{"id":8331,"date":"2017-09-20T08:24:00","date_gmt":"2017-09-20T06:24:00","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=8331"},"modified":"2020-07-23T09:54:08","modified_gmt":"2020-07-23T07:54:08","slug":"boire-et-courir-ils-ont-choisi","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/boire-et-courir-ils-ont-choisi\/","title":{"rendered":"Boire et courir, ils ont choisi"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_8256\" aria-describedby=\"caption-attachment-8256\" style=\"width: 590px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-8256\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2017\/09\/sport_1_67.jpg\" alt=\"\" width=\"590\" height=\"358\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2017\/09\/sport_1_67.jpg 590w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2017\/09\/sport_1_67-428x260.jpg 428w\" sizes=\"auto, (max-width: 590px) 100vw, 590px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-8256\" class=\"wp-caption-text\">Illustration originale de Jo\u00ebl M\u00e9dinas Araujo<\/figcaption><\/figure>\n<p><em>Selon une \u00e9tude britannique, les sportifs r\u00e9guliers, comme les coureurs ou les adeptes du fitness, boivent plus d\u2019alcool que la moyenne des gens. Certains se rassurent en pensant que le corps d\u2019un athl\u00e8te \u00e9limine davantage de toxines. Qu\u2019en est-il r\u00e9ellement?<\/em><\/p>\n<p>Cancers, probl\u00e8mes cardiovasculaires, neurologiques, de pancr\u00e9as, surpoids\u2026 la consommation d\u2019alcool n\u2019est pas anodine pour la sant\u00e9. Elle peut significativement r\u00e9duire l\u2019esp\u00e9rance de vie de ceux qui se laissent tenter \u2013 et ils sont nombreux, puisqu\u2019on estime qu\u2019en Suisse, une personne sur dix seulement est abstinente. Et il y a ceux qui pensent que courir, ou pratiquer un sport d\u2019endurance, serait un moyen efficace de compenser les m\u00e9faits de l\u2019alcool. C\u2019est, du moins, la conclusion \u00e0 laquelle est arriv\u00e9e une \u00e9tude publi\u00e9e fin 2016 dans le <em>British Journal of Sports Medicine<\/em>. Entre 1994 et 2006, les chercheurs ont en effet soumis 36 000 Britanniques de plus de 40 ans \u00e0 un questionnaire de sant\u00e9. Comme attendu, les m\u00e9decins ont pu \u00e9tablir un lien entre consommation d\u2019alcool et cons\u00e9quences n\u00e9fastes pour la sant\u00e9: les buveurs ont un risque \u00e9lev\u00e9 de mourir plus jeunes que les autres \u2013 notamment parce qu\u2019ils d\u00e9veloppent davantage de cancers.<\/p>\n<p>Mais en analysant \u00e0 la fois le penchant pour la bouteille et la pratique sportive de leurs cobayes, les chercheurs ont \u00e9galement remarqu\u00e9 que les amateurs d\u2019alcool, qui, par ailleurs, pratiquaient un sport durant 150 minutes par semaine, voyaient les effets n\u00e9gatifs de l\u2019alcool en partie, voire totalement contrebalanc\u00e9s! Est-ce \u00e0 dire qu\u2019entre boire et courir, il ne faut plus choisir, et que la troisi\u00e8me mi-temps est enfin reconnue \u00e0 sa juste valeur? Pas si simple, on s\u2019en doute, de r\u00e9pondre \u00e0 la question. \u00abCe type d\u2019\u00e9tudes permet de constater que des ph\u00e9nom\u00e8nes coexistent, mais pas de prouver qu\u2019il y a des liens de causalit\u00e9 entre eux\u00bb, nuance Jean-Bernard Daeppen, professeur \u00e0 la Facult\u00e9 de m\u00e9decine de l\u2019UNIL et sp\u00e9cialiste de la pr\u00e9vention et du traitement de l\u2019abus d\u2019alcool.