{"id":675,"date":"2024-03-30T11:26:48","date_gmt":"2024-03-30T10:26:48","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/archas\/?p=675"},"modified":"2024-03-30T11:32:37","modified_gmt":"2024-03-30T10:32:37","slug":"sous-fifre-du-diable-ou-messagere-de-dieu-jeannes-queer-du-moyen-age","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/archas\/sous-fifre-du-diable-ou-messagere-de-dieu-jeannes-queer-du-moyen-age\/","title":{"rendered":"Sous-fifres du Diable ou messag\u00e8res de Dieu? Jeannes queer du Moyen \u00c2ge"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"503\" height=\"756\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/archas\/files\/2024\/03\/Contemporaine_afb_jeanne_d_arc-Copie-1.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-676\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/archas\/files\/2024\/03\/Contemporaine_afb_jeanne_d_arc-Copie-1.png 503w, https:\/\/wp.unil.ch\/archas\/files\/2024\/03\/Contemporaine_afb_jeanne_d_arc-Copie-1-200x300.png 200w\" sizes=\"auto, (max-width: 503px) 100vw, 503px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">1.\tCroquis de Jeanne par le greffier du parlement de Paris Cl\u00e9ment de Fauquembergue en marge d\u2019un registre du Parlement de Paris, 10 mai 1429. Archives Nationales AE II 447, X1a 1481, f. 12r., D.R. \n\u00ab La seule image contemporaine de Jeanne fut dessin\u00e9e dans les marges d\u2019un manuscrit du Parlement de Paris par un greffier qui ne l\u2019avait jamais vue, et qui lui donnait les attributs connus par la rumeur : une \u00e9p\u00e9e trouv\u00e9e en suivant une voix \u00e0 Sainte-Catherine-de-Fierbois, une banni\u00e8re au nom de Jesus Maria, et des cheveux longs, parce qu\u2019elle \u00e9tait pucelle, c\u2019est-\u00e0-dire jeune fille non mari\u00e9e \u00bb. \n<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Les Jeannes dans l\u2019iconographie de la fin du Moyen \u00c2ge\u00a0: des figures fantasm\u00e9es<\/h4>\n\n\n\n<p>Bien que ce soit le seul dessin contemporain de la berg\u00e8re, il est int\u00e9ressant de voir que les attributs donn\u00e9s \u00e0 la jeune femme vont se multiplier \u00e0 travers le temps, \u00e0 commencer par sa repr\u00e9sentation dans le manuscrit fran\u00e7ais 12476 du <em>Champion des dames <\/em>de Martin le Franc (voir figure 2). Selon Maillet, c\u2019est ici \u00ab\u00a0une image d\u00e9j\u00e0 id\u00e9alis\u00e9e faite d\u2019apr\u00e8s les repr\u00e9sentations d\u2019amazones de l\u2019\u00e9poque\u00a0\u00bb.<a id=\"_ftnref1\" href=\"#_ftn1\">[1]<\/a> Cette notion d\u2019id\u00e9alisation est par ailleurs, d\u00e8s lors, cl\u00e9 puisqu\u2019elle est d\u00e9velopp\u00e9e par les peintres romantiques notamment<a id=\"_ftnref2\" href=\"#_ftn2\">[2]<\/a>, mais semble \u00e9galement continuer son chemin dans le pr\u00e9sent. En effet, comme le soul\u00e8ve Annabelle Marin, \u00ab\u00a0il est int\u00e9ressant de voir qu\u2019aujourd\u2019hui, dans les \u0153uvres cin\u00e9matographiques et les m\u00e9dias, le fantasme continue, se jouant des \u00e9poques et des espaces\u00a0\u00bb.<a id=\"_ftnref3\" href=\"#_ftn3\">[3]<\/a><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"716\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/archas\/files\/2024\/03\/f1-1024x716.