{"id":10418,"date":"2016-10-24T21:47:08","date_gmt":"2016-10-24T19:47:08","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=10418"},"modified":"2025-02-09T18:15:02","modified_gmt":"2025-02-09T17:15:02","slug":"le-dieu-du-carnage","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2016\/10\/le-dieu-du-carnage\/","title":{"rendered":"Le Dieu du carnage"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Le Dieu du carnage<\/h2>\n\n\n<p>de Yasmina Reza \/ mise en sc\u00e8ne de Georges Guerreio \/ par Baraka et Helvetic Shakespeare Company \/ du 22 au 29 octobre 2016 \/ au Th\u00e9\u00e2tre de la Grange de Dorigny \/ Critiques par Fanny Utiger et Laura Weber.<\/p>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Conflit de d\u00e9sint\u00e9r\u00eat<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>24 octobre 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/fanny-utiger\/\">Fanny Utiger<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/10\/carnage-8805-1024x683.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-10412\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/10\/carnage-8805-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/10\/carnage-8805-1024x683-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/10\/carnage-8805-1024x683-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/10\/carnage-8805-1024x683-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/10\/carnage-8805-1024x683-624x416.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Marc Vanappelghem<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Un cordial entretien entre deux couples, une querelle d\u2019enfants \u00e0 r\u00e9gler\u2026 mais tant de non-dits, d\u2019incidents de discours et d\u2019egos mal dress\u00e9s que toute cordialit\u00e9 s\u2019effrite, au risque d\u2019une explosion de temp\u00e9raments peu glorieuse. A la Grange de Dorigny, la production de l\u2019Helvetic Shakespeare Company fait honneur au d\u00e9lectable huis-clos de Yasmina Reza.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Mais quelle pagaille ! Et je ne parle pas des tulipes saccag\u00e9es, des portables noy\u00e9s dans un vase ou du pr\u00e9cieux ouvrage sur Kokoshka ruin\u00e9 par la bile, mais du chaos int\u00e9rieur que ce d\u00e9sastre mat\u00e9rialise. Bien \u00e9lev\u00e9s, clairement issus d\u2019une classe sociale sup\u00e9rieure, ils \u00e9taient tous si propres sur eux\u2026 L\u2019effondrement en sera d\u2019autant plus violent. Ou, devrait-on dire plut\u00f4t, le d\u00e9voilement, l\u2019effeuillage. Car ce carnage repose sur la r\u00e9v\u00e9lation des d\u00e9fauts et autres n\u00e9vroses des quatre protagonistes, contenus tant bien que mal jusqu\u2019\u00e0 l\u2019explosion.<\/p>\n\n\n\n<p>Publi\u00e9e en 2007, la pi\u00e8ce de Yasmina Reza a fait l\u2019objet de nombreuses reprises depuis sa cr\u00e9ation \u00e0 Paris et son adaptation cin\u00e9matographique par Roman Polanski. La mise en sc\u00e8ne que propose Georges Guerreio est assez similaire \u00e0 ce film de 2011&nbsp;: ambiance analogue, m\u00eame justesse de jeu et d\u00e9tails sc\u00e9nographiques tr\u00e8s proches. D\u2019une certaine fa\u00e7on, toute interpr\u00e9tation de cette \u0153uvre semble destin\u00e9e \u00e0 ne pas tomber tr\u00e8s loin des pr\u00e9c\u00e9dentes. S\u00fbrement est-ce d\u00fb \u00e0 un texte envahissant, comme s\u2019il \u00e9tait trop fort pour offrir une v\u00e9ritable marche de man\u0153uvre, ou qu\u2019il poussait aux adaptations tr\u00e8s litt\u00e9rales. Son ancrage social et temporel tr\u00e8s marqu\u00e9 n\u2019aide pas non plus \u00e0 prendre de la distance. Mais encore faut-il trouver le ton juste, et ne pas tomber dans l\u2019exc\u00e8s, qu\u2019il soit comique ou dramatique : l\u2019Helvetic Shakespeare Company y parvient.<\/p>\n\n\n\n<p>Prenez deux enfants, un b\u00e2ton, un conflit de bandes, trois insultes et deux dents cass\u00e9es. Ajoutez-y quatre parents \u00e9go\u00efstes, une touche de mauvaise foi et quelques clich\u00e9s sur les Parisiens. Installez la sc\u00e8ne dans un salon \u00e9pur\u00e9, laissez mijoter. Apr\u00e8s quelques instants d\u00e9j\u00e0, c\u2019est le malaise. Derri\u00e8re une feinte politesse se cache une irritation r\u00e9ciproque. Rien n\u2019\u00e9clate encore, et pourtant tant de piques s\u2019\u00e9changent, de petites phrases passives-agressives&nbsp;: on sent bien que cela ne va pas et que la situation risque peu de s\u2019am\u00e9liorer. La retenue des convives, comme celle des h\u00f4tes, rel\u00e8ve de la prouesse, jusqu\u2019au trop-plein. L\u2019instant est pour le public aussi significatif que jubilatoire : \u00ab&nbsp;Mon Kokoshka&nbsp;!