{"id":9424,"date":"2019-01-31T08:14:11","date_gmt":"2019-01-31T06:14:11","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=9424"},"modified":"2020-01-24T10:44:03","modified_gmt":"2020-01-24T08:44:03","slug":"une-boussole-pour-lexperimentation-animale","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/une-boussole-pour-lexperimentation-animale\/","title":{"rendered":"Une boussole pour l\u2019exp\u00e9rimentation animale"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_9469\" aria-describedby=\"caption-attachment-9469\" style=\"width: 590px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-9469\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2019\/01\/experimentation_1_72.jpg\" alt=\"\" width=\"590\" height=\"447\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2019\/01\/experimentation_1_72.jpg 590w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2019\/01\/experimentation_1_72-343x260.jpg 343w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2019\/01\/experimentation_1_72-290x220.jpg 290w\" sizes=\"auto, (max-width: 590px) 100vw, 590px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-9469\" class=\"wp-caption-text\">Pancr\u00e9as de souris atteinte de diab\u00e8te de type 1 (\u00e0 g.) et de souris prot\u00e9g\u00e9e contre la maladie gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019injection d\u2019un virus dans le cadre des recherches men\u00e9es par Romano Regazzi (\u00e0 dr.). Les cellules Beta, qui produisent l\u2019insuline, apparaissent en bleu sur les images<br \/>\u00a9 Francesca Mancarella et Guido Sebastiani, Universit\u00e9 de Sienne<\/figcaption><\/figure>\n<p><em>\u00c0 l\u2019UNIL et ailleurs, la recherche en Sciences de la vie et en M\u00e9decine implique parfois le recours \u00e0 l\u2019exp\u00e9rimentation animale. Allez savoir! entame une s\u00e9rie d\u2019articles \u00e0 ce sujet. Le premier d\u2019entre eux est consacr\u00e9 au principe des \u00ab3R\u00bb, qui guide les scientifiques.<\/em><\/p>\n<p>Remplacer, r\u00e9duire, raffiner. Ces trois verbes, regroup\u00e9s sous l\u2019appellation \u00ab3R\u00bb, conditionnent la mani\u00e8re dont les animaux sont utilis\u00e9s pour la recherche dans les Hautes \u00c9coles suisses et dans l\u2019industrie. Formalis\u00e9s en 1959 par deux zoologues anglais, ces principes obligent les scientifiques \u00e0 traiter \u00ables animaux avec humanit\u00e9\u00bb, explique Chantra Eskes, directrice du <a href=\"https:\/\/www.swiss3rcc.org\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Centre de Comp\u00e9tence Suisse 3R<\/a>.<\/p>\n<p>Cr\u00e9\u00e9e en mars 2018, cette association agit sur mandat du Secr\u00e9tariat d\u2019\u00c9tat \u00e0 la formation, \u00e0 la recherche et \u00e0 l\u2019innovation. Elle regroupe les EPF, les universit\u00e9s et les HES actives dans les Sciences de la vie, ainsi que l\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral de la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et des affaires v\u00e9t\u00e9rinaires (OSAV), Interpharma et la Protection suisse des animaux.<\/p>\n<p>Tout scientifique qui souhaite mener de l\u2019exp\u00e9rimentation animale en Suisse doit prouver qu\u2019il ne peut s\u2019en passer. Cela implique de \u00abpasser par plusieurs \u00e9tapes, rel\u00e8ve Chantra Eskes. La demande est d\u2019abord r\u00e9vis\u00e9e par le d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 \u00e0 la protection des animaux de l\u2019institution o\u00f9 il travaille. Puis elle est revue par les Autorit\u00e9s v\u00e9t\u00e9rinaires cantonales, et finalement par une Commission cantonale des exp\u00e9riences sur animaux. L\u2019OSAV peut recourir contre la d\u00e9cision d\u2019autorisation.