{"id":10831,"date":"2016-12-16T16:56:49","date_gmt":"2016-12-16T15:56:49","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=10831"},"modified":"2025-02-09T18:09:17","modified_gmt":"2025-02-09T17:09:17","slug":"en-manque","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2016\/12\/en-manque\/","title":{"rendered":"En manque"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">En manque<\/h2>\n\n\n<p>Cr\u00e9ation de Vincent Macaigne \/ Th\u00e9\u00e2tre de Vidy \/ du 13 au 21 d\u00e9cembre 2016 \/ Critiques par Jehanne Denogent et Josefa Terribilini.\u00a0<\/p>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">L\u2019agression des n\u00e9ons<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>16 d\u00e9cembre 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/jehanne-denogent\/\">Jehanne Denogent<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"681\" height=\"448\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/12\/ads2102_resizedcmathildaolmi_web.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-10822\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/12\/ads2102_resizedcmathildaolmi_web.jpg 681w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/12\/ads2102_resizedcmathildaolmi_web-250x164.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/12\/ads2102_resizedcmathildaolmi_web-300x197.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/12\/ads2102_resizedcmathildaolmi_web-624x411.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 681px) 100vw, 681px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Mathilda Olmi<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Au Th\u00e9\u00e2tre de Vidy, Vincent Macaigne nous<\/em>&nbsp;<em>parle du sentiment de manque, presque physique, li\u00e9 \u00e0 l\u2019absence et \u00e0 la m\u00e9lancolie. Le corps du spectateur est lui aussi mis \u00e0 rude \u00e9preuve par cette performance, qui laisse un sentiment de col\u00e8re.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Sous la salle Ren\u00e9 Gonzales, dans la lumi\u00e8re froide des n\u00e9ons bleus, on nous distribue des boules Quies. Le pr\u00e9sage est inqui\u00e9tant. L\u2019attente, dans la nuit, n\u2019apaise pas le sentiment de malaise et de peur. Puis la porte de la salle s\u2019ouvre, d\u2019o\u00f9 jaillissent musique, basses, cris, une femme en costume dor\u00e9, un homme visiblement \u00e9m\u00e9ch\u00e9. Hurlant dans un m\u00e9gaphone, la femme nous invite, semble-t-il, \u00e0 la suivre \u00e0 travers les bois. Ne m\u2019attendant pas \u00e0 \u00eatre mise \u00e0 contribution, je ne porte pas les bons souliers et mon sac me scie les \u00e9paules. Mais cela fait partie de l\u2019aventure, l\u2019aventure d\u2019une performance qui confronte et \u00e9prouve le spectateur. A noter que l\u2019exp\u00e9rience est r\u00e9serv\u00e9e aux personnes valides.<\/p>\n\n\n\n<p>Arriv\u00e9e sur la pelouse, o\u00f9 nous attend notre guide dor\u00e9e, je comprends que nous assistons au discours d\u2019inauguration d\u2019une fondation artistique. La communication termin\u00e9e, on sert l\u2019ap\u00e9ritif : quelques canettes de bi\u00e8res bon march\u00e9. La canette de bi\u00e8re pourrait \u00eatre la boisson iconique de l\u2019\u0153uvre de Vincent Macaigne, dont les personnages sont bien souvent d\u00e9sillusionn\u00e9s et fauch\u00e9s. Acteur, en plus d\u2019\u00eatre r\u00e9alisateur et metteur en sc\u00e8ne, il a souvent incarn\u00e9 des r\u00f4les de loosers romantiques et magnifiques. Dans ses mises en sc\u00e8ne aussi \u2013 par exemple&nbsp;<em>Idiot&nbsp;! Parce que nous aurions d\u00fb nous aimer<\/em>, cr\u00e9\u00e9 en 2015 au Th\u00e9\u00e2tre de Vidy \u2013 le minable devient beau, le beauf devient cool.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019espace de la fondation, que nous d\u00e9couvrons en entrant dans la salle de th\u00e9\u00e2tre, rel\u00e8ve lui aussi de l\u2019esth\u00e9tique du m\u00e9diocre. Eclair\u00e9s par des n\u00e9ons surpuissants, les tableaux de grands ma\u00eetres italiens sont des photocopies, p\u00e2lies et gondol\u00e9es. Les com\u00e9diens nous invitent \u00e0 admirer les \u0153uvres expos\u00e9es sur le plateau. Mis \u00e0 contribution (qu\u2019on le veuille ou non) nous ne sommes plus des spectateurs passifs puisque nous incarnons les visiteurs de l\u2019inauguration. La performance se veut ainsi participative, d\u00e9pla\u00e7ant le spectateur de son fauteuil.