{"id":10767,"date":"2016-12-10T11:53:56","date_gmt":"2016-12-10T10:53:56","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=10767"},"modified":"2025-02-09T18:10:24","modified_gmt":"2025-02-09T17:10:24","slug":"la-conquete-de-linutile","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2016\/12\/la-conquete-de-linutile\/","title":{"rendered":"La conqu\u00eate de l&rsquo;inutile"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">La conqu\u00eate de l&rsquo;inutile<\/h2>\n\n\n<p>Mise en sc\u00e8ne de Oscar G\u00f3mez Mata \/ Cie Alakran \/ Arsenic \/ du 7 au 11 d\u00e9cembre 2016 \/\u00a0 Critiques par Valmir Rexhepi et Nadia Hachemi.<\/p>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">D\u00e9bauche<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>10 d\u00e9cembre 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/valmir-rexhepi\/\">Valmir Rexhepi<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"497\" height=\"373\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/12\/photosite112.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-10758\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/12\/photosite112.jpg 497w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/12\/photosite112-227x170.jpg 227w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/12\/photosite112-266x200.jpg 266w\" sizes=\"auto, (max-width: 497px) 100vw, 497px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Javier Marquerie Bueno<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Oscar G\u00f3mez Mata et la compagnie Alakran nous am\u00e8nent aux portes de l\u2019inutile, l\u00e0 o\u00f9 le sens semble s\u2019\u00eatre enfui mais o\u00f9 paradoxalement il est le plus pr\u00e9sent. Enthousiaste, bruyant et brillant, le spectacle fait mouche.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est un jeu qui commence sur l\u2019\u00e9cran, en fond de sc\u00e8ne, o\u00f9 est projet\u00e9e une fa\u00e7ade de l\u2019Arsenic devant laquelle trois \u00eatres bigarr\u00e9s avancent face au vent. C\u2019est un vent qui rugit dans les haut-parleurs de la salle, qui vient l\u00e9cher nos visages et nos cheveux gr\u00e2ce \u00e0 des ventilateurs fix\u00e9s sur les c\u00f4t\u00e9s des gradins. Le jeu, par le vent, passe de l\u2019\u00e9cran \u00e0 la sc\u00e8ne.<\/p>\n\n\n\n<p>Un jeu&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Oscar G\u00f3mez Mata propose, avec ce spectacle, une r\u00e9flexion comprise entre les bornes de l\u2019effort et du r\u00e9sultat. \u00c0 maintes reprises, des affiches portant les inscriptions \u00ab&nbsp;Effort maximum&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;R\u00e9sultat minimum&nbsp;\u00bb sont mises en \u00e9vidence dans l\u2019espace sc\u00e9nique par trois com\u00e9diens campant le r\u00f4le de leur propre \u00eatre ou celui de l\u2019ombre de personnages historiques (Guy Debord, Virginia Woolf, Jorge Luis Borges). L\u2019espace \u00e0 leur disposition est peut-\u00eatre un salon, une chambre, une salle de sport, ou un grenier&nbsp;: il y a l\u00e0 des objets qui vont \u00eatre d\u00e9tourn\u00e9s de leur usage. Un travestissement aux portes des \u0153uvres de Duchamp, le but n\u2019\u00e9tant cependant pas de requalifier l\u2019usage des choses mais de l\u2019\u00e9vacuer, de le rendre inutile. Ainsi en va-t-il aussi des personnages&nbsp;et de leurs discours&nbsp;: tandis que Javier parle des d\u00e9buts de la compagnie Alakran, les ombres de Woolf et de Debord parlent d\u2019H\u00e9raclite, \u00ab&nbsp;de Panta rei&nbsp;\u00bb, d\u2019intrication quantique.<\/p>\n\n\n\n<p>On ne sait plus s\u2019il faut \u00e9couter ou simplement se laisser porter par les mots. La d\u00e9bauche de parole se double alors d\u2019une d\u00e9bauche d\u2019\u00e9nergie pour construire des structures sans but avec les objets, pour danser et pour raconter l\u2019histoire de chacun des com\u00e9diens avec quasiment les m\u00eames mots (seuls diff\u00e8rent les noms et les pr\u00e9noms). Pour aussi faire exploser l\u2019espace avec des ballons immenses qui miment peut-\u00eatre, par leur gonflement, la d\u00e9flagration des bombes. Puis pour remettre l\u2019espace en ordre.