{"id":14168,"date":"2016-10-14T10:37:00","date_gmt":"2016-10-14T08:37:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/alumnil\/?p=14168"},"modified":"2025-09-29T01:36:59","modified_gmt":"2025-09-28T23:36:59","slug":"marie-rumignagni","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/alumnil\/marie-rumignagni\/","title":{"rendered":"Marie Rumignagni"},"content":{"rendered":"\n<p style=\"font-size:30px\">Good morning Vietnam!<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Entre un job financi\u00e8rement confortable et le m\u00e9tier de ses r\u00eaves, elle a choisi la voie la moins facile et la plus risqu\u00e9e. Portrait d&rsquo;une femme qui ne regrette pas ce virage \u00e0 180\u00b0. Marie Rumignagni, dipl\u00f4m\u00e9e de HEC 2010.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Enfant, quel \u00e9tait le m\u00e9tier de vos r\u00eaves?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Je changeais d\u2019avis tous les jours. Je voulais devenir v\u00e9t\u00e9rinaire, puis oc\u00e9anographe, ensuite accessoiriste au th\u00e9\u00e2tre, et plus tard m\u00e9decin-l\u00e9giste. Mais avec le recul, l\u2019\u00e9criture et l\u2019esprit de d\u00e9couverte ont \u00e9t\u00e9 en quelque sorte les fils rouges de mon enfance. D\u00e8s qu\u2019il y avait un journal \u00e0 faire, ou un travail quelconque de r\u00e9daction, j\u2019\u00e9tais toujours partante.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Quel est votre job actuel?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Je suis assistante de r\u00e9daction au Courrier du Vietnam (<a href=\"https:\/\/www.alumnil.unil.ch\/Library\/Containers\/com.apple.mail\/Data\/Library\/Mail%20Downloads\/90C44C5A-8E0F-4DFF-93BD-A227E1AAB7D9\/lecourrier.vn\">lecourrier.vn<\/a>), le dernier m\u00e9dia en langue fran\u00e7aise du pays. Le poste est plut\u00f4t vari\u00e9; je travaille \u00e0 la fois comme \u00e9ditrice et correctrice pour les articles du magazine, mais \u00e9galement pour le site web et parfois pour l\u2019\u00e9mission t\u00e9l\u00e9 hebdomadaire. Je r\u00e9dige \u00e9galement quelques articles, donne des formations dans le domaine journalistique et me penche actuellement sur le renouvellement strat\u00e9gique de la ligne \u00e9ditoriale.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Vous avez choisi d\u2019\u00e9tudier \u00e0 la Facult\u00e9 de HEC (sp\u00e9cialisation Marketing) par vocation, pouss\u00e9e par vos parents, pour faire comme vos amis?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Je n\u2019avais pas encore une id\u00e9e pr\u00e9cise pour mon futur, j\u2019ai donc opt\u00e9 pour HEC en me disant que cette facult\u00e9 m\u2019ouvrirait un maximum d\u2019horizons, notamment sur l\u2019international, et que j\u2019allais bien trouver ma voie un jour ou l\u2019autre. Le marketing et le management sont venus naturellement: on y m\u00eale l\u2019humain, le pouvoir des mots et un soup\u00e7on d\u2019analyse. J\u2019ai pu d\u00e9couvrir le monde de l\u2019entrepreneuriat et l\u2019id\u00e9e qu\u2019il fallait d\u00e9fricher et d\u00e9velopper des concepts depuis z\u00e9ro m\u2019a beaucoup attir\u00e9e. Avec le recul, HEC m\u2019a apport\u00e9 de bonnes bases pour comprendre le fonctionnement de l\u2019\u00e9conomie, et m\u2019a forg\u00e9 un esprit rigoureux et analytique &#8211; des \u00e9l\u00e9ments qui aident dans le domaine du journalisme.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Votre \u00e9tat d\u2019esprit au moment de l\u2019obtention de votre dipl\u00f4me?