{"id":10732,"date":"2016-12-02T17:47:54","date_gmt":"2016-12-02T16:47:54","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=10732"},"modified":"2025-02-09T18:10:55","modified_gmt":"2025-02-09T17:10:55","slug":"la-comedie-des-erreurs","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2016\/12\/la-comedie-des-erreurs\/","title":{"rendered":"La Com\u00e9die des erreurs"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">La Com\u00e9die des erreurs<\/h2>\n\n\n<p>William Shakespeare \/ mise en sc\u00e8ne de Matthias Urban \/ TKM- Th\u00e9\u00e2tre Kl\u00e9ber-M\u00e9leau, Lausanne \/ du 1 au 22 d\u00e9cembre 2016 \/ Critiques par C\u00e9line Conus et Alice Moraz.\u00a0<\/p>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">\u00ab Shakespeare, \u00e7a d\u00e9chire ! \u00bb<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>2 d\u00e9cembre 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/celine-conus\/\">C\u00e9line Conus<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1049\" height=\"700\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/12\/DSC0819-1049x700.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-10730\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/12\/DSC0819-1049x700.jpg 1049w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/12\/DSC0819-1049x700-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/12\/DSC0819-1049x700-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/12\/DSC0819-1049x700-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/12\/DSC0819-1049x700-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/12\/DSC0819-1049x700-624x416.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 1049px) 100vw, 1049px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9Mario Del Curto<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Le metteur en sc\u00e8ne suisse Matthias Urban rel\u00e8ve avec brio le d\u00e9fi que constitue la mise en sc\u00e8ne d\u2019un auteur classique. Revisit\u00e9e, entre th\u00e9\u00e2tre et com\u00e9die musicale, la pi\u00e8ce de Shakespeare n\u2019en conserve pas moins son esprit et son but&nbsp;: faire (beaucoup) rire&nbsp;!<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Ce soir l\u00e0, soir de premi\u00e8re, le public du TKM \u00e9tait d\u00e9licieusement h\u00e9t\u00e9roclite&nbsp;: couples d\u2019un certain \u00e2ge qu\u2019on devine habitu\u00e9s des th\u00e9\u00e2tres, trentenaires branch\u00e9s, parents avec leurs enfants, et jeunes \u00e9l\u00e8ves venus avec leur professeur. \u00ab&nbsp;Shakespeare, \u00e7a d\u00e9chire&nbsp;!&nbsp;\u00bb, souffle l\u2019un d\u2019eux. L\u2019auteur en question aurait sans doute appr\u00e9ci\u00e9 ce compliment, qui venait du c\u0153ur. Des chansons, du rap, de la danse, des gags, des bruitages, des bagarres, quelques mafieux, un sorcier marabout, deux jolies femmes et une abbesse rockeuse: ces jeunes ne s\u2019attendaient peut-\u00eatre pas \u00e0 rire autant en venant voir du Shakespeare\u2026 et d\u2019ailleurs beaucoup d\u2019entre eux reviendront certainement au th\u00e9\u00e2tre apr\u00e8s cette soir\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Deux paires de vrais jumeaux ont \u00e9t\u00e9 s\u00e9par\u00e9es dans leur petite enfance. Chacun des jumeaux porte le m\u00eame pr\u00e9nom&nbsp;: il y a donc deux ma\u00eetres nomm\u00e9s Antipholus et deux valets Dromio. Bien des ann\u00e9es plus tard, ils se trouvent par hasard tous les quatre dans la m\u00eame ville&nbsp;: la porte est ouverte aux quiproquos les plus fous. Mais Matthias Urban a choisi de compliquer encore un peu la chose&nbsp;! Les jumeaux, dans les deux cas, ne sont pas jou\u00e9s par deux com\u00e9diens, mais par un seul. Un vrai d\u00e9fi lanc\u00e9 aux acteurs et \u00e0 la mise en sc\u00e8ne ! Les fr\u00e8res sont les m\u00eames, mais pas tout \u00e0 fait, chaque jumeau ayant d\u00e9velopp\u00e9 sa personnalit\u00e9 au fil du temps, chacun ayant fait son chemin. Pas le temps de changer de costumes entre les sc\u00e8nes, \u00e0 peine un accessoire ou une fa\u00e7on diff\u00e9rente de porter sa veste&nbsp;: tout repose donc sur le jeu d\u2019acteurs.