{"id":795,"date":"2025-06-23T17:53:05","date_gmt":"2025-06-23T15:53:05","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercomparatiste\/?p=795"},"modified":"2026-03-27T16:59:26","modified_gmt":"2026-03-27T15:59:26","slug":"les-concepts-itinerants-peuvent-ils-vraiment-voyager-difficultes-de-traduction-en-contexte-academique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercomparatiste\/les-concepts-itinerants-peuvent-ils-vraiment-voyager-difficultes-de-traduction-en-contexte-academique\/","title":{"rendered":"Les concepts itin\u00e9rants peuvent-ils vraiment voyager\u00a0? Difficult\u00e9s de traduction en contexte acad\u00e9mique"},"content":{"rendered":"\n<p>La traduction de textes acad\u00e9miques constitue un \u00e9l\u00e9ment essentiel de la circulation d\u2019id\u00e9es et donc de notions et de concepts. Ces derniers, produits dans certains contextes culturels et linguistiques, s\u2019appliquent souvent au-del\u00e0 de ces cloisons et sont g\u00e9n\u00e9ralement consid\u00e9r\u00e9s comme des outils de r\u00e9flexion partageables. Mieke Bal ([2002] 2023) les d\u00e9crit comme \u00ab les outils de l&rsquo;intersubjectivit\u00e9 [qui] facilitent le d\u00e9bat parce qu\u2019ils forment un langage commun, un socle \u00bb (p.&nbsp;47). Les concepts seraient une condition du dialogue et de la mise en relation des discours. Tout en jouant un r\u00f4le important dans la construction d\u2019une r\u00e9flexion interpersonnelle et, id\u00e9alement, interculturelle et interlinguistique, les notions et concepts pr\u00e9sentent toutefois la m\u00eame difficult\u00e9 que tout autre mot au moment de leur traduction \u2013 voire suscitent un plus grand embarras encore, \u00e9tant donn\u00e9 l\u2019attention soutenue dont ils font souvent l\u2019objet. Barbara Cassin a illustr\u00e9 ce paradoxe avec le <em>Vocabulaire europ\u00e9en des philosophies. Dictionnaire des intraduisibles<\/em>(2004), un ouvrage qui exemplifie la difficult\u00e9 de faire circuler des concepts entre les langues en m\u00eame temps que le caract\u00e8re n\u00e9anmoins ordinaire de cette circulation.<\/p>\n\n\n\n<p>La traduction acad\u00e9mique doit porter une attention particuli\u00e8re aux notions et concepts sur lesquels se fondent certaines r\u00e9flexions enti\u00e8res. C\u2019est le cas de certains domaines particuli\u00e8rement techniques comme la narratologie. Cette derni\u00e8re discipline conna\u00eet des configurations notionnelles assez d\u00e9licates et difficiles \u00e0 traduire, y compris entre le fran\u00e7ais et l\u2019anglais, alors m\u00eame que les deux espaces linguistiques et th\u00e9oriques ont beaucoup \u00e9chang\u00e9. Les termes d\u2019\u00ab&nbsp;histoire&nbsp;\u00bb, de \u00ab&nbsp;r\u00e9cit&nbsp;\u00bb et de \u00ab&nbsp;narration&nbsp;\u00bb peuvent <em>a priori<\/em> para\u00eetre \u00e9quivalents de \u00ab&nbsp;<em>story<\/em>&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;<em>narrative<\/em>&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;<em>narration<\/em>&nbsp;\u00bb, d\u2019autant plus que les travaux de G\u00e9rard Genette \u2013 qui, parmi d\u2019autres, fait un usage intensif de cette triade en fran\u00e7ais \u2013 ont \u00e9t\u00e9 traduits et sont fr\u00e9quemment cit\u00e9s en anglais. Pourtant, les r\u00e9alit\u00e9s recouvertes par ces trois termes en anglais ne correspondent pas toujours exactement \u00e0 celles qui sont pens\u00e9es par Genette. Un exemple devrait nous en convaincre, en m\u00eame temps que nous r\u00e9jouir&nbsp;: la difficult\u00e9 que pose la traduction des notions et concepts offre aussi l\u2019occasion d\u2019en clarifier les usages ou de les assouplir \u2013 et cet assouplissement ne travaille pas toujours contre la possibilit\u00e9 d\u2019un dialogue, parfois limit\u00e9e par des usages trop rigides ou herm\u00e9tiques.