{"id":10676,"date":"2016-11-24T12:54:59","date_gmt":"2016-11-24T11:54:59","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=10676"},"modified":"2025-02-09T18:11:50","modified_gmt":"2025-02-09T17:11:50","slug":"ivanov","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2016\/11\/ivanov\/","title":{"rendered":"Ivanov"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Ivanov<\/h2>\n\n\n<p>De et mis en sc\u00e8ne par Emilie Charriot, d\u2019apr\u00e8s Anton Tchekhov\/ par la Cie Emilie Charriot \/ Arsenic \/ du 22 au 27 novembre 2016 \/ Critiques par Josefa Terribilini et Valmir Rexhepi.<\/p>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Traces<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>24 novembre 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/josefa-terribilini\/\">Josefa Terribilini<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"498\" height=\"373\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/11\/04_IVANOV-498x373.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-10667\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/11\/04_IVANOV-498x373.jpg 498w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/11\/04_IVANOV-498x373-227x170.jpg 227w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/11\/04_IVANOV-498x373-267x200.jpg 267w\" sizes=\"auto, (max-width: 498px) 100vw, 498px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9Nora Rupp<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Le vide, le brut, c\u2019est la trag\u00e9die de l\u2019existence, \u00e0 l\u2019image du plateau de l\u2019<\/em>Ivanov<em>&nbsp;d\u2019Emilie Charriot. L\u2019espace est creux et sombre, seulement tach\u00e9 d\u2019\u00e9clairage bl\u00eame. Les constructions sont effac\u00e9es : pas de d\u00e9cors, pas de coulisses. Simplement quelques acteurs en noir ou blanc qui parlent et hantent une sc\u00e8ne qui les d\u00e9vore de son n\u00e9ant. Ils essaient, avec leurs mots, de la remplir, cette sc\u00e8ne. Et puis ils sortent. Ou meurent.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Deux coups de feu, Nicola\u00ef meurt, un personnage rit. Nicola\u00ef Ivanov le m\u00e9lancolique aura donc \u00e9t\u00e9 grotesque jusqu\u2019\u00e0 son suicide. Ce constat est pos\u00e9 avant m\u00eame que tout commence dans cette adaptation qui fait de la fin de l\u2019histoire son pr\u00e9ambule. Temps cyclique, sans progression. Dans&nbsp;<em>Ivanov<\/em>&nbsp;tout tourne en rond. Comme ce bourgeois, Borkine, incarn\u00e9 par un acteur qui soudain r\u00e9p\u00e8te machinalement une m\u00eame r\u00e9plique, sur un m\u00eame ton. On rit, il faut dire que le com\u00e9dien est habile. Mais on rit de nous-m\u00eames, aussi. Parce qu\u2019on ne parvient pas \u00e0 sortir de ces structures sociales qui nous ont fa\u00e7onn\u00e9s. Nicola\u00ef l\u2019avait remarqu\u00e9. Il n\u2019aura pas pu \u00ab&nbsp;ouvrir les yeux des aveugles&nbsp;\u00bb car les aveugles ne veulent pas voir. \u00c7a fait mal, de voir. On a dit aux hommes honn\u00eates qu\u2019il y avait une justice, qu\u2019il y avait des coupables, et \u00e7a les inspirait. Alors, pourquoi veut-il tuer cette v\u00e9rit\u00e9&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;Ton intelligence, tu vas la calmer&nbsp;!&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Face \u00e0 un Nicola\u00ef Ivanov qui conteste cette v\u00e9rit\u00e9 trop simple, c\u2019est une femme qui pousse ce cri. Zina\u00efda, la m\u00e8re de la jeune Sacha qui doit \u00e9pouser Ivanov. Cette m\u00e8re sur talons hauts ne comprend pas l\u2019homme d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9 et indiff\u00e9rent qui bouscule ses croyances. Elle ne comprend pas non plus sa fille qui lit Schopenhauer et qui veut \u00e9pouser un vieux, un veuf, un ennuyeux&nbsp;; elle ne l\u2019aime m\u00eame pas. &nbsp;En fait, Zina\u00efda ne comprend pas son propre r\u00f4le, l\u2019actrice aurait voulu plus de profondeur \u00e0 exploiter. Le texte n\u2019en offre pas. Mais bon, elle s\u2019y conforme.