{"id":756,"date":"2025-06-18T08:32:05","date_gmt":"2025-06-18T06:32:05","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercomparatiste\/?p=756"},"modified":"2026-03-27T17:08:03","modified_gmt":"2026-03-27T16:08:03","slug":"etat-compare-du-discours-autour-des-troubles-obsessionnels-compulsifs","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercomparatiste\/etat-compare-du-discours-autour-des-troubles-obsessionnels-compulsifs\/","title":{"rendered":"\u00c9tat compar\u00e9 du discours autour des troubles obsessionnels compulsifs"},"content":{"rendered":"<h3>Parler du TOC&nbsp;: constat d\u2019un discours limit\u00e9<\/h3>\n\n<p>Les troubles obsessionnels compulsifs (TOCs) sont une pathologie neuropsychologique relativement fr\u00e9quente, touchant environ 2 personnes sur 100 (Weissman <em>et al.<\/em>, 1994), autant d\u2019hommes que de femmes, et se manifestant en g\u00e9n\u00e9ral vers la fin de l\u2019enfance \/ d\u00e9but de l\u2019adolescence (Degonda, 1993). Il existe une comorbidit\u00e9 marqu\u00e9e avec d\u2019autres troubles de l\u2019anxi\u00e9t\u00e9 ou d\u00e9pressifs (Rasmussen &amp; Eisen, 1992). Les TOCs se fondent sur un cycle&nbsp;: une pens\u00e9e ou image \u00e9godystonique appara\u00eet&nbsp;(l\u2019obsession) et engendre de l\u2019anxi\u00e9t\u00e9&nbsp;; pour se calmer, l\u2019individu va effectuer des rituels (la compulsion)&nbsp;; son anxi\u00e9t\u00e9 rechute, mais cela n\u2019est que provisoire, jusqu\u2019\u00e0 la r\u00e9apparition d\u2019une obsession. Le doute est central&nbsp;: les individus souffrant de TOCs pr\u00e9sentent une confusion inf\u00e9rentielle, c\u2019est-\u00e0-dire qu\u2019ils interpr\u00e8tent des hypoth\u00e8ses comme \u00e9tant des probabilit\u00e9s r\u00e9elles (O\u2019Connor <em>et al.<\/em>, 2005). Des suivis efficaces, comme la th\u00e9rapie cognitivo-comportementale (TCC), existent (Abramowitz, 2009), mais force est de constater que les discours publics autour des TOCs sont restreints&nbsp;: peu d\u2019individus envisagent leur impact au quotidien. Ce discours limit\u00e9 peut expliquer pourquoi certains individus sont r\u00e9calcitrants \u00e0 chercher du soutien, ou re\u00e7oivent un diagnostic tardif, voire erron\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>La repr\u00e9sentation discursive de la sant\u00e9 mentale est importante&nbsp;: elle influence la perception sociale de certaines pathologies. En consid\u00e9rant cette m\u00e9diatisation limit\u00e9e, mon projet se concentrait sur le discours public autour des TOCs dans deux corpus bas\u00e9s sur les 50 derniers posts<a id=\"1h\" href=\"#1b\"><sup>1<\/sup><\/a> des comptes Instagram @laguepe_pasfolle (francophone) et @strengthinocd (anglophone)<a id=\"2h\" href=\"#2b\"><sup>2<\/sup><\/a>. Le choix d\u2019un r\u00e9seau social s\u2019explique par son aspect interactif&nbsp;; en effet, les discussions sur la sant\u00e9 mentale en ligne sont g\u00e9n\u00e9ralement b\u00e9n\u00e9fiques&nbsp;: \u00ab&nbsp;sharing narratives, stories, and experiences in written form can promote candid self-disclosure of difficult, stigmatized conditions&nbsp;\u00bb (Vornholt &amp; De Choudhury, 2021). Deux comptes de langues diff\u00e9rentes ont \u00e9t\u00e9 choisis afin de comparer les \u00e9tats du discours autour du TOC. Cela permet une forme de comparatisme qui, sans \u00eatre pr\u00e9cis\u00e9ment litt\u00e9raire, mobilise les outils des