{"id":9275,"date":"2018-10-04T08:16:25","date_gmt":"2018-10-04T06:16:25","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=9275"},"modified":"2023-09-21T11:17:20","modified_gmt":"2023-09-21T09:17:20","slug":"la-tete-dans-les-etoiles","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/la-tete-dans-les-etoiles\/","title":{"rendered":"La t\u00eate dans les \u00e9toiles"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_9169\" aria-describedby=\"caption-attachment-9169\" style=\"width: 590px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-9169\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2018\/09\/nicollier_70_1.jpg\" alt=\"\" width=\"590\" height=\"393\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2018\/09\/nicollier_70_1.jpg 590w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2018\/09\/nicollier_70_1-390x260.jpg 390w\" sizes=\"auto, (max-width: 590px) 100vw, 590px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-9169\" class=\"wp-caption-text\">Claude Nicollier. Licence en Sciences physiques (1970).<br \/>Il tient ici la maquette du t\u00e9lescope spatial Hubble. \u00a9 Cyril Zingaro\/Keystone<\/figcaption><\/figure>\n<p>\u00abHuit minutes et demie apr\u00e8s le d\u00e9collage, vous tournez autour de la Terre \u00e0 7,7 km\/seconde&#8230; C\u2019est fabuleux, vous vous rendez compte?\u00bb Deux heures d\u2019\u00e9change \u00e0 b\u00e2tons rompus auront \u00e0 peine permis d\u2019effleurer le parcours de vie riche et hors du commun de l\u2019astronaute Claude Nicollier. Seul Suisse \u00e0 avoir vu la Terre depuis l\u2019espace, le natif de la Tour-de-Peilz fascine, \u00e0 74 ans, par sa s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 et son humilit\u00e9.<\/p>\n<p>Cadet d\u2019une fratrie de trois enfants, il voue une curiosit\u00e9 aux ph\u00e9nom\u00e8nes naturels, particuli\u00e8rement ceux qui se trouvent au-dessus de l\u2019horizon. \u00abJe passais des heures \u00e0 observer les \u00e9toiles ou les crat\u00e8res de la Lune avec mon petit t\u00e9lescope\u00bb, se souvient-il avant de d\u00e9tailler la matin\u00e9e du 15 f\u00e9vrier 1961. Depuis les Rochers-de-Naye, il avait alors photographi\u00e9 le Soleil, partiellement \u00e9clips\u00e9, se lever derri\u00e8re les montagnes. \u00abEt j\u2019avais cette passion pour l\u2019aviation qui me procurait un bonheur presque indescriptible.\u00bb Enfant, il construisait souvent des mod\u00e8les r\u00e9duits avec son p\u00e8re, ing\u00e9nieur en g\u00e9nie civil.<\/p>\n<p>Pendant deux ans, il met ses \u00e9tudes de physique \u00e0 l\u2019UNIL entre parenth\u00e8ses pour devenir pilote militaire et \u00abassouvir son obsession\u00bb. Quarante ans plus tard, Claude Nicollier reste intarissable lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019\u00e9voquer \u00abl\u2019amour de sa vie en mati\u00e8re d\u2019a\u00e9ronautique\u00bb: le Hunter. Ses yeux bleus, si clairs, d\u00e9gagent fiert\u00e9 lorsqu\u2019il pointe du doigt une maquette de cet avion de chasse, qui orne son bureau situ\u00e9 dans le Swiss Space Center, \u00e0 l\u2019EPFL.<\/p>\n<p>Chaque propos est illustr\u00e9 avec finesse et patience. Chaque \u00e9tape de vie est d\u00e9crite avec un grand souci du d\u00e9tail, des dates. Claude Nicollier \u00e9voque spontan\u00e9ment la nuit du 20 au 21 juillet 1969. \u00abNous \u00e9tions r\u00e9unis chez ma tante, qui poss\u00e9dait une t\u00e9l\u00e9 noir-blanc. En voyant l\u2019Homme marcher sur la Lune, j\u2019ai pens\u00e9 qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un r\u00eave impossible, r\u00e9serv\u00e9 aux Am\u00e9ricains et aux Sovi\u00e9tiques. Qu\u2019il n\u2019y avait pas de place pour un Suisse.\u00bb Et pourtant. En 1978, fort d\u2019une licence en physique et d\u2019un 3e cycle (master) en astrophysique, Claude Nicollier est s\u00e9lectionn\u00e9 pour int\u00e9grer le premier groupe d\u2019astronautes europ\u00e9ens. \u00abMes int\u00e9r\u00eats pour les sciences \u2013 l\u2019astronomie en particulier \u2013 et l\u2019aviation se sont r\u00e9unis admirablement dans un seul m\u00e9tier qui allait \u00eatre le mien pendant plus de trente ans.\u00bb D\u00e9tach\u00e9 \u00e0 Houston de 1980 \u00e0 2005, le Vaudois effectue quatre missions dans l\u2019espace (1992, 1993, 1996 et 1999), dont deux consacr\u00e9es \u00e0 la r\u00e9paration du t\u00e9lescope Hubble. Le scientifique \u00e9tait alors aux commandes du bras robotique servant \u00e0 ramener le t\u00e9lescope dans la soute de la navette pour \u00eatre r\u00e9par\u00e9. Photos et anecdotes viennent \u00e9tayer ses propos. \u00abL\u00e0, j\u2019avais la t\u00eate en bas, on voit la r\u00e9flexion de la Terre sur la visi\u00e8re de mon casque. C\u2019est cool, non?\u00bb<\/p>\n<p>Sur les murs pendent des cadres souvenirs, orn\u00e9s des insignes officiels des missions, tous r\u00e9alis\u00e9s par l\u2019astrophysicien lui-m\u00eame. \u00abJ\u2019ai toujours aim\u00e9 dessiner.\u00bb Un loisir qu\u2019il a longtemps partag\u00e9 avec sa fille cadette, Marina, aujourd\u2019hui architecte et \u00e9tablie \u00e0 Chicago. Claude Nicollier consacre d\u00e9sormais une partie de son temps \u00e0 sa famille. L\u2019a\u00een\u00e9e, Maya, vit dans la r\u00e9gion nyonnaise avec ses enfants. Et quand il n\u2019enseigne pas l\u2019ing\u00e9nierie spatiale \u00e0 l\u2019EPFL, on le trouve du c\u00f4t\u00e9 de La Bl\u00e9cherette, aux commandes de son Piper Super Cub. La t\u00eate dans les \u00e9toiles.<\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">La communaut\u00e9 des alumni\u00a0<\/span><span class=\"s1\">de l\u2019UNIL en ligne: <\/span><a href=\"https:\/\/unil.ch\/alumnil\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><span class=\"s1\">unil.ch\/alumnil<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00abHuit minutes et demie apr\u00e8s le d\u00e9collage, vous tournez autour de la Terre \u00e0 7,7 km\/seconde&#8230; C\u2019est fabuleux, vous vous rendez compte?\u00bb Deux heures d\u2019\u00e9change \u00e0 b\u00e2tons rompus auront \u00e0 &hellip; <\/p>\n","protected":false},"author":825,"featured_media":9183,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[42207,39524,42177,32],"tags":[42146],"class_list":{"0":"post-9275","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-alumni","8":"category-chronique","9":"category-no-70","10":"category-technologie","11":"tag-melanie-affentranger"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9275","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/users\/825"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=9275"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9275\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/media\/9183"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=9275"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=9275"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=9275"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}