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-679\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/archas\/files\/2024\/03\/f1-1024x716.jpeg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/archas\/files\/2024\/03\/f1-300x210.jpeg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/archas\/files\/2024\/03\/f1-768x537.jpeg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/archas\/files\/2024\/03\/f1-1200x839.jpeg 1200w, https:\/\/wp.unil.ch\/archas\/files\/2024\/03\/f1.jpeg 1464w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">2.\tSainte Jeanne d&rsquo;Arc, in Champion des dames de Martin le Franc, enl. artiste non identifi\u00e9, 1451, BnF, fr. 12476, f. 101v. <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"1022\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/archas\/files\/2024\/03\/f128-1024x1022.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-671\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/archas\/files\/2024\/03\/f128-1024x1022.jpeg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/archas\/files\/2024\/03\/f128-300x300.jpeg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/archas\/files\/2024\/03\/f128-150x150.jpeg 150w, https:\/\/wp.unil.ch\/archas\/files\/2024\/03\/f128-768x767.jpeg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/archas\/files\/2024\/03\/f128.jpeg 1026w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Jeanne la Papesse accouchant, dans Boccace, De casibus, (trad.) Laurent de Premierfait, (enl.) Ma\u00eetre de Rohan et coll., 1er quart du XVe si\u00e8cle, BnF, ms fr. 226, f. 252r.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Pour ce qui est de la papesse Jeanne, il n\u2019y a pas d\u2019id\u00e9alisation particuli\u00e8re du port de l\u2019habit masculin. En revanche, il est int\u00e9ressant d\u2019observer ses repr\u00e9sentations et de noter qu\u2019elle est d\u00e9peinte portant des v\u00eatements presque identiques aux cardinaux qui l\u2019entourent, comme dans la figure 3 repr\u00e9sentant <em>Jeanne la Papesse accouchant\u00a0<\/em>: la protagoniste porte la m\u00eame tunique blanche sous sa robe de pape que le cardinal \u00e0 sa droite. Ainsi, finalement, ce qui rapproche l\u2019analyse de ces deux cas c\u2019est que le travestissement, \u00ab\u00a0[q]u\u2019il soit men\u00e9 pour Dieu (Jeanne) ou contre Dieu (Jutta), dans les deux cas [\u2026] est condamn\u00e9\u00a0: par les juges de Rouen dans le proc\u00e8s historique de Jeanne d\u2019Arc et par le Christ dans la pi\u00e8ce allemande de Jutta\u00a0\u00bb.<a id=\"_ftnref1\" href=\"#_ftn1\">[1]<\/a><\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Leurs repr\u00e9sentations dans les pi\u00e8ces de th\u00e9\u00e2tre m\u00e9di\u00e9vales<\/h4>\n\n\n\n<p>Vers le premier tiers du<em> Myst\u00e8re du Si\u00e8ge d\u2019Orl\u00e9ans <\/em>(vers 1450-60), une pi\u00e8ce dramatique, Dieu demande \u00e0 l\u2019ange Michel d\u2019aller d\u00e9l\u00e9guer la mission de lever le si\u00e8ge d\u2019Orl\u00e9ans \u00e0 Jeanne d\u2019Arc avec les consignes suivantes&nbsp;: &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Tu vas lui dire \u00e9galement<\/p>\n\n\n\n<p>Qu\u2019elle s\u2019habille en tenue d\u2019homme&nbsp;;<\/p>\n\n\n\n<p>Je lui donnerai la hardiesse,<\/p>\n\n\n\n<p>Pour que cela soit plus conforme.<a href=\"#_ftn2\" id=\"_ftnref2\">[2]<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Les requ\u00eates de Dieu sont ainsi aussi pr\u00e9cises qu\u2019\u00e9tonnantes, car elles m\u00e8nent Jeanne \u00e0 commettre une transgression de genre, tout en perturbant l\u2019ordre social et moral.