{"id":911,"date":"2008-05-10T14:40:13","date_gmt":"2008-05-10T12:40:13","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=911"},"modified":"2010-10-26T17:02:04","modified_gmt":"2010-10-26T15:02:04","slug":"vous-aurez-tout-lete-pour-percer-lenigme-balthus","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/vous-aurez-tout-lete-pour-percer-lenigme-balthus\/","title":{"rendered":"Vous aurez tout l\u2019\u00e9t\u00e9 pour percer l\u2019\u00e9nigme Balthus"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2008\/05\/balthus.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-914\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2008\/05\/balthus.jpg\" alt=\"Vous aurez tout l\u2019\u00e9t\u00e9 pour percer l\u2019\u00e9nigme Balthus\" width=\"530\" height=\"260\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2008\/05\/balthus.jpg 530w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2008\/05\/balthus-300x147.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 530px) 100vw, 530px\" \/><\/a><\/p>\n<p><em>A la mi-juin, la Fondation Gianadda consacrera une r\u00e9trospective \u00e0 ce peintre, dont l\u2019oeuvre baigne souvent dans une \u00abinqui\u00e9tante \u00e9tranget\u00e9\u00bb. Ses tableaux sont aussi d\u2019\u00e9tonnants jeux de piste, dont vous devrez trouver la cl\u00e9, gr\u00e2ce notamment aux indices livr\u00e9s ici par Philippe Kaenel, enseignant en histoire de l\u2019art \u00e0 l\u2019UNIL.<\/em><\/p>\n<p>Pas de d\u00e9tail biographique. La meilleure fa\u00e7on de commencer est de dire: Balthus est un peintre dont on ne sait rien. Et maintenant, regardons les peintures.\u00bb C\u2019est, du moins, ce que Balthus r\u00e9pondit \u00e0 la Tate Gallery, qui lui demandait, en 1968, un texte de pr\u00e9sentation \u00e0 l\u2019occasion d\u2019une r\u00e9trospective qu\u2019elle lui consacrait. L\u2019artiste, qui r\u00e9pugnait \u00e0 tout commentaire sur son oeuvre, a cependant l\u00e2ch\u00e9, dans de rares interviews, qu\u2019il essayait \u00abde montrer le monde familier et ce qu\u2019il y a de divin dans la nature. Peindre est une pri\u00e8re.\u00bb<\/p>\n<p>A l\u2019entendre, sa peinture n\u2019avait \u00abrien d\u2019\u00e9nigmatique\u00bb. Pourtant, lorsqu\u2019on regarde ses oeuvres ou qu\u2019on lit des textes s\u2019y rapportant, on rencontre immanquablement les termes de malaise, d\u2019inqui\u00e9tante \u00e9tranget\u00e9, d\u2019\u00e9nigme, de myst\u00e8re tr\u00e8s vague et diffus, d\u2019enchantement p\u00e9trifi\u00e9 ou d\u2019\u00e9tat d\u2019hypnose.<\/p>\n<h2>\u00abLe personnage se pose en \u00e9nigme\u00bb<\/h2>\n<p>S\u2019il est impossible de r\u00e9sumer en quelques lignes la vie et l\u2019oeuvre \u2013 m\u00eame relativement peu abondante (350 tableaux seulement) \u2013 de cet artiste, on peut se demander d\u2019o\u00f9 venait ce rejet de la biographie de la part de celui qui v\u00e9cut plus de vingt ans dans le c\u00e9l\u00e8bre chalet aux cent treize fen\u00eatres de Rossini\u00e8re (de 1977 \u00e0 2001, date de sa mort, \u00e0 93 ans).<\/p>\n<p>Pour Philippe Kaenel, qui enseigne l\u2019histoire de l\u2019art \u00e0 l\u2019UNIL et qui a notamment \u00e9crit un article intitul\u00e9 \u00abBalthus ou les enjeux de la biographie\u00bb*, \u00able personnage se pose en \u00e9nigme qu\u2019il s\u2019agit de r\u00e9soudre par l\u2019interpr\u00e9tation et le discours. Ce jeu assez conscient, cette tactique du silence \u00e0 laquelle il n\u2019est pas rare que des artistes se pr\u00eatent, Balthus l\u2019a vraiment radicalis\u00e9e.