{"id":9650,"date":"2019-05-09T08:25:54","date_gmt":"2019-05-09T06:25:54","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=9650"},"modified":"2020-07-22T13:53:06","modified_gmt":"2020-07-22T11:53:06","slug":"comment-notre-cerveau-fabrique-les-reves","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/comment-notre-cerveau-fabrique-les-reves\/","title":{"rendered":"Comment notre cerveau fabrique les r\u00eaves"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_9764\" aria-describedby=\"caption-attachment-9764\" style=\"width: 590px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-9764\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2019\/04\/reves_72_1.jpg\" alt=\"\" width=\"590\" height=\"345\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2019\/04\/reves_72_1.jpg 590w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2019\/04\/reves_72_1-445x260.jpg 445w\" sizes=\"auto, (max-width: 590px) 100vw, 590px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-9764\" class=\"wp-caption-text\">Frankie\u2019s \u00a9 Shutterstock<\/figcaption><\/figure>\n<p><em>Des m\u00e9decins du CHUV ont sond\u00e9 le cerveau des dormeurs et d\u00e9couvert l\u2019une des cl\u00e9s des songes. Ils ont d\u00e9j\u00e0 r\u00e9ussi \u00e0 pr\u00e9dire si une personne \u00e9tait en train de r\u00eaver et si ses exp\u00e9riences nocturnes \u00e9taient peupl\u00e9es de visages, de lieux ou de pens\u00e9es abstraites. Bient\u00f4t, ils esp\u00e8rent influencer nos r\u00eaves, \u00e0 des fins th\u00e9rapeutiques. Texte \u00c9lisabeth Gordon<\/em><\/p>\n<p>Depuis la nuit des temps, les r\u00eaves fascinent et intriguent. Quelle est l\u2019origine de ces images, pens\u00e9es ou aventures qui traversent notre sommeil ? \u00c0 quoi servent-elles? Les r\u00eaves existent-ils vraiment ou sont-ils une illusion, un tour que nous joue notre cerveau au r\u00e9veil? Les po\u00e8tes s\u2019en sont inspir\u00e9s, les psychanalystes les ont int\u00e9gr\u00e9s \u00e0 leur pratique, mais face \u00e0 eux, les scientifiques restaient songeurs et d\u00e9munis. Toutefois, les avanc\u00e9es r\u00e9centes des neurosciences ont compl\u00e8tement chang\u00e9 la donne. \u00abNous vivons un moment charni\u00e8re de la science onirique\u00bb, souligne Francesca Siclari, m\u00e9decin-associ\u00e9e au <a href=\"https:\/\/chuv.ch\/fr\/sommeil\">Centre d\u2019investigation et de recherche sur le sommeil<\/a> (CIRS) du CHUV.<\/p>\n<p><strong>Ondes lentes et rapides<\/strong><br \/>\nPour la ma\u00eetre de recherche et d\u2019enseignement de l\u2019UNIL, tout a commenc\u00e9 \u00abdans les ann\u00e9es 50, lorsque des chercheurs am\u00e9ricains de l\u2019Universit\u00e9 de Chicago ont d\u00e9couvert chez l\u2019humain le sommeil paradoxal, nomm\u00e9 aussi le sommeil REM (<em>Rapid Eye Movement Sleep<\/em>) car nos yeux bougent sans cesse, alors que nos muscles sont paralys\u00e9s. Ils ont alors constat\u00e9 que lorsque l\u2019on r\u00e9veillait des dormeurs dans cette phase du sommeil, une grande majorit\u00e9 d\u2019entre eux disaient avoir r\u00eav\u00e9.