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est un jeu au m\u00eame titre que peut l\u2019\u00eatre n\u2019importe quel sport, o\u00f9 l\u2019\u00e9nergie d\u00e9pens\u00e9e est avant tout perdue, le reste n\u2019\u00e9tant que convention. C\u2019est un jeu o\u00f9 la r\u00e9p\u00e9tition souligne l\u2019identit\u00e9 des choses et des \u00eatres en m\u00eame temps qu\u2019elle les distingue. C\u2019est enfin le vertige enthousiaste&nbsp;parce que, tandis qu\u2019on est \u00e0 la conqu\u00eate de l\u2019inutile, on en oublie presque ce qui est utile.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>10 d\u00e9cembre 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/valmir-rexhepi\/\">Valmir Rexhepi<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">De l\u2019utilit\u00e9 de l\u2019inutile<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>10 d\u00e9cembre 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/nadia-hachemi\/\">Nadia Hachemi<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"497\" height=\"373\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/12\/photosite52.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-10763\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/12\/photosite52.jpg 497w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/12\/photosite52-227x170.jpg 227w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/12\/photosite52-266x200.jpg 266w\" sizes=\"auto, (max-width: 497px) 100vw, 497px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Javier Marquerie Bueno<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;Effort maximum, r\u00e9sultat minimum&nbsp;\u00bb. Comment mieux repr\u00e9senter la figure de l\u2019Enthousiaste&nbsp;? Un dr\u00f4le de personnage qui, en ce moment, \u00e0 l\u2019Arsenic, fait l\u2019objet des explorations et exp\u00e9rimentations de la Compagnie L\u2019Alakran.<\/em>&nbsp;<em>Le plus \u00e9tonnant&nbsp;? Son go\u00fbt de l\u2019inutile. Et si c\u2019\u00e9tait pr\u00e9cis\u00e9ment l\u2019inutilit\u00e9 de son objet qui rend l\u2019Enthousiasme essentiel&nbsp;? \u00c9lan d\u00e9sint\u00e9ress\u00e9, il nous emp\u00eache de sombrer dans les ab\u00eemes du D\u00e9sespoir.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Alors que les ombres de Virginia Woolf et Jorge Luis Borges philosophent, se plaignent, lass\u00e9es d\u2019\u00eatre condamn\u00e9es \u00e0 rester des ombres pour l\u2019\u00e9ternit\u00e9, Anatole parle. Il raconte les d\u00e9buts d\u2019une troupe de th\u00e9\u00e2tre, s\u00fbrement celle qui est en train de jouer sous nos yeux&nbsp;? Mais Anatole n\u2019est pas vraiment Anatole, en tout cas, il ne s\u2019appelle pas ainsi. Serait-il donc Javier Barandiaran, l\u2019acteur&nbsp;? Tour \u00e0 tour Txubio Fern\u00e1ndez de J\u00e1uregui et Esperanza L\u00f3pez laissent tomber le voile, et d\u2019ombres, redeviennent eux-m\u00eames, des acteurs en pleine performance face \u00e0 nous. Mais lequel de leur personnage jouent-ils ce soir&nbsp;? Sont-ils vraiment eux-m\u00eames&nbsp;? Les identit\u00e9s sont mouvantes dans ce spectacle qui brouille \u00e0 plaisir la fronti\u00e8re entre fiction et r\u00e9alit\u00e9, acteurs et personnages.<\/p>\n\n\n\n<p>Les ombres et Anatole occupent ensemble la sc\u00e8ne, interagissent, mais semblent pourtant occuper des plans di\u00e9g\u00e9tiques et ontologiques diff\u00e9rents. Deux histoires se d\u00e9roulent simultan\u00e9ment, celle d\u2019un Enthousiaste et celle des morts qui \u00ab&nbsp;entourent&nbsp;\u00bb les vivants. Comme l\u2019ombre de Borges le fait remarquer, \u00ab&nbsp;il y a plus de morts que de vivants&nbsp;\u00bb sur terre. De l\u2019interaction entre les vivants et les ombres \u00e9merge une r\u00e9flexion sur l\u2019Enthousiasme, et ce qui le d\u00e9fie.