{"id":10802,"date":"2016-12-11T23:06:35","date_gmt":"2016-12-11T22:06:35","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=10802"},"modified":"2025-02-09T18:09:44","modified_gmt":"2025-02-09T17:09:44","slug":"dada-ou-le-decrassage-des-idees-recues","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2016\/12\/dada-ou-le-decrassage-des-idees-recues\/","title":{"rendered":"Dada ou le d\u00e9crassage des id\u00e9es re\u00e7ues"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Dada ou le d\u00e9crassage des id\u00e9es re\u00e7ues<\/h2>\n\n\n<p>Mise en sc\u00e8ne et montage de Genevi\u00e8ve Pasquier \/ Th\u00e9\u00e2tre des Osses \/ du 8 au 23 d\u00e9cembre + 31 d\u00e9cembre 2016 \/ Critiques par Josefa Terribilini et Alicia Cuche.\u00a0<\/p>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Le bon d\u00e9barras<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>11 d\u00e9cembre 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/josefa-terribilini\/\">Josefa Terribilini<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1200\" height=\"800\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/12\/Osses_Dada_04_12_16_099.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-10799\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/12\/Osses_Dada_04_12_16_099.jpg 1200w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/12\/Osses_Dada_04_12_16_099-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/12\/Osses_Dada_04_12_16_099-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/12\/Osses_Dada_04_12_16_099-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/12\/Osses_Dada_04_12_16_099-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/12\/Osses_Dada_04_12_16_099-624x416.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9Th\u00e9\u00e2tre des Osses<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Dada ou le d\u00e9crassage des id\u00e9es re\u00e7ues<em>, c\u2019est la d\u00e9monstration qu\u2019on peut faire une pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre de trois bouts de ficelles et deux bouts de carton. Litt\u00e9ralement. Et puis, il faut aussi des acteurs pour les \u00e9parpiller, les d\u00e9monter et les remonter, les d\u00e9couper et les recoller. Ces acteurs, ils sont trois et vous verrez, \u00e0 la fin, vous les applaudirez.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Du moins c\u2019est ce que nous annonce la com\u00e9dienne lorsqu\u2019elle nous fait nous lever au d\u00e9but du spectacle. On h\u00e9site comme des hu\u00eetres, parqu\u00e9s sur nos si\u00e8ges, puis on se hisse sur nos pieds, en ricanant\u2026 Et quand on se rassoit, tout a chang\u00e9. On parle. On est lib\u00e9r\u00e9s. \u00c0 la fin de la pi\u00e8ce, un spectateur chuchotera quand m\u00eame \u00ab&nbsp;c\u2019est tr\u00e8s\u2026 sp\u00e9cial&nbsp;\u00bb. C\u2019est que Dada bouscule tout. Cr\u00e9\u00e9 il y a cent ans par un groupe d\u2019artistes h\u00e9t\u00e9roclites, le mouvement dada\u00efste voulait se d\u00e9barrasser des conventions.<\/p>\n\n\n\n<p>Alors tout part \u00e0 vau-l\u2019eau, comme la grosse bo\u00eete en bristol du d\u00e9but qui termine \u00e9ventr\u00e9e, d\u00e9compos\u00e9e en jambes de papier, en b\u00e9b\u00e9s ballons, en n\u00e9ons-ventilateurs ou en bouche qui tictaque. Les langues aussi se m\u00e9langent&nbsp;: fran\u00e7ais, allemand, et une autre plus \u00e9trange (il para\u00eet que c\u2019\u00e9tait du su\u00e9dois). Elles sont parfois parl\u00e9es, parfois chant\u00e9es. Mais n\u2019esp\u00e9rez pas y d\u00e9celer une m\u00e9lodie.