{"id":17544,"date":"2026-06-26T12:30:49","date_gmt":"2026-06-26T10:30:49","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/alumnil\/?p=17544"},"modified":"2026-06-26T12:30:50","modified_gmt":"2026-06-26T10:30:50","slug":"dardan-gjocaj","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/alumnil\/dardan-gjocaj\/","title":{"rendered":"Dardan Gjocaj"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\" style=\"font-size:30px\">La force de ne jamais renoncer<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\" style=\"font-size:0px\">La revanche de la migration<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Gr\u00e2ce \u00e0 sa soif de r\u00e9ussite personnelle, le Lausannois a fait mentir toutes les \u00e9tiquettes qu\u2019on aurait pu lui coller au cours d\u2019une vie. Celle de la soci\u00e9t\u00e9 tout d\u2019abord; de l\u2019\u00e9cole ensuite; puis du monde professionnel. \u00c0 37 ans aujourd\u2019hui, le consultant RH et sociologue du Cabinet Didisheim, a patiemment surmont\u00e9 les obstacles et pos\u00e9 les jalons d\u2019un parcours aussi brillant qu&rsquo;atypique, qui l\u2019a men\u00e9 sur les bancs des sciences sociales de l\u2019Universit\u00e9 de Lausanne. Quitte parfois \u00e0 provoquer le destin.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il transpire une sage douceur et de la maturit\u00e9 dans la voix de Dardan Gjocaj. De l\u2019ambition aussi. Pas celle qui \u00e9crase ou nourrit les conflits de pouvoir, mais une soif de r\u00e9ussite personnelle qui fait mentir toutes les \u00e9tiquettes que l\u2019on pourrait vous coller au cours d\u2019une vie. Celle de la soci\u00e9t\u00e9 tout d\u2019abord; de l\u2019\u00e9cole ensuite; puis du monde professionnel. \u00c0 37 ans, le fils a\u00een\u00e9 de parents immigr\u00e9s albanais est \u00e0 lui tout seul un mod\u00e8le de r\u00e9ussite et de r\u00e9silience. Tel un sportif de haut niveau, le consultant RH et sociologue du Cabinet Didisheim, a patiemment surmont\u00e9 les obstacles et pos\u00e9 les jalons d\u2019un parcours aussi brillant qu&rsquo;atypique. Quitte parfois \u00e0 provoquer le destin.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Malgr\u00e9 lui, Dardan Gjocaj fait partie de celles et ceux qui ont grandi trop vite. De son enfance \u00e0 la rue de la Borde, le p\u00e8re de famille est pass\u00e9 illico \u00e0 l\u2019\u00e2ge adulte. \u00c0 partir de 14 ans seulement, le jeune adolescent endosse un r\u00f4le important au sein de sa famille pour encadrer sa fratrie et soutenir ses parents: \u00abC\u2019\u00e9tait une p\u00e9riode tr\u00e8s difficile. Bien qu\u2019int\u00e9gr\u00e9, mon p\u00e8re et ma m\u00e8re s\u2019appuyaient sur moi pour surmonter la barri\u00e8re de la langue et certaines difficult\u00e9s administratives, se souvient-il. J&rsquo;ai d\u00fb finalement occuper tr\u00e8s t\u00f4t un r\u00f4le qui ne devrait pas \u00eatre celui d&rsquo;un jeune gar\u00e7on pr\u00e9adolescent. Mes parents ont fait du mieux qu&rsquo;ils pouvaient, mais ils avaient aussi leurs limites.\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au coll\u00e8ge de la Rouvraie, Dardan Gjocaj doit en parall\u00e8le jongler avec la pression de l\u2019orientation scolaire. Le syst\u00e8me l\u2019aiguille en VSO (ex-VG1): \u00abJ\u2019avais des envies bien s\u00fbr et l\u2019ambition simple de faire un apprentissage d\u2019employ\u00e9 de commerce. Comme beaucoup d\u2019immigr\u00e9s, mes parents voulaient m\u2019\u00e9viter un m\u00e9tier difficile, \u00e0 forte p\u00e9nibilit\u00e9, tr\u00e8s physique, qui \u00e9puise et brise le corps.