{"id":10723,"date":"2016-11-29T11:14:34","date_gmt":"2016-11-29T10:14:34","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=10723"},"modified":"2025-02-09T18:11:10","modified_gmt":"2025-02-09T17:11:10","slug":"holes-hills","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2016\/11\/holes-hills\/","title":{"rendered":"Holes &amp; Hills"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Holes &amp; Hills<\/h2>\n\n\n<p>De et par Julia Perazzini \/ Arsenic \/ du 26 au 30 novembre \/ Critiques par Nadia Hachemi et J\u00e9r\u00e9my Berthoud.<\/p>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Des masques, des figures<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>29 novembre 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/nadia-hachemi\/\">Nadia Hachemi<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"497\" height=\"373\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/11\/photosite218.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-10717\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/11\/photosite218.jpg 497w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/11\/photosite218-227x170.jpg 227w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/11\/photosite218-266x200.jpg 266w\" sizes=\"auto, (max-width: 497px) 100vw, 497px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Simon Letellier<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Entre le visage que l\u2019on donne \u00e0 voir au monde et le vrai, celui qui \u2013 toujours mouvant et en construction \u2013 se cache derri\u00e8re cette fa\u00e7ade, un creux. En ce moment, \u00e0 l\u2019Arsenic, Julia Perazzini imite et fait tomber les masques, tentant de soulever un pan de voile, \u00e0 la recherche de la part d\u2019insaisissable qui forme l\u2019identit\u00e9.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Parmi les nombreux personnages de cette pi\u00e8ce on peut nommer Julia Perazzini, Milla Jovovich, Dalida, Marguerite Duras, un m\u00e9decin c\u00e9l\u00e8bre, une conf\u00e9renci\u00e8re qu\u00e9b\u00e9coise, une sans-abri, une femme qui perd la m\u00e9moire, et une personne malentendante qui, pour la premi\u00e8re fois, d\u00e9couvre sa voix. Et pourtant, ce soir, \u00e0 l\u2019Arsenic, Julia Perazzini est seule sur sc\u00e8ne. Changeant de personnage aussi vite que d\u2019expression, l\u2019actrice saute d\u2019une identit\u00e9 \u00e0 l\u2019autre d\u2019une mani\u00e8re aussi \u00e9tonnante que schizophr\u00e9nique. Ces transformations se mat\u00e9rialisent surtout dans la voix qui se module, tombe, s\u2019\u00e9touffe, part dans les aigus ou les rires hyst\u00e9riques au gr\u00e9 de chaque personnage. Son timbre offre une voie vers l\u2019int\u00e9riorit\u00e9 de ces personnes imit\u00e9es, dont les spectateurs se font un plaisir d\u2019essayer de deviner les r\u00e9f\u00e9rents \u2013 m\u00eame si, pour ma part, beaucoup m\u2019ont \u00e9chapp\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce qui rassemble ces multiples r\u00f4les&nbsp;? Ils sont ici en situation d\u2019\u00e9change&nbsp;: interview\u00e9s par des interlocuteurs fictifs, ils se mettent en sc\u00e8ne \u00e0 l\u2019intention d\u2019un public multiple. Julia Perazzini les parodie au moment o\u00f9 ils jouent leur propre r\u00f4le, une mise en abyme qui met en valeur la mani\u00e8re dont l\u2019identit\u00e9 est un mirage, toujours changeant et surtout construit, plus ou moins consciemment.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais qui se cache vraiment sous le masque que l\u2019on pr\u00e9sente au monde&nbsp;? Qu\u2019importe&nbsp;! C\u2019est cette fa\u00e7ade en elle-m\u00eame qui fait l\u2019objet du spectacle. Julia Perazzini parvient \u00e0 merveille \u00e0 souligner le ridicule des poses et des mines que l\u2019on prend pour se pr\u00e9senter au monde sous ce que l\u2019on croit \u00eatre notre meilleur jour: le spectacle n\u2019en est que plus parodique et grin\u00e7ant.