<\/p>\n\n\n\n<p>Sur la sc\u00e8ne, un deuxi\u00e8me plateau, plus petit, composite, en bois, et un fond de ciel bleu parsem\u00e9 de nuages blancs dans lequel sont d\u00e9coup\u00e9es, fondues dans le d\u00e9cor, &nbsp;trois portes, comme des passages secrets. De ces portes sortiront, entreront, dans une ronde folle, tous les personnages. Ils se croiseront, parfois sans se voir, sans se reconna\u00eetre ou en se confondant, dispara\u00eetront et appara\u00eetront tout \u00e0 tour\u2026 Le rythme sera partout, endiabl\u00e9, et il faudra tenir la cadence, entre acc\u00e9l\u00e9rations fulgurantes, effets de ralenti et arr\u00eats sur image.<\/p>\n\n\n\n<p>Il faut encore ajouter deux musiciens, assurant&nbsp; les bruitages qui peuvent rappeler le cin\u00e9ma ou les dessins anim\u00e9s, et surtout la bande son musicale, compos\u00e9e par eux, interpr\u00e9t\u00e9e en direct sur sc\u00e8ne au moyen d\u2019instruments aux sonorit\u00e9s \u00e9tranges et loufoques&nbsp;: scie musicale, kalimba, piano \u00e0 bouche, euphonium et m\u00eame une pelle, transform\u00e9e en guitare pour l\u2019occasion&nbsp;! Les com\u00e9diens eux aussi chantent et dansent, le tout rappelant parfois une com\u00e9die musicale l\u00e9g\u00e8rement kitsch&nbsp;: la salle \u00e9clate de rire lorsque Antipholus de Syracuse d\u00e9clare sa flamme \u00e0 Luciana avec une chanson d\u2019amour un peu bon march\u00e9, tout en se d\u00e9hanchant \u00e0 la fa\u00e7on d\u2019Elvis Presley, le tout baign\u00e9 dans une lumi\u00e8re sucr\u00e9e rose bonbon\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Ce qui frappe, c\u2019est que tous sont tr\u00e8s \u00e0 l\u2019aise dans leur r\u00f4le, tr\u00e8s en communion avec leur personnage. On sent une direction d\u2019acteurs pr\u00e9cise et qui a certainement fait la part belle \u00e0 la collaboration et \u00e0 l\u2019improvisation pour construire ces personnages et rendre cr\u00e9dible ce don d\u2019ubiquit\u00e9 dont font preuve Fran\u00e7ois Nadin (Antipholus) et Fran\u00e7ois Florey (Dromio). On pourrait d\u2019ailleurs s\u2019amuser du fait que, comme pour brouiller encore les pistes, ces deux com\u00e9diens portent le m\u00eame pr\u00e9nom ! Les r\u00e9p\u00e9titions ont d\u00fb comporter elles aussi leur lot de confusion \u2026<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019actualisation, port\u00e9e par des costumes, des attitudes physiques et des musiques relativement modernes est \u00e9galement soutenue par le choix d\u2019une traduction tr\u00e8s r\u00e9cente (2011). L\u2019ensemble tient ses promesses et le d\u00e9fi est donc remport\u00e9, avec beaucoup d\u2019audace et de brio&nbsp;: Shakespeare nous fait rire aux \u00e9clats, plus de quatre cent ans apr\u00e8s l\u2019\u00e9criture de la&nbsp;<em>Com\u00e9die des erreurs,&nbsp;<\/em>preuve aussi que le message est intemporel&nbsp;: on ne se conna\u00eet jamais vraiment soi-m\u00eame, ni d\u2019ailleurs notre voisin, fut-il notre fr\u00e8re jumeau\u2026<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>2 d\u00e9cembre 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/celine-conus\/\">C\u00e9line Conus<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">On demande l\u2019original \u2026 et la copie conforme<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>2 d\u00e9cembre 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/alice-moraz\/\">Alice Moraz<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1049\" height=\"700\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/12\/DSC7646-1049x700.