{"id":10610,"date":"2016-11-18T12:39:17","date_gmt":"2016-11-18T11:39:17","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=10610"},"modified":"2025-02-09T18:12:28","modified_gmt":"2025-02-09T17:12:28","slug":"histoire-dun-merle-blanc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2016\/11\/histoire-dun-merle-blanc\/","title":{"rendered":"Histoire d&rsquo;un merle blanc"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Histoire d&rsquo;un merle blanc<\/h2>\n\n\n<p>D&rsquo;Alfred de Musset \/ mise en sc\u00e8ne d\u2019Anne Bourgeois \/ Th\u00e9\u00e2tre Equilibre Nuithonie, Fribourg \/ du 16 au 19 novembre 2016 \/ Critiques par C\u00e9line Conus et Alicia Cuche.<\/p>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Un spectacle de haut vol<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>18 novembre 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/celine-conus\/\">C\u00e9line Conus<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"630\" height=\"347\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/11\/img20.jpg__630x347_q90_crop-1_subsampling-2.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-10603\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/11\/img20.jpg__630x347_q90_crop-1_subsampling-2.jpg 630w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/11\/img20.jpg__630x347_q90_crop-1_subsampling-2-250x138.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/11\/img20.jpg__630x347_q90_crop-1_subsampling-2-300x165.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/11\/img20.jpg__630x347_q90_crop-1_subsampling-2-624x344.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 630px) 100vw, 630px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9Cl\u00e9mence Cardot<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Avez-vous d\u00e9j\u00e0 vu un merle blanc&nbsp;? Qu\u2019est-ce que ce dr\u00f4le d\u2019oiseau&nbsp;peut bien nous apprendre sur nous, notre rapport aux autres, ou plus radicalement sur la finalit\u00e9 de nos vies, nos destin\u00e9es ? &nbsp;Pour le savoir, courez vous trouver une place dans la voli\u00e8re et laissez-vous conter L\u2019<\/em>Histoire d\u2019un Merle blanc \u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Vous souvenez-vous quand, enfants, on vous racontait des histoires en imitant les voix ? Moi, je m\u2019en souviens. Je me souviens du travail de mon imagination, v\u00e9ritable petite fabrique d\u2019images dont je sentais physiquement le travail fr\u00e9n\u00e9tique. Elle tournait \u00e0 plein r\u00e9gime pour visualiser le visage de tel ou tel personnage, sa d\u00e9marche, son physique, le paysage . C\u2019est ce que l\u2019on ressent en entendant St\u00e9phanie Tesson raconter sur la sc\u00e8ne la nouvelle d\u2019Alfred de Musset. &nbsp;Qu\u2019on ne s\u2019y trompe pas, il ne s\u2019agit pas l\u00e0 d\u2019un spectacle pour enfants uniquement, m\u00eame si ces derniers se r\u00e9galeront \u00e0 coup s\u00fbr. En effet, il est de ces textes qu\u2019on relit diff\u00e9remment aux diff\u00e9rents \u00e2ges de la vie, comme&nbsp;<em>Le Petit Prince<\/em>&nbsp;de Saint-Exup\u00e9ry.&nbsp;<em>Histoire d\u2019un Merle Blanc<\/em>&nbsp;fait partie de ceux-l\u00e0.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans cette nouvelle, Alfred de Musset, on le sait,&nbsp; raconte la qu\u00eate identitaire d\u2019un merle qui eut le malheur de pas na\u00eetre comme les autres. Il est diff\u00e9rent. Il en souffre d\u2019abord, se frotte au monde qui l\u2019entoure, cherchant \u00e0 s\u2019identifier, cherchant la ressemblance plut\u00f4t que la diff\u00e9rence. Il cherche aussi l\u2019\u00e2me soeur. Il se perd dans des \u00e9mois passionn\u00e9s et essuie quelques chagrins d\u2019amour. Puis il comprend qu\u2019\u00eatre diff\u00e9rent, c\u2019est \u00eatre unique et qu\u2019il y a somme toute quelque chose \u00e0 faire de tout cela. Comment, en tant que spectateur, ne pas se sentir concern\u00e9 et touch\u00e9 ? C\u2019est une promesse&nbsp;: vous sourirez beaucoup, vous penserez beaucoup aussi durant ce spectacle. Quel que soit notre \u00e2ge, ne nous sommes-nous pas tous, un jour, sentis des merles blancs ?