8re, reposait sur un coussin fleuri une pierre endormie. Il y avait de la fum\u00e9e, comme une \u00e9cume qui l\u00e9chait le sol et de laquelle naissait un corps, un crabe, un homme ou une femme, un humain. J\u2019\u00e9tais port\u00e9 par les sons qui passaient d\u2019une douceur m\u00e9ditative \u00e0 un entrain martial. J\u2019avan\u00e7ais sans trop savoir vers quoi, cela m\u2019importait peu.<\/p>\n\n\n\n<p>Et puis le r\u00eave se l\u00e8ve et fait place \u00e0 deux personnages aux v\u00eatements fleuris qui parlent et tournent en rond. Quelque chose qui, comme la feuille de salle l\u2019indiquait, tient d\u2019un questionnement ontologique. Le jeu est ma\u00eetris\u00e9 par les deux acteurs&nbsp;; parfois un rire de connivence avec les spectateurs&nbsp;; un discours sur la recherche du bonheur qui se donne d\u2019abord par la discussion puis par une forme de conf\u00e9rence. On avance, au sol le rythme du damier se casse en son centre par le pivotement d\u2019une s\u00e9rie de carr\u00e9s noirs et blancs&nbsp;; plus tard c\u2019est la pierre qui se scinde. C\u2019est l\u2019histoire de notre cerveau gauche et de notre cerveau droit, de notre dualit\u00e9, d\u2019une unit\u00e9 \u00e0 retrouver, et puis\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Le spectateur que je suis est comme \u00e9cart\u00e9 du spectacle qu\u2019il voit. Catharsis&nbsp;? Sur le mode de cette question du bonheur qui ne peut rationnellement trouver de r\u00e9ponse mais qui se d\u00e9ploie dans l\u2019abandon, les spectateurs doivent-ils aussi s\u2019abandonner et ne plus chercher \u00e0 faire sens&nbsp;? Peut-\u00eatre. Cette cr\u00e9ation de Val\u00e9rio Scamuffa interroge tant par sa mise en sc\u00e8ne que par le th\u00e8me qu\u2019elle aborde. La qu\u00eate du bonheur semble indicible et tourne en rond comme les protagonistes&nbsp;; les mots manquent, les corps s\u2019expriment, on entre dans une dimension performative. Je perds pied et n\u2019acc\u00e8de plus \u00e0 ce qui se donne devant, je n\u2019arrive plus \u00e0 faire du sens. Ou du moins, il me reste l\u2019\u00e9trange sentiment que \u00e7a fait sens pour les deux personnages, qui finalement, chacun enroul\u00e9 dans du tissu argent\u00e9, d\u00e9clament, monotones, des propositions aux accents christiques. Comme l\u2019\u00e9cume qui l\u00e8che les pieds, le spectacle laisse l\u2019impression \u00e9trange de s\u2019\u00eatre baign\u00e9 et d\u2019\u00eatre pourtant sec.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>31 janvier 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/valmir-rexhepi\/\">Valmir Rexhepi<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.arsenic.ch\/programme\/il-le-faut-je-le-veux\/\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>de Valerio Scamuffa\u00a0 \/ Cie Lascam \/ Arsenic \/ du 31 janvier 2017 au 04 f\u00e9vrier 2017 \/ Critiques par Kendra Simons et Valmir Rexhepi.<\/p>\n","protected":false},"author":784,"featured_media":11035,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,3,38],"tags":[180,166],"class_list":["post-11032","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-theatre-de-larsenic","category-spectacle","tag-kendra-simons","tag-valmir-rexhepi"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11032","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/784"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=11032"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11032\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":20953,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11032\/revisions\/20953"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/11035"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=11032"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=11032"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=11032"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}