\u00bb Dans le canton de Vaud, la d\u00e9marche prend au minimum trois mois. La sp\u00e9cialiste rel\u00e8ve que la l\u00e9gislation suisse en mati\u00e8re de protection des animaux est plus stricte que la l\u00e9gislation europ\u00e9enne.<\/p>\n<p><strong>1. Remplacer<\/strong><br \/>\nPour obtenir leur autorisation, les scientifiques doivent s\u2019assurer qu\u2019il n\u2019existe pas de m\u00e9thodes alternatives permettant d\u2019obtenir les informations souhait\u00e9es. Par ordre de complexit\u00e9, les sources d\u2019information sont \u00abla revue de la litt\u00e9rature scientifique et des donn\u00e9es d\u00e9j\u00e0 existantes\u00bb, note Chantra Eskes. Puis la simulation informatique (<em>in silico<\/em>), les techniques <em>in vitro<\/em> (cultures de cellules par exemple) et enfin l\u2019utilisation d\u2019invert\u00e9br\u00e9s, dont certains ne requi\u00e8rent pas d\u2019autorisation, avant de passer \u00e0 l\u2019utilisation d\u2019animaux prot\u00e9g\u00e9s par la loi suisse sur la protection des animaux.<\/p>\n<p>Dans le cadre de sa recherche sur le diab\u00e8te de type 1 (lire ci-dessous), l\u2019\u00e9quipe du professeur Romano Regazzi a travaill\u00e9 in vitro avec des lymphocytes et des \u00eelots de Langerhans humains. Ces derniers sont difficiles \u00e0 obtenir, car ils proviennent de donneurs d\u00e9c\u00e9d\u00e9s et sont prioritairement pr\u00e9vus pour la transplantation. Des rongeurs ont \u00e9t\u00e9 mis \u00e0 contribution, car \u00abpour que nos r\u00e9sultats aient un sens, nous devons utiliser un mod\u00e8le relativement proche de l\u2019humain, si l\u2019on veut un jour se diriger vers une application m\u00e9dicale\u00bb, note le scientifique. Dans son cas, avec un animal chez qui le diab\u00e8te se d\u00e9veloppe comme chez l\u2019Homme. Dans ce contexte, le poisson-z\u00e8bre, un mod\u00e8le utilis\u00e9 par exemple pour la recherche sur le m\u00e9tabolisme, ne peut pas convenir. Les invert\u00e9br\u00e9s encore moins.<\/p>\n<p>\u00abLes lacunes scientifiques constituent le principal obstacle \u00e0 la substitution compl\u00e8te de l\u2019exp\u00e9rimentation animale. Le Centre de Comp\u00e9tence Suisse 3R soutient financi\u00e8rement des travaux qui font avancer la recherche dans le domaine des 3R\u00bb, ajoute Chantra Eskes. Un appel \u00e0 projets a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9 l\u2019automne dernier.<\/p>\n<p><strong>2. R\u00e9duire<\/strong><br \/>\nCe principe implique d\u2019utiliser le nombre n\u00e9cessaire d\u2019animaux, soit ni trop, ni trop peu. Dans ce dernier cas, en effet, les r\u00e9sultats risquent de ne pas \u00eatre significatifs, ce qui rend l\u2019exp\u00e9rience inutile. C\u2019est ici qu\u2019intervient la biostatistique, capable de d\u00e9finir ces valeurs au plus juste.<\/p>\n<p>Pour leurs travaux, Romano Regazzi et son \u00e9quipe avaient besoin, \u00e0 un moment pr\u00e9cis, de souris \u00e2g\u00e9es de 4 semaines. Le nombre n\u00e9cessaire a \u00e9t\u00e9 command\u00e9 aupr\u00e8s d\u2019\u00e9leveurs europ\u00e9ens sp\u00e9cialis\u00e9s. \u00abNous avons maximis\u00e9 l\u2019utilisation des rongeurs, apr\u00e8s leur mort, afin d\u2019en obtenir le plus d\u2019informations possible\u00bb, ajoute Romano Regazzi. Par exemple, les organes ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9cup\u00e9r\u00e9s et congel\u00e9s. Ces \u00e9chantillons pourront \u00eatre analys\u00e9s plus tard, si de nouvelles questions scientifiques surgissent. Ainsi, on \u00e9vite de devoir refaire des exp\u00e9riences qui n\u00e9cessiteraient l\u2019utilisation de souris suppl\u00e9mentaires.