<a href=\"#_ftn3\" id=\"_ftnref3\">[3]<\/a> C\u2019est d\u2019autant plus surprenant que le proc\u00e8s ou la condamnation de Jeanne d\u2019Arc ne sont pas pr\u00e9sents dans le myst\u00e8re, la tenue d\u2019homme reste alors un symbole de la volont\u00e9 de Dieu. Dans <em>Frau Jutta<\/em>, le travestissement de la papesse est condamn\u00e9 par tous les autres personnages&nbsp;: d\u00e9mons, Dieu, le Christ et la Mort, seule la Vierge Marie exprime de la compassion et c\u2019est celle-ci qui sauvera la papesse de la damnation \u00e9ternelle. Le discours de la Mort&nbsp;est particuli\u00e8rement poignant, car il illustre l\u2019abandon et le d\u00e9shonneur qui frappe la papesse&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<p class=\"has-text-align-left\">Dieu m\u2019a donn\u00e9 la permission<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left\">de t\u2019arracher la vie<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left\">parce que tu as agi contre sa volont\u00e9,<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left\">que tu t\u2019es promen\u00e9e v\u00eatue comme un homme,<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left\">que tu as caus\u00e9 le chaos dans la Chr\u00e9tient\u00e9,<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left\">que tu n\u2019es pas rest\u00e9e parmi les femmes.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left\">Et aussi parce que tu as agi sans respect envers toi-m\u00eame,<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left\">Que tu as port\u00e9 un enfant secr\u00e8tement.<a href=\"#_ftn4\" id=\"_ftnref4\">[4]<\/a><\/p>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p>Le travestissement de la papesse est d\u2019autant plus une transgression, car il n\u2019est pas l\u2019\u0153uvre de Dieu, au contraire il est pr\u00e9sent\u00e9 comme contre nature et donc \u00ab&nbsp;contre sa volont\u00e9&nbsp;\u00bb.<a href=\"#_ftn5\" id=\"_ftnref5\">[5]<\/a><\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Des femmes jou\u00e9es par des hommes&nbsp;?<\/h4>\n\n\n\n<p>Ces transidentit\u00e9s se complexifient lorsque l\u2019on sait que les acteurs de l\u2019\u00e9poque \u00e9taient principalement des hommes. L\u2019endossement des r\u00f4les f\u00e9minins par des hommes est un acte int\u00e9ressant, tel que le rel\u00e8ve Stephen K. Wright pour la papesse Jeanne&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Frau Jutten<\/em> presents a male actor who cross-dresses as a female character who cross-dresses as a man&nbsp;\u00bb.<a href=\"#_ftn6\" id=\"_ftnref6\">[6]<\/a> Il y a donc un double jeu de travestissement&nbsp;: celui de la papesse, mais aussi celui des acteurs. Ce jeu des renversements de genre prend n\u00e9anmoins fin une fois la papesse morte et sa maternit\u00e9 r\u00e9v\u00e9l\u00e9e.