{"id":10991,"date":"2017-01-20T22:00:52","date_gmt":"2017-01-20T21:00:52","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=10991"},"modified":"2025-02-09T18:07:41","modified_gmt":"2025-02-09T17:07:41","slug":"mesure-pour-mesure","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2017\/01\/mesure-pour-mesure\/","title":{"rendered":"Mesure pour mesure"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Mesure pour mesure<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">de William Shakespeare \/ mise en sc\u00e8ne Karim Bel Kacem \/ Th\u00e9\u00e2tre de Vidy \/ du 18 au 26 janvier 2017 \/ Critiques par Alicia Cuche et C\u00e9line Conus. <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>18 janvier 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/alicia-cuche\/\">Alicia Cuche<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Je vois tout, je sais tout<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"681\" height=\"448\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/01\/mpm_2_ttt.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-10986\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/01\/mpm_2_ttt.jpg 681w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/01\/mpm_2_ttt-250x164.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/01\/mpm_2_ttt-300x197.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/01\/mpm_2_ttt-624x411.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 681px) 100vw, 681px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Th\u00e9\u00e2tre de Vidy<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Big Brother a investi Shakespeare&nbsp;: murs transparents, vid\u00e9o-surveillance, personnages espionn\u00e9s et mis sur \u00e9coute. Le public voit sans \u00eatre vu, entend sans \u00eatre entendu. On devient t\u00e9moins et jury. Et pourtant un seul point de vue est permis&nbsp;: prison, ou bureau du pouvoir&nbsp;?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Qui veut aller en prison&nbsp;? Qui veut aller dans le bureau d\u2019un homme de pouvoir&nbsp;?&nbsp;\u00bb L\u2019exp\u00e9rience th\u00e9\u00e2trale que nous propose Karim Bel Kacem commence avant m\u00eame d\u2019entrer dans la salle, car il faut choisir&nbsp;: la prison ou le bureau&nbsp;? En effet, une des particularit\u00e9s de cette mise en sc\u00e8ne est de limiter notre perception \u00e0 l\u2019un des points de vue. Pas de changement de d\u00e9cor ici, un cube en verre divis\u00e9 en deux blocs fait office de sc\u00e8ne&nbsp;; le spectateur choisit quel bloc sera son premier plan. Pour ceux qui connaissent la pi\u00e8ce de Shakespeare, cela revient \u00e0 privil\u00e9gier le condamn\u00e9 Claudio ou le juge Angelo. Face \u00e0 nous, un homme aux cheveux roux tourne comme un lion en cage. Et c\u2019est le cas&nbsp;de le dire : une vitre nous s\u00e9pare, et le bruit de ses pas ne s\u2019\u00e9chappe pas du cube. Pour \u00e9couter la pi\u00e8ce, il faudra mettre les casques. C\u2019est la deuxi\u00e8me particularit\u00e9 du spectacle. Cela vous fait penser \u00e0 une salle d\u2019interrogatoire&nbsp;? En effet.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la salle de conseil, Escalus et Angelo rejoignent le Duc. Ce dernier va s\u2019absenter et remet son pouvoir sur la ville \u00e0 Angelo. Ce tr\u00e8s s\u00e9v\u00e8re juge se r\u00e9v\u00e9lera \u00e0 la fois impitoyable dans ses sentences et immoral dans sa conduite envers la jeune s\u0153ur de Claudio, chaste novice dans un couvent, venue demander gr\u00e2ce pour la vie de son fr\u00e8re. Heureusement, le rus\u00e9 Duc veille et surveille.<\/p>\n\n\n\n<p>Le cube s\u2019obscurcit et une lumi\u00e8re se fait de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 du bureau, derri\u00e8re la vitre du fond. Pour certains, la prison appara\u00eet, ainsi que l\u2019autre moiti\u00e9 du public. On voit tout, ou presque, car les com\u00e9diens semblent n\u2019avoir que faire des spectateurs : ils tirent les persiennes entre les deux d\u00e9cors et nous tournent le dos. Plac\u00e9s de part et d\u2019autre, les deux publics ne voient pas les m\u00eames visages. En revanche, on entend tout, et en simultan\u00e9&nbsp;: les sc\u00e8nes et les actes se m\u00e9langent, alternent, liant du m\u00eame coup plus \u00e9troitement les d\u00e9cisions des uns et les actions des autres. La multiplication des moyens visuels facilite la superposition des espaces. Les vitres, par moments, deviennent \u00e9cran et le th\u00e9\u00e2tre se fait cin\u00e9ma&nbsp;: y d\u00e9filent des gros plans et des captations de vid\u00e9o-surveillances. Pas de doute, nous sommes t\u00e9moins. L\u2019utilisation de la vid\u00e9o, lorsqu\u2019elle s\u2019ajoute aux d\u00e9clarations des personnages, renforce l\u2019impression que le Duc a tout maniganc\u00e9, qu\u2019il a voulu pi\u00e9ger Angelo. Quand r\u00e8gne Big Brother, m\u00eame le chat parti, les souris devraient se retenir de danser.