<\/p>\n<p><strong>3. Raffiner<\/strong><br \/>\nCe principe oblige \u00e0 am\u00e9liorer le bien-\u00eatre, r\u00e9duire le stress et limiter les souffrances de l\u2019animal. Chaque exp\u00e9rience se voit dot\u00e9e d\u2019un \u00abdegr\u00e9 de gravit\u00e9\u00bb. L\u2019\u00e9chelle commence \u00e0 0 (absence de contrainte). En Suisse, plus de 2\/3 des animaux utilis\u00e9s dans l\u2019exp\u00e9rimentation se trouvent dans les cat\u00e9gories 0 et 1, o\u00f9 la cat\u00e9gorie 1 correspond \u00e0 une contrainte l\u00e9g\u00e8re (par exemple, une injection). Le niveau le plus \u00e9lev\u00e9 est le 3, qui implique une contrainte s\u00e9v\u00e8re comme par exemple de la douleur et de l\u2019anxi\u00e9t\u00e9. Cela concerne moins de 3% des animaux utilis\u00e9s. \u00abDans chaque cas, la contrainte que subit l\u2019animal est mise en balance avec les b\u00e9n\u00e9fices que nous pouvons esp\u00e9rer pour la sant\u00e9 humaine, animale, de nouvelles connaissances ou la protection de l\u2019environnement\u00bb, rel\u00e8ve Chantra Eskes.<\/p>\n<p>La recherche pilot\u00e9e par Romano Regazzi a \u00e9t\u00e9 class\u00e9e \u00ab1\u00bb. Elle a impliqu\u00e9 une injection intrap\u00e9riton\u00e9ale d\u2019un virus \u00e0 chaque souris (lire ci-dessous), ainsi qu\u2019une mesure hebdomadaire du taux de glyc\u00e9mie. \u00abNos animaux ont v\u00e9cu jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019ils d\u00e9veloppent le diab\u00e8te de type 1. Les souris atteintes ont \u00e9t\u00e9 euthanasi\u00e9es afin de leur \u00e9viter de subir la maladie\u00bb, indique le scientifique.<\/p>\n<p>Certes, l\u2019application des \u00ab3R\u00bb est n\u00e9cessaire pour obtenir l\u2019autorisation de mener de l\u2019exp\u00e9rimentation. Mais un sondage tout r\u00e9cent, men\u00e9 aupr\u00e8s de 180 groupes de recherche en Suisse par le Centre de Comp\u00e9tence Suisse 3R, montre que la majorit\u00e9 des scientifiques applique ces r\u00e8gles d\u2019abord par souci du bien-\u00eatre des animaux. Un signe qu\u2019elles sont int\u00e9gr\u00e9es.<\/p>\n<h3>Le voile se l\u00e8ve\u00a0sur le diab\u00e8te 1<\/h3>\n<p>Le diab\u00e8te sucr\u00e9 de type 1 touche 50000 personnes en Suisse. Cette maladie incurable se d\u00e9clenche le plus souvent durant l\u2019enfance ou au d\u00e9but de l\u2019adolescence. Elle oblige les patients \u00e0 s\u2019injecter de l\u2019insuline pour compenser celle que leur pancr\u00e9as ne produit plus. Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, ce sont les cellules beta (et elles seules), dans les \u00eelots de Langerhans, qui produisent l\u2019hormone indispensable \u00e0 l\u2019absorption du glucose.<\/p>\n<p>Le diab\u00e8te de type 1 est une maladie auto-immune: le syst\u00e8me immunitaire des patients d\u00e9truit les cellules B. Comment? L\u2019un des m\u00e9canismes a \u00e9t\u00e9 d\u00e9couvert l\u2019automne dernier par une \u00e9quipe internationale men\u00e9e par Romano Regazzi, professeur au D\u00e9partement des neurosciences fondamentales (Facult\u00e9 de biologie et de m\u00e9decine).