{"id":754,"date":"2025-06-23T09:45:50","date_gmt":"2025-06-23T07:45:50","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercomparatiste\/?p=754"},"modified":"2026-03-27T17:18:09","modified_gmt":"2026-03-27T16:18:09","slug":"memoires-critiques-retour-reflexif","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercomparatiste\/memoires-critiques-retour-reflexif\/","title":{"rendered":"M\u00e9moires critiques : retour r\u00e9flexif"},"content":{"rendered":"\n<p>J\u2019ai r\u00e9dig\u00e9 des courtes critiques litt\u00e9raires portant sur quatre ouvrages d\u2019auteurs et autrices suisses&nbsp;: <em><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercomparatiste\/de-lemoi-a-leffroi\/\" data-type=\"post\" data-id=\"415\">La Longe<\/a><\/em> de Sarah Jollien-Fardel, <em><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercomparatiste\/je-me-reveillerai-un-matin-sous-un-ciel-nouveau-ou-le-chemin-vers-la-renaissance\/\" data-type=\"post\" data-id=\"518\">Je me r\u00e9veillerai un matin sous un ciel nouveau<\/a><\/em> d\u2019Anne Br\u00e9cart, <em><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercomparatiste\/la-emdanse-em-intime-politique-et-liberatrice-emdes-peres-em\/\" data-type=\"post\" data-id=\"660\">La Danse des p\u00e8res<\/a><\/em> de Max Lobe et <em><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercomparatiste\/glace-morte-ou-le-cri-dune-nature-en-sursis\/\" data-type=\"post\" data-id=\"512\">Glace morte<\/a><\/em> de Walter Rosselli.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour r\u00e9aliser ces critiques, j\u2019ai d\u2019abord eu l\u2019id\u00e9e de m\u2019inspirer de certains courants critiques majeurs (par exemple le structuralisme ou la psychocritique) et d\u2019appliquer \u00e0 chacune des \u0153uvres de mon corpus une approche sp\u00e9cifique. Or, j\u2019ai rapidement constat\u00e9 la difficult\u00e9 de ce genre de commentaire, ainsi que le manque de souplesse qu\u2019il entra\u00eene, en restreignant la lecture \u00e0 une seule grille d\u2019analyse. En effet, ces th\u00e9ories critiques emp\u00eachent parfois de pouvoir mentionner, au besoin, des observations qui sortent de leur cadre propre ou de celui des domaines auxquels elles s\u2019int\u00e9ressent. Ces r\u00e9flexions ont \u00e9t\u00e9 men\u00e9es en m\u00eame temps que la lecture d\u2019un ouvrage de Jean Starobinski, <em>La Relation critique<\/em>, dans lequel l\u2019auteur genevois valorise pr\u00e9cis\u00e9ment une approche critique qui se construit en fonction de l\u2019\u0153uvre \u00e0 commenter. Rien ne sert de vouloir appliquer une th\u00e9orie pr\u00e9d\u00e9termin\u00e9e \u00e0 l\u2019\u0153uvre litt\u00e9raire, celle-ci qui appelle \u00e0 des analyses relevant de divers domaines en fonction de sa construction, de sa forme ou de sa th\u00e9matique. J\u2019ai donc abandonn\u00e9 cette premi\u00e8re id\u00e9e au profit d\u2019une lecture plus attentive \u00e0 la sp\u00e9cificit\u00e9 de chaque ouvrage.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour garder une certaine coh\u00e9rence entre mes diff\u00e9rentes critiques, j\u2019ai finalement d\u00e9cid\u00e9 de rechercher une th\u00e9matique commune entre les \u0153uvres comment\u00e9es, pour pouvoir analyser et comparer la mani\u00e8re dont elle exploite ce motif. Ce fil directeur a \u00e9t\u00e9 celui de la m\u00e9moire et du souvenir. <em>Th\u00e8me majeur de ces quatre ouvrages, le travail ou la recherche m\u00e9morielle touchent tous les personnages qui prennent part \u00e0 ces r\u00e9cits<\/em>. Qu\u2019ils soient dans un instant de crise, un moment de vie intense ou une p\u00e9riode de remise en question, tous tentent de se rappeler un pass\u00e9 oubli\u00e9, ou au contraire de faire le deuil d\u2019\u00e9v\u00e8nements de vie r\u00e9volus mais encore trop pr\u00e9sents. \u00c0 leur mani\u00e8re, ces ouvrages disent tous l\u2019importance de la m\u00e9moire et d\u00e9clinent comment le souvenir peut devenir une arme contre le pr\u00e9sent (<em>Je me r\u00e9veillerai un matin sous un ciel nouveau<\/em>), un barrage contre l\u2019oubli (<em>La Longe<\/em>) ou une rem\u00e9moration qui permet d\u2019avancer (<em>La Danse des p\u00e8res<\/em>). Ainsi et dans toutes mes critiques, j\u2019ai tent\u00e9 d\u2019inclure quelques lignes ou quelques paragraphes sur ce sujet, pour mettre en lumi\u00e8re la mani\u00e8re originale et singuli\u00e8re dont chaque r\u00e9cit traite cette th\u00e9matique.