{"id":9032,"date":"2018-05-24T08:09:26","date_gmt":"2018-05-24T06:09:26","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=9032"},"modified":"2020-07-22T16:17:15","modified_gmt":"2020-07-22T14:17:15","slug":"lumineux-crepuscule-dans-le-jorat","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/lumineux-crepuscule-dans-le-jorat\/","title":{"rendered":"Lumineux cr\u00e9puscule  dans le Jorat"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_8872\" aria-describedby=\"caption-attachment-8872\" style=\"width: 439px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-8872\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2018\/05\/roud_69_1.jpg\" alt=\"\" width=\"439\" height=\"590\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2018\/05\/roud_69_1.jpg 439w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2018\/05\/roud_69_1-193x260.jpg 193w\" sizes=\"auto, (max-width: 439px) 100vw, 439px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-8872\" class=\"wp-caption-text\">Madeleine Roud<br \/>Image prise \u00e0 Carrouge (VD) par son jeune fr\u00e8re Gustave, ann\u00e9es 20-30.<br \/>Fonds photographique Gustave Roud, BCUL\/\u00a9 Charles-Antoine Subilia<\/figcaption><\/figure>\n<p><em>Chercheur \u00e0 l\u2019UNIL, l\u2019\u00e9crivain Bruno Pellegrino s\u2019appuie sur la vie de Madeleine et Gustave Roud pour raconter le passage du temps, tout en douceur.<\/em><\/p>\n<p>Discr\u00e8te et curieuse, Madeleine se passionne pour les fus\u00e9es et fume la pipe. Po\u00e8te c\u00e9l\u00e8bre, son fr\u00e8re Gustave sillonne le Jorat \u00e0 pied, avec son appareil photo. Une ferme familiale de Carrouge (VD), qui a connu des jours meilleurs, abrite ce duo de c\u00e9libataires \u00abshoot\u00e9s au th\u00e9\u00bb. Dans son roman <em>L\u00e0-bas, ao\u00fbt est un mois d\u2019automne<\/em>, Bruno Pellegrino raconte l\u2019\u00e9coulement de leurs jours, principalement dans les ann\u00e9es 60 et 70.<\/p>\n<p>L\u2019auteur s\u2019est inspir\u00e9 des vies de Madeleine Roud (1893-1971) et de son cadet Gustave (1897-1976). \u00abLibrement, mais avec respect\u00bb, pr\u00e9cise-t-il. La distinction entre ce qui est av\u00e9r\u00e9 et ce qui ne l\u2019est pas n\u2019a d\u2019ailleurs aucune importance pour Bruno Pellegrino (ni pour ses lecteurs). Par \u00abhonn\u00eatet\u00e9\u00bb, toutefois, l\u2019auteur n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 faire ponctuellement irruption dans le r\u00e9cit, pour signaler que l\u00e0, oui, il invente un peu ou que l\u00e0, non, il ne sait pas.<\/p>\n<p>C\u2019est pendant ses \u00e9tudes de Lettres \u00e0 l\u2019UNIL que Bruno Pellegrino a d\u00e9couvert le po\u00e8te Gustave Roud, admir\u00e9 par Jacques Chessex et Maurice Chappaz. \u00abJe ne suis pas entr\u00e9 dans son \u0153uvre par ses textes publi\u00e9s mais par ses lettres et ses brouillons, ce qui me l\u2019a rendu tr\u00e8s humain\u00bb, se souvient l\u2019auteur, presque trentenaire.<\/p>\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 de nombreuses lectures et \u00e0 des entretiens avec des personnes qui ont connu les Roud, Bruno Pellegrino r\u00e9ussit \u00e0 rendre de mani\u00e8re \u00e0 la fois sensible et convaincante l\u2019atmosph\u00e8re qui r\u00e9gnait dans la ferme du Jorat, que l\u2019auteur a visit\u00e9e plusieurs fois. De nombreux d\u00e9tails, comme les habitudes quotidiennes, les activit\u00e9s des chats de la maison, la croissance et le d\u00e9clin des innombrables fleurs du jardin \u2013 un vrai cours de botanique \u2013 et le passage des saisons rendent compte de l\u2019\u00e9coulement du temps. Car c\u2019est l\u2019un des sujets du roman: comment les choses prennent fin, doucement. Petit \u00e0 petit, le XXe si\u00e8cle cerne Madeleine et Gustave, qui vieillissent. Au-dessus de leurs t\u00eates, Russes et Am\u00e9ricains se disputent l\u2019espace, comme <em>la Gazette de Lausanne<\/em> en rend compte. Juste devant chez eux, les travaux d\u2019\u00e9largissement de la route engendrent bruit et poussi\u00e8re. Une partie de la grange doit \u00eatre d\u00e9molie.<\/p>\n<p>Mais si leurs saisons glissent vers leur fin sans susciter de sentiment de nostalgie ou de tristesse, c\u2019est gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019humour et la tr\u00e8s belle \u00e9criture de Bruno Pellegrino. De mani\u00e8re fluide, il m\u00eale expressions orales, informations journalistiques et narration litt\u00e9raire au c\u0153ur des paragraphes, suscitant r\u00e9guli\u00e8rement la surprise.<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, avec plusieurs autres jeunes chercheurs install\u00e9s \u00e0 l\u2019UNIL, Bruno Pellegrino collabore au projet \u00abGustave Roud, \u0152uvres compl\u00e8tes\u00bb, soutenu par le FNS. Il s\u2019agit pour eux de r\u00e9aliser une \u00e9dition critique de l\u2019ensemble de la production du po\u00e8te.<\/p>\n<figure id=\"attachment_8871\" aria-describedby=\"caption-attachment-8871\" style=\"width: 100px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-8871\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2018\/05\/livre_pellegrino_roud_69.jpg\" alt=\"\" width=\"100\" height=\"148\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-8871\" class=\"wp-caption-text\">L\u00e0-bas, ao\u00fbt est un mois d&rsquo;automne. Par Bruno Pellegrino. Zo\u00e9 (2018), 221 p.<\/figcaption><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Chercheur \u00e0 l\u2019UNIL, l\u2019\u00e9crivain Bruno Pellegrino s\u2019appuie sur la vie de Madeleine et Gustave Roud pour raconter le passage du temps, tout en douceur. 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