{"id":10925,"date":"2017-01-14T22:00:06","date_gmt":"2017-01-14T21:00:06","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=10925"},"modified":"2025-02-09T18:08:14","modified_gmt":"2025-02-09T17:08:14","slug":"et-jamais-nous-ne-serons-separes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2017\/01\/et-jamais-nous-ne-serons-separes\/","title":{"rendered":"Et jamais nous ne serons s\u00e9par\u00e9s"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Et jamais nous ne serons s\u00e9par\u00e9s<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">de Jon Fosse \/ mise en sc\u00e8ne Andrea Novicov \/ Cie Angledange \/ du 12 au 21 janvier 2017 \/ Th\u00e9\u00e2tre de La Grange de Dorigny \/ Critiques par Josefa Terribilini et Ivan Garcia. <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>12 janvier 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/josefa-terribilini\/\">Josefa Terribilini<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Les objets du d\u00e9sir<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"225\" height=\"300\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/01\/IMG_0309-225x300.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-10932\" style=\"width:auto;height:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/01\/IMG_0309-225x300.jpg 225w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/01\/IMG_0309-225x300-128x170.jpg 128w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/01\/IMG_0309-225x300-150x200.jpg 150w\" sizes=\"auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Cie Angledange<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Avec&nbsp;<\/em>Et jamais nous ne serons s\u00e9par\u00e9s<em>, c\u2019est une soir\u00e9e \u00ab&nbsp;tout \u00e0 fait ordinaire&nbsp;\u00bb que nous fait vivre la compagnie Angledange. Une femme qui s\u2019ennuie et son mari adult\u00e8re. C\u2019est du moins ce qu\u2019il semble\u2026 Simultan\u00e9ment pr\u00e9sents sur la sc\u00e8ne et pourtant si d\u00e9connect\u00e9s, les personnages sont d\u00e9routants et les \u00e9poques paraissent s\u2019entrechoquer. Donnant vie avec agilit\u00e9 \u00e0 cette tragi-com\u00e9die beckettienne de Jon Fosse, Andrea Novicov nous fait passer du gloussement au cafard dans l\u2019indiff\u00e9rence rassurante des meubles d\u2019un salon rose orang\u00e9.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>En cette soir\u00e9e de janvier, \u00e0 la Grange de Dorigny, les spectateurs \u00e9taient invit\u00e9s au drame existentiel d\u2019un salon tr\u00e8s \u00e9troit et de ses trois locataires. Elle, lui, et une fille. Ils n\u2019ont pas de noms. Avachis sur un canap\u00e9 ou tournant m\u00e9caniquement en rond, ils r\u00e9p\u00e8tent inlassablement quelques mots et quelques phases comme de petits automates plus ou moins remont\u00e9s. Irr\u00e9m\u00e9diablement seuls, ils ne paraissent jamais se voir, ou presque. Sont-ils vraiment dans la m\u00eame pi\u00e8ce&nbsp;? Est-ce la m\u00eame ann\u00e9e&nbsp;? On h\u00e9site. Leurs quelques interactions sont d\u00e9concertantes. \u00ab&nbsp;\u2013 Il faut qu\u2019il vienne maintenant.&nbsp;\u2013&nbsp;Je suis l\u00e0 maintenant. \u2013 Il&nbsp;faut me r\u00e9pondre&nbsp;\u00bb. Ce qui est s\u00fbr, c\u2019est que peu importe o\u00f9 et peu importe quand, les personnages ne font qu\u2019une chose. Ils attendent.