{"id":7783,"date":"2017-01-26T08:21:18","date_gmt":"2017-01-26T06:21:18","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=7783"},"modified":"2020-07-24T08:26:49","modified_gmt":"2020-07-24T06:26:49","slug":"de-la-ville-a-la-campagne-et-reciproquement","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/de-la-ville-a-la-campagne-et-reciproquement\/","title":{"rendered":"De la ville \u00e0 la campagne, et r\u00e9ciproquement"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_7668\" aria-describedby=\"caption-attachment-7668\" style=\"width: 590px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7668\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2017\/01\/campus_1_65.jpg\" alt=\"\" width=\"590\" height=\"393\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2017\/01\/campus_1_65.jpg 590w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2017\/01\/campus_1_65-390x260.jpg 390w\" sizes=\"auto, (max-width: 590px) 100vw, 590px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-7668\" class=\"wp-caption-text\">Campus<br \/>Petit \u00e0 petit, la ville se rapproche de l\u2019UNIL. De son c\u00f4t\u00e9, le site<br \/>va se densifier, avec plusieurs nouveaux b\u00e2timents.<br \/>Alain Herzog \u00a9 UNIL (2015)<\/figcaption><\/figure>\n<p><strong>Cr\u00e9\u00e9 il y a 50 ans, le campus de l\u2019Universit\u00e9 de Lausanne s\u2019appr\u00eate \u00e0 vivre une nouvelle mue. La pr\u00e9sence de l\u2019institution en ville, sur le site du CHUV ainsi qu\u2019au Biop\u00f4le d\u2019Epalinges, se renforce. Visite guid\u00e9e. <\/strong><\/p>\n<p>Un chantier qui s\u2019ach\u00e8ve. D\u2019autres qui commencent. Le campus de l\u2019Universit\u00e9 de Lausanne \u00e0 Dorigny est en pleine mue. A l\u2019horizon 2023, il ne comptera pas moins de quatre nouveaux b\u00e2timents : l\u2019annexe de la Ferme de la Mouline et le Synathlon destin\u00e9 aux sports, le Vortex et ses logements pour 1200 r\u00e9sidents ainsi que le b\u00e2timent des sciences de la vie. Parall\u00e8lement, l\u2019Amphip\u00f4le et l\u2019Unith\u00e8que (dite aussi la Banane), deux stars historiques de l\u2019Alma Mater construites par l\u2019architecte Guido Cocchi, vont \u00eatre transform\u00e9s. Un vrai travail d\u2019\u00e9quilibriste pour que tout s\u2019imbrique et se coordonne afin que personne ne se retrouve momentan\u00e9ment \u00e0 la rue.<\/p>\n<p>La situation est d\u2019autant plus d\u00e9licate que d\u2019autres acteurs vont s\u2019implanter \u00e0 proximit\u00e9. Le nouveau Campus sant\u00e9 \u2013 qui r\u00e9unit la Haute Ecole de Sant\u00e9 Vaud (HESAV), le Centre coordonn\u00e9 de comp\u00e9tences cliniques (C4) et 500 logements \u2013 verra le jour non loin de l\u00e0 sur les C\u00f4tes de la Bourdonnette <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/en-direct-du-campus-15\/\">(lire l&rsquo;article)<\/a>. Il sera m\u00eame reli\u00e9 au campus par une passerelle. A l\u2019ouest, c\u2019est la RTS qui va s\u2019offrir de nouveaux locaux sur le site de l\u2019EPFL, tout pr\u00e8s du Learning Center. Enfin, sur et \u00e0 la p\u00e9riph\u00e9rie du campus de l\u2019UNIL, d\u2019autres r\u00e9am\u00e9nagements sont encore au programme, notamment l\u2019extension du b\u00e2timent Internef. La m\u00e9tamorphose ne fait que commencer.<\/p>\n<p><strong>Le site de Dorigny se densifie<\/strong><\/p>\n<p>R\u00e9volue la vision longtemps d\u00e9fendue d\u2019un campus bucolique compos\u00e9 d\u2019une s\u00e9rie de b\u00e2timents pos\u00e9s comme des objets dans un parc ? Enterr\u00e9e \u00abl\u2019Universit\u00e9 aux champs\u00bb avec ses moutons promus au rang de tondeuses \u00e9cologiques ?