{"id":8346,"date":"2017-09-20T08:21:41","date_gmt":"2017-09-20T06:21:41","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=8346"},"modified":"2020-07-23T09:57:18","modified_gmt":"2020-07-23T07:57:18","slug":"octobre-1917-quen-reste-il","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/octobre-1917-quen-reste-il\/","title":{"rendered":"Octobre 1917, qu&rsquo;en reste-il ?"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_8225\" aria-describedby=\"caption-attachment-8225\" style=\"width: 422px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-8225\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2017\/09\/1917_1_67.jpg\" alt=\"\" width=\"422\" height=\"590\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2017\/09\/1917_1_67.jpg 422w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2017\/09\/1917_1_67-186x260.jpg 186w\" sizes=\"auto, (max-width: 422px) 100vw, 422px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-8225\" class=\"wp-caption-text\">Illustration originale de Raoul Ganty<\/figcaption><\/figure>\n<p><em>L\u2019automne sera marqu\u00e9 par deux grandes comm\u00e9morations communistes, \u00e0 savoir les 100 ans de la R\u00e9volution russe et les 50 ans de la mort du Che. Mais y a-t-il encore lieu de se r\u00e9jouir de ces \u00e9v\u00e8nements qui marqu\u00e8rent le XXe si\u00e8cle ? Le point avec l\u2019historienne St\u00e9fanie Prezioso.<\/em><\/p>\n<p>Pour de nombreux historiens, le XXe si\u00e8cle commence en 1917. En octobre 1917, plus pr\u00e9cis\u00e9ment. Alors que la Premi\u00e8re Guerre mondiale met l\u2019Europe \u00e0 feu et \u00e0 sang, la Russie choisit de s\u2019engouffrer dans un nouveau destin: le communisme. En huit mois seulement, de la r\u00e9volution de f\u00e9vrier \u00e0 celle d\u2019octobre, la r\u00e9volution prol\u00e9tarienne prend le pouvoir et le r\u00e9gime monarchique du tsarisme s\u2019effondre. Une \u00e8re nouvelle s\u2019ouvre alors pour les peuples opprim\u00e9s. Une lueur d\u2019espoir, partie de Russie (qui deviendra officiellement l\u2019Union des r\u00e9publiques socialistes sovi\u00e9tiques en 1922) et qui embrasera bient\u00f4t d\u2019autres \u00e9lans r\u00e9volutionnaires et libertaires \u00e0 travers le monde.<\/p>\n<p>On conna\u00eet cependant l\u2019histoire (en partie, du moins). Les heures sombres qui ont suivi ces temps victorieux o\u00f9 tout semblait alors possible: le stalinisme d\u00e8s les ann\u00e9es 30, les purges, les massacres de masse, le syst\u00e8me des camps&#8230; A l\u2019heure o\u00f9 se mettent en place les diff\u00e9rentes comm\u00e9morations autour du centenaire de la R\u00e9volution russe, quel regard convient-il de poser sur ces \u00e9v\u00e9nements qui ont bouscul\u00e9 le XXe si\u00e8cle? Et surtout: que reste-t-il de l\u2019enthousiasme et de la force vive d\u2019octobre 1917 en cet automne 2017? L\u2019historienne St\u00e9fanie Prezioso, professeure associ\u00e9e \u00e0 l\u2019UNIL et auteure du r\u00e9cent Contre la guerre 14-18, R\u00e9sistances mondiales et r\u00e9volution sociale nous \u00e9claire dans ces r\u00e9flexions, sans oublier de rappeler \u00e0 l\u2019occasion le r\u00f4le qu\u2019a aussi jou\u00e9 la Suisse dans ces chamboulements magistraux&#8230; Explications en cinq points.