humanit\u00e9s num\u00e9riques ainsi que ceux de l\u2019analyse du discours. Quant \u00e0 la m\u00e9thodologie, chaque commentaire mentionnant \u00ab&nbsp;TOC&nbsp;\u00bb ou \u00ab&nbsp;OCD&nbsp;\u00bb (56 en anglais, 233 en fran\u00e7ais) a \u00e9t\u00e9 report\u00e9 dans un tableau, puis group\u00e9 en cat\u00e9gories d\u2019ordre discursives<a id=\"3h\" href=\"#3b\"><sup>3<\/sup><\/a>, qui ont constitu\u00e9 la base de ma comparaison. L\u2019analyse des corpus va me permettre de d\u00e9terminer si le discours sur les TOCs est similaire dans les deux langues, ou si des diff\u00e9rences \u00e9mergent.<\/p>\n\n<h3>L\u2019agentivit\u00e9 en discours<\/h3>\n<p>Mon axe de recherche se concentrait sur la question suivante&nbsp;: les discussions autour des TOCs, et leurs modalit\u00e9s discursives, permettent-elles aux individus de former une agentivit\u00e9 particuli\u00e8re face \u00e0 leur trouble&nbsp;? Le concept d\u2019agentivit\u00e9 est, en effet, au c\u0153ur des analyses de discours sociaux. C\u2019est une notion interdisciplinaire par essence, qui est en partie d\u00e9velopp\u00e9e par des litt\u00e9raires comparatistes. Selon Judith Butler, par exemple, un sujet existe selon des rapports de pouvoir, mais il a la capacit\u00e9 d\u2019agir, notamment \u00e0 travers le langage, sur la structure sociale qui l\u2019entoure. Rita Felski, se basant sur la sociologie structuraliste de Giddens, souligne que les activit\u00e9s humaines sont situ\u00e9es, et que la relation entre structures sociales et agentivit\u00e9 est en constant mouvement&nbsp;; le pouvoir d\u2019agir et la communication ne reproduisent pas simplement des mod\u00e8les sociaux existants, mais ils les modifient tout en s\u2019y inscrivant. Le concept d\u2019agentivit\u00e9 a d\u2019ailleurs d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 mobilis\u00e9 par d\u2019autres chercheurs travaillant sur les TOCs (Knapton, 2018&nbsp;; Oren <em>et al.<\/em>, 2016).<\/p>\n\n\n\n<p><strong>L\u2019agentivit\u00e9 \u00e0 l\u2019individu VS l\u2019agentivit\u00e9 aux TOCs<\/strong>. Je me suis int\u00e9ress\u00e9e \u00e0 deux cas en discours&nbsp;: soit l\u2019agentivit\u00e9 est donn\u00e9e \u00e0 l\u2019individu souffrant de TOCs, soit elle est attribu\u00e9e au TOC lui-m\u00eame. Dans le corpus anglophone, 21,43% de commentaires donnent l\u2019agentivit\u00e9 aux TOCs eux-m\u00eames, tandis que pour le corpus francophone, ce taux est de 15,88%. La personnification des TOCs peut cr\u00e9er une distance entre l\u2019individu et son trouble&nbsp;: \u00ab&nbsp;The construction of mental entities as able to think and act independently externalises the entities from the self [\u2026]&nbsp;\u00bb (Knapton, 2018). Cette strat\u00e9gie discursive s\u2019exprime \u00e0 travers un choix particulier d\u2019\u00e9nonciation&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Erratum: ce n\u2019est pas toi qui te coince dans la boucle&#8230; c\u2019est bien le toc qui t\u2019y coince.<\/em>&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les mots li\u00e9s au TOC&nbsp;: compulsion, obsession<\/strong>. On note une pr\u00e9valence du mot \u00ab&nbsp;compulsion&nbsp;\u00bb (7 fois en anglais, et 20 en fran\u00e7ais), tandis qu\u2019\u00ab&nbsp;obsession&nbsp;\u00bb appara\u00eet seulement 2 fois en anglais, et 3 en fran\u00e7ais. Cet \u00e9cart pourrait s\u2019expliquer \u00e0 travers l\u2019aspect plus visible des compulsions, comme v\u00e9rifier la fermeture d\u2019une porte. En effet, parler d\u2019une action semble plus simple que de d\u00e9crire ses pens\u00e9es, surtout si ces derni\u00e8res sont source d\u2019anxi\u00e9t\u00e9 ou de honte. Ici, l\u2019agentivit\u00e9 revient&nbsp;: la diff\u00e9rence entre ce qui se fait, et ce qui se pense.