<\/p>\n\n\n\n<p>Au fond, tout est dans le titre,&nbsp;<em>Holes &amp; Hills<\/em>. Hills, les montagnes et leurs pointes, qui rappellent celles des cristaux de neige, parfaits exemples de l\u2019osmose du hasard et de la n\u00e9cessit\u00e9 pr\u00e9sidant \u00e0 la naissance de toute chose, une id\u00e9e qui s\u00e9duit la cr\u00e9atrice du spectacle. D\u2019abord, explique la conf\u00e9renci\u00e8re qu\u00e9b\u00e9coise, il y le biologique, irr\u00e9ductible, n\u00e9cessaire, puis, ce sur quoi il n\u2019\u00e9tend pas sa souverainet\u00e9, qui est \u00e0 la merci du hasard, source de l\u2019infinie diversit\u00e9 du monde. Du jeu entre le hasard et la n\u00e9cessit\u00e9 \u00e9merge le je. Holes, les trous, ceux de la m\u00e9moire, et ceux dans lesquels on sombre lorsque l\u2019on se perd soi-m\u00eame.<\/p>\n\n\n\n<p>On peut aussi penser que ce titre renvoie \u00e0 l\u2019entreprise globale du spectacle, qui cherche \u00e0 cerner la notion d\u2019identit\u00e9, selon la double perspective de ce qui la fonde \u2013 un m\u00e9lange subtil de libert\u00e9 et de conditionnement \u2013 et de ce qui la met en p\u00e9ril, nous m\u00e8ne \u00e0 nous \u00ab&nbsp;abandonner nous-m\u00eames&nbsp;\u00bb, \u00e0 l\u00e2cher ce peu de stabilit\u00e9 identitaire que l\u2019on est parvenu, \u00e0 grand peine, \u00e0 construire artificiellement. Sous le masque ridicule et parodi\u00e9 se laisse entrevoir une fragilit\u00e9, un mince fil qui menace continuellement de se briser en d\u00e9chirant le voile que l\u2019on avait mis tant de c\u0153ur \u00e0 tisser.<\/p>\n\n\n\n<p>Le spectacle oscille entre comique et tragique par de brusques changements d\u2019ambiance orchestr\u00e9s par des jeux de lumi\u00e8re. Entre les trous (holes&nbsp;?) d\u2019obscurit\u00e9, les couleurs sont mises \u00e0 l\u2019honneur&nbsp;: les lumi\u00e8res, par de subtils d\u00e9grad\u00e9s, explorent tous les tons de l\u2019arc-en-ciel, \u00e0 l\u2019image du foisonnement du spectacle dans son entier. Monologue, certes, mais qui s\u2019enrichit de jeux sur les ombres, de danses et m\u00eame bri\u00e8vement d\u2019une chanson. Julia Perazzini nous m\u00e8ne par le bout du nez, nous perd \u00e0 plaisir, puis nous rattrape&nbsp;<em>in extremis<\/em>. Un spectacle surprenant qui ne peut que faire rire\u2026 et r\u00e9fl\u00e9chir&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>29 novembre 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/nadia-hachemi\/\">Nadia Hachemi<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">En (a)pesanteur<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>29 novembre 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/jeremy-berthoud\/\">J\u00e9r\u00e9my Berthoud<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"498\" height=\"373\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/11\/photosite6-498x373.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-10721\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/11\/photosite6-498x373.jpg 498w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/11\/photosite6-498x373-227x170.jpg 227w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/11\/photosite6-498x373-267x200.jpg 267w\" sizes=\"auto, (max-width: 498px) 100vw, 498px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Simon Letellier<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Comme le disait D\u00e9mocrite, \u00abtout ce qui existe dans la nature est le fruit du hasard et de la n\u00e9cessit\u00e9\u00bb. Comme le performe Julia Perazzini, chaque vie se forme de trous et de collines, de&nbsp;<\/em>Holes<em>&nbsp;et de&nbsp;<\/em>Hills<em>.