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-10745\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/12\/DSC7646-1049x700.jpg 1049w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/12\/DSC7646-1049x700-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/12\/DSC7646-1049x700-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/12\/DSC7646-1049x700-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/12\/DSC7646-1049x700-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/12\/DSC7646-1049x700-624x416.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 1049px) 100vw, 1049px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9Mario Del Curto<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Dans un d\u00e9cor simple mais prot\u00e9iforme, le metteur en sc\u00e8ne lausannois Matthias Urban propose une version moderne de&nbsp;<\/em>La Com\u00e9die des Erreurs.&nbsp;<em>Pi\u00e8ce de jeunesse de Shakespeare qui prouve que l\u2019on ne peut se fier \u00e0 ce que l\u2019on voit, elle prend vie sur le plateau gr\u00e2ce \u00e0 six com\u00e9diens qui passent sans difficult\u00e9s d\u2019un personnage \u00e0 l\u2019autre. &nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>De grands draps de lin blanc servent \u00e0 la fois de rideaux et d\u2019\u00e9cran&nbsp;: y est projet\u00e9e en ombres chinoises une sc\u00e8ne de naufrage, qui r\u00e9sume en images le d\u00e9but de la pi\u00e8ce la plus courte du dramaturge anglais. C\u2019est en effet pendant un naufrage qu\u2019Eg\u00e9on perd sa femme Emilia, ses deux fils jumeaux, ainsi que les deux fr\u00e8res jumeaux qu\u2019il avait achet\u00e9s pour en faire les esclaves de sa prog\u00e9niture. Chacun des parents s\u2019\u00e9tant, pour \u00e9viter la noyade g\u00e9n\u00e9rale, attach\u00e9 \u00e0 l\u2019un des fils (tous deux s\u2019appellent Antipholus) et \u00e0 l\u2019un des futurs valets (tous deux pr\u00e9nomm\u00e9s Dromio) les deux groupes sont s\u00e9par\u00e9s mais sains et saufs. Vingt ans plus tard, apr\u00e8s avoir err\u00e9 \u00e0 la recherche de son second fils, lui-m\u00eame parti en qu\u00eate de son fr\u00e8re, Eg\u00e9on \u00e9choue \u00e0 Eph\u00e8se o\u00f9 il est condamn\u00e9 \u00e0 mort&nbsp;: une loi interdit les \u00e9changes entre Eph\u00e8se et Syracuse, sa ville d\u2019origine. Le duc d\u2019Eph\u00e8se, attendri par son histoire, lui octroie une journ\u00e9e pour r\u00e9unir la somme qui rach\u00e8tera sa libert\u00e9. A la recherche de leurs fr\u00e8res respectifs, qui se trouvent en effet \u00e0 Eph\u00e8se, Antipholus et Dromio de Syracuse y arrivent aussi peu apr\u00e8s leur p\u00e8re. Les personnages sont alors entra\u00een\u00e9s dans un tourbillon d\u2019apparences, d\u2019illusions, de quiproquos et de malentendus. Tout s\u2019embrouille, chacun se pi\u00e9geant lui-m\u00eame sans le vouloir jusqu\u2019\u00e0 en perdre le sens de sa propre identit\u00e9. Tour \u00e0 tour, les deux Dromio doivent ex\u00e9cuter des ordres qui n\u2019ont plus aucun sens, leur ma\u00eetre n\u2019\u00e9tant une fois sur deux pas celui face auquel ils pensent se trouver.<\/p>\n\n\n\n<p>Matthias Urban a choisi de n\u2019avoir qu\u2019un com\u00e9dien pour jouer chaque paire de jumeaux. Fran\u00e7ois Florey (Dromio) et Fran\u00e7ois Nadin (Antipholus) font preuve d\u2019une grande finesse pour interpr\u00e9ter chacun deux personnages \u00e0 la fois. Ils sont certes jumeaux mais, ayant v\u00e9cu une vie diff\u00e9rente, ils ne sont pas tout \u00e0 fait identiques. Le metteur en sc\u00e8ne insiste sur leurs diff\u00e9rences gr\u00e2ce \u00e0 un d\u00e9tail de leurs costumes et \u00e0 un accessoire en particulier&nbsp;: les lunettes, allusion \u00e9vidente au fait que la vision est trompeuse et que chacun s\u2019\u00e9gare parmi les illusions. Si, finalement, m\u00eame le public a du mal \u00e0 suivre, ces changements de r\u00f4les renforcent le comique de la pi\u00e8ce.