<a href=\"#_ftn7\" id=\"_ftnref7\">[7]<\/a> Cependant, la transidentit\u00e9 de la papesse se retrouve complexifi\u00e9e en retour par le fait m\u00eame que c\u2019est le statut de m\u00e8re de la papesse qui la sauve des Enfers. Pour ce qui est du myst\u00e8re de Jeanne d\u2019Arc, il n\u2019y a pas d\u2019information concernant l\u2019identit\u00e9 de genre de la personne qui l\u2019incarnait lors des repr\u00e9sentations. Cependant, la sp\u00e9cialiste du th\u00e9\u00e2tre m\u00e9di\u00e9val Susanna Scavello rel\u00e8ve dans sa th\u00e8se des sources qui t\u00e9moignent d\u2019actrices pour des repr\u00e9sentations m\u00e9di\u00e9vales de myst\u00e8res de martyrs comme \u00ab&nbsp;l\u2019attestation d\u2019une jeune actrice qui joue le r\u00f4le de sainte Catherine de Sienne dans un myst\u00e8re repr\u00e9sent\u00e9 toujours \u00e0 Metz en 1468&nbsp;\u00bb.<a href=\"#_ftn8\" id=\"_ftnref8\">[8]<\/a> Ainsi, bien que les acteurs soient en majorit\u00e9 masculins et que cela peut ajouter une complexit\u00e9 suppl\u00e9mentaire au travestissement, il se peut que des actrices aient elles-m\u00eames rejou\u00e9 dans la \u00ab&nbsp;peau&nbsp;\u00bb de ces Jeannes l\u00e9gendaires dont l\u2019identit\u00e9 trouble de genre fascinait probablement autant le public qu\u2019elle terrifiait l\u2019\u00c9glise. Jacques Le Goff avance en effet que la papesse Jeanne \u00ab&nbsp;a incarn\u00e9 la peur de la femme r\u00e9pandue par l\u2019\u00c9glise et surtout la peur d\u2019une intrusion f\u00e9minine dans l\u2019\u00c9glise elle-m\u00eame&nbsp;\u00bb.<a href=\"#_ftn9\" id=\"_ftnref9\">[9]<\/a> Aujourd\u2019hui, ces femmes habill\u00e9es en hommes sont revisit\u00e9es avec nos cat\u00e9gories et concepts contemporains, avec \u2013 entre autres \u2013 la critique du m\u00e9di\u00e9viste Hil\u00e1rio Franco J\u00fanior qui sugg\u00e8re quant \u00e0 lui que la papesse Jeanne est une figure d\u2019androgyn\u00e9it\u00e9 par excellence.<a href=\"#_ftn10\" id=\"_ftnref10\">[10]<\/a> En tenant alors compte des repr\u00e9sentations \u00e9crites et iconographiques de ces Jeannes, ainsi que des r\u00e9actions contemporaines aux faits et celles de nos temps contemporains, est-il totalement anachronique de d\u00e9signer ces Jeannes comme des mod\u00e8les queers&nbsp;et de les placer dans une histoire de personnages <a>et de personnalit\u00e9s <\/a>au genre fluide ?<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref1\" id=\"_ftn1\">[1]<\/a> Susanna Scavello, <em>Les femmes fortes de la sc\u00e8ne m\u00e9di\u00e9vale&nbsp;: martyres entre ciel et terre&nbsp;: \u00e9tude comparative des h\u00e9ro\u00efnes du th\u00e9\u00e2tre fran\u00e7ais des XIVe-XVIe si\u00e8cles<\/em> [en ligne]. Th\u00e8se in\u00e9dite des Universit\u00e9s d\u2019Amiens et de Bologne, 2021, p. 323.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref2\" id=\"_ftn2\">[2]<\/a> G\u00e9rard Gros (\u00e9d. partielle et trad.), <em>Myst\u00e8re du si\u00e8ge d\u2019Orl\u00e9ans<\/em>, Paris&nbsp;: Librairie g\u00e9n\u00e9rale fran\u00e7aise, 2001, v. 7051-54.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref3\" id=\"_ftn3\">[3]<\/a> En partie soulev\u00e9 dans Maillet, <em>Les Genres fluides<\/em>, <em>op. cit.<\/em>, 2020, p. 31.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref4\" id=\"_ftn4\">[4]<\/a> Dietrich Schernberg, <em>Ein schoen spiel von Frau Jutten<\/em>, \u00e9dit\u00e9 par Manfred Lemmer, 1971, Erich Schmidt Verlag GmbH &amp; Co. Extraits s\u00e9lectionn\u00e9s et traduits par Estelle Doudet.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref5\" id=\"_ftn5\">[5]<\/a> <em>Idem.