\u00bb La visite obligatoire dans le bureau de l\u2019orientation professionnelle de l\u2019\u00e9cole est un \u00e9lectrochoc: \u00abj&rsquo;\u00e9tais dans ma 8\u00e8me ann\u00e9e (aujourd\u2019hui 10H). C\u2019est \u00e0 ce moment-l\u00e0 que je rencontre pour la toute premi\u00e8re fois une conseill\u00e8re pour m\u2019aiguiller sur la suite. Je me souviens lui avoir parl\u00e9 de mon aspiration. Elle m\u2019a dit \u2013 qu\u2019au vu de mes r\u00e9sultats \u2013 j\u2019avais peu de chance de r\u00e9ussir \u00e0 faire un apprentissage d\u2019employ\u00e9 de commerce et que je devais plut\u00f4t songer \u00e0 m\u2019orienter vers des m\u00e9tiers du b\u00e2timent. J\u2019ai pris litt\u00e9ralement une claque.\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dardan Gjocaj ne veut pas de cet avenir. Il se met un \u00abcoup de pied au derri\u00e8re\u00bb, termine sa scolarit\u00e9 obligatoire puis entreprend un raccordement pour rejoindre la voie sup\u00e9rieure. Ses r\u00e9sultats lui permettent d\u2019entrer au gymnase en voie dipl\u00f4me. Mais en cours de route, il met un frein \u00e0 cette ascension: \u00abJ\u2019apprends le diagnostic du cancer de stade 2 de mon p\u00e8re. On ne savait pas s\u2019il allait s\u2019en sortir. C&rsquo;\u00e9tait assez effrayant et perturbant. Encore une fois, au vu de la culture de mes parents et \u00e9tant donn\u00e9 que je suis l&rsquo;a\u00een\u00e9, j&rsquo;ai d\u00fb me montrer pr\u00e9sent. C&rsquo;est du moins le besoin que j\u2019ai ressenti \u00e0 ce moment-l\u00e0. J\u2019ai mis mes \u00e9tudes entre parenth\u00e8ses pour me consacrer \u00e0 ma famille.\u00bb Apr\u00e8s deux ann\u00e9es de traitements lourds et malgr\u00e9 des s\u00e9quelles, son p\u00e8re a vaincu le cancer.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Apr\u00e8s plusieurs ann\u00e9es de coupure et au grand soulagement de ses parents, Dardan Gjocaj remet les pieds dans les \u00e9tudes. Il ne terminera pourtant jamais sa maturit\u00e9 gymnasiale. L\u2019\u00e9tablissement lui demande de recommencer \u00e0 z\u00e9ro pour se mettre \u00e0 niveau. Le jeune homme bifurque alors dans le priv\u00e9 et int\u00e8gre une vol\u00e9e de l&rsquo;\u00c9cole PreP, \u00e0 Lausanne, qui pr\u00e9pare en une ann\u00e9e aux examens d\u2019entr\u00e9e d\u2019une facult\u00e9 de l\u2019Universit\u00e9 de Lausanne. Le d\u00e9fi est double. Il faut \u00e0 la fois suivre le rythme soutenu de l&rsquo;\u00c9cole et la financer. Dardan Gjocaj s\u2019autofinance par des missions d\u2019agents de s\u00e9curit\u00e9: \u00abJe travaillais de 22h \u00e0 5h du matin, 3 fois par semaine et suivais mes cours en parall\u00e8le du lundi au vendredi. C\u2019\u00e9tait dur, mais je savais pourquoi je le faisais\u00bb. Cet adepte de boxe anglaise et de kickboxing s\u2019est taill\u00e9 un physique tr\u00e8s demand\u00e9 aux entr\u00e9es des bo\u00eetes de nuit lausannoises. Il devient m\u00eame responsable de la s\u00e9curit\u00e9. Surtout, il r\u00e9ussit ses examens d\u2019entr\u00e9e \u00e0 l\u2019Universit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Apr\u00e8s une br\u00e8ve h\u00e9sitation pour HEC, Dardan Gjocaj entame un cursus en sciences politiques pour comprendre assez vite \u00eatre anim\u00e9 par les sciences sociales: \u00abJ\u2019avais finalement trouv\u00e9 une voie qui me permettait de r\u00e9pondre aux questions que je me suis toujours pos\u00e9es. \u00c0 savoir, pourquoi une soci\u00e9t\u00e9 fonctionne de telle mani\u00e8re et pas une autre? Pour quelles raisons les gens font ce qu\u2019ils font? L\u00e0, j&rsquo;avais trouv\u00e9 une discipline qui apportait des r\u00e9ponses \u00e0 travers une rigueur scientifique.\u00bb Contrairement \u00e0 d\u2019autres qui poursuivent \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 par confort, le Lausannois sait ce qu&rsquo;il veut et n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 poser son regard critique sur l&rsquo;institution: \u00abLes \u00e9tudes m\u2019ont permis de gagner en hauteur, de comprendre beaucoup de choses et d&rsquo;avoir un regard fin sur les dynamiques relationnelles entre les gens, les institutions et les structures sociales. N\u00e9anmoins, le cursus en sciences sociales forme essentiellement ses \u00e9tudiants \u00e0 devenir des chercheurs.