<\/p>\n\n\n\n<p>Le d\u00e9cor un peu minimaliste est aussi pens\u00e9&nbsp;pour permettre les entr\u00e9es et sorties des personnages en plusieurs endroits, rendant la confusion d\u2019autant plus grande. Une surface hexagonale en bois fait office de place du village. Une porte additionelle, plant\u00e9e au milieu du plateau, permet au com\u00e9dien qui joue Dromio de dispara\u00eetre et r\u00e9appara\u00eetre \u00e0 vue derri\u00e8re le battant qui tourne \u00e0 360 degr\u00e9s, incarnant ainsi un valet puis l\u2019autre. En arri\u00e8re plan se trouve un grand panneau qui repr\u00e9sente un ciel bleu parsem\u00e9 de nuages dans lequel sont d\u00e9coup\u00e9es trois portes que l\u2019on distingue quand elles s\u2019ouvrent. Ce panneau sert tour \u00e0 tour de maison, d\u2019\u00e9glise et de promontoire pour les diff\u00e9rents personnages qui y apparaissent en hauteur. Il est surprenant de voir soudain y surgir le duc comme s\u2019il sortait d\u2019un chapeau de magicien, ou la femme d\u2019Eg\u00e9on transform\u00e9e en religieuse rock.<\/p>\n\n\n\n<p>Les bruitages et morceaux musicaux sont assur\u00e9s en direct par deux hommes eux aussi habill\u00e9s de mani\u00e8re identique. Les instruments eux-m\u00eames ont une apparence qui ne concorde pas avec leur fonction&nbsp;: une pelle en guise de guitare \u00e9lectrique ou un piano servant de fl\u00fbte. Tour \u00e0 tour, ce sont les acteurs qui se mettent \u00e0 chanter&nbsp;: un rap pour Dromio, une chanson fran\u00e7aise interpr\u00e9t\u00e9e par Eg\u00e9on ou du hard rock pour l\u2019abbesse, habill\u00e9e en Vierge Marie pour l\u2019occasion. Reprenant la pratique de Shakespeare qui incluait souvent de la musique durant les repr\u00e9sentations de ses pi\u00e8ces, le metteur en sc\u00e8ne a choisi de d\u00e9poussierer&nbsp;<em>La Com\u00e9die des erreurs<\/em>. La traduction qu\u2019il a choisie est d\u2019ailleurs tr\u00e8s r\u00e9cente (elle date de 2011) et modernise la pi\u00e8ce. On sort du th\u00e9\u00e2tre un peu \u00e9tourdi. \u00c0 voir au TKM-Th\u00e9\u00e2tre Kleber-Meleau jusqu\u2019au 22 d\u00e9cembre 2016.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>2 d\u00e9cembre 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/alice-moraz\/\">Alice Moraz<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.t-km.ch\/representation\/la-comedie-des-erreurs\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>William Shakespeare \/ mise en sc\u00e8ne de Matthias Urban \/ TKM- Th\u00e9\u00e2tre Kl\u00e9ber-M\u00e9leau, Lausanne \/ du 1 au 22 d\u00e9cembre 2016 \/ Critiques par C\u00e9line Conus et Alice Moraz.\u00a0<\/p>\n","protected":false},"author":784,"featured_media":10733,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38,170],"tags":[153,184],"class_list":["post-10732","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","category-tkm-theatre-kleber-meleau","tag-alice-moraz","tag-celine-conus"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10732","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/784"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=10732"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10732\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":20963,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10732\/revisions\/20963"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/10733"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=10732"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=10732"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=10732"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}