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Une sensation d&rsquo;euphorie; je venais de passer pr\u00e8s de 5-6 ans \u00e9piques, au cours desquels il a fallu tout donner d\u00e8s le premier jour, et ne rien l\u00e2cher jusqu\u2019\u00e0 la derni\u00e8re seconde. En repensant \u00e0 tout mon parcours \u2013 entre le redoublement de la premi\u00e8re ann\u00e9e, les semaines \u00e0 b\u00fbcher les projets, les heures de permanence au bureau du Comit\u00e9 HEC, mon semestre d\u2019\u00e9change en Inde \u2013 je m\u2019\u00e9tais demand\u00e9 si la suite allait \u00eatre tout aussi intense, et surtout stimulante.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Que s\u2019est-il pass\u00e9 par la suite?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Je suis entr\u00e9e chez L&rsquo;Or\u00e9al en 2010, o\u00f9 j&rsquo;ai travaill\u00e9 pendant 3 ans comme Cheffe de produit. Je m\u2019occupais de A \u00e0 Z d\u2019une ou plusieurs franchises, depuis son lancement sur le sol suisse, des campagnes de publicit\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 la gestion du budget, en passant par les analyses strat\u00e9giques. Une opportunit\u00e9 en or \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque, pour une jeune alumna, et j\u2019appr\u00e9ciais le fait de pouvoir d\u00e9velopper de nombreuses comp\u00e9tences au sein d&rsquo;un seul poste.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais vers fin 2013, j\u2019ai d\u00e9cid\u00e9 de quitter le monde du marketing et des grandes multinationales. Je ne me sentais plus \u00e0 ma place, et j\u2019avais envie de changer d\u2019environnement ainsi que mon approche \u00e0 la vie professionnelle.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette d\u00e9cision de partir, puis de me r\u00e9orienter s&rsquo;est faite progressivement sur une ann\u00e9e. Je voulais d\u2019abord changer ma fa\u00e7on de travailler et identifier mes faiblesses pour m&rsquo;am\u00e9liorer avec l\u2019aide d\u2019une coach professionnelle. Mais au fil des discussions, elle m\u2019a fait prendre conscience que, finalement, je n\u2019\u00e9tais tout simplement pas faite pour ce genre de poste. Apr\u00e8s une p\u00e9riode tr\u00e8s intense au bureau, j\u2019ai donn\u00e9 ma d\u00e9mission. J\u2019avais besoin de temps pour clarifier mes id\u00e9es, dans le calme et c\u2019\u00e9tait la seule solution m\u00eame si cela paraissait risqu\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Les id\u00e9es pour la suite sont venues d\u2019elles-m\u00eames au bout de quelques semaines: pourquoi ne pas me lancer dans le journalisme? Mon seul souci \u00e9tait qu\u2019\u00e0 28 ans, sans contacts, il m\u2019\u00e9tait quasi impossible d\u2019\u00eatre engag\u00e9e comme stagiaire pendant deux ans dans une r\u00e9daction pour ensuite int\u00e9grer le Centre de Formation au Journalisme et au M\u00e9dia. J\u2019ai donc opt\u00e9 pour l\u2019Acad\u00e9mie de Journalisme et des M\u00e9dias de l\u2019Universit\u00e9 de Neuch\u00e2tel, qui offrait un master reconnu sur le plan national et international, et qui int\u00e9grait deux stages au sein m\u00eame des r\u00e9dactions. Un moyen de mettre le pied \u00e0 l\u2019\u00e9trier, et de r\u00e9aliser les premiers contacts, m\u00eame s\u2019il fallait d\u2019abord passer un concours et \u00eatre s\u00e9lectionn\u00e9e sur dossier, ce qui n\u2019\u00e9tait pas gagn\u00e9 d\u2019avance.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019avais toutes les cartes en main, il me suffisait de me lancer. Je n\u2019avais pas de famille \u00e0 charge, j\u2019avais le soutien inconditionnel de mon ami, avec en plus un double dipl\u00f4me d\u2019HEC et une premi\u00e8re exp\u00e9rience solide, je ne risquais finalement rien et n\u2019avais rien \u00e0 perdre. Au pire, je pourrais valoriser ces nouvelles aptitudes dans le \u00abcontent writing\u00bb, qui m\u00eale l\u2019\u00e9criture avec le marketing, au mieux, je pourrais exercer ce que j\u2019aime faire. Alors je me suis lanc\u00e9e, et j\u2019ai fonc\u00e9, pr\u00eate \u00e0 affronter ce qui adviendrait par la suite.