\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le d\u00e9calage entre le discours de l\u2019Universit\u00e9 et la r\u00e9alit\u00e9 du march\u00e9 du travail est particuli\u00e8rement violent: \u00abLors des s\u00e9ances d\u2019informations, on nous d\u00e9voile la longue liste des d\u00e9bouch\u00e9s et des opportunit\u00e9s professionnelles. Ce que j\u2019ai observ\u00e9, c\u2019est que 90% des personnes avec qui j\u2019ai gard\u00e9 contact et qui faisaient partie de ma vol\u00e9e de Master s\u2019est retrouv\u00e9s plus d\u2019un an apr\u00e8s la fin de leur cursus toujours au ch\u00f4mage ou \u00e0 occuper un job pr\u00e9caire. Les \u00e9tudes en sciences sociales n\u2019aident pas \u00e0 trouver du travail; \u00e0 nous vendre sur le march\u00e9 et \u00e0 mettre en avant nos comp\u00e9tences, qui demeurent tr\u00e8s g\u00e9n\u00e9rales. Le march\u00e9 peine \u00e9galement \u00e0 voir les comp\u00e9tences concr\u00e8tes que peut amener un dipl\u00f4m\u00e9 en sciences sociales.\u00bb Gr\u00e2ce \u00e0 ses vies ant\u00e9rieures et son exp\u00e9rience du terrain, Gjocaj sort son \u00e9pingle du jeu. Durant ses \u00e9tudes, il a accumul\u00e9 bagage professionnel dans des associations et des structures d\u00e9di\u00e9s aux arts martiaux. Il y d\u00e9veloppe des comp\u00e9tences manag\u00e9riales, RH et endoss\u00e9 divers r\u00f4les et responsabilit\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Son Master en poche, Dardan Gjocaj poursuit un semestre \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Lausanne en tant qu\u2019assistant d&rsquo;enseignement et de recherche. En parall\u00e8le, il d\u00e9veloppe une activit\u00e9 ind\u00e9pendante \u00abet encore anecdotique\u00bb de consultant RH. Sa premi\u00e8re cliente n\u2019est autre que sa compagne, responsable administrative dans une structure publique: \u00abLes outils et le regard sociologique que j&rsquo;ai pu acqu\u00e9rir \u00e0 travers mes \u00e9tudes associ\u00e9es \u00e0 mon exp\u00e9rience manag\u00e9riale m\u2019ont permis de lui proposer certaines choses b\u00e9n\u00e9fiques. De fil en aiguille, j\u2019ai commenc\u00e9 \u00e0 accompagner quelques personnes.\u00bb Le projet familial d\u00e9cide Dardan Gjocaj \u00e0 quitter l\u2019ind\u00e9pendance pour la stabilit\u00e9. Apr\u00e8s plusieurs postulations et des r\u00e9ponses n\u00e9gatives, il se pr\u00e9sente au Cabinet Didisheim. Ce cabinet lausannois de psychologue du travail propose diff\u00e9rents services pour soutenir les entreprises et les collectivit\u00e9s publiques, de toutes tailles et de tous secteurs, dans l\u2019accompagnement et le d\u00e9veloppement de leurs collaborateurs.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Son profil correspond \u00e0 peu pr\u00e8s \u00e0 30% des crit\u00e8res de l\u2019offre d\u2019emploi: \u00ab\u00c0 ma grande surprise, j&rsquo;ai quand m\u00eame \u00e9t\u00e9 pris en entretien. Puis un deuxi\u00e8me. Et enfin, je suis invit\u00e9 \u00e0 passer un assessment, une \u00e9valuation d\u2019une journ\u00e9e au fil de laquelle les candidats sont mis en situation r\u00e9elle. C&rsquo;est une journ\u00e9e \u00e9prouvante o\u00f9 l\u2019on cherche \u00e0 \u00e9valuer les comp\u00e9tences des personnes sous toutes les coutures. J&rsquo;y suis all\u00e9 avec l\u2019id\u00e9e que si je r\u00e9ussis, je serai embauch\u00e9. \u00c7a, c&rsquo;\u00e9tait le plan. Mais rien ne s\u2019est pass\u00e9 comme cela.\u00bb Deux heures avant la fin de l\u2019assessment, on l\u2019informe que l\u2019aventure se termine pour lui malgr\u00e9 son potentiel.