<\/p>\n\n\n\n<p>Sur le plan m\u00e9thodologique, j\u2019ai dans un premier temps s\u00e9lectionn\u00e9 mes lectures en parcourant les publications r\u00e9centes. Certains ouvrages m\u2019ont tout de suite attir\u00e9e et m\u2019ont donn\u00e9 l\u2019id\u00e9e de d\u00e9velopper cette th\u00e9matique m\u00e9morielle. J\u2019ai choisi les deux derniers en fonction de celle-ci, en cherchant des ouvrages qui abordaient \u00e9galement cette question. Par la suite et apr\u00e8s une lecture et une annotation attentives des \u0153uvres, j\u2019ai toujours tent\u00e9 d\u2019\u00e9tablir un premier plan g\u00e9n\u00e9ral avant de commencer la r\u00e9daction. En d\u00e9terminant par avance les \u00e9l\u00e9ments que je voulais aborder, et en s\u00e9lectionnant certaines citations, il m\u2019\u00e9tait ensuite plus simple d\u2019entamer mon commentaire. L\u2019\u00e9tape de la r\u00e9\u00e9criture a \u00e9t\u00e9 \u00e9galement essentielle. Avec les commentaires re\u00e7us, j\u2019ai pu retravailler mes diff\u00e9rentes critiques.<\/p>\n\n\n\n<p>Quelques difficult\u00e9s sont apparues au fil de la r\u00e9daction. La premi\u00e8re fut de trouver le juste \u00e9quilibre entre r\u00e9sum\u00e9 de l\u2019ouvrage et analyse critique, notamment sans trop d\u00e9voiler l\u2019intrigue. Par exemple, dans le cas de <em>La Longe<\/em>, il a fallu trouver la bonne formulation pour la fin du commentaire, pour exprimer clairement mon jugement tout en conservant une part de myst\u00e8re sur le d\u00e9nouement de l\u2019\u0153uvre. La deuxi\u00e8me difficult\u00e9 est celle de garder en t\u00eate que le potentiel lecteur de la critique n\u2019a pas forc\u00e9ment lu l\u2019ouvrage et n\u2019a donc pas acc\u00e8s aux divers \u00e9l\u00e9ments de forme et de contenu mentionn\u00e9s. Enfin et parce que cette pratique \u00e9tait nouvelle pour moi, il m\u2019\u00e9tait parfois difficile de savoir quels \u00e9l\u00e9ments m\u00e9ritaient d\u2019\u00eatre invoqu\u00e9s pour justifier mes impressions de lecture. Au fil des lectures et des r\u00e9dactions, cette s\u00e9lection est devenue plus facile.<\/p>\n\n\n\n<p>Malgr\u00e9 ces quelques difficult\u00e9s, j\u2019ai trouv\u00e9 cet exercice tr\u00e8s enrichissant et formateur. Il m\u2019a permis d\u2019exp\u00e9rimenter une pratique qui n\u2019est pas fr\u00e9quente dans le cadre d\u2019\u00e9tudes universitaires, en r\u00e9unissant des outils d\u2019analyse textuelle \u00e0 une approche plus subjective.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Bibliographie<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>Ouvrages<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; BR\u00c9CART Anne, 2025, <em>Je me r\u00e9veillerai un matin sous un ciel nouveau<\/em>, Ch\u00eane-Bourg, Zo\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; JOLLIEN-FARDEL Sarah, 2025, <em>La Longe<\/em>, Paris, Sabine Wespieser.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; LOBE Max, 2025, <em>La Danse des p\u00e8res<\/em>, Ch\u00eane-Bourg, Zo\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; ROSSELLI Walter, 2025, <em>Glace morte<\/em>, Gen\u00e8ve, Slatkine.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Litt\u00e9rature secondaire<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; STAROBINSKI Jean, 1970, <em>La Relation critique<\/em>, Paris, Gallimard.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans le cadre de l\u2019Atelier des comparatistes, j\u2019ai choisi de me confronter \u00e0 l\u2019exercice de la critique litt\u00e9raire, une pratique famili\u00e8re en tant qu\u2019objet d\u2019\u00e9tude et de r\u00e9flexion, mais que je d\u00e9couvrais dans sa pratique. <\/p>\n","protected":false},"author":1003000,"featured_media":843,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[11,147],"tags":[],"class_list":{"0":"post-754","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-analyses","8":"category-critique-litteraire"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercomparatiste\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/754","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercomparatiste\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercomparatiste\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercomparatiste\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1003000"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercomparatiste\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=754"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercomparatiste\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/754\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1090,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercomparatiste\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/754\/revisions\/1090"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercomparatiste\/wp-json\/wp\/v2\/media\/843"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercomparatiste\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=754"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercomparatiste\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=754"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercomparatiste\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=754"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}