\u00bb<\/p>\n<h2>Des sujets \u00e9rotiques, inqui\u00e9tants et intimes<\/h2>\n<p>A l\u2019origine de ce \u00abjeu\u00bb se trouverait la relation que l\u2019homme entretenait avec son oeuvre. \u00abLa volont\u00e9 de rester en retrait par rapport \u00e0 l\u2019oeuvre date probablement de l\u2019\u00e9pisode inaugural qui a marqu\u00e9 sa carri\u00e8re et qui l\u2019a \u00e0 la fois lanc\u00e9 et embarrass\u00e9\u00bb, observe Philippe Kaenel. Cet \u00ab\u00e9pisode inaugural\u00bb se produit en 1934, lors de sa premi\u00e8re exposition \u00e0 Paris, \u00e0 la galerie Pierre Loeb \u2013 Balthus n\u2019a alors que 26 ans. Les visiteurs y ont d\u00e9couvert des sujets \u00ab\u00e0 la fois \u00e9rotiques, inqui\u00e9tants et \u00e9galement intimes, puisque ces toiles mettaient en sc\u00e8ne une partie de ses amours de l\u2019\u00e9poque\u00bb, poursuit le chercheur de l\u2019UNIL.<\/p>\n<p>L\u2019exposition fit scandale, \u00e0 cause notamment de la fameuse \u00abLe\u00e7on de guitare \u00bb, une toile qui n\u2019est plus expos\u00e9e depuis quarante ans (elle est actuellement dans une collection priv\u00e9e aux Etats-Unis) mais qui est abondamment reproduite.<\/p>\n<p>C\u2019est un tableau qui fait penser \u00e0 une piet\u00e0. Empreint de duret\u00e9, il repr\u00e9sente une femme au sein droit nu. Elle tire les cheveux d\u2019une jeune fille, qui est allong\u00e9e sur ses genoux, le bas du corps d\u00e9nud\u00e9. Pr\u00e8s du sexe extraordinairement apparent de l\u2019adolescente, est pos\u00e9e la main gauche de la femme. S\u2019il y a bien une guitare sur le sol, la sc\u00e8ne ressemble davantage \u00e0 une gestuelle \u00e0 caract\u00e8re sexuel qu\u2019\u00e0 un cours de musique.<\/p>\n<h2>Une coupure absolue entre l\u2019oeuvre et l\u2019artiste<\/h2>\n<p>\u00abCette dramaturgie \u00e9rotique a \u00e9videmment attir\u00e9 l\u2019attention des critiques et des spectateurs sur le lien possible entre le peintre et ses sujets. Par la suite, Balthus n\u2019a eu de cesse d\u2019instaurer une coupure absolue entre son oeuvre et luim\u00eame \u00bb, poursuit le chercheur de l\u2019UNIL. Balthus continue pourtant \u00e0 peindre des toiles repr\u00e9sentant de tr\u00e8s jeunes filles, habill\u00e9es ou d\u00e9nud\u00e9es, qui produisent parfois le fameux \u00abmalaise\u00bb non pas tant \u00e0 cause de leur nudit\u00e9 que de l\u2019implicite qui y flotte.<\/p>\n<p>\u00abOn porte aujourd\u2019hui sur ce type d\u2019iconographie un regard tr\u00e8s diff\u00e9rent, l\u2019espace public \u00e9tant compl\u00e8tement occup\u00e9 par des affaires de p\u00e9dophilie, note Philippe Kaenel. Le monde de l\u2019art est d\u2019ailleurs victime de cette attitude, et nombre d\u2019artistes ont \u00e9t\u00e9 censur\u00e9s dans des expositions am\u00e9ricaines ou m\u00eame fran\u00e7aises pour avoir expos\u00e9 des enfants nus.\u00bb<\/p>\n<p>Impossible, pourtant, de regarder aujourd\u2019hui des tableaux comme ceux de Balthus de la m\u00eame mani\u00e8re qu\u2019on les d\u00e9couvrait dans les ann\u00e9es 1930, 1950 ou 1960, m\u00eame si la pratique du peintre est \u00e9videmment bien ant\u00e9rieure \u00e0 la pol\u00e9mique actuelle.<\/p>\n<h2>\u00abLa caresse de la gu\u00eape matinale\u00bb<\/h2>\n<p>Face \u00e0 l\u2019interpr\u00e9tation trop \u00e9rotique de ses oeuvres qui aurait pu le toucher, par effet de ricochet, Balthus a affirm\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises \u00abpeindre des corps purs qu\u2019il d\u00e9clare consid\u00e9rer comme des anges \u2013 c\u2019est-\u00e0-dire des figures asexu\u00e9es\u00bb, rel\u00e8ve Philippe Kaenel.<\/p>\n<p>La vie du peintre tend cependant \u00e0 confirmer sa passion pour les corps adolescents. Et ce n\u2019est pas le po\u00e8te Ren\u00e9 Char qui lui jettera la pierre. \u00abL\u2019oeuvre de Balthus, a-t-il \u00e9crit, est verbe dans le tr\u00e9sor du silence. Nous d\u00e9sirons, tous, la caresse de cette gu\u00eape matinale que les abeilles d\u00e9signent du nom de jeune fille et qui cache dans son corsage la cl\u00e9 de Balthus.