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous finissons malgr\u00e9 tout par nous asseoir, afin d\u2019\u00e9couter le discours de Liza, la fille de la fondatrice. &nbsp;Elogieux, il laisse pourtant rapidement deviner une relation difficile, tourment\u00e9e, presque \u0153dipienne. A l\u2019amour pour sa m\u00e8re se joint la haine d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 mise au monde. Une des sc\u00e8nes finales, sensationnelle et excessive comme toujours chez Macaigne, rejoue l\u2019enfantement. La poche des eaux, une b\u00e2che tendue au-dessus du plateau, se rompt, laissant tomber le corps de Liza. Refusant d\u2019exister, elle se couche sur sa m\u00e8re, pour chercher \u00e0 retourner dans la matrice. Si cette sc\u00e8ne constitue probablement le moment d\u2019apoth\u00e9ose, le fil de la performance est si difficile \u00e0 suivre qu\u2019elle appara\u00eet comme incongrue et inopportune.<\/p>\n\n\n\n<p>Plut\u00f4t qu\u2019un discours construit, le th\u00e9\u00e2tre de Macaigne, par sa d\u00e9mesure, veut exprimer la force incontr\u00f4lable de la \u00ab&nbsp;vitalit\u00e9 et du d\u00e9sir&nbsp;\u00bb.&nbsp;<em>En manque&nbsp;<\/em>ne cherche donc pas \u00e0 toucher l\u2019intellect du spectateur mais ses tripes. &nbsp;Il l\u2019\u00e9prouve physiquement, que ce soit par le volume ind\u00e9cent de la musique, les basses sismiques (je n\u2019ai jamais senti le sol vibrer aussi fort&nbsp;!), la fum\u00e9e aveuglante, etc. Le corps du spectateur est impliqu\u00e9 mais il n\u2019a pas le choix. Il subit. Cela est encore plus manifeste lorsque dix figurants, cach\u00e9s dans la salle, bondissent de leur si\u00e8ge afin d\u2019essayer de tra\u00eener les spectateurs sur sc\u00e8ne pour danser. A part quelques courageux, la plupart d\u2019entre eux rechignent. Car en r\u00e9alit\u00e9 la performance n\u2019inclut pas r\u00e9ellement le public&nbsp;: elle s\u2019impose, \u00e0 la fois arrogante et pr\u00e9tentieuse. Agress\u00e9e par les d\u00e9cibels, les cris et la violence du langage, j\u2019ai eu hier l\u2019impression qu\u2019on me manquait de respect en tant que spectatrice.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>16 d\u00e9cembre 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/jehanne-denogent\/\">Jehanne Denogent<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Pass\u00e9s \u00e0 tabac<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>16 d\u00e9cembre 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/josefa-terribilini\/\">Josefa Terribilini<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"681\" height=\"448\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/12\/en_manque_ii_225cmathildaolmi_web.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-10827\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/12\/en_manque_ii_225cmathildaolmi_web.jpg 681w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/12\/en_manque_ii_225cmathildaolmi_web-250x164.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/12\/en_manque_ii_225cmathildaolmi_web-300x197.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/12\/en_manque_ii_225cmathildaolmi_web-624x411.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 681px) 100vw, 681px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Mathilda Olmi<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>\u00ab Pourquoi tout ce fracas&nbsp;?&nbsp;\u00bb. La voix cristalline de la fillette r\u00e9sonne de son innocence au milieu d\u2019un plateau d\u00e9sormais d\u00e9vast\u00e9. Ce fracas, elle l\u2019a vu mais elle ne le comprend pas, parce qu\u2019il est difficile de comprendre.&nbsp;<\/em>En manque<em>&nbsp;est une anarchie \u00e0 tous les niveaux, sous toutes ses formes. D\u00e9truire tout. Mais pourquoi ? Pour trouver de l\u2019amour vivant, m\u00eame s\u2019il doit \u00eatre violent, m\u00eame s\u2019il ne pourra peut-\u00eatre jamais \u00eatre libre. Se battre pour la vie&nbsp;: tel semble \u00eatre le propos fort de cette performance choc qui ne professe rien et ravage tout, y compris nous.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019abord, le froid. Nous qui esp\u00e9rions entrer nous mettre au chaud dans la salle, retrouver le confort de si\u00e8ges rouges molletonn\u00e9s et bien align\u00e9s, voil\u00e0 que nous en sommes r\u00e9duits \u00e0 devoir suivre une femme en combinaison dor\u00e9e qui hurle dans un m\u00e9gaphone \u00e0 travers bois. L\u2019alerte est donn\u00e9e&nbsp;: Vincent Macaigne ne nous laissera pas nous reposer sur notre statut de \u00ab&nbsp;spectateurs&nbsp;\u00bb. Les feuilles mortes crissent sous les pieds, deux spots portables aveuglent les regards, la bu\u00e9e sort des bouches transies. On ne se connaissait pas, on ne se reverra plus, mais on se rapproche alors pour avoir chaud. On se regarde aussi, pour se rassurer. Et je sais que les autres pensent comme moi&nbsp;: \u00ab&nbsp;on va rentrer, quand m\u00eame, non&nbsp;?