<\/p>\n\n\n\n<p>Au fond l\u00e0-bas, dans le coin, c\u2019est Sacha justement. Elle est en blanc, c\u2019est son mariage. Qui est loin d\u2019\u00eatre une c\u00e9l\u00e9bration. Plac\u00e9 \u00e0 l\u2019autre bout de la p\u00e9nombre, illumin\u00e9 par un second projecteur, Nicola\u00ef hurle son renoncement. C\u2019est une v\u00e9ritable d\u00e9ferlante de paroles. Chacun se bat. Ils doivent se marier, c\u2019est vrai. Ils le doivent. L\u2019amour, semble-t-il, n\u2019a rien \u00e0 voir l\u00e0-dedans. Il n\u2019est qu\u2019un mot dans la bouche des personnages. \u00ab&nbsp;L\u2019amour actif&nbsp;\u00bb qui anime Sacha, l\u2019amour mis au service de l\u2019autre pour le sauver, on le lui a implant\u00e9, \u00e0 elle comme \u00e0 toutes. Elle le sait et la voix grave de l\u2019actrice le rugit dans un monologue terrassant. Mais elle ne peut y \u00e9chapper. C\u2019est ancr\u00e9, comme une trace. Id\u00e9aliste malgr\u00e9 tout, elle esp\u00e8re&nbsp;; il y aura de la vie, ce sera intense, au moins. Sacha n\u2019est plus seulement la petite fille na\u00efve de Tchekhov. Par le poids que lui conf\u00e8rent une mise en sc\u00e8ne \u00e9pur\u00e9e et une adaptation qui se centre sur les figures f\u00e9minines, Sacha, un m\u00e8tre quatre-vingt, pieds nus, en costume clair, \u00e9branle les spectateurs avec sa v\u00e9rit\u00e9 tragique.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais Nicola\u00ef, lui, finalement la refuse. Il n\u2019en fera pas une nouvelle Anna. Feu la femme de Nicola\u00ef vient souvent hanter le devant de la sc\u00e8ne pendant cet immense flashback qu\u2019est le spectacle. Anna P\u00e9trovna, paroxysme d\u2019une femme \u00e0 qui on a dit d\u2019\u00eatre femme. Sacrificielle, aimante. Dans cette production qui questionne la convention du mariage, Anna et son halo lumineux reviennent au premier plan. Malade \u00e0 force de se vouer \u00e0 un mari coupable de ne plus l\u2019aimer comme il faudrait, elle chante pour remplir. Bien s\u00fbr il y a ce d\u00e9calage, cette absurdit\u00e9 qui ordonne d\u2019aimer toujours. Elle para\u00eet le sentir, mais elle ne peut pas l\u2019affronter. Finalement, elle craque&nbsp;: Nicola\u00ef est ignoble, il l\u2019a toujours tromp\u00e9e. Le mur du fond devient rouge. Sa mort, en \u00e9cho \u00e0 celle d\u2019Ivanov, cl\u00f4t le spectacle. Deux coups de feux&nbsp;: \u00ab&nbsp;tu vas mourir\u2026 le docteur m\u2019a dit que tu vas bient\u00f4t mourir&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Anna meurt.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>24 novembre 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/josefa-terribilini\/\">Josefa Terribilini<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Jeu de lumi\u00e8res<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>24 novembre 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/valmir-rexhepi\/\">Valmir Rexhepi<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"498\" height=\"373\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/11\/05_IVANOV-498x373.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-10671\" style=\"width:302px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/11\/05_IVANOV-498x373.jpg 498w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/11\/05_IVANOV-498x373-227x170.jpg 227w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/11\/05_IVANOV-498x373-267x200.jpg 267w\" sizes=\"auto, (max-width: 498px) 100vw, 498px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9Nora Rupp<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Gr\u00e2ce \u00e0 une mise en sc\u00e8ne \u00e9pur\u00e9e, Emilie Charriot invite \u00e0 voir la pi\u00e8ce de Tchekhov autrement. Ivanov n\u2019est plus au centre, quelque chose d\u2019autre alors se dit, une exp\u00e9rience de la dynamique des relations, des \u00ab&nbsp;je t\u2019aime moi non plus&nbsp;\u00bb. La lumi\u00e8re, comme une loupe ou un t\u00e9lescope nous am\u00e8ne \u00e0 la rencontre d\u2019\u00eatres qui s\u2019attirent et se rejettent.