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans son livre <em>Literary Journalism and the Aesthetics of Experience<\/em> (2016), John Hartsock analyse le statut et les effets du journalisme litt\u00e9raire, genre marginal et peu \u00e9tudi\u00e9 s\u2019il en est. Il applique les concepts narratologiques anglophones \u00e0 des auteurs am\u00e9ricains ayant r\u00e9fl\u00e9chi \u00e0 la narration journalistique et son ouvrage semble coh\u00e9rent \u00e0 cet \u00e9gard. Cette coh\u00e9rence provient aussi de l\u2019utilisation d\u2019un syst\u00e8me notionnel complexe et dense. John Hartsock cite G\u00e9rard Genette au moment de d\u00e9finir un \u00ab&nbsp;<em>narrative<\/em>&nbsp;\u00bb, mais il semble que le sens de la triade \u00ab&nbsp;histoire&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;r\u00e9cit&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;narration&nbsp;\u00bb conna\u00eet en anglais un d\u00e9placement subtil et surtout non signal\u00e9, ce qui peut g\u00e9n\u00e9rer des difficult\u00e9s de compr\u00e9hension chez les lecteurs et lectrices francophones de G\u00e9rard&nbsp;Genette.<\/p>\n\n\n\n<p>La mobilisation du <em>storytelling<\/em> \u2013 terme rarement traduit en fran\u00e7ais<strong>, <\/strong>qui se trouve \u00e0 la fronti\u00e8re entre r\u00e9cit et narration et qui est r\u00e9guli\u00e8rement utilis\u00e9 pour insister sur l\u2019aspect commercial du produit fini \u2013 permet notamment de d\u00e9charger les deux derniers termes d\u2019une partie de leur \u00e9tendue s\u00e9mantique. De m\u00eame, en fran\u00e7ais, John Hartsock a compos\u00e9 un n\u00e9ologisme par l\u2019articulation de deux notions habituellement distingu\u00e9es, celles de narration et de description, avec le journalisme \u00ab narra-descriptif \u00bb. Ce rapprochement permet de repr\u00e9senter un type de r\u00e9cit dont John Hartsock constate l\u2019usage intensif dans l\u2019industrie journalistique. L\u2019inexistence (ou l\u2019usage marginal) de certaines notions qu\u2019il mobilise en anglais dans la tradition francophone rend la traduction complexe. La traduction syst\u00e9matique des pseudo-\u00e9quivalences \u2013 \u00ab <em>story<\/em> \u00bb en histoire,\u00ab <em>narrative<\/em> \u00bb en r\u00e9cit,\u00ab <em>narration<\/em> \u00bb en narration \u2013 s\u2019av\u00e8re insatisfaisante et c\u2019est la nuance qui pr\u00e9vaut lorsque l\u2019\u00e9quivalence faillit. En parlant d\u2019un reportage de Georges Orwell, John Hartsock explique par exemple :<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-style-plain has-subtle-background-background-color has-background is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p>He acknowledges, then, that he engages in digressive exposition but only in order to inform the subsequent narra-descriptive story. And indeed he does, because after the expository chapter he returns to his extended narra-descriptive intent. (p.&nbsp;13-14).<\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<p>Le terme \u00ab&nbsp;<em>story<\/em>&nbsp;\u00bb, soit \u00ab&nbsp;histoire&nbsp;\u00bb, appara\u00eet. Or, la formule \u00ab&nbsp;<em>narra-descriptive story<\/em>&nbsp;\u00bb r\u00e9siste \u00e0 cette traduction par \u00ab&nbsp;histoire&nbsp;\u00bb. Une <em>histoire<\/em> \u00ab&nbsp;narra-descriptive&nbsp;\u00bb n\u2019aurait en effet pas de sens en fran\u00e7ais, dans la mesure o\u00f9 l\u2019on ne peut pas lui attribuer des \u00ab&nbsp;intentions&nbsp;descriptives&nbsp;\u00bb ou \u00ab&nbsp;narratives&nbsp;\u00bb \u2013 si l\u2019on retient la d\u00e9finition donn\u00e9e par Tzvetan Todorov ([1966] 1981) et reprise par la quasi-totalit\u00e9 des narratologues francophones, selon qui l\u2019histoire est une \u00ab&nbsp;abstraction&nbsp;\u00bb qui \u00ab&nbsp;n\u2019existe pas en soi&nbsp;\u00bb, car elle \u00ab&nbsp;est toujours per\u00e7ue et racont\u00e9e par quelqu\u2019un&nbsp;\u00bb&nbsp;; elle \u00ab&nbsp;n\u2019existe pas au niveau des \u00e9v\u00e9nements eux-m\u00eames&nbsp;\u00bb (p.