&nbsp;\u00bb. C\u2019est alors que l\u2019actrice pointe du doigt&nbsp;; elle d\u00e9signe&nbsp;<em>sa fondation<\/em>. Mais que pointe-t-elle, au juste&nbsp;? Le b\u00e2timent derri\u00e8re nous&nbsp;? Ou nous-m\u00eames&nbsp;? Elle mugit son envie impossible de sortir du cadre et de se r\u00e9volter. Elle a tent\u00e9 de construire quelque chose pour cela, m\u00eame si \u00e7a ne change rien, ou presque. On ne sait pas vraiment de quoi elle parle, peut-\u00eatre parce que c\u2019est de nous qu\u2019il s\u2019agit. Dans cette performance qui renverse tout et tout le monde, le public ne semble plus \u00eatre cet ensemble de personnes passives, diverties par des com\u00e9diens bien appliqu\u00e9s. Dans&nbsp;<em>En manque<\/em>, les spectateurs deviennent des cr\u00e9atures, regroup\u00e9es, provoqu\u00e9es, forc\u00e9es \u00e0 agir et \u00e0 s\u2019offrir en repr\u00e9sentation aux com\u00e9diens. Mais lorsqu\u2019elles rentreront chez elles, rien n\u2019aura chang\u00e9, ou presque.<\/p>\n\n\n\n<p>Tout s\u2019encha\u00eene ensuite comme dans un cauchemar. On finit par p\u00e9n\u00e9trer dans une salle, mais ce qui nous attend \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur n\u2019a rien de confortable. La jolie petite exposition de tableaux sur murs blancs pr\u00e9sent\u00e9e sur le plateau ne restera pas jolie bien longtemps. \u00c7a clignote, \u00e7a vibre, \u00e7a danse, \u00e7a gicle. \u00c7a tape, surtout. Depuis nos si\u00e8ges (ou depuis la sc\u00e8ne, pour les plus affranchis qui auront os\u00e9 descendre pour danser sur&nbsp;<em>Gangnam Style<\/em>), on assiste \u00e0 l\u2019amour-rage d\u2019une anarchiste pour sa m\u00e8re. Les tableaux sont arrach\u00e9s, les n\u00e9ons tombent, l\u2019eau coule du plafond, et la fille aux cheveux gris tabasse sa m\u00e8re, aid\u00e9e de son amoureuse grecque. Cette m\u00e8re, c\u2019\u00e9tait la femme en dor\u00e9. Maintenant, elle est couverte de boue et elle refuse l\u2019aide de son mari. Avec son amour-d\u00e9sespoir, il l\u2019aime moins que ces jeunes qui l\u2019ont battue. Alors elle reste debout, l\u00e0, immobile au milieu de la sc\u00e8ne. Sa m\u00e9lancolie qui la ronge \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur comme un corps mort. Elle ne se r\u00e9veillera que pour \u00e9trangler son enfant qu\u2019elle a aim\u00e9 et qui a g\u00e2ch\u00e9 sa vie. Dans ce coup de gueule g\u00e9n\u00e9ral, tout le monde apparemment en prend pour son grade. Nous aussi, t\u00e9moins muets qui assistons \u00e0 ces sc\u00e8nes enfum\u00e9es entrecoup\u00e9es de flashs \u00e9blouissants et de musique synth\u00e9tique qui strie nos cr\u00e2nes et fait trembler nos poitrines.<\/p>\n\n\n\n<p>La fin est une non fin. Rien n\u2019est r\u00e9solu, tout est sale, et tout devient noir en une fraction de seconde. Les applaudissements, eux, sont \u00e0 l\u2019image du public&nbsp;: divis\u00e9s. Je me retourne&nbsp;: les dames du dernier rang froncent les sourcils. Elles n\u2019applaudiront pas, \u00e7a non. De part et d\u2019autre, quelques personnes debout et quelques sifflements. L\u2019ovation, quoiqu\u2019il en soit, sera de courte dur\u00e9e. Secou\u00e9s, on sortira rapidement. Le lendemain, le r\u00e9veil sera rendu difficile par une bizarre sensation de gueule de bois. Trop de bruit, c\u2019\u00e9tait bien trop fort.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>16 d\u00e9cembre 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/josefa-terribilini\/\">Josefa Terribilini<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.vidy.ch\/en-manque\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cr\u00e9ation de Vincent Macaigne \/ Th\u00e9\u00e2tre de Vidy \/ du 13 au 21 d\u00e9cembre 2016 \/ Critiques par Jehanne Denogent et Josefa Terribilini.\u00a0<\/p>\n","protected":false},"author":784,"featured_media":10832,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38,2],"tags":[22,158],"class_list":["post-10831","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","category-theatre-de-vidy","tag-jehanne-denogent","tag-josefa-terribilini"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10831","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/784"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=10831"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10831\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":20925,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10831\/revisions\/20925"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/10832"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=10831"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=10831"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=10831"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}