<\/p>\n\n\n\n<p>N\u2019esp\u00e9rez pas non plus trouver une histoire. Ou alors juste pour quelques minutes absurdes et hilarantes, lorsqu\u2019Apollinaire fait une incursion dans le spectacle. Th\u00e9r\u00e8se alors devient Tir\u00e9sias&nbsp;; \u00ab&nbsp;D\u00e9barrassons-nous de nos mamelles&nbsp;\u00bb rugit-elle en arrachant sa poitrine de bois. Et la voil\u00e0 qui troque ses cheveux-ficelles pour une barbe-ficelle. Parce qu\u2019elle devient un homme, son mari devient une femme, \u00e9videmment. Il est si f\u00e9cond qu\u2019il doit tr\u00e8s vite border plus d\u2019une quinzaine de b\u00e9b\u00e9s ballons, assis sur sa chaise en carton. Puis un ballon se transforme en cigarette, et l\u2019extravagance recommence.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Y a rien \u00e0 comprendre&nbsp;!&nbsp;\u00bb s\u2019exclame un personnage&nbsp;; et pourtant, on sent qu\u2019il y a autre chose. Les snobs sont parodi\u00e9s, l\u2019argent est ex\u00e9cr\u00e9, la soci\u00e9t\u00e9 tout enti\u00e8re para\u00eet \u00eatre raill\u00e9e dans ce grand d\u00e9lire multiforme hant\u00e9 par une Premi\u00e8re Guerre mondiale qui faisait rage alors. La guerre, Genevi\u00e8ve Pasquier choisit de la convoquer, mais toujours en filigrane. Comme un fant\u00f4me qui revient en pi\u00e8ces d\u00e9tach\u00e9es. Comme ces bouts de bras et de jambes en papier, cadavres exquis suspendus par des pincettes \u00e0 la fin de la repr\u00e9sentation. Ces images sont frappantes, mais elles n\u2019interrompent jamais un d\u00e9lire qui les convie pour mieux rire.<\/p>\n\n\n\n<p>Cependant ce grand remue-m\u00e9nage va si loin que l\u2019on fl\u00e9chit un peu. Difficile de rester coll\u00e9s \u00e0 un spectacle qui se d\u00e9barrasse de tout et m\u00eame un peu de nous. Difficile m\u00eame de savoir s\u2019il faut applaudir, alors que l\u2019\u00e9norme monstre de papier s\u2019agite dans le noir. Est-ce que c\u2019est fini&nbsp;? On n\u2019est pas s\u00fbrs. Mais au fond, c\u2019est normal, c\u2019est Dada. Et c\u2019est bien fait pour nous.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>11 d\u00e9cembre 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/josefa-terribilini\/\">Josefa Terribilini<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Ne cherchez pas \u00e0 comprendre<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>11 d\u00e9cembre 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/alicia-cuche\/\">Alicia Cuche<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"390\" height=\"420\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/12\/csm_Osses_Dada_2_03_12_16_092_2d2f6c16f3.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-10807\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/12\/csm_Osses_Dada_2_03_12_16_092_2d2f6c16f3.jpg 390w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/12\/csm_Osses_Dada_2_03_12_16_092_2d2f6c16f3-158x170.jpg 158w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/12\/csm_Osses_Dada_2_03_12_16_092_2d2f6c16f3-186x200.jpg 186w\" sizes=\"auto, (max-width: 390px) 100vw, 390px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9Th\u00e9\u00e2tre des Osses<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Au Centre dramatique fribourgeois \u2013 Th\u00e9\u00e2tre des Osses, Dada ou le d\u00e9crassage des id\u00e9es re\u00e7ues am\u00e8ne sur sc\u00e8ne le mouvement dada dans toute sa cr\u00e9ativit\u00e9. Genevi\u00e8ve Pasquier est all\u00e9e puiser dans les textes de divers auteurs, notamment Hugo Ball, Andr\u00e9 Breton, Francis Picabia, ou Guillaume Apollinaire. Le r\u00e9sultat est un spectacle riche en id\u00e9es et facilement accessible, dont l\u2019on revient avec des questionnements plein la t\u00eate. Un joli voyage d\u2019une heure quinze.