<\/p>\n<p><strong>Quel param\u00e8tre joue un r\u00f4le?<\/strong><\/p>\n<p>\u00abIci, poursuit le m\u00e9decin, on ne sait rien par exemple du niveau socioculturel des personnes interrog\u00e9es. Or, il ressort d\u2019autres \u00e9tudes que les gens qui pratiquent r\u00e9guli\u00e8rement un sport \u00e0 plus de 40 ans sont aussi ceux qui b\u00e9n\u00e9ficient, entre autres atouts, d\u2019une \u00e9ducation et de revenus sup\u00e9rieurs \u00e0 la moyenne \u2013 c\u2019est aussi ce groupe qui a l\u2019alimentation la plus \u00e9quilibr\u00e9e et le meilleur suivi m\u00e9dical. Quel param\u00e8tre joue un r\u00f4le dans la r\u00e9duction du risque que fait courir l\u2019alcool, et comment? D\u00e8s qu\u2019il est question de sant\u00e9, il est difficile de le d\u00e9terminer, tant ils sont nombreux\u00bb, remarque Jean-Bernard Daeppen.<\/p>\n<p>D\u2019autant plus, rappelle le m\u00e9decin, que dans les rapports entre \u00e9thanol et sant\u00e9, rien n\u2019est simple. Boire une dose chaque jour (2,5 dl de bi\u00e8re ou la moiti\u00e9 de vin) prot\u00e8ge des maladies cardio-vasculaires \u2013 mais d\u00e8s que cette ration quotidienne est d\u00e9pass\u00e9e, le risque devient exponentiel, \u00e0 cause surtout de la tension art\u00e9rielle qui prend l\u2019ascenseur. On pourrait en d\u00e9duire donc qu\u2019un unique verre de vin rouge ou de bi\u00e8re avec le repas du soir serait la bonne indication, mais l\u00e0 encore, ce serait trop simple: \u00abPour le cancer du sein chez la femme, on sait que, d\u00e8s le premier verre, le risque augmente, pr\u00e9cise Jean-Bernard Daeppen. Il est donc extr\u00eamement difficile de d\u00e9livrer un message de pr\u00e9vention clair et unique\u2026 Dans certains cas, il faudrait un verre par jour, dans d\u2019autres cas, il faudrait s\u2019abstenir\u2026\u00bb<\/p>\n<p><strong>Fondue arros\u00e9e \u00e0 midi, jambe cass\u00e9e \u00e0 14 heures\u2026<\/strong><\/p>\n<p>Pour ce qui est du sport et de l\u2019alcool, c\u2019est aussi le cas. M\u00eame si le sp\u00e9cialiste rappelle qu\u2019en conjuguant les deux \u00abactivit\u00e9s\u00bb, c\u2019est surtout la chute qui menace le buveur: \u00abOn pense toujours aux dangers de l\u2019alcool pour la sant\u00e9 en anticipant la cirrhose ou les cancers, mais, chez les plus jeunes notamment, le danger, c\u2019est avant tout l\u2019accident, souligne-t-il. Nous avons men\u00e9 une \u00e9tude aux urgences, et l\u2019un des points mis en \u00e9vidence, ce sont les chutes \u00e0 ski: les petits buveurs surtout ne se rendent pas compte que, d\u00e9j\u00e0 apr\u00e8s un verre, leur \u00e9quilibre et leur coordination sont alt\u00e9r\u00e9s. Avec une bi\u00e8re au repas de midi, et, en plus, la fatigue, les chutes sont bien plus fr\u00e9quentes, et nous avons pu constater leur pr\u00e9valence.\u00bb<\/p>\n<p>Tant qu\u2019\u00e0 vouloir conjuguer les deux activit\u00e9s le m\u00eame jour, autant \u00eatre un buveur confirm\u00e9 (on plaisante&#8230;) ou commencer par le sport et s\u2019y tenir de fa\u00e7on exclusive, avant de passer \u00e0 l\u2019alcool de fa\u00e7on tout aussi exclusive. C\u2019est valable pour le ski, mais aussi la course \u00e0 pied ou le v\u00e9lo, le patin, bref presque tous les sports, puisqu\u2019ils impliquent une certaine ma\u00eetrise de l\u2019\u00e9quilibre et de la coordination, deux qualit\u00e9s vite alt\u00e9r\u00e9es par une bi\u00e8re ou un verre de rouge.