\u00bb Les scientifiques en ont conclu que seul le sommeil REM \u00e9tait le temps des songes. On sait maintenant qu\u2019il n\u2019en est rien et que l\u2019on r\u00eave aussi pendant les autres phases du sommeil. Puis, au cours des vingt derni\u00e8res ann\u00e9es, il est aussi apparu que, pendant la nuit, \u00ables diff\u00e9rentes aires c\u00e9r\u00e9brales ne dormaient pas toutes de la m\u00eame mani\u00e8re\u00bb. Il \u00e9tait donc n\u00e9cessaire de sonder localement le cerveau, pour tenter de comprendre comment y naissent les r\u00eaves.<\/p>\n<p>Cette exploration fine est devenue possible avec le d\u00e9veloppement de nouvelles techniques d\u2019imagerie. Notamment de l\u2019\u00e9lectroenc\u00e9phalographie (EEG) de haute densit\u00e9 qui, par le biais d\u2019un casque dot\u00e9 de 257 \u00e9lectrodes, permet d\u2019enregistrer l\u2019activit\u00e9 \u00e9lectrique des neurones dans les diff\u00e9rentes r\u00e9gions c\u00e9r\u00e9brales.<\/p>\n<p>Cette activit\u00e9 se manifeste sous forme de diff\u00e9rentes ondes, par exemple des ondes lentes (il y en a une \u00e0 quatre par seconde), \u00abqui sont vraiment la caract\u00e9ristique du sommeil profond\u00bb, et des ondes plus rapides (dont la fr\u00e9quence est de 20 \u00e0 50 par seconde), qui sont plus typiques du sommeil paradoxal et de l\u2019\u00e9veil. Une fois ces signaux enregistr\u00e9s, \u00ab\u00e0 l\u2019aide d\u2019algorithmes math\u00e9matiques, nous pouvons estimer, avec une bonne pr\u00e9cision, o\u00f9 ces ondes naissent \u00e0 la surface du cerveau\u00bb, constate Francesca Siclari. C\u2019est ainsi qu\u2019elle a pu \u00abidentifier la signature des r\u00eaves\u00bb.<\/p>\n<figure id=\"attachment_9733\" aria-describedby=\"caption-attachment-9733\" style=\"width: 263px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-9733\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2019\/04\/FrancescaSiclari_72.jpg\" alt=\"\" width=\"263\" height=\"393\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2019\/04\/FrancescaSiclari_72.jpg 263w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2019\/04\/FrancescaSiclari_72-174x260.jpg 174w\" sizes=\"auto, (max-width: 263px) 100vw, 263px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-9733\" class=\"wp-caption-text\">Francesca Siclari. M\u00e9decin-associ\u00e9e au Centre d\u2019investigation et de recherche sur le sommeil (CIRS) du CHUV.<br \/>Nicole Chuard \u00a9 UNIL<\/figcaption><\/figure>\n<p><strong>R\u00e9veill\u00e9s jusqu\u2019\u00e0 vingt fois par nuit<\/strong><br \/>\nLa chercheuse, qui travaillait alors \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 du Wisconsin, et ses coll\u00e8gues am\u00e9ricains ont invit\u00e9 quelque 80 volontaires \u00e0 venir dormir dans leur laboratoire pendant plusieurs nuits. Ils les installaient dans des chambres isol\u00e9es et leur mettaient sur la t\u00eate un casque bourr\u00e9 d\u2019\u00e9lectrodes. Pour les dormeurs, la t\u00e2che n\u2019\u00e9tait toutefois pas de tout repos. Deux \u00e0 vingt fois par nuit, ils \u00e9taient r\u00e9veill\u00e9s par un son g\u00e9n\u00e9r\u00e9 par un ordinateur. Un interviewer \u2013 \u00abqui \u00e9tait dans une autre chambre et communiquait avec eux par interphone\u00bb \u2013 leur demandait alors de raconter \u00abla derni\u00e8re exp\u00e9rience qui leur \u00e9tait pass\u00e9e par la t\u00eate avant le r\u00e9veil\u00bb. En