&nbsp;133), mais en tant que repr\u00e9sent\u00e9e par le biais d\u2019un r\u00e9cit produit par un acte de narration. On pourrait alors \u00eatre tent\u00e9 de rendre \u00ab&nbsp;<em>story<\/em>&nbsp;\u00bb par \u00ab&nbsp;r\u00e9cit&nbsp;\u00bb \u2013 contre la lettre du texte, mais conform\u00e9ment \u00e0 son esprit \u2013, et bien que \u00ab&nbsp;r\u00e9cit narratif&nbsp;\u00bb apparaisse comme redondant&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-style-plain has-subtle-background-background-color has-background is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p>Il reconna\u00eet son engagement sur une pente d\u2019exposition digressive, mais seulement pour contextualiser le r\u00e9cit narra-descriptif ult\u00e9rieur. Et, en effet, il contextualise puisqu\u2019il retourne imm\u00e9diatement \u00e0 l\u2019intention narra-descriptive apr\u00e8s le chapitre expositoire.<\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<p>Ce faisant, sommes-nous en train de corriger l\u2019auteur, avec le risque de modifier sa pens\u00e9e en y introduisant une rigidit\u00e9 \u00e9trang\u00e8re (voire m\u00eame une erreur d\u2019appr\u00e9ciation quant au sens des termes utilis\u00e9s en anglais) ou nous confrontons-nous \u00e0 un vrai probl\u00e8me de traduction, que la permutation de deux termes r\u00e9sout en fran\u00e7ais&nbsp;? Il n\u2019y a pas de r\u00e9ponse \u00e9vidente \u00e0 cette question.<\/p>\n\n\n\n<p>La d\u00e9finition donn\u00e9e par John Hartsock peut permettre de comprendre ces difficult\u00e9s. Lorsqu\u2019il \u00e9tablit les notions essentielles \u00e0 sa r\u00e9flexion et qu\u2019il cite G\u00e9rard Genette, il d\u00e9crit le r\u00e9cit comme suit&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>I draw here from narratology and use one of the most basic of widely accepted definitions of narrative, meaning \u201ca sequence of events\u201d<\/em>&nbsp;\u00bb (p.&nbsp;10). Pourtant G\u00e9rard Genette, dans \u00ab&nbsp;Fronti\u00e8res du r\u00e9cit&nbsp;\u00bb ([1966] 1981), d\u00e9finit le r\u00e9cit comme \u00ab&nbsp;<em>la repr\u00e9sentation <\/em>d\u2019un \u00e9v\u00e9nement ou d\u2019une s\u00e9quence d\u2019\u00e9v\u00e9nements&nbsp;\u00bb (p.&nbsp;152, je souligne). John Hartsock mentionne donc une d\u00e9finition de mani\u00e8re tronqu\u00e9e, en faisant correspondre le r\u00e9cit aux \u00e9v\u00e9nements eux-m\u00eames et non \u00e0 leur <em>repr\u00e9sentation<\/em> \u2013 distinction qui fonde pourtant la logique de la triade chez Genette. Est-ce une inadvertance ou une diff\u00e9rence th\u00e9orique essentielle \u00e0 la r\u00e9flexion&nbsp;du critique am\u00e9ricain&nbsp;? Dans le second cas, celle-ci participe-t-elle d\u2019un syst\u00e8me notionnel plus complexe, qui int\u00e8gre des concepts indig\u00e8nes \u00e0 la r\u00e9flexion anglo-am\u00e9ricaine&nbsp;? D\u00e8s lors, ne faudrait-il pas laisser une part d\u2019\u00e9tranget\u00e9 \u00e0 ces notions en les traduisant de mani\u00e8re litt\u00e9rale&nbsp;? En m\u00eame temps, le texte fran\u00e7ais apparaitrait sans doute difficile \u00e0 lire, impr\u00e9cis dans le cadre th\u00e9orique francophone \u2013&nbsp;et il vaudrait mieux, de ce point de vue, faire correspondre \u00e0 chaque occurrence des notions son \u00e9quivalent s\u00e9mantique apparent, quitte \u00e0 traduire \u00ab&nbsp;<em>story<\/em>&nbsp;\u00bb par des termes diff\u00e9rents&nbsp;: parfois par \u00ab&nbsp;histoire&nbsp;\u00bb, parfois par \u00ab&nbsp;r\u00e9cit&nbsp;\u00bb. Aucune solution ne s\u2019impose d\u2019elle-m\u00eame.<\/p>\n\n\n\n<p>Quoi qu\u2019il en soit de l\u2019option choisie, l\u2019op\u00e9ration de la traduction permet d\u2019interroger l\u2019utilisation parfois fig\u00e9e de certains concepts et notions. Si elle loue leur pouvoir f\u00e9d\u00e9rateur, Mieke Bal ([2002] 2023) rappelle en effet que \u00ab\u00a0les concepts ne sont ni fixes ni sans ambig\u00fcit\u00e9s\u00a0\u00bb (p.