<\/p>\n<figure id=\"attachment_8247\" aria-describedby=\"caption-attachment-8247\" style=\"width: 258px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-8247\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2017\/09\/JeanBernardDaeppen_67.jpg\" alt=\"\" width=\"258\" height=\"386\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2017\/09\/JeanBernardDaeppen_67.jpg 258w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2017\/09\/JeanBernardDaeppen_67-174x260.jpg 174w\" sizes=\"auto, (max-width: 258px) 100vw, 258px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-8247\" class=\"wp-caption-text\">Jean-Bernard Daeppen.<br \/>Professeur \u00e0 la Facult\u00e9 de biologie et de m\u00e9decine.<br \/>Nicole Chuard \u00a9 UNIL<\/figcaption><\/figure>\n<p><strong>La culture de la troisi\u00e8me mi-temps<\/strong><\/p>\n<p>Alors, boire ou courir, il faudrait finalement choisir? Peu de sportifs sont aussi radicaux, puisque d\u2019autres \u00e9tudes montrent que les sportifs amateurs r\u00e9guliers boivent l\u00e9g\u00e8rement plus que les \u00abs\u00e9dentaires\u00bb. Notamment les jours o\u00f9 ils s\u2019entra\u00eenent. Pourquoi? L\u00e0 encore, il est difficile d\u2019\u00eatre exhaustif ou d\u00e9finitif: il n\u2019existe aucune \u00e9tude s\u00e9rieuse qui donne une r\u00e9ponse unique. On peut n\u00e9anmoins esquisser quelques pistes. Pour comprendre l\u2019existence de la troisi\u00e8me mi-temps par exemple, cette tradition qui est de r\u00e8gle dans certains sports comme le rugby, il faut \u00e9largir sa perspective.<\/p>\n<p>\u00abLe sport que l\u2019on pratique participe de l\u2019identit\u00e9 sociale que l\u2019on se construit, explique Denis Hauw, psychologue du sport et professeur \u00e0 l\u2019Institut des sciences du sport de l\u2019UNIL. On se d\u00e9finit comme coureur, cycliste ou rugbyman, et on fait ainsi partie d\u2019une communaut\u00e9, celle des pratiquants de cette m\u00eame activit\u00e9, qui a ses habitudes et sa culture. Pour \u00eatre reconnu comme membre \u00e0 part enti\u00e8re de ce groupe, on doit participer, bien s\u00fbr, aux rencontres sportives, mais aussi aux autres rites \u2013 par exemple en buvant une bi\u00e8re avec son \u00e9quipe apr\u00e8s le match.\u00bb<\/p>\n<p>Voil\u00e0 qui expliquerait, en partie du moins, la concomitance de ces deux loisirs a priori peu compatibles. L\u2019effet r\u00e9compense joue sans doute aussi un r\u00f4le dans un raisonnement en forme de: \u00abJ\u2019ai bien transpir\u00e9, je m\u00e9rite une petite bi\u00e8re\u00bb, qui est un m\u00e9canisme souvent cit\u00e9 par les sportifs eux-m\u00eames. Et puis, il y a les h\u00e9donistes qui aiment la bonne ch\u00e8re et les bons vins, et qui ne bougent que pour \u00e9liminer le surplus de calories ing\u00e9r\u00e9es \u2013 l\u00e0, l\u2019exc\u00e8s pr\u00e9c\u00e8de l\u2019effort et le gourmand ne devient sportif que pour expier ses crimes\u2026 Car comme le rappelle le Pr Daeppen, \u00abun verre de rouge, c\u2019est l\u2019\u00e9quivalent calorique d\u2019un yaourt \u2013 boire a aussi un effet sur le poids, et c\u2019est vrai que pratiquer un sport d\u2019endurance peut minimiser les d\u00e9g\u00e2ts\u00bb.