{"id":14178,"date":"2017-01-16T11:16:00","date_gmt":"2017-01-16T10:16:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/alumnil\/?p=14178"},"modified":"2025-09-29T01:43:23","modified_gmt":"2025-09-28T23:43:23","slug":"anne-voeffray","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/alumnil\/anne-voeffray\/","title":{"rendered":"Anne Voeffray"},"content":{"rendered":"\n<p style=\"font-size:30px\">Quand l&rsquo;infirmi\u00e8re devient photographe-th\u00e9rapeute<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Elle a su marier son m\u00e9tier d&rsquo;infirmi\u00e8re, ses \u00e9tudes \u00e0 l&rsquo;Unil et sa passion pour la photo en cr\u00e9ant un m\u00e9tier \u00e0 la carte dont le fil rouge est l&rsquo;humain. Portrait de Anne Voeffray, dipl\u00f4m\u00e9e de SSP 2008.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Enfant, quel \u00e9tait le m\u00e9tier de vos r\u00eaves?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Enfant, je n\u2019avais pas de r\u00eaves personnels, si ce n\u2019est peut-\u00eatre celui de devenir princesse&#8230; Je passais mon temps \u00e0 lire, m\u2019ennuyer \u00e0 l\u2019\u00e9cole, r\u00eaver et regarder les clientes de ma m\u00e8re (qui \u00e9tait couturi\u00e8re) s\u2019admirer dans le miroir lors des s\u00e9ances d\u2019essayages. Ma m\u00e8re, par contre, avait pleins de projets pour moi: elle r\u00eavait que je devienne concertiste, critique d\u2019art, avocate ou chirurgienne\u2026 L\u2019autoroute semblait trac\u00e9e!<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Quel est votre job actuel?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Je pratique depuis plus de vingt ans la photographie (<a href=\"https:\/\/www.annevoeffrayphoto.ch\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">www.annevoeffrayphoto.ch<\/a>) et j\u2019enseigne la sociologie en lien avec l\u2019image dans diff\u00e9rentes hautes \u00e9coles sup\u00e9rieures. J\u2019accompagne \u00e9galement les personnes d\u00e9sireuses de d\u00e9velopper une introspection gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019outil photographique.<\/p>\n\n\n\n<p>Form\u00e9e en photographie th\u00e9rapeutique (partie m\u00e9connue de l\u2019art-th\u00e9rapie), je propose une approche individuelle et collective que j\u2019appelle \u00abphoto r\u00e9v\u00e9lation de soi\u00bb. Nous travaillons \u00e0 partir de photographies existantes ou cr\u00e9\u00e9es par le participant ou moi-m\u00eame. La puissance de ce processus de co-cr\u00e9ation provient du fait que l\u2019on travaille sur un plan symbolique, tout en \u00e9tant ancr\u00e9 dans la r\u00e9alit\u00e9. Par exemple, nous pouvons prendre une photographie existante du participant, la commenter, puis la compl\u00e9ter par un dessin en y int\u00e9grant les sensations, pens\u00e9es et \u00e9motions. Ensuite on recr\u00e9e cette image symbolique dans la r\u00e9alit\u00e9 en effectuant un portrait photographique, r\u00e9v\u00e9lant son moi int\u00e9rieur. Nous pouvons \u00e9galement partir en balade et effectuer des portraits qui mettent en lumi\u00e8re les diff\u00e9rentes facettes de la personnalit\u00e9 du participant ou encore travailler sur des th\u00e9matiques en groupe, telles que \u00abF\u00e9minit\u00e9S\u00bb, \u00abMasculinit\u00e9S\u00bb, \u00abVieillissement\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Vous avez choisi d&rsquo;\u00e9tudier \u00e0 la Facult\u00e9 de SSP (sciences sociales) par vocation, pouss\u00e9e par vos parents, pour faire comme vos amis?