<\/p>\n<p>D\u2019abord, les lymphocytes (une vari\u00e9t\u00e9 de globules blancs) infiltrent le pancr\u00e9as. L\u00e0, ils rel\u00e2chent des v\u00e9sicules (petits organites sph\u00e9riques). Ces derniers transf\u00e8rent ensuite diff\u00e9rents microARNs aux cellules B. Il s\u2019agit de courtes s\u00e9quences d\u2019ARN, connues depuis moins de 30 ans, capables de r\u00e9guler, voire d\u2019\u00e9teindre l\u2019expression des g\u00e8nes. Certains de ces microARNs ont pour effet de \u00abprovoquer l\u2019apoptose, soit la mort de la cellule beta\u00bb, compl\u00e8te Romano Regazzi.<\/p>\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 la d\u00e9couverte de ce m\u00e9canisme jusque-l\u00e0 inconnu, l\u2019\u00e9quipe du chercheur lausannois a pu emp\u00eacher l\u2019apparition du diab\u00e8te de type 1 chez des souris particuli\u00e8res, appel\u00e9es NOD (<em>Non Obese Diabetic mice<\/em>). Chez ces rongeurs qui n\u2019existent pas dans la nature, la majorit\u00e9 des femelles et une partie des m\u00e2les d\u00e9veloppent spontan\u00e9ment la maladie. Pour cette raison, ce vert\u00e9br\u00e9 est le mod\u00e8le de r\u00e9f\u00e9rence pour la recherche sur le diab\u00e8te.<\/p>\n<p><strong>Un virus contre la maladie<br \/>\n<\/strong>Les scientifiques ont cr\u00e9\u00e9 un virus ad\u00e9no-associ\u00e9 (AAV), un type de virus \u00absouvent utilis\u00e9 comme vecteur pour modifier l\u2019expression g\u00e9nique dans les cellules, y compris chez l\u2019Homme\u00bb, pr\u00e9cise Romano Regazzi. Cet agent non pathog\u00e8ne, qui ne d\u00e9clenche en principe pas de r\u00e9action immunitaire, a \u00e9t\u00e9 inocul\u00e9 chez les souris \u00e0 leur quatri\u00e8me semaine de vie. Soit quatre semaines avant que les lymphocytes n\u2019infiltrent le pancr\u00e9as pour commencer leur \u0153uvre de destruction.<\/p>\n<p>Une fois install\u00e9 bien au chaud dans une cellule beta, l\u2019AAV force son h\u00f4te \u00e0 exprimer en permanence des s\u00e9quences qui se lient tr\u00e8s bien&#8230; \u00e0 trois types de microARNs d\u00e9l\u00e9t\u00e8res largu\u00e9s par les lymphocytes via des v\u00e9sicules. Les microARNs ainsi intercept\u00e9s sont neutralis\u00e9s et ne peuvent pas provoquer d\u2019apoptose. Les scientifiques ont choisi le terme \u00ab\u00e9ponge\u00bb pour qualifier leur trouvaille. \u00abA la fin de l\u2019exp\u00e9rience, 80% des animaux \u201ccontr\u00f4le\u201d ont d\u00e9velopp\u00e9 le diab\u00e8te type 1. Ce taux tombe \u00e0 40% chez les animaux trait\u00e9s.\u00bb<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9tude, qui a dur\u00e9 18 mois, a \u00e9t\u00e9 reconduite trois fois, afin de s\u2019assurer de la solidit\u00e9 des r\u00e9sultats. Elle ouvre la voie \u00e0 des travaux passionnants. Ainsi, \u00abnous aimerions mieux comprendre la nature de ce qui est \u00e9chang\u00e9 entre les lymphocytes et les cellules beta, au-del\u00e0 des microARNs\u00bb. La communication via les v\u00e9sicules marche dans les deux sens. Que peuvent bien \u00abse dire\u00bb ces deux types de cellules? Comment? Trouve-t-on des m\u00e9canismes \u00e9quivalents pour d\u2019autres maladies auto-immunes, comme la scl\u00e9rose en plaques? Les pistes de recherche ne manquent pas.<\/p>\n<p>Lymphocyte-Derived Exosomal MicroRNAs Promote Pancreatic Beta Cell Death and May Contribute to Type 1 Diabetes Development. Cell Metabolism, 11 octobre 2018. <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.cmet.2018.09.011\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">doi.org\/10.1016\/j.cmet.2018.09.011<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c0 l\u2019UNIL et ailleurs, la recherche en Sciences de la vie et en M\u00e9decine implique parfois le recours \u00e0 l\u2019exp\u00e9rimentation animale. 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