<\/p>\n\n\n\n<p>La mise en sc\u00e8ne est ici une v\u00e9ritable mise en plumes et l\u2019\u00e9mergence de tout ce monde repose sur les \u00e9paules d\u2019une actrice formidable dont il faut ici saluer l\u2019extraordinaire performance, car c\u2019en est une. Seule en sc\u00e8ne, St\u00e9phanie Tesson assume et anime avec virtuosit\u00e9 le bestiaire haut en couleurs imagin\u00e9 par Musset. Habill\u00e9e de blanc, quelques plumes entourant son cou, ses poignets et ses chevilles, elle se pr\u00e9sente \u00e0 nous. Il est clair que nous tenons l\u00e0 le Merle blanc. C\u2019est vrai et ce n\u2019est pas tout \u00e0 fait vrai, car tout au long de la soir\u00e9e, elle saura faire appara\u00eetre devant nous tous les oiseaux, avec leurs personnalit\u00e9s et leur tics, leur d\u00e9gaine, leur caract\u00e8re, leur accent, tout.&nbsp; Performance vocale pour commencer, num\u00e9ro d\u2019imitatrice m\u00eame, lorsque la com\u00e9dienne pr\u00eate sa voix aux diff\u00e9rents personnages ou encore lorsqu\u2019elle se met \u00e0 chanter comme ce pauvre merle blanc qui, en plus d\u2019\u00eatre d\u2019une couleur douteuse, ne poss\u00e8de pas les dons de vocalistes de tout merle qui se respecte, Performance physique, aussi&nbsp;: elle vole et virevolte d\u2019un coin \u00e0 l\u2019autre de la sc\u00e8ne, se perchant parfois sur un haut tabouret de bois, unique \u00e9l\u00e9ment de d\u00e9cor d\u2019une sc\u00e8ne qui n\u2019a pas besoin de beaucoup plus que \u00e7a. Quelques jeux de lumi\u00e8re aident \u00e0 se repr\u00e9senter l\u2019atmosph\u00e8re dans laquelle baigne tel ou tel moment du r\u00e9cit ou encore \u00e9clairent le visage de l\u2019actrice pour en accentuer l\u2019extraordinaire plasticit\u00e9. Votre imagination, d\u00e9licieusement stimul\u00e9e, sera mise \u00e0 contribution.. Lib\u00e9rez-l\u00e0, confiez-l\u00e0 pour une petite heure \u00e0 cette fabuleuse com\u00e9dienne qui saura vous emmenez loin et haut.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour couronner le tout, la tr\u00e8s belle langue du texte, d\u00e9livr\u00e9e par une diction impeccable, exercice auquel la com\u00e9dienne prend manifestement du plaisir, fait aussi beaucoup de bien \u00e0 nos oreilles, \u00e0 une \u00e9poque, la n\u00f4tre, o\u00f9 la langue subit des changements drastiques qui appauvrissent son vocabulaire. Ici, la langue est le lieu de toutes les richesses. Bien s\u00fbr, on aurait pu imaginer une version adapt\u00e9e du texte, modernis\u00e9e, rendue prosa\u00efquement actuelle, mais cela aurait certainement enlev\u00e9 \u00e0 ce spectacle toute son \u00e9l\u00e9gance et sa po\u00e9sie. Et cela aurait \u00e9t\u00e9 bien dommage, car nous avons tant besoin de po\u00e9sie.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>18 novembre 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/celine-conus\/\">C\u00e9line Conus<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Connais-toi toi-m\u00eame<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>18 novembre 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/alicia-cuche\/\">Alicia Cuche<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"630\" height=\"347\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/11\/img21.jpg__630x347_q90_crop-1_subsampling-2.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-10607\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/11\/img21.jpg__630x347_q90_crop-1_subsampling-2.jpg 630w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/11\/img21.jpg__630x347_q90_crop-1_subsampling-2-250x138.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/11\/img21.jpg__630x347_q90_crop-1_subsampling-2-300x165.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/11\/img21.jpg__630x347_q90_crop-1_subsampling-2-624x344.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 630px) 100vw, 630px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9Cl\u00e9mence Cardot<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Avec&nbsp;<\/em>Histoire d\u2019un merle blanc<em>, une adaptation sc\u00e9nique de la nouvelle d\u2019Alfred de Musset, Anne Bourgeois et St\u00e9phanie Tesson nous am\u00e8nent \u00e0 reconsid\u00e9rer nos propres d\u00e9ceptions dans notre qu\u00eate identitaire. Car qui ne s\u2019est jamais senti \u00ab&nbsp;merle blanc&nbsp;\u00bb dans un monde de merles noirs&nbsp;?