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais quoi&nbsp;? \u00c7a, personne ne le sait, nous explique-t-elle. Depuis nos si\u00e8ges, nous autres voyeurs discernons tout de m\u00eame une chose que tous semblent rechercher mais que Jon Fosse ne les laissera pas attraper&nbsp;: l\u2019amour. Cet amour, il a disparu, \u00ab&nbsp;comme dans la mort&nbsp;\u00bb. Il ne semble pouvoir m\u00eame jamais exister, car il se d\u00e9compose lorsqu\u2019on s\u2019en saisit. \u00c0 l\u2019image de ce si beau verre que la femme admirait \u00e0 la lumi\u00e8re et qu\u2019elle brise d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment, comme machinalement, au moment d\u2019y verser du vin. \u00ab&nbsp;Peut-\u00eatre qu\u2019on pourra le recoller&nbsp;?&nbsp;\u00bb. Absurde. Non, on ne pourra rien recoller du tout. Lorsque lui-m\u00eame rentre enfin \u00e0 la maison, leurs retrouvailles ne durent pas. Bien qu\u2019elle soit heureuse de le serrer \u00e0 nouveau dans ses bras, il suffit qu\u2019il lui annonce que maintenant, il restera aupr\u00e8s d\u2019elle, pour que l\u2019attente recommence.<\/p>\n\n\n\n<p>Alors, elle ne le voit plus. Le dossier du canap\u00e9 remplace les \u00e9paules qu\u2019elle massait quelques instants auparavant. Le t\u00e9l\u00e9phone devient l\u2019oreille de son mari qu\u2019elle appelle, qui est ici, pourtant, mais qui ne r\u00e9pond pas. Elle ne voit pas m\u00eame la jeune fille en orange vif qu\u2019il ram\u00e8nera \u00e0 la maison avant de s\u2019affaler \u00e0 nouveau sur le sofa vert bouteille. R\u00e9el adult\u00e8re ou simple souvenir&nbsp;? On ne saura jamais tr\u00e8s bien. Elle, en tout cas, ne s\u2019en pr\u00e9occupe pas. Elle dit qu\u2019elle a choisi. Qu\u2019elle ne veut plus qu\u2019il vienne. Dans son chignon serr\u00e9 et sa robe \u00e9vas\u00e9e, la femme en bleu essaie de se contenter de ses objets dans son salon des fifties.<\/p>\n\n\n\n<p>Les objets, parlons-en. Ils sont peu sur le plateau, et pourtant ! On r\u00e9alise rapidement&nbsp;qu\u2019ils tiennent le premier r\u00f4le. Toujours pr\u00e9sents, immobiles, rang\u00e9s bien comme il faut. Le coussin jaune canari sur le canap\u00e9 \u00e0 gauche, la bouteille de vin blanc sur la table \u00e0 droite, la lampe rouge \u00e0 trois ampoules contre le mur pamplemousse\u2026 Ils sont rassurants, eux. On s\u2019en sert et on leur donne sens. \u00ab&nbsp;Je suis un lien&nbsp;!&nbsp;\u00bb s\u2019exclame la femme. Mais on comprend vite que, sans eux, elle n\u2019aurait aucun sens non plus. Au fur et \u00e0 mesure que le spectacle avance, cette tragique v\u00e9rit\u00e9 se d\u00e9voile et ravage tout. \u00c0 travers ses mots \u00e0 elle, on s\u2019en rend compte&nbsp;: seule et sans amour, incrust\u00e9e dans sa maison, elle est un objet parmi ses objets. Silence sur la sc\u00e8ne. Comme pour appuyer encore le trait, l\u2019\u00e9norme projecteur derri\u00e8re les portes coulissantes du mur entrouvert strie le sol de lignes lumineuses. Il scanne le plateau comme un code-barres. Puis la petite musique de fond synth\u00e9tique reprend, la femme se rel\u00e8ve, l\u2019attente continue.<\/p>\n\n\n\n<p>Et nous&nbsp;? La r\u00e9ponse ne se fait pas d\u00e9sirer. En tendant son verre de vin au spectateur devant elle, la femme nous inclut dans son drame, que la com\u00e9dienne Nathalie Boulin sait malgr\u00e9 tout rendre l\u00e9ger par la formidable vari\u00e9t\u00e9 de tons qu\u2019elle adopte dans ses monologues d\u00e9lirants. Alors elle nous sourit. \u00ab&nbsp;Je ne suis plus seule, tu es l\u00e0, maintenant&nbsp;\u00bb. C\u2019est vrai, nous aussi, assis sur nos si\u00e8ges on attend ensemble, avec elle. Et c\u2019est plus agr\u00e9able comme \u00e7a.