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Je n\u2019ai pas commenc\u00e9 mon parcours par un cursus universitaires. J\u2019avais choisi de travailler en tant qu\u2019infirmi\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s mes \u00e9tudes en soins infirmiers, j\u2019ai travaill\u00e9 trois ans dans les soins psycho-sociaux et aimais surtout la relation avec les patients. Par contre, les institutions ne privil\u00e9gient malheureusement plus tellement celle-ci et sont peu dispos\u00e9es \u00e0 prendre en compte le regard critique des professionnels des soins. Cette discr\u00e9pance entre la formation et la r\u00e9alit\u00e9 du terrain rend, selon moi, le m\u00e9tier passablement inint\u00e9ressant et ingrat. Il y avait aussi un aspect r\u00e9p\u00e9titif qui faisait qu\u2019apr\u00e8s une ann\u00e9e en diab\u00e9tologie, je commen\u00e7ais \u00e0 m\u2019ennuyer et me suis engag\u00e9e dans le service de sant\u00e9 de la FAREAS*.<\/p>\n\n\n\n<p>Une ann\u00e9e plus tard, j\u2019ai repris un poste de responsable d\u2019\u00e9quipe impliquant le fusionnement des \u00e9quipes de soin du grand Lausanne, ainsi que d\u2019importants enjeux politiques et sanitaires. J\u2019avais accept\u00e9 ce challenge car j\u2019\u00e9tais curieuse de participer \u00e0 la direction et avais l\u2019espoir (id\u00e9aliste) d\u2019am\u00e9liorer par l\u00e0 les fonctionnements institutionnels\u2026 dysfonctionnels! Bien entendu, les choses ne se sont pas pass\u00e9es si simplement et j\u2019ai donn\u00e9 ma d\u00e9mission.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019ennui et la r\u00e9volte que je ressens g\u00e9n\u00e9ralement assez rapidement \u2013 dans les institutions qui attendent de leurs employ\u00e9s de n\u2019\u00eatre que de simples ex\u00e9cutants \u2013 est \u00e9galement propre \u00e0 mon fonctionnement et \u00e0 ma personnalit\u00e9. Arriv\u00e9e \u00e0 ce stade, j\u2019ai ressenti le besoin d\u2019aller plus loin dans ma formation. Mon dipl\u00f4me d\u2019infirmi\u00e8re m\u2019offrait un m\u00e9tier. Mais je savais, d\u00e8s le d\u00e9but de cette formation, que je poursuivrai des \u00e9tudes ailleurs. Avec l\u2019aide d\u2019une conseill\u00e8re en emploi, j\u2019ai d\u00e9cid\u00e9 de me former en sciences sociales.<\/p>\n\n\n\n<p>Je n\u2019essayais pas de changer de voie en m\u2019inscrivant \u00e0 la Facult\u00e9 des SSP, j\u2019avais, au contraire, l\u2019objectif bien pr\u00e9cis de compl\u00e9ter ma formation dans les soins d\u2019un point de vue plus th\u00e9orique, en choisissant la moiti\u00e9 de mes cours \u00e0 option en lien avec le syst\u00e8me de sant\u00e9 et la relation entre les patients et les professionnels de la sant\u00e9. Comme j\u2019ai toujours \u00e9t\u00e9 passionn\u00e9e par l\u2019art et notamment de photographie, j\u2019ai \u00e9galement choisi tous les cours concernant la sociologie de l\u2019art, de la communication ou de l\u2019image.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Votre \u00e9tat d&rsquo;esprit au moment de l&rsquo;obtention de votre dipl\u00f4me?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Ma licence \u00e8s sciences sociales en poche, je me suis dit: \u00abTr\u00e8s bien, mais que faire de cela?\u00bb Je n\u2019avais pas un nouveau m\u00e9tier, mais une ouverture diff\u00e9rente, un regard (encore\u2026) plus critique sur le monde et ses institutions! Puis, j\u2019ai re\u00e7u une offre pour effectuer une th\u00e8se financ\u00e9e partiellement par le FNS**. Ayant un enfant en bas \u00e2ge \u00e0 cette \u00e9poque, j\u2019ai postul\u00e9. Cette proposition me permettait de concilier ma vie familiale et de poursuivre ma formation, tout en \u00e9tant r\u00e9mun\u00e9r\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Que s&rsquo;est-il pass\u00e9 par la suite?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s ma th\u00e8se (que je n\u2019ai pas termin\u00e9e pour des raisons diverses et complexes, li\u00e9es \u00e0 la recherche pluridisciplinaire en elle-m\u00eame, \u00e0 l\u2019arr\u00eat du financement, au deuil de ma m\u00e8re, suivi d\u2019une rupture dans ma vie personnelle), la passion que j\u2019avais pour la photographie a pris une place de plus en plus centrale dans ma vie.