<\/p>\n\n\n\n\n\n<p><em><strong>Building community<\/strong><\/em><strong>&nbsp;: messages positifs et encouragements directs<\/strong>. Dans les deux corpus, je rel\u00e8ve des messages dont le ton est positif, mais aussi des commentaires encourageant les lecteur\u22c5ices \u00e0 traiter leurs TOCs. Dans le corpus anglophone, 26,8% des commentaires ont un ton positif, et 17,8 % sont des encouragements directs. Le corpus francophone montre 15,4% de commentaires positifs, et 22,3% d\u2019encouragements. Les messages positifs se traduisent par des exemples tels que \u00ab&nbsp;<em>appreciate your post!<\/em>&nbsp;\u00bb ou \u00ab&nbsp;<em>ton parcours est inspirant<\/em>&nbsp;\u00bb. L\u2019agentivit\u00e9 est donn\u00e9e \u00e0 l\u2019individu lorsqu\u2019il \u00e9crit appr\u00e9cier le contenu post\u00e9. Les encouragements sont, eux aussi, similaires dans les deux langues, et le plus souvent d\u00e9clar\u00e9s par des formules g\u00e9n\u00e9rales. Parfois, des commentaires relatent les exp\u00e9riences personnelles d\u2019individus souffrant de TOCs&nbsp;: dans le corpus anglophone, c\u2019est le cas dans un tiers du 17,8%; du c\u00f4t\u00e9 francophone, c\u2019est un quart des 22,3%. Ces v\u00e9cus personnels ressemblent \u00e0 l\u2019exemple suivant&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>i\u2019ve had my OCD diagnosis for a little over one year now, and i relate to this post heavily. i want you (and everyone else who\u2019s reading this) to know that recovery is closer than you think!!<\/em>&nbsp;\u00bb En g\u00e9n\u00e9ral, l\u2019encouragement est exprim\u00e9 par la <em>deixis<\/em> personnelle&nbsp;: le commentaire s\u2019adresse \u00e0 un\u22c5e interloctueur\u22c5ice \u00e0 travers la pronominalisation (tu\/vous\/you), comme ici&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Merci pour ton retour d\u2019exp\u00e9rience, courage \u00e0 toi.&nbsp;<\/em>\u00bb<\/p>\n\n\n\n\n\n<p><strong>Ph\u00e9nom\u00e8nes monolingues&nbsp;: verbalisation du TOC et humour<\/strong>. Durant le projet, deux ph\u00e9nom\u00e8nes monolingues pr\u00e9sents dans le corpus francophone sont apparus&nbsp;: les formes de verbalisation du TOC, ainsi que l\u2019humour.<\/p>\n\n<p>Pour les formes de verbalisation, l\u2019abr\u00e9viation \u00ab&nbsp;TOC&nbsp;\u00bb donne lieu \u00e0 des commentaires comme \u00ab&nbsp;<em>J\u2019ai toqu\u00e9 sur&#8230;<\/em>&nbsp;\u00bb, forme sans \u00e9quivalent dans le corpus anglophone. La langue fran\u00e7aise semble simplement mieux s\u2019accorder avec ce ph\u00e9nom\u00e8ne&nbsp;: en effet, l\u2019abr\u00e9viation \u00ab&nbsp;OCD&nbsp;\u00bb est difficile \u00e0 convertir en verbe. Cependant, je rel\u00e8ve la forme anglophone suivante&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>I am so OCD about&#8230;<\/em>&nbsp;\u00bb. Cette formule est parfois utilis\u00e9e pour banaliser les TOCs&nbsp;; la situation d\u2019\u00e9nonciation est donc essentielle. Le corpus francophone r\u00e9v\u00e8le aussi d\u2019autres formes grammaticales que \u00ab&nbsp;toquer&nbsp;\u00bb&nbsp;: par exemple, l\u2019utilisation du TOC comme adjectif&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Or, il n\u2019y a jamais de r\u00e9ponse aux obsessions tocquienne.