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 force d\u2019\u00eatre reclus derri\u00e8re une vitre et engonc\u00e9s sous nos casques, on en devient presque trop spectateurs&nbsp;: on observe, mais les acteurs ne nous regardent pas, ne se positionnent m\u00eame pas face \u00e0 nous, ils vivent leurs vies. Les casques nous rapprochent autant qu\u2019ils nous isolent. Nous entendons les com\u00e9diens, mais plus les r\u00e9actions du public. Le rythme lent de la pi\u00e8ce renforce cette impression d\u2019isolement et d\u2019interrogatoire. \u00c0 moins que cela ne soient les \u00e9couteurs et la vitre. Le jeu est tr\u00e8s convaincant, avec un Angelo imperturbable ou presque, un Lucio impertinent et d\u00e9contract\u00e9 et une Isabella prude, r\u00e9serv\u00e9e et pourtant passionn\u00e9e. On se demandera seulement pourquoi elle reste, spectatrice voyeuriste, lors des \u00e9bats charnels entre Angelo et Mariana. De m\u00eame, le but des oublis de texte \u00e0 r\u00e9p\u00e9tition du Duc, vers la fin de la pi\u00e8ce, ne semble pas \u00e9vident \u00e0 \u00e9claircir, pas plus que le r\u00f4le de pr\u00e9sentateur de jeu t\u00e9l\u00e9vis\u00e9 vaguement comique qu\u2019il endosse \u00e0 ce moment. Chacun jugera \u00e9galement de la pertinence des chansons jou\u00e9es constamment en arri\u00e8re fond.<\/p>\n\n\n\n<p>Les lumi\u00e8res dans le cube se tamisent et celles de la salle s\u2019allument&nbsp;: les personnages d\u00e9couvrent, surpris, notre pr\u00e9sence muette et scrutatrice. Car c\u2019est un peu \u00e7a, le th\u00e9\u00e2tre, aussi&nbsp;: le public observe et juge la vie qui lui est donn\u00e9e \u00e0 voir. Entre th\u00e9\u00e2tre, cin\u00e9ma et salle de tribunal,&nbsp;<em>Mesure pour Mesure<\/em>&nbsp;de Bel Kacem nous invite \u00e0 assumer jusqu\u2019au bout notre place de t\u00e9moins omniscients.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>18 janvier 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/alicia-cuche\/\">Alicia Cuche<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>18 janvier 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/celine-conus\/\">C\u00e9line Conus<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Qui veut aller en prison ?<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"681\" height=\"448\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/01\/mpm_ttt.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-10989\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/01\/mpm_ttt.jpg 681w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/01\/mpm_ttt-250x164.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/01\/mpm_ttt-300x197.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/01\/mpm_ttt-624x411.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 681px) 100vw, 681px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Th\u00e9\u00e2tre de Vidy<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Assister \u00e0 une pi\u00e8ce de Shakespeare aujourd\u2019hui, dans une mise en sc\u00e8ne qu\u2019on sait ne pas \u00eatre \u00ab&nbsp;classique&nbsp;\u00bb, c\u2019est remettre encore une fois sur le tapis la question de l\u2019actualisation. La mise en sc\u00e8ne doit-elle actualiser les pi\u00e8ces&nbsp;? Est-ce son r\u00f4le&nbsp;? Comment doit-elle s\u2019y prendre&nbsp;? Karim Bel Kacem, au Th\u00e9\u00e2tre de Vidy, explore<\/em><em>&nbsp;divers moyens pour proposer une&nbsp; r\u00e9flexion sur le pouvoir d\u2019aujourd\u2019hui tout en gardant sans cesse la pi\u00e8ce de Shakespeare au centre de ses pr\u00e9occupations. Une v\u00e9ritable exp\u00e9rience, qui r\u00e9conciliera certains spectateurs avec le th\u00e9\u00e2tre contemporain.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Qui veut aller en prison&nbsp;? Il y a encore de la place en prison&nbsp;\u00bb, demandent les ouvreurs. Le dispositif cr\u00e9\u00e9 par Karim Bel Kacem propose au public de choisir le point de vue duquel il va voir la pi\u00e8ce de Shakespeare&nbsp;: soit du c\u00f4t\u00e9 de l\u2019accus\u00e9, Claudio, soit du c\u00f4t\u00e9 du pouvoir, incarn\u00e9 par Angelo. La sc\u00e8ne est comme un cube de verre, s\u00e9par\u00e9 en deux par une vitre sans tain. D\u2019un c\u00f4t\u00e9, la prison, en fait la salle d\u2019ex\u00e9cution&nbsp;; de l\u2019autre, le bureau du duc, qui devient celui d\u2019Angelo. Les deux publics, de part et d\u2019autre, n\u2019assisteront donc pas tout \u00e0 fait au m\u00eame spectacle, si l\u2019on peut dire, bien que l\u2019\u00e9cran