\u00bb<\/p>\n<h2>Pas des provocations, de la peinture<\/h2>\n<p>Pourtant, ce qu\u2019il y a d\u2019\u00e9rotique dans de nombreuses toiles a \u00e9t\u00e9 comme \u00e9touff\u00e9 par les contemporains, commentateurs et admirateurs du peintre. \u00abCe qu\u2019il est important de voir, reprend Philippe Kaenel, c\u2019est comment l\u2019artiste a r\u00e9am\u00e9nag\u00e9 ce th\u00e8me tout au long de sa carri\u00e8re avec une tendance \u00e0 l\u2019euph\u00e9misation, \u00e0 l\u2019att\u00e9nuation de la dimension potentiellement \u00e9rotique de ses oeuvres. Les toiles plus tardives montrent des effets de texture et de g\u00e9om\u00e9trisation beaucoup plus importants que dans les d\u00e9buts, qui tendent \u00e0 souligner le travail formel. Les corps f\u00e9minins deviennent de plus en plus \u00abantinaturalistes\u00bb. Ils sont impossibles, ce sont des sortes d\u2019effigies qui renvoient \u00e0 l\u2019art primitif plus qu\u2019\u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 d\u2019une nudit\u00e9 adolescente. C\u2019est le cas du \u00abNu au foulard\u00bb, avec cette jambe avanc\u00e9e qui fait penser \u00e0 des statuettes \u00e9gyptiennes, par exemple.\u00bb<\/p>\n<p>Une mani\u00e8re de montrer qu\u2019il ne s\u2019agit pas d\u2019objets de provocation ni de pulsions, mais de peinture. \u00abUne mani\u00e8re, aussi, de reconstruire une carri\u00e8re d\u2019artiste \u00e0 partir d\u2019un \u00e9v\u00e9nement inaugural qui a jou\u00e9 une double fonction: celle de lancer l\u2019artiste, mais aussi de le marquer\u00bb, souligne le chercheur de l\u2019UNIL.<\/p>\n<h2>Des \u00e9nigmes \u00e0 r\u00e9soudre<\/h2>\n<p>\u00abIl ne faudrait pas r\u00e9duire Balthus \u00e0 ces sujets \u00e9rotiques, nuance Philippe Kaenel. Car ce peintre n\u2019a n\u00e9glig\u00e9 aucun genre: sc\u00e8nes de rue ou d\u2019int\u00e9rieurs, paysages, natures mortes, portraits, dans lesquels il se r\u00e9clame de la tradition.\u00bb<\/p>\n<p>L\u2019oeuvre de Balthus est ainsi le paradis des historiens d\u2019art et des interpr\u00e8tes, ce qui a fait sa grande fortune au XXe si\u00e8cle. \u00abD\u2019abord parce qu\u2019il constitue ses tableaux en \u00e9nigmes, comme il s\u2019est constitu\u00e9 lui-m\u00eame en \u00e9nigme. Mais aussi parce que son oeuvre est faite de r\u00e9f\u00e9rences \u00e0 l\u2019histoire de l\u2019art en g\u00e9n\u00e9ral. Elle est truff\u00e9e de citations, d\u2019emprunts, de reprises \u2013 \u00e0 Piero della Francesca, Masaccio, Poussin, mais aussi \u00e0 Cranach ou \u00e0 Courbet. Or les historiens d\u2019art adorent jouer au jeu du chat et de la souris, cherchant \u00e0 retrouver des motifs classiques dans les toiles. Balthus leur propose ainsi des r\u00e8gles du jeu qu\u2019ils suivent avec d\u00e9lectation.\u00bb<\/p>\n<h2>Un \u00abcercle magique\u00bb d\u2019amis et de critiques<\/h2>\n<p>La personnalit\u00e9 complexe de Balthus pr\u00e9sente \u00e9galement d\u2019autres aspects. Il s\u2019est ainsi entour\u00e9 d\u2019une sorte de \u00abcercle magique\u00bb d\u2019amis et de critiques correspondant \u00e0 l\u2019id\u00e9al social et philosophique qu\u2019il a d\u00e9fendu \u00e0 de multiples reprises: celui de la f\u00e9odalit\u00e9.<\/p>\n<p>\u00abCette forme d\u2019aristocratisme, explique Philippe Kaenel, est un trait majeur de sa mani\u00e8re d\u2019\u00eatre et de peindre. Ses postures, sa carri\u00e8re, ses logements, sa forme de pens\u00e9e t\u00e9moignent de cette volont\u00e9 d\u2019adopter une attitude de grand prince\u00bb \u2013 de m\u00eame que l\u2019ajout \u00e0 son patronyme, \u00abKlossowski\u00bb, du nom \u00abde Rola\u00bb, cens\u00e9 l\u2019anoblir alors que ces mots signifient simplement \u00abdu champ\u00bb.