<\/em>&nbsp;\u00bb Dans une forme comme \u00ab&nbsp;<em>Nous, les toqu\u00e9s<\/em>&nbsp;\u00bb, la pluralit\u00e9 du sujet et de l\u2019agentivit\u00e9 permettent aux individus de construire une communaut\u00e9 face aux st\u00e9r\u00e9otypes.<\/p>\n \u2002\u2002\u2002\u2002\u2002<p>Quant \u00e0 l\u2019ironie, elle est absente du corpus anglophone. Les francophones semblent donc plus souvent utiliser l\u2019humour pour expliquer leurs TOCs. Pour les individus souffrant de TOCs (Densham, 2021), cette strat\u00e9gie peut d\u00e9dramatiser certains sympt\u00f4mes&nbsp;: \u00ab&nbsp;[\u2026] laughter can be used in a way that takes the power away from OCD [\u2026]&nbsp;\u00bb (Duncan &amp; Strong, 2024). Deux hypoth\u00e8ses derri\u00e8re l\u2019absence d\u2019ironie dans les commentaires anglophones&nbsp;: la taille limit\u00e9e des pr\u00e9sents corpus, ainsi que la m\u00e9diatisation plus large des troubles anxieux en contexte anglophone (associations, recherches), ce qui am\u00e8nerait au ton plus s\u00e9rieux des commentaires anglais.<\/p>\n\n\n\n\n\n\n\n<h3>Conclusion<\/h3>\n\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9tat du discours, selon ces commentaires anglophones et francophones, d\u00e9montre diverses mani\u00e8res de discuter des TOCs. Durant le projet, des outils d\u2019analyse litt\u00e9raires et linguistiques (analyse de l\u2019\u00e9nonciation, des pronoms, etc.) ont \u00e9t\u00e9 appliqu\u00e9s au discours social sur les TOCs. En effet, on trouve, dans les deux corpus, des commentaires donnant l\u2019agentivit\u00e9 aux TOCs eux-m\u00eames&nbsp;; cette strat\u00e9gie discursive, d\u00e9j\u00e0 discut\u00e9e dans d\u2019autres discours sur la sant\u00e9 mentale, permet aux individus de cr\u00e9er une distance avec leurs obsessions et compulsions \u2013&nbsp;cela me semble particuli\u00e8rement int\u00e9ressant, car les TOCs se caract\u00e9risent par des pens\u00e9es \u00e9godystoniques. L\u2019agentivit\u00e9 donn\u00e9e aux TOCs, comme dans \u00ab&nbsp;<em>Ton TOC te fait croire qu\u2019il y\u2019a un probl\u00e8me \u00e0 r\u00e9soudre<\/em>&nbsp;\u00bb, redistribue le pouvoir d\u2019agir au trouble lui-m\u00eame. Au fil de l\u2019atelier, des liens interdisciplinaires entre mon projet et des champs tels que les <em>disabilities studies<\/em> se sont cr\u00e9\u00e9s, me permettant d&rsquo;envisager d&rsquo;autres questionnements autour du discours social sur les TOCs.<\/p>\n\n\n\n\n<h3>Bibliographie<\/h3>\n\n\n\n\n<p>ABRAMOWITZ Jonathan S., 2009, \u00ab&nbsp;Psychological Treatment for Obsessive-Compulsive Disorder&nbsp;\u00bb, dans Dan Stein, Eric Hollander, et Barbara O. Rothbaum (dir.), <em>Textbook of Anxiety Disorders<\/em>, 2nde \u00e9d., Washington, American Psychiatric Publishing, p.&nbsp;339-354.<\/p>\n\n\n\n\n\n<p>BUTLER Judith, 1997, <em>Excitable Speech: A Politics of the Performative<\/em>, New York, Routledge.<\/p>\n\n\n\n\n\n<p>DEGONDA Martina, WYSS Maja, ANGST Jules, 1993, \u00ab&nbsp;The Zurich study, XVIII: Obsessive-Compulsive Disorders and Syndromes in the General Population&nbsp;\u00bb, <em>European Archives of Clinical Neuroscience<\/em>, n\u00b0&nbsp;243, p.&nbsp;16\u201322.