\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-small-font-size\"><img decoding=\"async\" alt=\"8f975383c7a4d85077b60bad884fd162.jpg\" src=\"https:\/\/alumnil.unil.ch\/custom\/unil\/imgcache\/8f975383c7a4d85077b60bad884fd162.jpg\"><br><em>J&rsquo;ai calligraphi\u00e9 \u00ab\u00a0Bonheur\u00a0\u00bb en Vietnamien lors de la f\u00eate du T\u00eat en janvier 2016.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 mon retour aux \u00e9tudes j\u2019\u00e9tais tr\u00e8s enthousiaste et curieuse d\u2019apprendre de nouvelles choses. Mes seules appr\u00e9hensions \u00e9taient la diff\u00e9rence d\u2019\u00e2ge avec les autres \u00e9tudiants, craintes qui ont vite disparu d\u2019autant plus que nous \u00e9tions plusieurs \u00e0 \u00eatre de la m\u00eame g\u00e9n\u00e9ration avec un parcours similaire. J\u2019ai eu beaucoup de plaisir pendant ces deux ans, le fait d\u2019\u00eatre plus m\u00fbre dans la mani\u00e8re d\u2019apprendre et d\u2019aborder les mati\u00e8res m\u2019a permis d\u2019\u00eatre moins scolaire et de me d\u00e9barrasser de la pression. Finalement, tout est pass\u00e9 si vite.<\/p>\n\n\n\n<p>Du point de vue financier j\u2019ai pu me d\u00e9brouiller de mani\u00e8re relativement autonome pendant plus d\u2019une ann\u00e9e gr\u00e2ce aux \u00e9conomies accumul\u00e9es lorsque je travaillais pour L\u2019Or\u00e9al. En deuxi\u00e8me ann\u00e9e, j\u2019ai d\u00fb faire une demande de bourse, qui m\u2019a \u00e9t\u00e9 accord\u00e9e. En plus de cela, les stages int\u00e9gr\u00e9s dans mon master en journalisme \u00e9taient un peu r\u00e9mun\u00e9r\u00e9s, ce qui couvrait les frais d\u2019\u00e9colage relativement importants, sans compter les petits jobs d\u2019\u00e9criture ou de client myst\u00e8re pour arrondir les fins de mois. Lors de la transition entre la fin de mes \u00e9tudes et mon d\u00e9part pour le Vietnam, j\u2019ai \u00e9galement pu compter sur l\u2019aide de mes parents et de mon copain pour les tr\u00e8s gros impr\u00e9vus.<\/p>\n\n\n\n<p>Pendant mon Master, j\u2019ai aussi eu des moments de doute. D\u2019entendre tous les jours que le secteur du journalisme et des m\u00e9dias est un monde qui change, parfois pour le pire et qu\u2019il n\u2019y a plus rien \u00e0 faire ou que les conditions de travail sont \u00e9pouvantables, pouvait parfois questionner mon choix. D\u2019autant plus qu\u2019\u00e0 28 ans, on voit ses amis et proches avancer dans leurs carri\u00e8res, partir \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, fonder une famille. Je me suis souvent demand\u00e9e si je n\u2019allais pas droit dans le mur.<\/p>\n\n\n\n<p>Alors j\u2019ai d\u00e9cid\u00e9 de faire confiance \u00e0 mon instinct, et \u00e0 mon sens de l\u2019adaptation. Les r\u00e8gles changent, le paysage m\u00e9diatique aussi, et il est devenu impossible d\u2019y \u00e9chapper. Pourquoi ne pas int\u00e9grer ces contraintes pour mieux les g\u00e9rer? Ma recette: rester vigilante, ne pas baisser les bras devant les premiers \u00e9checs, et garder un esprit ouvert.<\/p>\n\n\n\n<p>Le doute \u00e9tait aussi pr\u00e9sent du c\u00f4t\u00e9 de mes parents au tout d\u00e9but; ma m\u00e8re, qui avait \u00e9t\u00e9 elle-m\u00eame journaliste, m\u2019avait mis en garde sur la difficult\u00e9 du m\u00e9tier. Mais de me voir bien dans mes baskets, et ce \u00e0 peine les \u00e9tudes d\u00e9marr\u00e9es, les a vite fait changer d\u2019avis, et depuis, ils ne cessent de me pousser. Mon copain a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 \u00e0 mes c\u00f4t\u00e9s d\u00e8s le premier jour. Je dois avouer que sur ce point, j\u2019ai eu une chance infinie.