d\u2019autres termes, s\u2019ils avaient r\u00eav\u00e9. \u00abCertains r\u00e9pondaient \u201crien du tout\u201d, et nous consid\u00e9rions qu\u2019ils sortaient d\u2019une p\u00e9riode d\u2019inconscience. D\u2019autres disaient qu\u2019ils avaient eu des exp\u00e9riences dont ils ne se rappelaient plus le contenu et d\u2019autres encore relataient leur exp\u00e9rience nocturne en d\u00e9tail \u2013 \u00abils se souvenaient m\u00eame parfois du dernier mot qui leur avait travers\u00e9 l\u2019esprit\u00bb.<\/p>\n<p>Les chercheurs ont ensuite examin\u00e9 l\u2019EEG des dormeurs \u00abvingt secondes avant leur r\u00e9veil\u00bb et regard\u00e9 s\u2019il y avait des diff\u00e9rences entre les enregistrements de ceux qui avaient dit avoir r\u00eav\u00e9 et les autres.<\/p>\n<p>\u00abNous avons observ\u00e9 que quand on r\u00eave, pr\u00e9cise Francesca Siclari, il y a moins d\u2019ondes lentes et plus d\u2019ondes de fr\u00e9quences rapides dans la r\u00e9gion post\u00e9rieure du cerveau que nous avons appel\u00e9e la \u201czone chaude\u201d. Celle-ci comprend les aires visuelles et celles qui int\u00e8grent les diff\u00e9rentes activit\u00e9s sensorielles en une exp\u00e9rience unique.\u00bb Et cela, quel que soit le stade du sommeil, REM ou non.<\/p>\n<p><strong>Zone chaude<\/strong><br \/>\nPlus surprenant encore: \u00abDans cette zone, les activit\u00e9s c\u00e9r\u00e9brales correspondaient au contenu des exp\u00e9riences relat\u00e9es par les sujets. En d\u2019autres termes, si une personne \u00e9tait en train de r\u00eaver d\u2019un visage, la zone correspondant \u00e0 celle qui s\u2019active pendant l\u2019\u00e9veil \u00e0 la vue d\u2019un visage s\u2019allumait aussi. Il en va de m\u00eame pour le langage ou pour les aventures nocturnes ayant un cadre spatial.\u00bb Par ailleurs, en observant l\u2019activit\u00e9 de la zone chaude des dormeurs en temps r\u00e9el, les chercheurs ont m\u00eame r\u00e9ussi \u00e0 pr\u00e9dire \u00absi le sujet \u00e9tait, ou non, en train de r\u00eaver pendant son sommeil non-REM, avec une pr\u00e9cision de 87%\u00bb.<\/p>\n<p>On serait donc tent\u00e9 de dire que les scientifiques ont enfin d\u00e9couvert la cl\u00e9 des songes. Francesca Siclari se montre plus prudente. \u00abLa zone chaude est importante pour la plupart des r\u00eaves, mais peut-\u00eatre en existe-t-il d\u2019autres, un peu particuliers, qui activent d\u2019autres r\u00e9gions c\u00e9r\u00e9brales. Il faudra d\u2019autres techniques que l\u2019EEG pour l\u2019\u00e9lucider.\u00bb<\/p>\n<p>Quoi qu\u2019il en soit, ces d\u00e9couvertes vont \u00e0 l\u2019encontre de quelques id\u00e9es re\u00e7ues. \u00abAuparavant, on pensait que, pour g\u00e9n\u00e9rer des exp\u00e9riences conscientes, il fallait que de nombreuses r\u00e9gions du cerveau soient actives. On constate aujourd\u2019hui qu\u2019une r\u00e9gion relativement restreinte semble suffire, en tout cas pendant le sommeil.\u00bb Surtout, ces r\u00e9sultats prouvent que les songes ne sont pas une cr\u00e9ation de notre imagination. \u00abCertains scientifiques ont longtemps pr\u00e9tendu qu\u2019il n\u2019\u00e9tait pas possible de faire le lien entre l\u2019activit\u00e9 c\u00e9r\u00e9brale et les r\u00eaves, parce que ces derniers sont invent\u00e9s au r\u00e9veil ou sont tellement modifi\u00e9s qu\u2019ils correspondent \u00e0 une histoire que l\u2019on se raconte. Nous avons montr\u00e9 que les r\u00e9cits des r\u00eaveurs sont fiables.