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>12 janvier 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/josefa-terribilini\/\">Josefa Terribilini<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>12 janvier 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/ivan-garcia\/\">Ivan Garcia<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Inqui\u00e9tantes solitudes<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"640\" height=\"414\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/01\/Image-Foss-Novicov.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-10926\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/01\/Image-Foss-Novicov.jpeg 640w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/01\/Image-Foss-Novicov-250x162.jpeg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/01\/Image-Foss-Novicov-300x194.jpeg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2017\/01\/Image-Foss-Novicov-624x404.jpeg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Cie Angledange<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>La solitude, nouveau mal du (XXI<sup>e<\/sup>) si\u00e8cle&nbsp;! Premi\u00e8re pi\u00e8ce du Norv\u00e9gien Jon Fosse,&nbsp;<\/em>Et jamais nous ne serons s\u00e9par\u00e9s&nbsp;<em>embarque le spectateur dans une trag\u00e9die psychologique sombre et angoissante. C\u2019est \u00e0 huis clos, dans une situation&nbsp;<\/em>a priori<em>&nbsp;banale, l\u2019attente, qu\u2019Andrea Novicov nous fait sentir \u00e0 quel point la fronti\u00e8re entre r\u00e9alit\u00e9 et imaginaire n\u2019est pas si \u00e9tanche et claire que cela.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>&nbsp;<\/em>Une femme d\u2019environ quarante ans, visiblement n\u00e9vros\u00e9e, s\u2019agite sur un confortable canap\u00e9 vert. Toute v\u00eatue de bleu dans son appartement branch\u00e9, elle se plaint d\u2019\u00eatre seule, si seule. Elle attend son ami, qui est en retard. Agit\u00e9e, triste et schizophr\u00e8ne, elle chahute et rit. Dans une ambiance d\u2019inqui\u00e9tante gaiet\u00e9, elle se rassure en se disant qu\u2019il arrivera et qu\u2019elle est \u00ab&nbsp;belle, grande et forte&nbsp;\u00bb. Mais, tr\u00e8s vite, la repr\u00e9sentation bascule dans un minimalisme r\u00e9p\u00e9titif qui parfois devient m\u00eame \u00ab&nbsp;minimalisme d\u00e9pressif&nbsp;\u00bb pour reprendre l\u2019expression \u00e9loquente, dans un autre contexte, de l\u2019un des protagonistes d\u2019<em>Empire<\/em>&nbsp;de Milo Rau. Entre les r\u00e9p\u00e9titions avec quelques variations, le temps de l\u2019attente s\u2019allonge. Plus la femme se r\u00e9p\u00e8te et plus les spectateurs s\u2019angoissent et s\u2019interrogent. On a l\u2019impression qu\u2019elle est folle \u00e0 force d\u2019attendre son ami et d\u2019imaginer qu\u2019il est pr\u00e9sent. Eclairage \u00e0 l\u2019appui, la pi\u00e8ce devient sombre.<\/p>\n\n\n\n<p>Finalement, un homme, qui doit avoir dans la cinquantaine, appara\u00eet. De touchantes retrouvailles entre amoureux ont alors lieu. Le bonheur semble revenu mais dispara\u00eet subitement. Le femme oublie la pr\u00e9sence de son ami et poursuit son interminable attente. Celui-ci tente quelquefois de la raisonner mais finit par abandonner et sa femme et l\u2019appartement, avant m\u00eame le d\u00eener, pour aller retrouver une jeune fille \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur. Il revient au salon accompagn\u00e9 de cette jeune fille, qui semble \u00eatre sa ma\u00eetresse. Elle joue avec lui et lui montre \u00e0 quel point il est seul. L\u2019\u00e9pouse semble ne pas r\u00e9ellement s\u2019apercevoir de ces deux pr\u00e9sences. Bien qu\u2019elle caresse les cheveux de la ma\u00eetresse de son mari, elle semble plong\u00e9e dans un monde imaginaire. Troubl\u00e9s, nous nous demandons si tous ces personnages coexistent au sein d\u2019un m\u00eame temps ou d\u2019un m\u00eame espace. Existent-ils ou ne sont-ils que des images mentales&nbsp;? On se sent un peu perdus. Peut-\u00eatre sommes-nous face \u00e0 une projection de l\u2019une de ces trois consciences. Si tel est le cas, alors laquelle ? Notre esprit s\u2019assombrit en m\u00eame temps que la pi\u00e8ce. L\u2019angoisse monte et sur nos si\u00e8ges, on attend de savoir.