<\/p>\n\n\n\n<p>Le fait que j\u2019ai persist\u00e9 dans cette voie est sans doute d\u00fb \u00e0 mon \u00e9tat d\u2019esprit; je ne cesse de lire, de regarder, de m\u2019ouvrir, de me poser des questions, de repousser parfois certaines conceptions. Il y a des moments difficiles, mais d\u00e8s que l\u2019on ose, j\u2019ai le sentiment que cela va payer un moment ou un autre. Certains de mes amis qui ont pris des d\u00e9cisions tout aussi radicales ont \u00e9t\u00e9 pour moi une source de motivation suppl\u00e9mentaire, et j\u2019ai \u00e9t\u00e9 confort\u00e9e dans mon choix lors de mes deux stages au Temps et \u00e0 Bilan.<\/p>\n\n\n\n<p>Le retour dans le monde du travail a \u00e9t\u00e9 assez rapide. Alors que j\u2019\u00e9tais en pleine \u00e9criture de mon travail de m\u00e9moire en mai-juin 2015, j\u2019ai cliqu\u00e9 par curiosit\u00e9 sur un lien post\u00e9 sur Facebook par un ami au sujet d\u2019un poste \u00e0 l\u2019Organisation Internationale de la Francophonie et je suis tomb\u00e9e sur l\u2019annonce de mon poste actuel.<\/p>\n\n\n\n<p>Je n\u2019ai pas r\u00e9fl\u00e9chi \u00e0 la distance, j\u2019\u00e9tais attir\u00e9e d\u2019abord par la nature du poste. Pouvoir toucher autant de domaines dans le journalisme \u2013 de l\u2019\u00e9dition \u00e0 l\u2019\u00e9laboration d\u2019une strat\u00e9gie \u00e9ditoriale \u2013 est rare. La destination \u00e9tait quelque peu secondaire, mais il est vrai que de d\u00e9marrer sa carri\u00e8re professionnelle aussi loin est une tr\u00e8s belle opportunit\u00e9 et a \u00e9t\u00e9 un plus pour peaufiner mon dossier.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-small-font-size\"><img decoding=\"async\" alt=\"af5d6634814998830c4dc13bd7a2a14f.jpg\" src=\"https:\/\/alumnil.unil.ch\/custom\/unil\/imgcache\/af5d6634814998830c4dc13bd7a2a14f.jpg\"><br><em>Les spectaculaires rizi\u00e8res en terrasse \u00e0 Sapa au Vietnam, un voyage effectu\u00e9 en juin 2016.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>\u00c9videmment, il y a eu beaucoup de discussions autour de ce choix. J\u2019avais peur en premier lieu de me couper du monde journalistique suisse, alors que je n\u2019avais m\u00eame pas encore d\u00e9marr\u00e9 ma carri\u00e8re. Mes camarades auraient en quelque sorte \u00abune ann\u00e9e d\u2019avance\u00bb sur ce point, certains ayant d\u00e9j\u00e0 trouv\u00e9 un poste. J\u2019avais \u00e9galement des questions sur la fa\u00e7on de valoriser mon exp\u00e9rience \u00e0 mon retour, sachant notamment qu\u2019il serait difficile d\u2019utiliser mon ann\u00e9e \u00e0 Hanoi pour obtenir la carte de presse. Comment \u00e9voluer et progresser dans un environnement o\u00f9 le travail journalistique ne porte pas la m\u00eame signification qu\u2019en Suisse? Qu\u2019allais-je vraiment apprendre et tirer comme le\u00e7ons de ce poste? Mais aujourd\u2019hui, je pr\u00e9f\u00e8re prendre chacun de ces points avec recul. Je ne cesse d\u2019apprendre sur moi, sur mon travail, sur comment tourne le monde, je d\u00e9couvre d\u2019autres points de vue, d\u2019autres histoires. Finalement, c\u2019est ce qu\u2019il y a de plus important pour la suite, et je saurai en temps voulu trouver les bonnes cl\u00e9s pour avancer.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Si c\u2019\u00e9tait \u00e0 refaire, que changeriez-vous?