<\/em><em><\/em><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref6\" id=\"_ftn6\">[6]<\/a> Ma traduction de&nbsp;: <a>\u00ab&nbsp;<em>Frau Jutten<\/em> presents a male actor who cross-dresses as a female character who cross-dresses as a man&nbsp;\u00bb<\/a> provenant de&nbsp;: Stephen K. Wright, \u00ab&nbsp;Joseph as Mother, Jutta as Pope: Gender and Transgression in Medieval German Drama&nbsp;\u00bb, <em>Theatre Journal <\/em>[en ligne], vol. 51, no. 2, 1999, p. 161.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref7\" id=\"_ftn7\">[7]<\/a> <em>Ibid.<\/em>, p. 162.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref8\" id=\"_ftn8\">[8]<\/a> Scavello, <em>Les femmes fortes de la sc\u00e8ne m\u00e9di\u00e9vale<\/em>, <em>op. cit.<\/em>, 2021, p. 255. \u00c0 ce sujet, voir aussi le sous-chapitre dans son int\u00e9gralit\u00e9 4.2.d. pp. 254-259.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref9\" id=\"_ftn9\">[9]<\/a> Jacques Le Goff, \u00ab&nbsp;La papesse Jeanne&nbsp;\u00bb, in <em>H\u00e9ros et merveilles du Moyen \u00c2ge<\/em>, Paris&nbsp;: Gallimard, 2014, p. 196.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref10\" id=\"_ftn10\">[10]<\/a> \u00ab&nbsp;[\u2026] das suas ainda inexploradas express\u00f5es andr\u00f3ginas&nbsp;\u00bb (= \u00ab&nbsp;[\u2026] de ses expressions androgynes encore non explor\u00e9es&nbsp;\u00bb), in&nbsp;: Hil\u00e1rio J\u00fanior FRANCO, \u00ab&nbsp;Joana, met\u00e1fora da androginia papal&nbsp;\u00bb, <em>Cultura <\/em>[en ligne], vol. 25, 2008, p. 121.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref1\" id=\"_ftn1\">[1]<\/a> <em>Ibid.<\/em>, p. 31.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref2\" id=\"_ftn2\">[2]<\/a> Voir Isabelle Durand-le-Guern, \u00ab&nbsp;Jeanne d\u2019Arc&nbsp;\u00bb, in <em>Le Moyen \u00c2ge des romantiques<\/em>, Rennes&nbsp;: PU de Rennes, 2001.<\/p>\n\n\n\n<p><a id=\"_ftn3\" href=\"#_ftnref3\">[3]<\/a> Annabelle Marin, \u00ab\u00a0De Jeanne d\u2019Arc aux combattantes d\u2019aujourd\u2019hui\u00a0\u00bb, in Florian Besson, Pauline Gu\u00e9na, Catherine Kikuchi, Annabelle Marin (dir.), \u00ab\u00a0De Jeanne d\u2019Arc aux combattantes d\u2019aujourd\u2019hui\u00a0\u00bb, in <em>Actuel Moyen \u00c2ge. Et si la modernit\u00e9 \u00e9tait ailleurs\u00a0?<\/em>, Paris\u00a0: Arkh\u00ea, 2017, p. 38.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Bibliographie <\/h2>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Source<\/h4>\n\n\n\n<p><a>Dietrich Schernberg<\/a>, <em>Ein schoen spiel von Frau Jutten<\/em>, \u00e9dit\u00e9 par Manfred Lemmer, 1971, Erich Schmidt Verlag GmbH &amp; Co. Extraits s\u00e9lectionn\u00e9s et traduits par Estelle Doudet.<\/p>\n\n\n\n<p>Gros G\u00e9rard (\u00e9d. partielle et traduction), <em>Myst\u00e8re du si\u00e8ge d\u2019Orl\u00e9ans<\/em>, Paris&nbsp;: Librairie g\u00e9n\u00e9rale fran\u00e7aise, 2001.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Litt\u00e9rature secondaire<\/h4>\n\n\n\n<p>Besson Florian, Gu\u00e9na Pauline, Kikuchi Catherine, Marin Annabelle (dir.), \u00ab&nbsp;De Jeanne d\u2019Arc aux combattantes d\u2019aujourd\u2019hui&nbsp;\u00bb, in <em>Actuel Moyen \u00c2ge. Et si la modernit\u00e9 \u00e9tait ailleurs&nbsp;?<\/em>, Paris&nbsp;: Arkh\u00ea, 2017, pp. 36-39.<\/p>\n\n\n\n<p>Durand-Le-Guern Isabelle, \u00ab&nbsp;Jeanne d\u2019Arc&nbsp;\u00bb, in <em>Le Moyen \u00c2ge des romantiques<\/em> [en ligne]. Rennes&nbsp;: PU de Rennes, 2001, DOI&nbsp;: <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.4000\/books.pur.29633\">https:\/\/doi.org\/10.4000\/books.pur.29633<\/a>, consult\u00e9 le 5 f\u00e9vrier 2023.