<\/p>\n<figure id=\"attachment_8238\" aria-describedby=\"caption-attachment-8238\" style=\"width: 262px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-8238\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2017\/09\/DenisHauw_67.jpg\" alt=\"\" width=\"262\" height=\"393\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2017\/09\/DenisHauw_67.jpg 262w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2017\/09\/DenisHauw_67-173x260.jpg 173w\" sizes=\"auto, (max-width: 262px) 100vw, 262px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-8238\" class=\"wp-caption-text\">Denis Hauw. Professeur associ\u00e9 \u00e0 l\u2019Institut des sciences\u00a0du sport. Nicole Chuard \u00a9 UNIL<\/figcaption><\/figure>\n<p><strong>\u00abL\u2019\u00eatre humain est fondamentalement d\u00e9pendant\u00bb<\/strong><\/p>\n<p>Cela dit, on peut trouver une origine commune plus psychologique \u00e0 l\u2019envie de consommer de l\u2019alcool ou de pratiquer un sport: les deux permettent, par des truchements certes diff\u00e9rents, la r\u00e9duction de l\u2019anxi\u00e9t\u00e9, et un r\u00e9glage de l\u2019organisme qui devient ensuite plus \u00e0 l\u2019aise dans une situation stressante. \u00abIl existe diff\u00e9rentes fa\u00e7ons de rel\u00e2cher la tension, rappelle Denis Hauw, et il est vrai que ces deux pratiques le permettent. Elles offrent aussi un plaisir commun, on laisse son corps aller, on peut y trouver une lib\u00e9ration des contraintes.\u00bb<\/p>\n<p>Dans des cas rares et extr\u00eames, ce m\u00e9canisme de r\u00e9gulation vire \u00e0 l\u2019addiction, pour la consommation d\u2019alcool comme pour la pratique du sport: \u00abL\u2019\u00eatre humain est fondamentalement d\u00e9pendant, souligne Jean-Bernard Daeppen. D\u2019abord de sa m\u00e8re, \u00e0 la naissance, et puis de l\u2019Autre. Le probl\u00e8me, c\u2019est qu\u2019on ne contr\u00f4le pas l\u2019Autre, et, parfois, quand il fait peur, la relation devient conflictuelle. On tend donc \u00e0 g\u00e9rer notre d\u00e9pendance \u00e0 l\u2019autre en comblant par un psychotrope. Avec l\u2019alcool ou la drogue, on g\u00e8re mieux notre d\u00e9pendance \u00e0 l\u2019autre, on att\u00e9nue le manque, on r\u00e9duit les conflits, on peut d\u00e9cider quand on a besoin ou pas. Du moins au d\u00e9but\u2026 Nous faisons face \u00e0 un d\u00e9fi existentiel: le sens de la vie peut nous \u00e9chapper, il faut lui en trouver un, il faut bricoler avec le n\u00e9ant. Toute la question est donc de choisir le bon produit, celui dont les cons\u00e9quences physiques, psychologiques et sociales seront les moins n\u00e9gatives. Pour certains, c\u2019est le sport, d\u2019autres choisissent leur carri\u00e8re, quitte \u00e0 c\u00e9der au stakhanovisme, d\u2019autres opteront pour le sport \u00e0 outrance ou pour des exc\u00e8s de boissons\u2026\u00bb<\/p>\n<p><strong>La recherche de sensations extr\u00eames<\/strong><\/p>\n<p>Dans cette approche-l\u00e0 du sport, il s\u2019agit \u00abd\u2019\u00e9puiser son corps pour le faire taire, commente Denis Hauw, d\u2019une pulsion qui pousse les pratiquants \u00e0 mener leur corps jusqu\u2019\u00e0 la limite\u00bb. C\u2019est l\u00e0 une recherche de sensations tr\u00e8s extr\u00eames \u2013 quand la pratique du sport s\u2019arr\u00eate, on peut \u00eatre tent\u00e9 de les retrouver, vouloir vivre le m\u00eame afflux, et la consommation d\u2019alcool peut appara\u00eetre comme une solution.<\/p>\n<p>Mais ces cas de d\u00e9pendance au sport sont extr\u00eamement rares et peu repr\u00e9sentatifs de la pratique sportive des amateurs. Ce qui inqui\u00e8te davantage Denis Hauw, c\u2019est la tentation de l\u2019alcool chez les jeunes sportifs d\u2019\u00e9lite, rassembl\u00e9s dans des centres de performance o\u00f9 ils sont le plus souvent \u00abtrop souvent mal accompagn\u00e9s dans leur construction personnelle et donc assez mal pr\u00e9par\u00e9s \u00e0 faire face \u00e0 tout ce qui ne concerne pas exclusivement leurs r\u00e9sultats sportifs\u00bb, estime le psychologue.