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Je ne regrette en tout cas absolument rien, et je referais exactement les m\u00eames choix. C\u2019est sans doute la meilleure d\u00e9cision que j\u2019ai pu prendre, malgr\u00e9 les difficult\u00e9s. Je ne sais pas encore ce que l\u2019avenir me r\u00e9serve, mais je pr\u00e9f\u00e8re aborder les choses avec optimisme et calme. Je verrais bien o\u00f9 cela va m\u2019emmener.<\/p>\n\n\n\n<p>Une chose est s\u00fbre, avec mon parcours, j\u2019ai appris avant tout \u00e0 avoir confiance en mes capacit\u00e9s et mes ressources. M\u00eame s\u2019il faut aller chercher les possibilit\u00e9s, parfois au prix d\u2019efforts intenses, au d\u00e9triment du confort et de la s\u00e9curit\u00e9, m\u00eame si rien n\u2019est jou\u00e9 d\u2019avance, il faut tout donner. Il faut savoir s\u2019ouvrir sur tout, tant \u00e0 l\u2019inattendu qu&rsquo;\u00e0 l\u2019inconnu, m\u00eame si les conditions ne sont pas id\u00e9ales au d\u00e9but.<\/p>\n\n\n\n<p>Si mes conseils peuvent \u00eatre utiles, je dirais que chaque choix n&rsquo;est pas enti\u00e8rement d\u00e9finitif, et qu&rsquo;il faut parfois faire preuve de patience pour arriver l\u00e0 o\u00f9 on souhaite aller. Il faut apprendre \u00e0 s&rsquo;\u00e9couter, quoi qu&rsquo;on dise autour de vous, et donner du temps aux choses pour qu&rsquo;elles puissent se r\u00e9aliser. Il faut parfois reculer, et prendre des chemins qui ne semblent pas toujours exaltants au d\u00e9but, quitte \u00e0 ne pas faire exactement ce que l&rsquo;on a toujours r\u00eav\u00e9 de faire. Mais rien n&rsquo;est inscrit \u00e0 l&rsquo;avance, et il faut se faire confiance pour atteindre son but. Chaque pas compte, m\u00eame les plus petits. Et enfin, s&rsquo;ouvrir au maximum, parfois \u00e0 des domaines dont on ne soup\u00e7onnait m\u00eame pas l&rsquo;existence.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><em>Article de Jeyanthy Geymeier, Bureau des alumni, 14 octobre 2016<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Good morning Vietnam!<\/p>\n","protected":false},"author":1002190,"featured_media":14169,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[56241],"tags":[56256,56258,56259,56331],"class_list":["post-14168","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-portrait","tag-communication","tag-hec","tag-international","tag-marketing"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/alumnil\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14168","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/alumnil\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/alumnil\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/alumnil\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1002190"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/alumnil\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=14168"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/alumnil\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14168\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":16439,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/alumnil\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14168\/revisions\/16439"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/alumnil\/wp-json\/wp\/v2\/media\/14169"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/alumnil\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=14168"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/alumnil\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=14168"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/alumnil\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=14168"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}