<\/p>\n<p>Aussi surprenant que cela puisse para\u00eetre, la Suisse a jou\u00e9 un r\u00f4le important pour la gauche r\u00e9volutionnaire durant la Premi\u00e8re Guerre mondiale. \u00abD\u2019abord parce que la Suisse a accueilli sur son sol les Conf\u00e9rences de Zimmerwald (1915) et de Kiental (1916)\u00bb, rappelle St\u00e9fanie Prezioso. Ces deux r\u00e9unions internationalistes, qui se sont d\u00e9roul\u00e9es dans le canton de Berne, en appelaient \u00e0 la paix imm\u00e9diate, sans indemnit\u00e9s ni annexions. Par la voix de leurs d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s, elles invitaient \u00e9galement les socialistes de toutes parts \u00e0 faire pression, dans ce but, sur leurs gouvernements, au moyen de gr\u00e8ves et de manifestations europ\u00e9ennes.<\/p>\n<p>\u00abLa Suisse a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 au c\u0153ur de toute la recomposition des socialistes de gauche\u00bb, poursuit l\u2019historienne. En effet, d\u00e8s le d\u00e9but de la guerre, la Deuxi\u00e8me Internationale se d\u00e9sagr\u00e8ge, entre les partisans d\u2019une Union sacr\u00e9e et les tenants d\u2019une vision r\u00e9solument pacifiste. \u00abUne partie des socialistes ayant rompu avec les options et les partis de la Deuxi\u00e8me Internationale (qui soutenait les efforts de guerre) ont alors trouv\u00e9 asile en Suisse\u00bb, pr\u00e9cise encore la professeure. \u00abOn se retrouve donc avec des exil\u00e9s politiques tr\u00e8s importants, dont le h\u00e9ros de la R\u00e9volution d\u2019octobre, L\u00e9nine, et avec une recomposition bien r\u00e9elle d\u2019une gauche qui va devenir la gauche communiste apr\u00e8s 1917.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Un r\u00e9seau bien install\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>Pourquoi notre pays? \u00abLa Suisse, neutre, est le meilleur terrain \u00e0 ce moment-l\u00e0 pour accueillir les conf\u00e9rences internationales contre la guerre et ses exil\u00e9s\u00bb, r\u00e9pond St\u00e9fanie Prezioso. \u00abL\u2019Europe est en guerre, et la Suisse est une plateforme politique et de refuge utile pour les leaders de la gauche r\u00e9volutionnaire. De plus, elle est aussi au c\u0153ur de tout un r\u00e9seau d\u2019exil\u00e9s provenant de l\u2019est de l\u2019Europe.\u00bb Par ailleurs, nombreux \u00e9taient ceux qui venaient d\u00e9j\u00e0 y poursuivre leurs \u00e9tudes, qui plus est les femmes qui en \u00e9taient interdites dans leur pays \u2013 l\u2019\u00e9tudiante la plus c\u00e9l\u00e8bre \u00e9tant sans conteste la th\u00e9oricienne polonaise Rosa Luxemburg. \u00abQuand on est des militants politiques, on a besoin de r\u00e9seaux d\u2019accueil, de gens et de partis d\u00e9j\u00e0 install\u00e9s qui pourront vous soutenir et vous aider \u00e0 travailler ou \u00e0 lutter, selon les options.\u00bb La Suisse conjuguait tous ces avantages.