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e8s la premi\u00e8re s\u00e9quence, les sourires paraissent. Comment ne pas rire en voyant Julia Perazzini jouer en&nbsp;<em>play-back<\/em>&nbsp;\u2013 \u00e0 grand renfort de mimiques et petits gestes \u2013 une actrice anglophone peu finaude lors d\u2019une \u00e9mission t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e, dans un petit maillot de bain une pi\u00e8ce et des collants noirs? Et ce n\u2019est que l\u2019un des nombreux personnages que Julia interpr\u00e8te lors de son monologue. Fort diff\u00e9renci\u00e9s les uns des autres, tous ou presque ont en commun la perruque blonde port\u00e9e par la com\u00e9dienne. Tous s\u2019expriment \u00e0 l\u2019occasion d\u2019interviews. Tous parlent de leur vie et de leurs conceptions du monde avec le plus souvent un accent joliment marqu\u00e9. La communication n\u2019est pas toujours ais\u00e9e: des trous s\u2019y invitent sous forme de blancs de texte, d\u2019id\u00e9es perdues ou de sujets qu\u2019on refuse d\u2019aborder. Ce sont l\u00e0 quelques proc\u00e9d\u00e9s d\u2019une r\u00e9flexion centr\u00e9e autour de la question de l\u2019identit\u00e9 et du rapport au th\u00e9\u00e2tre. Du rapport entre l\u2019autre et moi, celui qui interroge et celui qui est interrog\u00e9, de la dualit\u00e9 des choses et des \u00eatres, des&nbsp;<em>Holes&nbsp;<\/em>et des&nbsp;<em>Hills<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Plus les personnages d\u00e9filent, tant\u00f4t en dansant, tant\u00f4t en d\u00e9ambulant calmement, moins le rire se fait entendre. Les gags se font plus rares. La perruque blonde se troque contre une cotte de maille pour la t\u00eate, lourde. On tombe, \u00abempal\u00e9\u2026 empal\u00e9\u00bb. Puis on d\u00e9grafe la cotte de maille et on en fait une coiffe, on transforme le m\u00e9tal guerrier en objet esth\u00e9tique, comme on transformerait une tristesse pesante en une joie qui a connu la peine. On chante, on enfile des talons hauts \u2013 tr\u00e8s hauts \u2013 et on remonte la pente, on recommence \u00e0 rire, \u00e0 s\u2019interroger, \u00e0 \u00abfaire l\u2019amour avec la vie\u00bb, avec tout le tantrisme que cela implique, sans oublier les trous qui nous attendent.<\/p>\n\n\n\n<p>Le d\u00e9cor, simple, contraste avec le jeu riche et vari\u00e9: trois sculptures informes \u00e0 la couleur indiscernable, entre le noir, le gris et le blanc, agr\u00e9ment\u00e9es de deux arbustes et d\u2019une caisse de chantier jaune. Trois structures b\u00e2ties d\u2019apr\u00e8s le pr\u00e9cepte de D\u00e9mocrite: \u00abtout ce qui existe dans la nature est le fruit du hasard et de la n\u00e9cessit\u00e9\u00bb. Comme l\u2019explique l\u2019un des personnages, la nature donne quelques contraintes sur la construction globale d\u2019un \u00e9l\u00e9ment et laisse au hasard le soin de combler le reste. Un peu \u00abcomme flocons de neige\u00bb. Un peu comme l\u2019humain: \u00e0 partir d\u2019un canevas, on obtient des milliards de vies possibles, des combinaisons infinies de&nbsp;<em>Holes&nbsp;<\/em>et de&nbsp;<em>Hills<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>29 novembre 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/jeremy-berthoud\/\">J\u00e9r\u00e9my Berthoud<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.arsenic.ch\/programme\/holes-hills\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De et par Julia Perazzini \/ Arsenic \/ du 26 au 30 novembre \/ Critiques par Nadia Hachemi et J\u00e9r\u00e9my Berthoud.<\/p>\n","protected":false},"author":784,"featured_media":10721,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,3,38],"tags":[175,162],"class_list":["post-10723","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-theatre-de-larsenic","category-spectacle","tag-jeremy-berthoud","tag-nadia-hachemi"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10723","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/784"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=10723"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10723\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":20966,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10723\/revisions\/20966"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/10721"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=10723"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=10723"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=10723"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}