<\/p>\n\n\n\n<p>Ayant beaucoup perdu, je devais compenser cela, pour mon fils et pour moi-m\u00eame. Personne ne pourrait m\u2019enlever cette passion qui me nourrissait et qui continue encore aujourd\u2019hui de me nourrir. Elle est toujours l\u00e0, dans les bons, comme dans les moins bons moments, et m\u2019aide \u00e0 traverser les \u00e9preuves en restant forte. J\u2019ai r\u00e9alis\u00e9 que la recherche en sciences sociales ne me rendait pas assez vivante. Cette p\u00e9riode difficile dans ma vie m\u2019a permis de me recentrer sur ce qui \u00e9tait vraiment vital pour moi.<\/p>\n\n\n\n<p>De photographe amateure, je suis pass\u00e9e professionnelle, encourag\u00e9e par des photographes \u2013 qui m\u2019ont reconnue comme une des leurs \u2013 \u00e0 poursuivre ma qu\u00eate gr\u00e2ce aux mandats qui m&rsquo;ont \u00e9t\u00e9 confi\u00e9s, \u00e0 travers diverses expositions en galeries, gr\u00e2ce \u00e0 des collectionneurs qui ont achet\u00e9 mes travaux, et \u00e0 des articles propos\u00e9s par un critique d\u2019art, etc\u2026 Peu \u00e0 peu, je me suis fait conna\u00eetre et j\u2019ai ainsi pu exposer mes travaux dans diff\u00e9rents lieux, dont la Galerie de l\u2019Univers \u00e0 Lausanne, o\u00f9 je suis artiste permanente. En 2014, j\u2019ai \u00e9t\u00e9 invit\u00e9e par le Mus\u00e9e de l\u2019Elys\u00e9e \u00e0 Lausanne et par Open Show Switzerland \u00e0 Gen\u00e8ve \u00e0 projeter mes films photographiques. Derni\u00e8rement, j&rsquo;ai r\u00e9alis\u00e9 un ouvrage intitul\u00e9 \u00abMAGMA\u00bb qui a vu le jour fin 2016.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-small-font-size\"><img decoding=\"async\" alt=\"22189632bb1c6839d20f91459a524d43.jpg\" src=\"https:\/\/alumnil.unil.ch\/custom\/unil\/imgcache\/22\/18\/22189632bb1c6839d20f91459a524d43.jpg\"><br><em>Couverture du dernier ouvrage de Anne Voeffray, \u00ab\u00a0MAGMA\u00a0\u00bb, sorti en d\u00e9cembre 2016.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Ces diverses rencontres m\u2019ont donn\u00e9 confiance dans ce choix de vie radical sans que j\u2019aie eu besoin de m\u2019autoproclamer \u00abphotographe\u00bb. Ce sont les professionnels de l\u2019image, ainsi que les clients eux-m\u00eames qui m\u2019ont nomm\u00e9e photographe. Tout comme ma formation en sociologie de l\u2019art, ces rencontres m\u2019ont \u00e9galement guid\u00e9e dans mon positionnement dans le monde artistique. Je n\u2019ai, par exemple, jamais accept\u00e9 de payer pour exposer mon travail et ai toujours collabor\u00e9 avec de \u00abvrais galeristes\u00bb. Parall\u00e8lement \u00e0 divers mandats photographiques priv\u00e9s et institutionnels, j\u2019ai explor\u00e9 plusieurs voies artistiques, notamment les autoportraits.<\/p>\n\n\n\n<p>Suite \u00e0 ces belles reconnaissances vis-\u00e0-vis de mon travail, j\u2019ai \u00e9prouv\u00e9 le besoin de me former \u00e0 la photographie, non pas du point de vue technique ou conceptuel, mais par rapport \u00e0 la signification de faire des photos et \u00e0 l\u2019affirmation de mon \u00e9criture photographique. J\u2019ai donc effectu\u00e9 un Master class de photographie \u00e0 Paris.<\/p>\n\n\n\n<p>Parall\u00e8lement au d\u00e9veloppement de ma pratique artistique, l\u2019id\u00e9e d\u2019int\u00e9grer la photographie \u00e0 mes diverses formations a germ\u00e9. L\u00e0 encore, ce n\u2019est donc pas vraiment un changement de cap. La n\u00e9cessit\u00e9 imp\u00e9rieuse de photographier m\u2019a conduite \u00e0 fusionner et allier la pluralit\u00e9 de mes comp\u00e9tences \u00e0 ma passion pour la photographie, tant dans l\u2019enseignement que dans l\u2019accompagnement de personnes avec la \u00abphoto r\u00e9v\u00e9lation de soi\u00bb. Que ce soit dans mon travail d\u2019accompagnatrice, d\u2019enseignante ou d\u2019artiste, l\u2019observation des \u00eatres et du monde, ainsi que la relation \u00e0 soi et aux autres sont mes fils conducteurs.