<\/p>\n<p>Vladimir Ilitch Oulianov, dit L\u00e9nine, rentre en Russie apr\u00e8s la r\u00e9volution de f\u00e9vrier, en avril 1917. \u00abC\u2019est alors qu\u2019il pose ses th\u00e8ses d\u2019avril: tout le pouvoir aux Soviets, la paix imm\u00e9diate, le pain, la terre\u00bb, replace l\u2019historienne. Il deviendra ensuite le h\u00e9ros de la r\u00e9volution d\u2019octobre. Longtemps mis sur un pi\u00e9destal, L\u00e9nine a depuis \u00e9t\u00e9 largement critiqu\u00e9 par les historiens. Comment doit-on alors regarder cette figure aujourd\u2019hui?<\/p>\n<p>\u00abL\u00e9nine a tr\u00e8s mauvaise presse\u00bb, confirme St\u00e9fanie Prezioso. Et d\u2019expliquer: \u00abIl y a des liens qui sont faits automatiquement entre la pens\u00e9e r\u00e9volutionnaire de L\u00e9nine, les premi\u00e8res ann\u00e9es de la r\u00e9volution et l\u2019installation du r\u00e9gime stalinien, ce totalitarisme sovi\u00e9tique.Cette lecture pla\u00eet bien dans une \u00e9poque o\u00f9 on essaie de faire table rase des luttes du mouvement ouvrier du pass\u00e9, fa\u00e7on \u00ab\u00a0Regardez, \u00e7a finit toujours par des crimes de masse!\u00a0\u00bb\u00bb<\/p>\n<p>En r\u00e9alit\u00e9, les choses sont beaucoup plus complexes, assure l\u2019historienne. \u00abL\u00e9nine conduit \u00e0 Staline? En r\u00e9alit\u00e9, il n\u2019y a rien de moins s\u00fbr, tonne-t-elle. De fait, rien ne pr\u00e9disait que la r\u00e9volution d\u2019octobre allait forc\u00e9ment conduire \u00e0 Staline.\u00bb Ce qu\u2019il s\u2019est pass\u00e9 alors, selon l\u2019historienne? \u00abLa figure de L\u00e9nine a \u00e9t\u00e9 mont\u00e9e en \u00e9pingle, en particulier par le r\u00e9gime stalinien. Staline avait besoin de la l\u00e9gitimit\u00e9 de Vladimir Ilitch pour asseoir son pouvoir, c\u2019est-\u00e0-dire la l\u00e9gitimit\u00e9 r\u00e9volutionnaire de quelqu\u2019un qui est mort en 1924.\u00bb Elle en veut pour preuve notamment les tr\u00e8s nombreux tableaux o\u00f9 l\u2019on voit la figure de L\u00e9nine plac\u00e9e en arri\u00e8re-fond, derri\u00e8re l\u2019image du p\u00e8re des peuples. \u00abCela a pouss\u00e9 \u00e0 penser qu\u2019il y avait une sorte de continuit\u00e9 entre les deux, qu\u2019il ne pouvait y avoir que Staline apr\u00e8s.\u00bb Or, pour St\u00e9fanie Prezioso, \u00abil n\u2019y a v\u00e9ritablement pas de raison de bannir L\u00e9nine, de le mettre au ban des personnages historiques monstrueux sur lesquels il ne faudrait pas s\u2019attarder.\u00bb La professeure regrette d\u2019ailleurs que \u00abce r\u00e9visionnisme ait eu autant de prise sur la lecture des luttes du pass\u00e9\u00bb, et du fait que \u00abL\u00e9nine ne soit que peu, voire pas du tout lu dans les pays francophones\u00bb, alors que les pays anglo-saxons connaissent \u00abune esp\u00e8ce de <em>revival<\/em> des \u00e9tudes \u00e0 son sujet\u00bb.<\/p>\n<p>Le r\u00f4le de L\u00e9nine dans les \u00e9v\u00e8nements de 1917 a donc \u00e9t\u00e9 surinvesti par le r\u00e9gime stalinien, alors que ceux jou\u00e9s par Trotski (en tant que chef de l\u2019Arm\u00e9e rouge) ou d\u2019autres figures r\u00e9volutionnaires comme Boukharine ont \u00e9t\u00e9 totalement effac\u00e9s de la propagande stalinienne. Faut-il d\u00e8s lors, a contrario, en d\u00e9duire que l\u2019importance de L\u00e9nine a \u00e9t\u00e9 survaloris\u00e9e? Non, r\u00e9pond l\u2019historienne. Elle s\u2019explique: \u00abQuand L\u00e9nine revient en Russie, le pays est dans une p\u00e9riode de grands mouvements