{"id":10492,"date":"2016-11-04T10:59:19","date_gmt":"2016-11-04T09:59:19","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=10492"},"modified":"2025-02-09T18:14:08","modified_gmt":"2025-02-09T17:14:08","slug":"le-chant-du-cygne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2016\/11\/le-chant-du-cygne\/","title":{"rendered":"Le chant du cygne"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Le chant du cygne<\/h2>\n\n\n<p>D\u2019Anton Tchekhov \/ mise en sc\u00e8ne Robert Bouvier \/ Th\u00e9\u00e2tre du Passage \/ du 2 au 6 novembre \/ Critiques par Alice Moraz et Jonathan Hofer.\u00a0<\/p>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Coup de projecteur \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du th\u00e9\u00e2tre<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>4 novembre 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/alice-moraz\/\">Alice Moraz<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"870\" height=\"580\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/11\/Le-chant-du-cygne-06-\u00a9-Fabien-Queloz.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-10489\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/11\/Le-chant-du-cygne-06-\u00a9-Fabien-Queloz.jpg 870w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/11\/Le-chant-du-cygne-06-\u00a9-Fabien-Queloz-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/11\/Le-chant-du-cygne-06-\u00a9-Fabien-Queloz-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/11\/Le-chant-du-cygne-06-\u00a9-Fabien-Queloz-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/11\/Le-chant-du-cygne-06-\u00a9-Fabien-Queloz-624x416.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 870px) 100vw, 870px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9Fabien Queloz<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>La Cie du Passage adapte&nbsp;<\/em>Le chant du cygne,&nbsp;<em>fantaisie courte d\u2019Anton Tchekhov portant sur le th\u00e9\u00e2tre. Le spectacle ins\u00e8re dans l\u2019\u0153uvre originale des sc\u00e8nes qui r\u00e9v\u00e8lent les secrets et coutumes des com\u00e9diens, ces artistes \u00e0 la folie douce.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Noir dans la salle. Un projecteur s\u2019allume, s\u2019\u00e9teint, puis un deuxi\u00e8me et un troisi\u00e8me\u2026&nbsp; d\u00e9voilant sur la sc\u00e8ne un carr\u00e9 de tissu blanc suspendu par un c\u00e2ble, des fleurs sur une table, un costume de c<em>ommedia dell\u2019arte<\/em>&nbsp;et des serpentins au sol. Au d\u00e9but du spectacle, le com\u00e9dien Vassili Vassili\u00e9vitch Svetlovidov se r\u00e9veille dans sa loge apr\u00e8s une repr\u00e9sentation couronn\u00e9e de succ\u00e8s et entre sur le plateau avec une lanterne. C\u2019est la nuit, le th\u00e9\u00e2tre est vide. Appara\u00eet bient\u00f4t Nikitouchka, un jeune souffleur qui n\u2019a nulle part o\u00f9 dormir et a fait du lieu son chez-lui. Ensemble, ils vont \u00e9voquer le pass\u00e9 glorieux du vieux com\u00e9dien qui semble parfois se perdre dans ses souvenirs et rembobiner la pellicule pour rejouer une sc\u00e8ne.<\/p>\n\n\n\n<p>Gr\u00e2ce aux divers m\u00e9dias du th\u00e9\u00e2tre, mis \u00e0 l\u2019honneur dans la mise en sc\u00e8ne de Robert Bouvier, l\u2019espace sc\u00e9nique semble lui aussi se pr\u00eater au jeu des multiples atmosph\u00e8res qui se d\u00e9gagent du spectacle. Les bruitages, les enregistrements ainsi que les diff\u00e9rentes lampes et projecteurs qui illuminent ou assombrissent le plateau renforcent l\u2019impression de multiplicit\u00e9 des tonalit\u00e9s. Les jeux de lumi\u00e8res, tour \u00e0 tour command\u00e9s par les acteurs, semblent chor\u00e9graphi\u00e9s, rendant \u00e0 merveille tant l\u2019ambiance intimiste dans laquelle peut \u00eatre baign\u00e9e la sc\u00e8ne durant une repr\u00e9sentation, que le froid qui r\u00e8gne dans un th\u00e9\u00e2tre d\u00e9sert\u00e9 de ses com\u00e9diens et de son public.<\/p>\n\n\n\n<p>On ressent peu \u00e0 peu quelques longueurs dues aux digressions de la mise en sc\u00e8ne. Le spectacle se d\u00e9roule n\u00e9anmoins sans accrocs et permet aux spectateurs de plonger par intermittence dans les souvenirs du vieux com\u00e9dien. L\u2019\u00e9cran blanc sert de toile aux souvenirs des deux personnages. Ils y sont projet\u00e9s comme s\u2019ils sortaient de leur t\u00eate. Leur texte aussi y est finalement affich\u00e9&nbsp;; les souffleurs ne sont plus, remplac\u00e9s par des moyens modernis\u00e9s. Durant toute la repr\u00e9sentation on assiste simultan\u00e9ment \u00e0 la pi\u00e8ce de Tchekhov et \u00e0 une exploitation explicite de sa dimension m\u00e9tath\u00e9\u00e2trale.&nbsp; L\u2019\u0153uvre \u00e9crite et le travail de r\u00e9p\u00e9tition et de mise en sc\u00e8ne se confondent en direct : didascalies, recherche de personnages, cr\u00e9ation d\u2019un espace sonore, indications sc\u00e9nographiques. Tous ces \u00e9l\u00e9ments s\u2019int\u00e8grent avec fluidit\u00e9 dans le texte original. D\u00e8s lors, on ne sait plus tr\u00e8s bien si les acteurs, Roger Jendly et Adrien Gygax, jouent un personnage&nbsp;(le leur, celui de la pi\u00e8ce que l\u2019on est en train de voir se d\u00e9rouler sous nos yeux ou celui d\u2019une autre \u0153uvre dont ils rejouent un extrait) ou non. C\u2019est l\u00e0 toute la magie du spectacle&nbsp;: un joyeux m\u00e9lange fait de chansons, d\u2019extraits de pi\u00e8ces de th\u00e9\u00e2tre, de souvenirs et d\u2019impromptus retours \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Lumi\u00e8re sur la salle. Fin&nbsp;! Deux g\u00e9n\u00e9rations de com\u00e9diens dot\u00e9s d\u2019un jeu extr\u00eamement polyvalent et convaincant r\u00e9ussissent \u00e0 donner \u00e0 la pi\u00e8ce&nbsp;<em>Le chant du cygne<\/em>&nbsp;une l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 \u00e0 laquelle son titre ne pr\u00e9parait pas.