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Nous sommes en 2020. Le covid frappe \u00e0 la porte. Le march\u00e9 du travail se tend. Dardan Gjocaj cherche un emploi depuis environ un an. Dans ce contexte, il formule \u00e0 son interlocutrice une demande audacieuse: \u00abJe lui propose de venir travailler gratuitement durant trois mois. Et au bout de ce trimestre, qu\u2019elle se prononce sur mon engagement ou non. Qu\u2019elle puisse voir in vivo ce que je vaux. Elle \u00e9tait vraiment tr\u00e8s surprise.\u00bb Mais apr\u00e8s deux jours de r\u00e9flexion, elle le rappelle et lui propose un stage r\u00e9mun\u00e9r\u00e9 de trois mois.&nbsp;\u00c0 l\u2019issue du stage, il devra repasser un assessment: \u00abJ&rsquo;ai sign\u00e9 le contrat. Et puis, au bout de trois semaines, on m\u2019a engag\u00e9.\u00bb Aujourd\u2019hui \u00e7a fait plus de cinq ans.<br>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Lausanne, le 26 juin 2026<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size wp-block-paragraph\"><em>Article de Mehdi Atmani<br>Portrait de Dardan Gjocaj \u00a9 Felix Imhof<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La force de ne jamais renoncer<\/p>\n","protected":false},"author":1001058,"featured_media":17548,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","_seopress_robots_follow":"","_seopress_robots_imageindex":"","_seopress_robots_snippet":"","_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_robots_breadcrumbs":"","_seopress_robots_freeze_modified_date":"","_seopress_robots_custom_modified_date":"","_seopress_robots_canonical":"","_seopress_social_fb_title":"","_seopress_social_fb_desc":"","_seopress_social_fb_img":"","_seopress_social_fb_img_attachment_id":0,"_seopress_social_fb_img_width":0,"_seopress_social_fb_img_height":0,"_seopress_social_twitter_title":"","_seopress_social_twitter_desc":"","_seopress_social_twitter_img":"","_seopress_social_twitter_img_attachment_id":0,"_seopress_social_twitter_img_width":0,"_seopress_social_twitter_img_height":0,"_seopress_redirections_value":"","_seopress_redirections_enabled":"","_seopress_redirections_enabled_regex":"","_seopress_redirections_logged_status":"","_seopress_redirections_param":"","_seopress_redirections_type":0,"_seopress_analysis_target_kw":"","_seopress_news_disabled":"","_seopress_video_disabled":"","_seopress_video":[],"_seopress_pro_schemas_manual":[],"_seopress_pro_rich_snippets_disable_all":"","_seopress_pro_rich_snippets_disable":[],"_seopress_pro_schemas":[],"footnotes":""},"categories":[56241],"tags":[56376,56285,56311],"class_list":["post-17544","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-portrait","tag-ressource-humaine","tag-social","tag-ssp"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/alumnil\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/17544","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/alumnil\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/alumnil\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/alumnil\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001058"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/alumnil\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=17544"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/alumnil\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/17544\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":17557,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/alumnil\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/17544\/revisions\/17557"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/alumnil\/wp-json\/wp\/v2\/media\/17548"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/alumnil\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=17544"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/alumnil\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=17544"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/alumnil\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=17544"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}