sociaux. Vous avez deux millions de paysans qui quittent tout simplement le front et rentrent chez eux. Vous avez un pays en \u00e9bullition, des gr\u00e8ves avec un gouvernement provisoire qui prend toute une s\u00e9rie d\u2019options tr\u00e8s importantes, sociales et politiques, mais qui ne sort pas de la guerre et n\u2019arrive pas \u00e0 r\u00e9pondre \u00e0 la col\u00e8re sociale. L\u00e9nine comprend ce qui se passe, il saisit que c\u2019est le moment d\u2019agir. Quand il arrive en avril 1917, il d\u00e9clare qu\u2019il n\u2019y a que deux seules choses \u00e0 faire: sortir de la guerre, redistribuer la terre aux paysans. Il a la lucidit\u00e9 de lier la n\u00e9cessit\u00e9 de la paix avec le mouvement social.\u00bb<\/p>\n<figure id=\"attachment_8258\" aria-describedby=\"caption-attachment-8258\" style=\"width: 262px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-8258\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2017\/09\/StefaniePrezioso_67.jpg\" alt=\"\" width=\"262\" height=\"393\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2017\/09\/StefaniePrezioso_67.jpg 262w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2017\/09\/StefaniePrezioso_67-173x260.jpg 173w\" sizes=\"auto, (max-width: 262px) 100vw, 262px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-8258\" class=\"wp-caption-text\">St\u00e9fanie Prezioso.<br \/>Professeure associ\u00e9e \u00e0 la Facult\u00e9 des sciences sociales et politiques.<br \/>Nicole Chuard \u00a9 UNIL<\/figcaption><\/figure>\n<p><strong>Une question de timing<\/strong><\/p>\n<p>St\u00e9fanie Prezioso rappelle alors \u00abcette phrase magnifique\u00bb de L\u00e9nine: \u00abL\u2019histoire ne nous le pardonnera pas si nous ne prenons pas imm\u00e9diatement le pouvoir.\u00bb Pour la professeure, \u00abL\u00e9nine est l\u2019un des rares \u00e0 percevoir que c\u2019est le bon moment. M\u00eame au sein des communistes, il n\u2019y a pas forc\u00e9ment cette conscience. Beaucoup conseillent plut\u00f4t de temporiser, d\u2019attendre. Ils ne sentent pas que la r\u00e9volution sociale est d\u00e9j\u00e0 l\u00e0. \u00bb<\/p>\n<p>2017. Vient l\u2019heure du bilan. Que reste-t-il, cent apr\u00e8s, de cette r\u00e9volution? Une chose est s\u00fbre: le communisme a mauvaise presse. \u00abEt pour cause!\u00bb, s\u2019insurge l\u2019historienne. \u00abTout un courant historiographique, aid\u00e9 par un r\u00e9visionnisme politique, a r\u00e9ussi \u00e0 le r\u00e9duire \u00e0 l\u2019Union sovi\u00e9tique.\u00bb Les cons\u00e9quences sont d\u00e8s lors imm\u00e9diates: \u00abCette r\u00e9duction emp\u00eache de penser la richesse de cette pens\u00e9e, qui n\u2019est pas unique. Il n\u2019y a pas un mais plusieurs communismes. Ils changent selon les p\u00e9riodes et les pays. Ils n\u2019ont pas tous les m\u00eames horizons d\u2019attente\u00bb, insiste-t-elle.<\/p>\n<p>St\u00e9fanie Prezioso se m\u00e9fie de la tournure que peuvent prendre ces comm\u00e9morations: \u00abToute une s\u00e9rie d\u2019historiens vont vouloir enterrer en premi\u00e8re classe octobre 1917.