\u00bb<\/p>\n<p>Il est donc d\u00e9sormais possible de sonder les songes, de conna\u00eetre leur nature et \u00abde diff\u00e9rencier les r\u00eaves compos\u00e9s de seules perceptions de ceux domin\u00e9s par des pens\u00e9es abstraites\u00bb car alors, c\u2019est plut\u00f4t la zone ant\u00e9rieure du cerveau qui est activ\u00e9e.<\/p>\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019intelligence artificielle, on devrait pouvoir aller encore plus loin, comme le sugg\u00e8re une exp\u00e9rience faite \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Kyoto. \u00abEn utilisant l\u2019IRM fonctionnelle (IRMf), les scientifiques japonais ont d\u2019abord observ\u00e9 la partie post\u00e9rieure du cerveau de volontaires qui regardaient des vid\u00e9os, afin d\u2019apprendre \u00e0 des algorithmes informatiques quel type d\u2019activit\u00e9 c\u00e9r\u00e9brale correspondait \u00e0 quel type d\u2019images, relate la sp\u00e9cialiste du CHUV. Puis ils ont fait dormir ces sujets dans l\u2019appareil d\u2019IRMf et ont demand\u00e9 \u00e0 l\u2019ordinateur de pr\u00e9dire \u00e0 quoi ils \u00e9taient en train de r\u00eaver pendant la transition veille-sommeil. Les r\u00e9sultats \u00e9taient exacts dans plus de 50% des cas. C\u2019est impressionnant.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Des retomb\u00e9es cliniques<\/strong><br \/>\nC\u2019est dire que les ondes c\u00e9r\u00e9brales pourraient bient\u00f4t offrir un acc\u00e8s au contenu d\u00e9taill\u00e9 des r\u00eaves, de les enregistrer, voire de les modifier. \u00abSi l\u2019on arrive \u00e0 d\u00e9tecter, en temps r\u00e9el, un cauchemar, il devrait \u00eatre possible d\u2019influencer l\u2019activit\u00e9 c\u00e9r\u00e9brale de mani\u00e8re non invasive gr\u00e2ce \u00e0 diverses techniques \u2013 qui vont d\u2019une simple stimulation acoustique \u00e0 la stimulation magn\u00e9tique transcr\u00e2nienne.\u00bb Cela s\u2019av\u00e9rerait fort utile pour soulager les personnes qui, suite \u00e0 un traumatisme, sont sujettes \u00e0 des cauchemars r\u00e9p\u00e9titifs. Car, au-del\u00e0 de l\u2019int\u00e9r\u00eat que suscite l\u2019exploration des r\u00eaves, la science onirique pourrait avoir des implications cliniques. Maintenant qu\u2019elle est revenue au CHUV, Francesca Siclari compte poursuivre ses recherches en s\u2019int\u00e9ressant plus particuli\u00e8rement \u00ab aux patients qui ont des plaintes par rapport aux r\u00eaves ou \u00e0 leur activit\u00e9 mentale pendant le sommeil, des troubles face auxquels on est d\u00e9muni.\u00bb<\/p>\n<p>C\u2019est notamment le cas de personnes qui viennent consulter parce qu\u2019elles ont des insomnies et n\u2019arrivent pas \u00e0 dormir. \u00abOr, quand elles passent une nuit dans notre Centre, on constate que certaines d\u2019entre elles ont dormi toute la nuit. Elles ont donc une perception alt\u00e9r\u00e9e de leur sommeil.