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019Enthousiasme, c\u2019est ce qui est perdu, et \u00e0 conqu\u00e9rir, toujours fragile, continuellement menac\u00e9 sur la sc\u00e8ne par le D\u00e9sespoir, repr\u00e9sent\u00e9 par d\u2019immenses sacs noirs qui, comme des airbags, se gonflent \u00e0 grand bruit, se dilatent, prennent toute la place et d\u00e9truisent tout sur leur passage. Du d\u00e9cor que les ombres avaient si minutieusement recr\u00e9\u00e9, d\u00e9pla\u00e7ant chaque objet pour former des constructions brinquebalantes, ne restent que des d\u00e9bris. La traduction en termes sc\u00e9niques de la phrase \u00ab Effort maximum, r\u00e9sultat minimum&nbsp;\u00bb que brandissent les personnages. Une devise qui s\u2019applique parfaitement aux arts de la sc\u00e8ne. Des mois d\u2019\u00e9criture et de r\u00e9p\u00e9titions avec pour seul aboutissement une ou deux heures de spectacle. Une fois que les applaudissements retentissent, de la pi\u00e8ce, seuls survivent les souvenirs qu\u2019en garderont les spectateurs. Le th\u00e9\u00e2tre, c\u2019est le comble de l\u2019inutile, ce qui rend sa performance si pr\u00e9cieuse. Car, comme le dit l\u2019un des personnages, c\u2019est dans l\u2019inutilit\u00e9 qu\u2019on trouve \u00ab&nbsp;la v\u00e9rit\u00e9 de la vie&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;le repos de l\u2019\u00e2me\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Pourtant, pas de repos pour les spectateurs, qui \u00e0 la sortie de la salle ont l\u2019impression d\u2019avoir surv\u00e9cu \u00e0 une tornade. Des couleurs, des cris, de la musique bruitiste, des vid\u00e9os, des ombres chinoises, de la danse, un tourbillon, un flot d\u2019images, de sons et de mouvements des plus d\u00e9stabilisants. Sentiment partag\u00e9 par les personnages qui luttent pour rester eux-m\u00eames et garder leur enthousiasme. Deux temp\u00eates mentales qui se cristallisent explicitement dans une sc\u00e8ne cruciale qui embl\u00e9matise autant la tension que met en sc\u00e8ne le spectacle que les impressions des spectateurs. De violentes bourrasques balayent \u00e0 grand bruit la sc\u00e8ne et les spectateurs assis aux premiers rangs. Les personnages luttent pour rester debout, avancer malgr\u00e9 tout, ne pas se renverser, ne pas s\u2019effondrer. Les spectateurs auront du mal \u00e0 s\u2019en relever.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>10 d\u00e9cembre 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/nadia-hachemi\/\">Nadia Hachemi<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.arsenic.ch\/programme\/la-conquete-de-linutile\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Mise en sc\u00e8ne de Oscar G\u00f3mez Mata \/ Cie Alakran \/ Arsenic \/ du 7 au 11 d\u00e9cembre 2016 \/\u00a0 Critiques par Valmir Rexhepi et Nadia Hachemi.<\/p>\n","protected":false},"author":784,"featured_media":10768,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,3,38],"tags":[162,166],"class_list":["post-10767","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-theatre-de-larsenic","category-spectacle","tag-nadia-hachemi","tag-valmir-rexhepi"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10767","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/784"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=10767"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10767\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":20958,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10767\/revisions\/20958"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/10768"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=10767"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=10767"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=10767"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}