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Si c&rsquo;\u00e9tait \u00e0 refaire, que changeriez-vous?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Rien&nbsp;! La richesse de ce parcours est un cadeau d\u2019\u00e9volution personnelle permanente et m\u2019ouvre, non seulement \u00e0 moi-m\u00eame, mais \u00e0 des rencontres magnifiques\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019encourage les dipl\u00f4m\u00e9\u00b7e\u00b7s de l\u2019Unil \u00e0 multiplier les exp\u00e9riences, les voyages &#8211; dans la vraie vie ou \u00e0 travers la litt\u00e9rature, le cin\u00e9ma, etc. &#8211; ainsi que les rencontres, durant leur formation et apr\u00e8s. Et de suivre leurs passions, d\u00e9velopper leur cr\u00e9ativit\u00e9 et la connaissance de soi.<\/p>\n\n\n\n<p>Je dois mon parcours \u00e0 mon fonctionnement personnel, m\u00e9lange de curiosit\u00e9 pour diff\u00e9rents domaines, d\u00e9sir de libert\u00e9 et t\u00e9nacit\u00e9 face aux difficult\u00e9s, notamment lorsque l\u2019on est une femme. Mon directeur de th\u00e8se, le professeur Francesco Panese m\u2019avait sugg\u00e9r\u00e9 de fusionner mes domaines de comp\u00e9tences et d\u2019int\u00e9r\u00eats, plut\u00f4t que d\u2019en exclure certains ou les hi\u00e9rarchiser\u2026 J\u2019ai suivi son conseil, comblant ainsi mon besoin de diversit\u00e9 et d\u2019originalit\u00e9. Il s\u2019agit donc aussi d\u2019accepter son grain de folie!<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><em>* FAREAS = Fondation vaudoise pour l\u2019accueil des requ\u00e9rants d\u2019asile, renomm\u00e9e EVAM (Etablissement vaudois d\u2019accueil des migrants) en janvier 2008.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><em>** FNS = Fonds national suisse de la recherche scientifique, fondation suisse de droit priv\u00e9 fond\u00e9e en 1952 et d\u00e9di\u00e9e \u00e0 l&rsquo;encouragement de la recherche.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><em>Article de Jeyanthy Geymeier, Bureau des alumni, 16 janvier 2017<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quand l&rsquo;infirmi\u00e8re devient photographe-th\u00e9rapeute<\/p>\n","protected":false},"author":1002190,"featured_media":14180,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[56241],"tags":[56260,56282,56285,56311],"class_list":["post-14178","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-portrait","tag-art","tag-sante","tag-social","tag-ssp"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/alumnil\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14178","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/alumnil\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/alumnil\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/alumnil\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1002190"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/alumnil\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=14178"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/alumnil\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14178\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":16443,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/alumnil\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14178\/revisions\/16443"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/alumnil\/wp-json\/wp\/v2\/media\/14180"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/alumnil\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=14178"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/alumnil\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=14178"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/alumnil\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=14178"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}