&nbsp;\u00bb. Ce beau livre sur Kokoshka exhib\u00e9 sur la table basse, souill\u00e9 par le vomi, condamn\u00e9 par trop de vaporisations de parfum, d\u00e9finitivement mis \u00e0 l\u2019index par une \u00e9ponge d\u00e9goulinante. Michel part \u00e0 la recherche d\u2019un s\u00e8che-cheveux, Annette s\u2019excuse et se sent encore mal, Alain s\u2019en fiche un peu, il t\u00e9l\u00e9phone s\u00fbrement, V\u00e9ronique\u2026 s\u2019\u00e9nerve. Le dieu du carnage a donc frapp\u00e9. Mais qu\u2019aurait-il pu advenir d\u2019autre dans cet enfer de mots&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Que dire&nbsp;? Quand&nbsp;? Qui dit quoi&nbsp;? Comment&nbsp;? La communication est en crise dans&nbsp;<em>Le Dieu du carnage<\/em>. Le fils Houlli\u00e9 \u00e9tait-il&nbsp;<em>arm\u00e9<\/em>&nbsp;ou&nbsp;<em>muni&nbsp;<\/em>d\u2019un b\u00e2ton ? il faut bien choisir, puisqu\u2019il faut d\u00e9clarer, mais tous ne sont pas vraiment convaincus. Le langage, comme un virus, atteint et ravage tout ce qui l\u2019entoure. Reza malm\u00e8ne ainsi ses quatre personnages, qui semblent \u00e0 la merci des mots qu\u2019ils prof\u00e8rent. Chaque chose dite est contest\u00e9e, quand elle n\u2019est pas reformul\u00e9e. Des disputes sur des sujets qui ne relevaient que de l\u2019intime \u00e9clatent au grand jour, alors que le probl\u00e8me principal n\u2019est jamais r\u00e9solu. Bien au contraire, plus on cherche \u00e0 venir au fait, plus on s\u2019emm\u00eale. Alors les pr\u00e9t\u00e9ritions s\u2019encha\u00eenent, \u00ab&nbsp;On ne va pas rentrer dans ces querelles d\u2019enfants&nbsp;! \u2013 Non, \u00e7a ne nous regarde pas&nbsp;\u00bb, quand on ne verse pas dans de grands d\u00e9bats philosophiques. Tout est bon \u00e0 prendre pour tourner autour du pot.<\/p>\n\n\n\n<p>Puisque la parole ne m\u00e8ne pas bien loin, un autre langage prend le relais&nbsp;: celui du corps. Lui ne peut rien contourner, il en vient au fait. Quoique les interlocuteurs ne ma\u00eetrisent visiblement pas mieux leurs membres que leur causerie, et que le r\u00e9sultat soit dans tous les cas aussi chaotique, corporalit\u00e9 rime ici au moins avec authenticit\u00e9. Les com\u00e9diens, dont les r\u00f4les pourraient avoir \u00e9t\u00e9 taill\u00e9s sur mesure, mat\u00e9rialisent les exc\u00e8s des quatre protagonistes, si bien qu\u2019on croirait voir \u00e9voluer les personnifications de&nbsp;<em>quatre temp\u00e9raments&nbsp;<\/em>\u00e0 la d\u00e9mesure toute contemporaine. Exacts oppos\u00e9s de ceux que Balanchine avait repr\u00e9sent\u00e9s tout en \u00e9l\u00e9gance et en gr\u00e2ce dans son ballet (<em>Les quatre Temp\u00e9raments<\/em>, 1946), ces temp\u00e9raments qui ne disent ici pas leur nom, sont d\u2019une crudit\u00e9 caricaturale, et ne trouvent absolument aucun \u00e9quilibre ensemble. On rit face \u00e0 l\u2019exacerbation de leurs tares et leur \u00e9go\u00efste c\u00e9cit\u00e9, on sait n\u00e9anmoins aussi que notre existence n\u2019est parfois pas moins grotesque.&nbsp;<em>Catharsis&nbsp;<\/em>?<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>24 octobre 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/fanny-utiger\/\">Fanny Utiger<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Carnage domestique<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>24 octobre 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/laura-weber\">Laura Weber<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/10\/carnage-8805-1024x683.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-10412\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/10\/carnage-8805-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/10\/carnage-8805-1024x683-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/10\/carnage-8805-1024x683-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/10\/carnage-8805-1024x683-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/10\/carnage-8805-1024x683-624x416.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Marc Vanappelghem<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Que laisse pr\u00e9sager ce titre \u00e9voquant un myst\u00e9rieux d\u00e9miurge instigateur de la loi du plus fort&nbsp;?<\/em>&nbsp;<em>Les r\u00e8gles du vivre ensemble permettent-elles,<\/em>&nbsp;<em>malgr\u00e9 cette sourde pr\u00e9sence, de maintenir des relations&nbsp;<\/em><em>paisibles et raisonn\u00e9es entre tout un chacun&nbsp;? L\u2019av\u00e8nement de la biens\u00e9ance sociale n\u2019est peut-\u00eatre pas parvenu \u00e0 contrer les desseins de cette puissante divinit\u00e9. Le Dieu du carnage n\u2019a peut-\u00eatre jamais \u00e9t\u00e9 aussi acharn\u00e9 que dans le salon du couple Houlli\u00e9.