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Align\u00e9s, des m\u00e9tronomes font osciller un \u0153il, une oreille, un nez, une bouche, un sourcil, qui nous parlent. Ici, le corps s\u2019expose, et pas seulement au rythme des m\u00e9tronomes&nbsp;: dans l\u2019effacement ou l\u2019inversion des sexes, dans le refus de l\u2019identit\u00e9 et du code social, dans le massacre des membres. Ce n\u2019est pas la premi\u00e8re fois que Genevi\u00e8ve Pasquier, co-directrice avec Nicolas Rossier de la Cie Pasquier-Rossier et du Centre dramatique fribourgeois, se frotte aux auteurs des mouvements artistiques novateurs du XX<sup>e<\/sup>&nbsp;si\u00e8cle. Apr\u00e8s la cr\u00e9ation Oulipo et surr\u00e9aliste inspir\u00e9e par Raymond Queneau&nbsp;<em>L\u00e9KombinaQueneau<\/em>&nbsp;(2009)<em>,&nbsp;<\/em>elle prend ici comme objet le mouvement dada\u00efste auquel elle s\u2019int\u00e9resse depuis dix ans.<\/p>\n\n\n\n<p>La grande bo\u00eete du d\u00e9but du spectacle est peu \u00e0 peu ouverte et vid\u00e9e de tout son contenu, un \u00e9norme capharna\u00fcm, du \u00ab&nbsp;cheni&nbsp;\u00bb comme le rel\u00e8ve une spectatrice. Oui, mais un d\u00e9sordre tr\u00e8s bien organis\u00e9, car il y en a des choses, dans la bo\u00eete&nbsp;: une bouteille de gaz, des rouleaux de papiers, des structures m\u00e9talliques, une machine \u00e0 \u00e9crire, une machine \u00e0 coudre, une roue de v\u00e9lo\u2026. La sc\u00e8ne prend alors l\u2019allure d\u2019une immense maquette pr\u00eate \u00e0 \u00eatre mont\u00e9e. L\u2019univers dada est l\u00e0 aussi&nbsp;: d\u00e9construire pour construire autre chose, autrement, quitte \u00e0 le d\u00e9truire \u00e0 son tour&nbsp;; des bouts de sagesse dans l\u2019apparente folie. Le projet s\u2019int\u00e9resse aussi \u00e0 la langue. Un personnage livre son envie d\u2019avoir son langage \u00e0 lui et non celui qui est impos\u00e9 par la soci\u00e9t\u00e9. Une qu\u00eate plus largement exprim\u00e9e \u00e0 travers un spectacle polyglotte puisque les personnages parlent tour \u00e0 tour fran\u00e7ais, allemand, anglais, et parfois une autre langue, sans compter les bruits et les onomatop\u00e9es. \u00ab&nbsp;Ich werde leben&nbsp;! Ich glaube, ich lebe&nbsp;! Je suis vivante&nbsp;! I am alive&nbsp;! Ich lebe&nbsp;!&nbsp;\u00bb crie la femme&nbsp;: le spectacle ne semble pas d\u00e9truire juste pour d\u00e9truire, mais pour chercher un autre sens \u00e0 la vie, ou un autre non-sens. Apr\u00e8s nous avoir fait lever, siffler, lui crier dessus, refuser d\u2019aller \u00ab&nbsp;lui casser la gueule&nbsp;\u00bb, la m\u00eame femme nous lance&nbsp;: \u00ab&nbsp;Vous \u00eates tous des poires. Vous verrez que dans une heure vous nous applaudirez, mes amis et moi&nbsp;\u00bb&nbsp;: on applaudit effectivement,&nbsp;<em>ad libitum<\/em>, et de bon c\u0153ur.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>11 d\u00e9cembre 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/alicia-cuche\/\">Alicia Cuche<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.theatreosses.ch\/saison-16-17\/dada\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Mise en sc\u00e8ne et montage de Genevi\u00e8ve Pasquier \/ Th\u00e9\u00e2tre des Osses \/ du 8 au 23 d\u00e9cembre + 31 d\u00e9cembre 2016 \/ Critiques par Josefa Terribilini et Alicia Cuche.\u00a0<\/p>\n","protected":false},"author":784,"featured_media":10803,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,11,38],"tags":[179,158],"class_list":["post-10802","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-theatre-des-osses","category-spectacle","tag-alicia-cuche","tag-josefa-terribilini"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10802","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/784"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=10802"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10802\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":20941,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10802\/revisions\/20941"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/10803"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=10802"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=10802"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=10802"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}