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est alors qu\u2019on passe \u00ab&nbsp;<em>de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 du miroir&nbsp;<\/em>\u00bb&nbsp;: en arri\u00e8re-sc\u00e8ne, m\u00eame table, m\u00eames chaises, m\u00eames couverts, seul le vin blanc est devenu vin rouge\u2026 Nos neurones s\u2019entrechoquent&nbsp;: hallucinations&nbsp;? R\u00e9alit\u00e9s alternatives&nbsp;? Folie&nbsp;? Notre imaginaire cogite tandis que le couple boit du vin et glose sur le retour de sa vie conjugale. Nous avons affaire \u00e0 deux visions sombres de l\u2019appartement. L\u2019une, monde hypocrite o\u00f9 mari et femme d\u00eenent ensemble en pseudo-harmonie. L\u2019autre, monde de ce qui semble \u00eatre le r\u00e9el, o\u00f9 la solitude des \u00eatres r\u00e8gne en ma\u00eetre. Sur le moment \u2013 tout au moins on le pense \u2013 la femme et l\u2019homme semblent exister, m\u00eame s\u2019ils sont un peu fous, dans cet appartement banal. Lorsque la ma\u00eetresse de maison brise un verre, est-ce notre miroir qui a vol\u00e9 en \u00e9clats ou seulement sa psych\u00e9 qui tombe en morceaux&nbsp;? Le verre bris\u00e9, la vision onirique l\u2019est aussi. Spectraux, l\u2019homme et la jeune fille finissent par s\u2019en aller par o\u00f9 ils sont venus. Comme au d\u00e9but, seule la femme reste. Elle rit, s\u2019adresse \u00e0 vous et \u00e0 moi. Elle souhaite boire. Elle partage un verre de vin avec moi et nous trinquons \u00e0 la compagnie invent\u00e9e dans la solitude. L\u2019ivresse serait peut-\u00eatre la cl\u00e9 de toute cette fantasmagorie. Y a-t-il eu un verre de trop&nbsp;? Peu importe, finalement, puisque de cette solitude se d\u00e9gage une multitude de mondes possibles.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>12 janvier 2017<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/ivan-garcia\/\">Ivan Garcia<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/grangededorigny\/et-jamais-nous-ne-serons-separes\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>de Jon Fosse \/ mise en sc\u00e8ne Andrea Novicov \/ Cie Angledange \/ du 12 au 21 janvier 2017 \/ Th\u00e9\u00e2tre de La Grange de Dorigny \/ Critiques par Josefa Terribilini et Ivan Garcia.<\/p>\n","protected":false},"author":1293,"featured_media":10926,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,5,38],"tags":[176,158],"class_list":["post-10925","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-la-grange","category-spectacle","tag-ivan-garcia","tag-josefa-terribilini"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10925","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1293"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=10925"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10925\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21043,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10925\/revisions\/21043"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/10926"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=10925"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=10925"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=10925"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}