<\/p>\n\n\n\n\n\n<p>DENSHAM Rachel, 2021, <em>How do Therapists Understand and Use Humour in their Work with Obsessive-Compulsive Clients? A Grounded Theory Study<\/em>, th\u00e8se de doctorat, London Metropolitan University.<\/p>\n\n\n\n\n\n<p>DUNCAN Paula et STRONG Zoe, 2024, \u00ab&nbsp;Laughing with Me, Not at Me: The Importance of Challenging Stereotypes and Misconceptions in Mental Health and Neurodivergence&nbsp;\u00bb, <em>Journal of Disability &amp; Religion, <\/em>vol.&nbsp;2, n\u00b0&nbsp;29, p.&nbsp;157\u201370.<\/p>\n\n\n\n\n\n<p>FELSKI Rita, 1989, <em>Beyond Feminist Aesthetics: Feminist Literature and Social Change<\/em>, Cambridge, Harvard University Press.<\/p>\n\n\n\n\n\n<p>HASTINGS Janna, 2020, <em>Mental Health Ontologies: How we Talk about Mental Health and Why it Matters in the Digital Age, <\/em>Exeter, University of Exeter Press.<\/p>\n\n\n\n\n\n<p>HUNT Daniel et BROOKES Gavin, 2020, <em>Corpus, Discourse and Mental Health<\/em>, London, Bloomsbury.<\/p>\n\n\n\n\n\n<p>KNAPTON Olivia, 2018, \u00ab&nbsp;The Linguistic Construction of the Self in Narratives of Obsessive-Compulsive Disorder&nbsp;\u00bb, <em>Qualitative Research in Psychology<\/em>, vol.&nbsp;2, n\u00b0&nbsp;18, p.&nbsp;204-226.<\/p>\n\n\n\n\n\n<p>OREN Ela, FRIEDMANN Naama, DAR Reuven, 2016, \u00ab&nbsp;Things Happen: Individuals with High Obsessive-Compulsive Tendencies Omit Agency in their Spoken Language&nbsp;\u00bb, <em>Consciousness and Cognition<\/em>, n\u00b0&nbsp;42, p.&nbsp;125-134.<\/p>\n\n\n\n\n\n<p>O\u2019CONNOR Kieran, AARDEMA Frederick, P\u00c9LISSIER Marie-Claude, 2005, <em>Beyond Reasonable Doubt: Reasoning Processes in Obsessive-Compulsive Disorder<\/em>, Hoboken, John Wiley &amp; Sons.<\/p>\n\n\n\n\n\n<p>RASMUSSEN Steven A. et EISEN Jane L., 1992, \u00ab&nbsp;The Epidemiology and Differential Diagnosis of Obsessive-Compulsive Disorder&nbsp;\u00bb, <em>Journal of Clinical Psychiatry<\/em>, n\u00b0&nbsp;53, p.&nbsp;4\u201310.<\/p>\n\n\n\n\n\n<p>VORNHOLT Piper et DE CHOUDHURY Munmun, 2021, \u00ab&nbsp;Understanding the Role of Social Media\u2013Based Mental Health Support Among College Students: Survey and Semistructured Interviews&nbsp;\u00bb,<em> JMIR Ment Health<\/em>, n\u00b0&nbsp;8 (7), p.&nbsp;1-15.<\/p>\n\n\n\n\n\n<p>WEISSMAN Myrna M., 1994, \u00ab&nbsp;The Cross-National Epidemiology of Obsessive-Compulsive Disorder: The Cross-National Collaborative Group&nbsp;\u00bb, <em>Journal of Clinical Psychiatry<\/em>, n\u00b0&nbsp;55, p.&nbsp;5\u201310.<\/p>\n\n\n<h3>Notes<\/h3>\n\n\n<p><a id=\"1b\" href=\"#1h\">1.<\/a> En date du 01.04.25.<\/p>\n\n\n\n\n\n<p><a id=\"2b\" href=\"#2h\">2.<\/a> Pendant le projet de recherche, le nombre d\u2019abonn\u00e9s des deux comptes \u00e9tait d\u2019environ 3000 chacun.<\/p>\n\n\n\n\n\n<p><a id=\"3b\" href=\"#3h\">3.<\/a> \u00c0 noter que mon interpr\u00e9tation personnelle a pu impacter la cat\u00e9gorisation de certains commentaires.<\/p>\n\n\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\" \/>\n\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-l-039-atelier-comparatiste wp-block-embed-l-039-atelier-comparatiste\">\n<div class=\"wp-block-embed__wrapper\">https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercomparatiste\/alicia-saner\/<\/div><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les discours sociaux sur la sant\u00e9 mentale peuvent encourager ou d\u00e9courager un individu \u00e0 partager son v\u00e9cu. 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