<\/p>\n<p><strong>Boire un peu et courir un peu?<\/strong><\/p>\n<p>La polyconsommation de substances dopantes, de drogues et d\u2019alcool est un vrai risque chez ces jeunes gens vuln\u00e9rables, \u00abqu\u2019on n\u2019arme pas suffisamment pour \u00eatre critiques face \u00e0 ce que les entra\u00eeneurs ou le premier venu leur proposent\u00bb.<\/p>\n<p>Le danger les guette d\u2019ailleurs au-del\u00e0 de la formation: les professionnels qui se distinguent par l\u2019abus de drogue ou d\u2019alcool sont l\u00e9gion, du multiple champion olympique Michael Phelps au footballeur Paul Gascoigne. \u00abLa question de l\u2019image du corps, de l\u2019identit\u00e9 que l\u2019on endosse est \u00e9galement sensible, poursuit le psychologue. C\u2019est vrai pour ces adolescents, \u00e7a peut l\u2019\u00eatre aussi \u00e0 la cinquantaine. A ces moments de vie o\u00f9 l\u2019apparence se modifie, il est difficile d\u2019assumer une nouvelle identit\u00e9. On prend du poids, on traverse des \u00e9v\u00e8nements de vie difficiles, par exemple le ch\u00f4mage ou un divorce. \u00c7a fait beaucoup \u00e0 int\u00e9grer et il n\u2019est pas rare de voir alors les gens se tourner vers le sport, vers l\u2019alcool, ou vers les deux pour surmonter cette perturbation de leur image, de leur identit\u00e9.\u00bb<\/p>\n<p>Et si, au final, on ne sait pas exactement si, et comment, le sport amenuise les cons\u00e9quences n\u00e9gatives de l\u2019alcool sur la sant\u00e9, on sait qu\u2019il est bon, notamment en termes de pr\u00e9vention des maladies cardiovasculaires, de pratiquer 150 minutes d\u2019activit\u00e9 physique par semaine, pas forc\u00e9ment \u00e0 un rythme d\u2019enfer. Comme le r\u00e9sume Jean-Bernard Daeppen, \u00abentre boire et courir, il faudrait tracer un chemin de libert\u00e9, une temp\u00e9rance paisible, boire un peu et courir un peu, juste ce qu\u2019il faut\u00bb. Pas simple, on l\u2019a dit.<\/p>\n<p>Article suivant:\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/que-faut-il-boire-pour-bien-courir\/\">Que faut-il boire pour bien courir ?<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Selon une \u00e9tude britannique, les sportifs r\u00e9guliers, comme les coureurs ou les adeptes du fitness, boivent plus d\u2019alcool que la moyenne des gens. Certains se rassurent en pensant que le &hellip; <\/p>\n","protected":false},"author":825,"featured_media":8257,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[42167,8732,37],"tags":[41],"class_list":{"0":"post-8331","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-no-67","8":"category-sante","9":"category-sport","10":"tag-sonia-arnal"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8331","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/users\/825"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=8331"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8331\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/media\/8257"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=8331"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=8331"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=8331"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}