\u00bb Est-ce d\u00fb au fait que certaines zones de leur cerveau ne dorment pas? L\u2019EEG \u00e0 haute r\u00e9solution donnera peut-\u00eatre la r\u00e9ponse. Si elle est positive, \u00abcela signifiera que ce n\u2019est pas un simple probl\u00e8me psychologique et on commencera \u00e0 les traiter comme de vrais insomniaques\u00bb.<\/p>\n<p>Autre sujet d\u2019int\u00e9r\u00eat: le somnambulisme. \u00abC\u2019est un \u00e9tat dissoci\u00e9 extr\u00eame. Certaines zones du cerveau, en particulier celles de la mobilit\u00e9, sont r\u00e9veill\u00e9es, c\u2019est pourquoi ces personnes bougent et se l\u00e8vent, alors que d\u2019autres sont endormies, ce qui explique qu\u2019elles ont des comportements assez illogiques. Mais, contrairement \u00e0 ce que l\u2019on pensait, elles ne sont pas inconscientes.\u00bb Au CIRS, Francesca Siclari et ses coll\u00e8gues renouvellent l\u2019exp\u00e9rience faite avec les r\u00eaveurs. Ils provoquent des \u00e9pisodes de somnambulisme et, juste apr\u00e8s, ils demandent aux sujets ce qui leur passait dans la t\u00eate avant qu\u2019ils ne se r\u00e9veillent. \u00abOn s\u2019aper\u00e7oit qu\u2019une grande partie d\u2019entre eux s\u2019en souviennent bien et que leurs comportements sont en relation avec leurs r\u00eaves. Cela nous permet d\u2019avoir un mod\u00e8le de la conscience et, en m\u00eame temps, de mieux comprendre ce trouble.\u00bb<\/p>\n<p>La ma\u00eetre d\u2019enseignement et de recherche de l\u2019UNIL s\u2019int\u00e9resse \u00e9galement aux r\u00eaveurs \u00e9piques. \u00abC\u2019est une condition tr\u00e8s peu connue. Certains patients se plaignent de trop r\u00eaver et de ne jamais pouvoir se reposer. Ils sont d\u2019ailleurs fatigu\u00e9s dans la journ\u00e9e et parfois, ils ont des somnolences.\u00bb R\u00eavent-ils vraiment plus que les autres? Leur zone chaude est-elle particuli\u00e8rement active et si oui, pourquoi? Autant de questions auxquelles Francesca Siclari va chercher \u00e0 r\u00e9pondre.<\/p>\n<p><strong>\u00c0 quoi servent les r\u00eaves?<\/strong><br \/>\nReste une question cruciale: \u00e0 quoi servent les songes? \u00abPour l\u2019instant, on ne sait m\u00eame pas si le r\u00eave a une fonction en soi\u00bb, r\u00e9pond Francesca Siclari. De nombreuses hypoth\u00e8ses ont \u00e9t\u00e9 avanc\u00e9es: ils serviraient \u00e0 consolider la m\u00e9moire, ou \u00e0 dig\u00e9rer les \u00e9motions ressenties dans la vie r\u00e9elle ou encore, comme cela a \u00e9t\u00e9 \u00e9voqu\u00e9 r\u00e9cemment, ils simuleraient la r\u00e9alit\u00e9 pour nous aider \u00e0 faire face aux dangers auxquels nous sommes confront\u00e9s dans la vie quotidienne. \u00c0 en croire les recherches actuelles, \u00ables r\u00eaves seraient plut\u00f4t un \u00e9piph\u00e9nom\u00e8ne de processus qui se d\u00e9roulent dans le cerveau et qui sont li\u00e9s \u00e0 la m\u00e9moire\u00bb. Comment les choses se passent-elles? Le myst\u00e8re reste entier.<\/p>\n<p>Article suivant: <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/decouverte-dun-chef-dorchestre-du-sommeil\/\">D\u00e9couverte d\u2019un chef d\u2019orchestre du sommeil<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Des m\u00e9decins du CHUV ont sond\u00e9 le cerveau des dormeurs et d\u00e9couvert l\u2019une des cl\u00e9s des songes. 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