\u00bb C\u2019est-\u00e0-dire? \u00abUne comm\u00e9moration implique qu\u2019on comm\u00e9more des morts. Les morts sont bien tranquilles, ils sont dans leurs tombes, et tout \u00e7a est r\u00e9gl\u00e9 une fois pour toutes\u00bb, commente-t-elle. A l\u2019acte de comm\u00e9morer, l\u2019historienne lui pr\u00e9f\u00e8re alors le terme de \u00abrem\u00e9morer\u00bb. Et d\u2019\u00e9tayer: \u00abC\u2019est l\u2019id\u00e9e que l\u2019histoire des vaincus peut, et m\u00eame doit, \u00eatre r\u00e9investie au pr\u00e9sent.\u00bb Non pas qu\u2019il faille lire L\u00e9nine et ses camarades pour comprendre le monde d\u2019aujourd\u2019hui, pr\u00e9cise-t-elle, mais \u00abpour en comprendre le sous-sol, d\u2019o\u00f9 notre monde vient. Car une soci\u00e9t\u00e9 qui perd la m\u00e9moire de ses vaincus, une soci\u00e9t\u00e9 qui perd la force vive de la m\u00e9moire (et non pas le seul devoir de m\u00e9moire), c\u2019est une soci\u00e9t\u00e9 qui ne peut avancer\u00bb, argue-t-elle.<\/p>\n<p>L\u2019historienne en appelle de ses v\u0153ux \u00e0 de v\u00e9ritables r\u00e9flexions sur le sens de cette histoire, apr\u00e8s cette longue phase o\u00f9 il a \u00e9t\u00e9 de bon ton de faire table rase du pass\u00e9. Elle en est convaincue: \u00abOctobre 1917 a encore beaucoup de choses \u00e0 nous dire. Sur comment est-ce qu\u2019on pense l\u2019\u00e9mancipation, la lutte sociale, le rapport \u00e0 la violence dans le cadre des avanc\u00e9es ou non de l\u2019histoire&#8230; Mais pour cela il faut aussi prendre avec nous la m\u00e9moire des vaincus.\u00bb<\/p>\n<p>Car oui, pour St\u00e9fanie Prezioso, en cette ann\u00e9e anniversaire, on peut encore et aussi se r\u00e9jouir d\u2019octobre 1917. \u00abQuelque chose a fondamentalement chang\u00e9, aussi la mani\u00e8re dont les domin\u00e9s se percevaient ou percevaient le monde. Il y avait tout \u00e0 coup quelque chose qui \u00e9tait de nouveau possible. Le XXe si\u00e8cle de l\u2019espoir et des utopies s\u2019ouvre ; des mouvements \u00e9tudiants, de Mai 68, du mouvement tiers-mondiste, de Che Guevara, de l\u2019\u00e9mancipation des femmes aussi. \u00c7a ouvre ce champ d\u2019exp\u00e9rience et cet horizon d\u2019attente.\u00bb Des espoirs qui doivent aujourd\u2019hui prendre \u00abd\u2019autres types d\u2019envol, mais tout en prenant en charge cette histoire-l\u00e0 dans son ensemble, sans laisser sur le bas-c\u00f4t\u00e9 de la route tout ce qui ne nous pla\u00eet pas?. Ce n\u2019est qu\u2019ainsi que 1917 pourra faire du sens pour demain encore.<\/p>\n<p>Article suivant: <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/le-che-une-fascination-singuliere\/\">Le Che, une fascination singuli\u00e8re<\/a><\/p>\n<p><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-8250\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2017\/09\/livre_prezioso_67.jpg\" alt=\"\" width=\"100\" height=\"163\" \/><\/p>\n<p>Contre la guerre\u00a014-18, R\u00e9sistances mondiales et\u00a0r\u00e9volution sociale.\u00a0Textes choisis et pr\u00e9sent\u00e9s par St\u00e9fanie Prezioso.\u00a0La Dispute (2017), 424 p.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019automne sera marqu\u00e9 par deux grandes comm\u00e9morations communistes, \u00e0 savoir les 100 ans de la R\u00e9volution russe et les 50 ans de la mort du Che. 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