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Et pourtant, il s\u2019agissait simplement d\u2019une invitation cordiale de Michel et V\u00e9ronique Houlli\u00e9. Les parents souhaitaient discuter avec le couple Reille de la conduite violente du petit Ferdinand Reille \u00e0 l\u2019\u00e9gard de son camarade Bruno Houlli\u00e9,&nbsp;<em>d\u00e9figur\u00e9<\/em>&nbsp;\u00e0 coups de b\u00e2ton. Entre adultes, le litige devait pouvoir \u00eatre examin\u00e9 calmement gr\u00e2ce \u00e0 une discussion pond\u00e9r\u00e9e autour de la table basse du salon et permettre ainsi de trouver une issue acceptable pour les deux partis.<\/p>\n\n\n\n<p>De mani\u00e8re frontale et sans d\u00e9tour, le texte de Yasmina Reza d\u00e9sint\u00e8gre toutes les conventions hypocrites en dressant un portrait cynique des rapports humains. L\u2019effritement de ce vernis social se manifeste visuellement par la pulv\u00e9risation progressive du salon. Commen\u00e7ant de fa\u00e7on tr\u00e8s statique et pr\u00e9sentant les personnages sym\u00e9triquement d\u00e9ploy\u00e9s autour d\u2019une table blanc laqu\u00e9, la repr\u00e9sentation d\u00e9voile le d\u00e9sordre interne qui r\u00e9git le quatuor par la gradation du chaos qui s\u2019instaure sur sc\u00e8ne. Les personnages se voient ainsi d\u00e9pouill\u00e9s au fur et \u00e0 mesure de leur enveloppe faussement courtoise, haussent le ton, hurlent parfois et finissent par s\u2019attaquer aux d\u00e9cors. Au terme de la pi\u00e8ce, le vrai visage du Dieu du&nbsp;carnage appara\u00eet : violent, sournois et absurde. Le constat cinglant de Yasmina Reza est sans appel&nbsp;: tout rapport humain est dysfonctionnant. Que ce soit entre m\u00e8re et fils, entre homme et femme, en Europe comme en Afrique, cette perfide divinit\u00e9 an\u00e9antit tout espoir de relation pacifi\u00e9e. Il aura fallu une invitation dans le salon des Houlli\u00e9 pour que la v\u00e9rit\u00e9 \u00e9clate au grand jour.<\/p>\n\n\n\n<p>Constat franchement d\u00e9primant, mais&nbsp;<em>Le Dieu du carnage&nbsp;<\/em>prend cependant toute sa saveur gr\u00e2ce au registre comique all\u00e8grement utilis\u00e9. Les r\u00e9pliques aussi dr\u00f4les qu\u2019atroces teintent la pi\u00e8ce d\u2019un aigre cynisme. Les th\u00e8mes de l\u2019hypocrisie sociale et de l\u2019\u00e9chec conjugal ont certes \u00e9t\u00e9 mainte fois explor\u00e9s par le th\u00e9\u00e2tre, mais l\u2019\u00e9criture est fine et mordante et les propos s\u2019encha\u00eenent chez les acteurs de mani\u00e8re rythm\u00e9e, assurant la coh\u00e9sion de la pi\u00e8ce.<\/p>\n\n\n\n<p>La planification de cette pi\u00e8ce \u00e0 l\u2019humour d\u00e9cadent et explosif pour l\u2019ouverture de la 25<sup>\u00e8me<\/sup>&nbsp;saison de la&nbsp;<em>Grange de Dorigny&nbsp;<\/em>donne le ton pour cette nouvelle programmation qui s\u2019annonce pour le moins d\u00e9capante.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>24 octobre 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/laura-weber\">Laura Weber<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/grangededorigny\/le-dieu-du-carnage\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>de Yasmina Reza \/ mise en sc\u00e8ne de Georges Guerreio \/ par Baraka et Helvetic Shakespeare Company \/ du 22 au 29 octobre 2016 \/ au Th\u00e9\u00e2tre de la Grange de Dorigny \/ Critiques par Fanny Utiger et Laura Weber.<\/p>\n","protected":false},"author":784,"featured_media":10412,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,5,38],"tags":[156,135],"class_list":["post-10418","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-la-grange","category-spectacle","tag-fanny-utiger","tag-laura-weber"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10418","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/784"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=10418"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10418\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21019,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10418\/revisions\/21019"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/10412"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=10418"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=10418"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=10418"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}