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Cinq taches de chair dans le noir, le visage, les deux bras, le bas des jambes jusqu\u2019au milieu des tibias. On l\u2019apprendra plus tard, c\u2019est Anna qui, fig\u00e9e, une lumi\u00e8re r\u00e9v\u00e9lant son corps sans rompre le noir derri\u00e8re elle, attend que nous et le silence prenions place. On n\u2019entend maintenant que les souffles des spectateurs, comme des vagues, un si\u00e8ge qui grince&nbsp;; Anna s\u2019en va suivie du claquement de ses pas. Progressivement, un jour se l\u00e8ve sur l\u2019espace vide du plateau tandis que commence, tonitruante, la Marseillaise. Quelqu\u2019un, une femme d\u00e9ambule sur sc\u00e8ne, comme en r\u00e9p\u00e9tition, il semble aussi qu\u2019elle parle mais les \u00ab&nbsp;enfants de la patrie&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;l\u2019\u00e9tendard sanglant&nbsp;\u00bb \u00e9crasent les faibles sons qui sortent de sa bouche. Lorsque la musique se tait entre une femme, pieds nus, en costard blanc. C\u2019est Sacha.<\/p>\n\n\n\n<p>Emilie Charriot reprend la pi\u00e8ce de Tchekhov dans un spectacle d\u00e9pouill\u00e9, qui fait la part belle \u00e0 l\u2019espace vide et aux corps. Sur sc\u00e8ne, rien, hormis les corps des personnages et les subtiles jeux de lumi\u00e8re qui structurent dans l\u2019immensit\u00e9 noire de la sc\u00e8ne des lieux de paroles, des relations, des temps d\u2019intimit\u00e9, comme pour \u00e9clairer les protagonistes de l\u2019int\u00e9rieur&nbsp;; des lumi\u00e8res qui, pour peu qu\u2019on sache les entendre, parlent. Voici Nikola\u00ef, statique, une lumi\u00e8re qui semble lui venir de l\u2019int\u00e9rieur r\u00e9v\u00e8le son visage. On est seul avec lui, presque en t\u00eate \u00e0 t\u00eate.<\/p>\n\n\n\n<p>La pi\u00e8ce, de par les choix de mise en sc\u00e8ne, ne semble pas vouloir rejouer ou redire un texte dont la fortune th\u00e9\u00e2trale n\u2019est plus \u00e0 d\u00e9montrer. Ce n\u2019est peut-\u00eatre pas l\u2019histoire antih\u00e9ro\u00efque d\u2019Ivanov qui se joue. De la pl\u00e9thore de personnages de la pi\u00e8ce de Tchekhov, il n\u2019en reste que six&nbsp;: Anna, Ivanov, Zina\u00efda, Sacha, lvov et Borkine. Et puis le texte est pris \u00e0 rebours, commen\u00e7ant par l\u2019acte IV et s\u2019achevant sur une sc\u00e8ne dans laquelle &nbsp;Ivanov annonce \u00e0 sa femme qu\u2019elle va bient\u00f4t mourir (acte III). Sacha, presque femme virile dans son costume blanc, veut toujours sauver Nikola\u00ef de lui-m\u00eame en l\u2019aimant. C\u2019est l\u2019amour-sauvetage. Et Anna se meurt de plus en plus vite de n\u2019\u00eatre plus aim\u00e9e d\u2019Ivanov. C\u2019est l\u2019amour-poison. Les femmes sont au centre, Ivanov devient un \u00e9l\u00e9ment perturbant et non plus perturb\u00e9, \u00e0 contre-pied du texte de Tchekhov. C\u2019est l\u2019impact d\u2019Ivanov sur les existences de ces derni\u00e8res qui semble se profiler. Dans la nuit, face \u00e0 nous le visage d\u2019Anna, immuablement l\u00e0&nbsp;; plus loin, de profil, celui de Nikola\u00ef, comme sur le d\u00e9part.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>24 novembre 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/valmir-rexhepi\/\">Valmir Rexhepi<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.arsenic.ch\/programme\/ivanov\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De et mis en sc\u00e8ne par Emilie Charriot, d\u2019apr\u00e8s Anton Tchekhov\/ par la Cie Emilie Charriot \/ Arsenic \/ du 22 au 27 novembre 2016 \/ Critiques par Josefa Terribilini et Valmir Rexhepi.<\/p>\n","protected":false},"author":784,"featured_media":10677,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,3,38],"tags":[158,166],"class_list":["post-10676","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-theatre-de-larsenic","category-spectacle","tag-josefa-terribilini","tag-valmir-rexhepi"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10676","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/784"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=10676"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10676\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":20977,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10676\/revisions\/20977"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/10677"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=10676"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=10676"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=10676"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}