<\/p>\n\n\n\n<p>Franco Hil\u00e1rio J\u00fanior, \u00ab&nbsp;Joana, met\u00e1fora da androginia papal&nbsp;\u00bb, <em>Cultura <\/em>[en ligne], vol. 25, 2008, URL&nbsp;: <a href=\"https:\/\/journals.openedition.org\/cultura\/655\">https:\/\/journals.openedition.org\/cultura\/655<\/a>, consult\u00e9 le 15 novembre 2023.<\/p>\n\n\n\n<p>Le Goff Jacques, \u00ab&nbsp;La papesse Jeanne&nbsp;\u00bb, in <em>H\u00e9ros et merveilles du Moyen \u00c2ge<\/em>, Paris&nbsp;: Gallimard, 2014, pp. 194-203.<\/p>\n\n\n\n<p>Maillet Clovis, <em>Les Genres fluides<\/em>, Paris&nbsp;: Arkh\u00e9, 2020, 172 p.<\/p>\n\n\n\n<p>Scavello Susanna, <em>Les femmes fortes de la sc\u00e8ne m\u00e9di\u00e9vale&nbsp;: martyres entre ciel et terre&nbsp;: \u00e9tude comparative des h\u00e9ro\u00efnes du th\u00e9\u00e2tre fran\u00e7ais des XIVe-XVIe si\u00e8cles<\/em> [en ligne]. Th\u00e8se in\u00e9dite des Universit\u00e9s d\u2019Amiens et de Bologne, 2021. URL&nbsp;: <a href=\"https:\/\/theses.hal.science\/tel-03852837\">https:\/\/theses.hal.science\/tel-03852837<\/a>, consult\u00e9 le 14 novembre 2023.<\/p>\n\n\n\n<p>Wright Stephen K., \u00ab&nbsp;Joseph as Mother, Jutta as Pope: Gender and Transgression in Medieval German Drama&nbsp;\u00bb, <em>Theatre Journal <\/em>[en ligne], vol. 51, no. 2, 1999, pp. 149-166. URL&nbsp;: <a href=\"https:\/\/www.jstor.org\/stable\/25068648\">https:\/\/www.jstor.org\/stable\/25068648<\/a>, consult\u00e9 le 14 novembre 2023.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les Jeannes dans l\u2019iconographie de la fin du Moyen \u00c2ge\u00a0: des figures fantasm\u00e9es Bien que ce soit le seul dessin contemporain de la berg\u00e8re, il est int\u00e9ressant de voir que les attributs donn\u00e9s \u00e0 la jeune femme vont se multiplier \u00e0 travers le temps, \u00e0 commencer par sa repr\u00e9sentation dans le manuscrit fran\u00e7ais 12476 du [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1002089,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":{"0":"post-675","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","6":"category-uncategorized"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/archas\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/675","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/archas\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/archas\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/archas\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1002089"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/archas\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=675"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/archas\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/675\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":681,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/archas\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/675\/revisions\/681"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/archas\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=675"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/archas\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=675"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/archas\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=675"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}