qui les s\u00e9pare devienne parfois transparent, laissant deviner les autres spectateurs. Chacun est invit\u00e9 \u00e0 mettre un casque sur ses oreilles. Il y entendra les dialogues prononc\u00e9s \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du cube, et aura aussi parfois acc\u00e8s \u00e0 la voix int\u00e9rieure des personnages, ce qui se passe dans leur t\u00eate, ce qu\u2019ils se disent, se croyant seuls avec eux-m\u00eames. C\u2019est une fa\u00e7on ing\u00e9nieuse de traiter le monologue, moment toujours d\u00e9licat \u00e0 mettre en sc\u00e8ne et difficile \u00e0 interpr\u00e9ter avec justesse pour les com\u00e9diens. &nbsp;On peut d\u00e9plorer le volume du casque, non r\u00e9glable, et parfois insupportable, quand un personnage hurle par exemple, v\u00e9ritable agression auditive. La musique tient une place importante dans la pi\u00e8ce, accompagnant les personnages ou les situations, comme un d\u00e9cor auditif, fixant l\u2019ambiance, accentuant les atmosph\u00e8res. Quand le duc revient grim\u00e9 en vieux moine, c\u2019est la chanson \u00ab&nbsp;Fr\u00e8re Jacques&nbsp;\u00bb en mode mineur qu\u2019on entend, obstin\u00e9ment. Le casque op\u00e8re comme un lien entre le cube sc\u00e9nique&nbsp;et le public mais aussi entre le texte et le public. Au troisi\u00e8me acte, &nbsp;le moine rend ainsi visite \u00e0 Claudio en prison et, dans une longue tirade, lui explique qu\u2019il ne sert \u00e0 rien de fuir la mort&nbsp;: croyant s\u2019en \u00e9loigner, on court \u00e0 sa rencontre. Il chuchote \u00e0 l\u2019oreille de Claudio mais aussi dans la n\u00f4tre&nbsp;: un seul \u00e9couteur du casque retransmet le son. Nous sommes alors tous Claudio, les propos nous sont directement adress\u00e9s. Impossible d\u2019y rester insensibles, impossible de r\u00e9sister au texte.<\/p>\n\n\n\n<p>Andr\u00e9 Malraux disait qu\u2019une grande \u0153uvre a cela de sp\u00e9cifique que&nbsp;ses structures de significations restent toujours ouvertes aux temps. Pour \u00ab&nbsp;actualiser&nbsp;\u00bb une pi\u00e8ce, les metteurs en sc\u00e8ne ont tout un arsenal technique \u00e0 leur disposition&nbsp;: sons, lumi\u00e8res, vid\u00e9os, architectures sc\u00e9niques vari\u00e9es, etc. Il suffirait de dire qu\u2019il faut que tout cela soit utilis\u00e9 \u00e0 bon escient, c\u2019est-\u00e0-dire dans l\u2019int\u00e9r\u00eat de la pi\u00e8ce, en respectant son esprit. Et apr\u00e8s&nbsp;? Ici la pi\u00e8ce, ou son \u00ab&nbsp;esprit&nbsp;\u00bb, ne servent pas de pr\u00e9texte \u00e0 l\u2019exercice d\u2019un dispositif ing\u00e9nieux ou d\u2019une pure imagination. Les moyens modernes ne sont pas utilis\u00e9s pour eux-m\u00eames. Chaque d\u00e9tail de la mise en sc\u00e8ne a \u00e9t\u00e9 pens\u00e9 sans perdre de vue la pi\u00e8ce de Shakespeare, c\u2019est-\u00e0-dire son sens et la r\u00e9flexion qu\u2019elle suscite, \u00f4 combien actuelle, h\u00e9las, sur le pouvoir et ses effets sur l\u2019homme qui le d\u00e9tient. \u00c0 voir Angelo perdre le contr\u00f4le, br\u00fbl\u00e9, gris\u00e9 par la puissance du pouvoir qui lui est donn\u00e9 tout \u00e0 coup, on ne peut s\u2019emp\u00eacher de penser au 20 janvier 2017, jour de l\u2019investiture de Donald Trump&nbsp;: un autre Angelo re\u00e7oit le pouvoir, reste \u00e0 savoir ce qu\u2019il va en faire.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>18 janvier 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/celine-conus\/\">C\u00e9line Conus<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.vidy.ch\/mesure-pour-mesure\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>de William Shakespeare \/ mise en sc\u00e8ne Karim Bel Kacem \/ Th\u00e9\u00e2tre de Vidy \/ du 18 au 26 janvier 2017 \/ Critiques par Alicia Cuche et C\u00e9line Conus.<\/p>\n","protected":false},"author":784,"featured_media":10989,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38,2],"tags":[179,184],"class_list":["post-10991","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","category-theatre-de-vidy","tag-alicia-cuche","tag-celine-conus"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10991","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/784"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=10991"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10991\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21039,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10991\/revisions\/21039"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/10989"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=10991"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=10991"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=10991"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}