\u00a048). Ceux-ci portent en eux une part de flou. R\u00e9guli\u00e8rement pas assez explicit\u00e9s (si bien qu\u2019on ne sait quel terme s\u00e9lectionner pour les traduire) ou trop pr\u00e9cis (si bien qu\u2019aucun terme ne semble convenir), ils cristallisent certains enjeux de la traduction acad\u00e9mique. En m\u00eame temps, l\u2019op\u00e9ration de traduction permet peut-\u00eatre, dans certaines circonstances, d\u2019explorer ces ambig\u00fcit\u00e9s et de remettre du jeu dans cette fixit\u00e9 \u2013\u00a0et d\u00e8s lors de repenser non seulement ces notions, mais encore les r\u00e9alit\u00e9s qu\u2019elles recouvrent. La traduction comme voyage g\u00e9ographique et linguistique apporte ainsi une plus-value qui ne se r\u00e9sume pas \u00e0 la mise en circulation internationale des textes et des id\u00e9es, mais int\u00e9resse directement leur (r\u00e9)\u00e9laboration.<\/p>\n\n\n\n<h6 class=\"wp-block-heading\"><strong>Bibliographie<\/strong><\/h6>\n\n\n\n<p>BAL Mieke, 2023, <em>Concepts itin\u00e9rants : comment se d\u00e9placer dans les sciences humaines<\/em> (2002), trad. C\u00e9cile Dutheil de La Roch\u00e8re, Dijon, Les Presses du r\u00e9el.<\/p>\n\n\n\n<p>CASSIN Barbara, (dir.), 2004, <em>Vocabulaire europ\u00e9en des philosophies&nbsp;: dictionnaire des intraduisibles<\/em>, Paris, Seuil.<\/p>\n\n\n\n<p>HARTSOCK John C., 2016, <em>Literary Journalism and the Aesthetics of Experience<\/em>, Amherst, University of Massachusetts Press.<\/p>\n\n\n\n<p>GENETTE G\u00e9rard, 1981, \u00ab&nbsp;Fronti\u00e8res du r\u00e9cit&nbsp;\u00bb, <em>Communications<\/em>, n<sup>o<\/sup>&nbsp;8, \u00ab&nbsp;L\u2019analyse structurale du r\u00e9cit&nbsp;\u00bb (1966), dir.&nbsp;Roland Barthes, Paris, Seuil, p.&nbsp;152-163.<\/p>\n\n\n\n<p>TODOROV Tzvetan, 1981, \u00ab&nbsp;Les cat\u00e9gories du r\u00e9cit litt\u00e9raire&nbsp;\u00bb, <em>Communications<\/em>, n<sup>o<\/sup>&nbsp;8, \u00ab&nbsp;L\u2019analyse structurale du r\u00e9cit&nbsp;\u00bb (1966), dir.&nbsp;Roland Barthes, Paris, Seuil, p.&nbsp;125-151.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La traduction de concepts et de notions en contexte acad\u00e9mique est n\u00e9cessaire \u00e0 la circulation des id\u00e9es. Cette op\u00e9ration pr\u00e9sente des difficult\u00e9s pratiques \u2013\u00a0mais celles-ci offrent aussi l&rsquo;occasion de remettre du jeu dans la pens\u00e9e. Il s&rsquo;agit ici d&rsquo;y r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 partir d&rsquo;un exemple concret de traduction vers le fran\u00e7ais d&rsquo;un chapitre \u00e9crit en anglais et en partie bas\u00e9 sur un appareil notionnel francophone (mais l\u00e9g\u00e8rement d\u00e9plac\u00e9 en anglais).<\/p>\n","protected":false},"author":1002992,"featured_media":815,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[11,155,154,153],"tags":[],"class_list":{"0":"post-795","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-analyses","8":"category-hartsock-john","9":"category-narratologie","10":"category-traduction-analyses"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercomparatiste\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/795","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercomparatiste\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercomparatiste\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercomparatiste\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1002992"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercomparatiste\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=795"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercomparatiste\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/795\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":847,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercomparatiste\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/795\/revisions\/847"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercomparatiste\/wp-json\/wp\/v2\/media\/815"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercomparatiste\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=795"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercomparatiste\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=795"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercomparatiste\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=795"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}