<\/p>\n<p>\u00abMais l\u2019id\u00e9al balthusien est aussi celui du peintre quasi missionnaire: c\u2019est Piero della Francesca, le peintre moine, celui qui vit pour sa couleur, sa peinture et t\u00e9moigne de l\u2019amour de la beaut\u00e9 et de Dieu \u00e0 travers l\u2019amour de la peinture.\u00bb<\/p>\n<h2>Peindre peu, parler peu, se faire rare<\/h2>\n<p>Tous les artistes se construisent une identit\u00e9, mais, \u00e0 la diff\u00e9rence d\u2019autres peintres \u2013 comme Dali, le g\u00e9nie fou, par exemple, avec qui il a des traits communs \u2013, \u00abBalthus manque singuli\u00e8rement d\u2019humour. Et ce r\u00f4le de grand singulier aristocrate produit des effets importants puisque les critiques sont oblig\u00e9s de jouer le jeu pour entrer en dialogue avec lui. Cette sorte d\u2019aristocratisme s\u2019est doubl\u00e9e d\u2019une pratique de la raret\u00e9 : peindre peu, parler peu, se montrer peu, se faire rare.\u00bb<\/p>\n<p>Cette strat\u00e9gie a \u00e9t\u00e9 pendant longtemps couronn\u00e9e de succ\u00e8s. Mais, \u00abdans les dix derni\u00e8res ann\u00e9es de sa vie, les r\u00e9sistances de Balthus ont soudain fondu face aux pressions des biographes, face \u00e0 l\u2019explosion de sa notori\u00e9t\u00e9, face \u00e0 la demande de l\u2019histoire de l\u2019art orient\u00e9e vers le grand public\u00bb, a \u00e9crit Philippe Kaenel dans son article consacr\u00e9 au peintre.<\/p>\n<h2>Premi\u00e8res critiques, premi\u00e8res r\u00e9ponses<\/h2>\n<p>Alors que Balthus a plus de 70 ans, les premi\u00e8res analyses critiques et les biographies, autoris\u00e9es ou non, apparaissent. Mais ni ces tentatives tardives, ni les interviews plus fr\u00e9quemment accord\u00e9es par Balthus \u00e0 la fin de sa vie, n\u2019ont suffi \u00e0 \u00e9lucider totalement le myst\u00e8re.<\/p>\n<p>\u00abLa prise de parole autobiographique de Balthus, d\u00e8s le d\u00e9but des ann\u00e9es 1990, constitue \u00e0 mon sens un r\u00e9flexe tactique de sa part face \u00e0 l\u2019histoire de l\u2019art, face \u00e0 l\u2019Histoire qui l\u2019a rattrap\u00e9, ajoute le chercheur de l\u2019UNIL. La prise de parole devient un moyen, pour le peintre et son entourage, de contrer les essais d\u2019interpr\u00e9tation biographique qui se d\u00e9velopp\u00e9s dans les ann\u00e9es 1980\u00bb, et dont certains l\u2019ont rendu furieux, notamment celui du critique am\u00e9ricain James Lord intitul\u00e9 \u00abL\u2019\u00e9trange cas du Comte de Rola\u00bb, sorti en 1983.<\/p>\n<p>\u00abIl s\u2019agissait pour Balthus, par la parole, de reprendre voix au chapitre et de r\u00e9tablir une orthodoxie menac\u00e9e au regard de la post\u00e9rit\u00e9\u00bb, estime Philippe Kaenel, qui pense que \u00abl\u2019approche biographique de la vie et de l\u2019oeuvre de Balthus ont encore, indiscutablement, de beaux jours devant eux\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: right\">Elisabeth Gordon<strong><\/strong><\/p>\n<p><strong>A lire:<\/strong><br \/>\n<strong>\u00abBalthus ou les enjeux de la biographie\u00bb<\/strong>, par Philippe Kaenel, in coll. Legitimatione Ku?nstlerinnen un Ku?nstler als Autorit\u00e4ten der Gegenwartkunst, Bern, Peter Lang, 2004, pp.19-42<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A la mi-juin, la Fondation Gianadda consacrera une r\u00e9trospective \u00e0 ce peintre, dont l\u2019oeuvre baigne souvent dans une \u00abinqui\u00e9tante \u00e9tranget\u00e9\u00bb. 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