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>4 novembre 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/alice-moraz\/\">Alice Moraz<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Du d\u00e9but \u00e0 la fin<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>4 novembre 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/jonathan-hofer\/\">Jonathan Hofer<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"870\" height=\"580\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/11\/Le-chant-du-cygne-05-\u00a9-Fabien-Queloz.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-10565\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/11\/Le-chant-du-cygne-05-\u00a9-Fabien-Queloz.jpg 870w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/11\/Le-chant-du-cygne-05-\u00a9-Fabien-Queloz-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/11\/Le-chant-du-cygne-05-\u00a9-Fabien-Queloz-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/11\/Le-chant-du-cygne-05-\u00a9-Fabien-Queloz-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/11\/Le-chant-du-cygne-05-\u00a9-Fabien-Queloz-624x416.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 870px) 100vw, 870px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9Fabien Queloz<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>La cr\u00e9ation de Robert Bouvier et de la Compagnie du Passage est une temp\u00eate. Un fracas entre t\u00e9n\u00e8bres et lumi\u00e8re, le choc de la jeunesse et de la vieillesse, du silence et du vacarme.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Le Chant du cygne&nbsp;<\/em>de Tchekhov ne comprend que deux personnages&nbsp;: le vieux com\u00e9dien Vassili Vassili\u00e9vitch Svetlovidov et le souffleur Nikita Ivanytch. Quand le com\u00e9dien se r\u00e9veille, pas tout \u00e0 fait sobre, enferm\u00e9 dans le th\u00e9\u00e2tre, il se lance dans une r\u00e9flexion sur son m\u00e9tier, sur son amour, sur le public, sur le texte. Tandis que le personnage de Svetlovidov s\u2019\u00e9veille face \u00e0 l\u2019angoisse du vent qui s\u2019infiltre dans le th\u00e9\u00e2tre plong\u00e9 dans l\u2019obscurit\u00e9, le spectateur lui aussi s\u2019\u00e9veille progressivement devant la temp\u00eate qui se pr\u00e9pare sur le plateau.<\/p>\n\n\n\n<p>La r\u00e9ussite du spectacle tient au m\u00e9lange des extr\u00eames. La lumi\u00e8re s\u2019emploie subtilement \u2013 tant\u00f4t forte, tant\u00f4t douce&nbsp;; tant\u00f4t cibl\u00e9e, tant\u00f4t diffuse \u2013 \u00e0 guider le spectateur vers des points de vue diff\u00e9rents. De m\u00eame, entre pr\u00e9sence et absence, la musique et la sc\u00e9nographie comblent tour \u00e0 tour un vide ou le laissent parler. On se retrouve tout \u00e0 coup hors de la pi\u00e8ce initiale, dans un dialogue entre les com\u00e9diens Roger Jendly et Adrien Gygax sur le plateau. Les deux niveaux de fictions permutent constamment : entre Tchekhov et les acteurs, le spectateur voyage dans la vie du com\u00e9dien \u2013 propre ou invent\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Les acteurs livrent une performance impressionnante de justesse. Ils rendent un hommage bouleversant de sinc\u00e9rit\u00e9 au monde de la sc\u00e8ne. La collaboration d\u2019Adrien Gygax et de Roger Jendly donne \u00e0 voir les difficult\u00e9s d\u2019un jeune acteur \u00e0 faire na\u00eetre son personnage et le texte \u00e0 la sc\u00e8ne. Des anecdotes aussi comiques que l\u00e9g\u00e8res font sourire aussi bien les plus aguerris que les plus novices en mati\u00e8re de th\u00e9\u00e2tre. Si le chant du cygne marque habituellement la fin, il marque ici le d\u00e9but&nbsp;: la transmission d\u2019une carri\u00e8re prodigieuse vers la jeune g\u00e9n\u00e9ration. D\u00e9couvrez ou red\u00e9couvrez ce spectacle, laissez-vous transporter par cette cr\u00e9ation o\u00f9 tout le monde fera \u2013 selon la formule tr\u00e8s ch\u00e8re \u00e0 Roger Jendly \u2013 du th\u00e9\u00e2tre comme un enfant qui s\u2019amuse.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>4 novembre 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/jonathan-hofer\/\">Jonathan Hofer<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.theatredupassage.ch\/spectacles\/le-chant-du-cygne\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u2019Anton Tchekhov \/ mise en sc\u00e8ne Robert Bouvier \/ Th\u00e9\u00e2tre du Passage \/ du 2 au 6 novembre \/ Critiques par Alice Moraz et Jonathan Hofer.\u00a0<\/p>\n","protected":false},"author":784,"featured_media":10493,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38,12],"tags":[153,141],"class_list":["post-10492","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","category-theatre-du-passage","tag-alice-moraz","tag-jonathan-hofer"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10492","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/784"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=10492"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10492\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21003,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10492\/revisions\/21003"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/10493"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=10492"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=10492"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=10492"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}