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Une silhouette v\u00eatue tout de blanc, \u00e0 l\u2019air d\u00e9pit\u00e9, tourne, tourne, tourne en un grand cercle, \u00e0 petits pas press\u00e9s. Des plumes, blanches, s\u2019\u00e9garent sur le sol noir de la Petite Salle de Nuithonie. Elles pars\u00e8ment peu \u00e0 peu l\u2019histoire malheureuse et tourment\u00e9e qui nous est cont\u00e9e l\u00e0. Cont\u00e9e, oui, car de m\u00eame qu\u2019Alfred de Musset tira le th\u00e9\u00e2tre au salon, r\u00e9digeant des pi\u00e8ces \u00e0 lire et non \u00e0 jouer, de m\u00eame le spectacle de la metteuse en sc\u00e8ne Anne Bourgeois adapte la nouvelle&nbsp;<em>Histoire d\u2019un merle blanc<\/em>&nbsp;pour la sc\u00e8ne. La transition du conte vers la pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre est r\u00e9ussie. St\u00e9phanie Tesson, \u00e0 la fois actrice et conteuse, endosse l\u2019histoire avec tous les r\u00f4les qui la composent. Gr\u00e2ce \u00e0 son jeu et \u00e0 sa plasticit\u00e9 \u00e9tonnante, nous voyons appara\u00eetre le merlichon malheureux, les grives grivoises, le cacato\u00e8s imbu de sa gloire, le pigeon hautain, la pie jacasseuse. Tout un monde se r\u00e9unit dans la seule personne de St\u00e9phanie Tesson.<\/p>\n\n\n\n<p>Le parti pris sc\u00e9nique d\u2019Anne Bourgeois est de se contenter du minimum&nbsp;: une actrice, un habit, un tabouret et c\u2019est tout. L\u2019actrice interpr\u00e8te tous les r\u00f4les, le tabouret sert \u00e0 la fois de branche, de goutti\u00e8re, de perchoir ou de volant de voiture. Seule la lumi\u00e8re se d\u00e9multiplie en plusieurs \u00e9clairages. Tant\u00f4t violente, tant\u00f4t spot, tant\u00f4t myst\u00e9rieuse et parfois un patchwork d\u2019ombres pour figurer une for\u00eat, la lumi\u00e8re habille l\u2019histoire, lui donne le ton, voire le lieu. Gr\u00e2ce au d\u00e9pouillement extr\u00eame de la sc\u00e8ne, l\u2019histoire peut prendre toute la place.<\/p>\n\n\n\n<p>Devant la multiplicit\u00e9 des personnages, on se rem\u00e9more les com\u00e9dies de caract\u00e8res de Moli\u00e8re&nbsp;: toute la soci\u00e9t\u00e9 de Musset s\u2019expose aux rires et \u00e0 la compassion des spectateurs. Particuli\u00e8rement l\u2019\u00e9pouse inesp\u00e9r\u00e9e de notre Merle Blanc, une merlette anglaise, une femme de lettres, qui se r\u00e9v\u00e8le moins exceptionnelle qu\u2019attendue. George Sand en prend pour son grade.<\/p>\n\n\n\n<p>Loin d\u2019en \u00eatre \u00e0 son coup d\u2019essai (elle travaille en tant que metteuse en sc\u00e8ne depuis 1989), Anne Bourgeois nous livre avec&nbsp;<em>Histoire d\u2019un merle blanc<\/em>&nbsp;une belle histoire et une r\u00e9flexion sur nos propres d\u00e9ceptions dans la longue aventure qu\u2019est le \u00ab&nbsp;connais-toi toi-m\u00eame&nbsp;\u00bb de Socrate, si justement \u00e9voqu\u00e9 par Musset.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Histoire d\u2019un merle blanc<\/em>&nbsp;est \u00e0 voir du 16 au 19 novembre 2016 au th\u00e9\u00e2tre Nuithonie \u00e0 Villars-sur-Gl\u00e2ne. Un bord de sc\u00e8ne est organis\u00e9 \u00e0 l\u2019issu de la repr\u00e9sentation du vendredi soir.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>18 novembre 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/alicia-cuche\/\">Alicia Cuche<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.equilibre-nuithonie.ch\/fr\/16-17\/spectacles\/582\/histoire-dun-merle-blanc\/?direct\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D&rsquo;Alfred de Musset \/ mise en sc\u00e8ne d\u2019Anne Bourgeois \/ Th\u00e9\u00e2tre Equilibre Nuithonie, Fribourg \/ du 16 au 19 novembre 2016 \/ Critiques par C\u00e9line Conus et Alicia Cuche.<\/p>\n","protected":false},"author":784,"featured_media":10607,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,131,34,38],"tags":[179,184],"class_list":["post-10610","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-equilibre-nuithonie","category-expired","category-spectacle","tag-alicia-cuche","tag-celine-conus"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10610","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/784"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=10610"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10610\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":20989,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10610\/revisions\/20989"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/10607"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=10610"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=10610"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=10610"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}