<\/p>\n<p>\u00abLa ville approche, elle arrive. Et ce n\u2019est pas une m\u00e9taphore, c\u2019est tr\u00e8s concret, reconna\u00eet Beno\u00eet Frund, vice-recteur en charge de la politique de durabilit\u00e9, de la gestion et du d\u00e9veloppement du campus. Certes, le site de Dorigny ne va pas changer radicalement, mais il va se densifier. Avec le projet Vortex, il accueillera en outre pour la premi\u00e8re fois un grand nombre d\u2019habitants. Ces derniers auront d\u2019autres besoins que ceux qui arrivent le matin et repartent le soir. Il va falloir repenser un certain nombre de services.\u00bb<\/p>\n<p>Si le campus change \u00e0 grande vitesse, il ne renie pas pour autant ses principes. Et notamment ce dialogue avec la nature et cette complicit\u00e9 entre permanence et changement qui reviennent comme un fil rouge dans son histoire. L\u2019histoire d\u2019une universit\u00e9 qui, pour faire face \u00e0 un nombre sans cesse croissant d\u2019\u00e9tudiants, s\u2019est un jour vue contrainte de quitter le centre ville et de s\u2019exiler en p\u00e9riph\u00e9rie. Certains en furent soulag\u00e9s. Sortir les \u00e9tudiants de la cit\u00e9 pouvait sembler un bon choix dans le contexte agit\u00e9 de Mai 68. Mais pas question de cr\u00e9er un ghetto o\u00f9 fermentent librement r\u00e9voltes et revendications. Les communes qui accueillaient le futur campus avaient sp\u00e9cifiquement exig\u00e9 que l\u2019on interdise toute construction de r\u00e9sidences estudiantines sur leurs terrains.<\/p>\n<p>Tout a commenc\u00e9, en 1963, avec l\u2019achat, par le Canton, de la propri\u00e9t\u00e9 de l\u2019hoirie Hoyos de Loys, situ\u00e9 \u00e0 quelques encablures \u00e0 l\u2019ouest du chantier de l\u2019Expo 64. A cheval sur les communes d\u2019Ecublens et de Chavannes-pr\u00e8s-Renens, ce terrain de 270\u2019000 m<sup>2<\/sup>, dont 58\u2019000 de for\u00eats, se r\u00e9partit sur les deux rives de la Chamberonne. De son pass\u00e9 campagnard et mara\u00eecher, il a h\u00e9rit\u00e9 de deux fermes, une grange et un ch\u00e2teau qui existent encore aujourd\u2019hui. Apr\u00e8s un premier plan directeur jug\u00e9 insuffisant car ne prenant pas suffisamment en compte la topographie, le Conseil d\u2019Etat confie le travail au BUD (le Bureau de construction de l\u2019Universit\u00e9 de Lausanne-Dorigny). Cette<em> task force<\/em>, qui rapporte directement au politique, sera dirig\u00e9e pendant plus de trente ans par l\u2019architecte Guido Cocchi (1928-2010), un Tessinois d\u2019origine form\u00e9 \u00e0 Zurich et \u00e0 Lausanne, et qui avait \u00e9t\u00e9 l\u2019adjoint de l\u2019architecte en chef Alberto Camenzind \u00e0 l\u2019Expo 64.<\/p>\n<p><strong>Charismatique Guido Cocchi<\/strong><br \/>\nPersonnalit\u00e9 forte et charismatique, Cocchi va imprimer \u00e0 Dorigny une vision tr\u00e8s diff\u00e9rente de celle de l\u2019EPFL \u2013 f\u00e9d\u00e9ralis\u00e9e en 1969. Un programme qui semble invent\u00e9 \u00e0 partir du site. \u00abJ\u2019ai compris ce terrain avec mes pieds, j\u2019ai commenc\u00e9 par marcher, puis j\u2019ai dessin\u00e9\u00bb, confiait-il \u00e0 Nadja Maillard dans l\u2019ouvrage <em>L\u2019Universit\u00e9 de Lausanne \u00e0 Dorigny<\/em> (Infolio). Le nouveau plan directeur \u00abpropose une diss\u00e9mination des b\u00e2timents universitaires dans le parc paysager, tels des pavillons \u00e9parpill\u00e9s dans une nature pr\u00e9serv\u00e9e\u00bb, \u00e9crit Maya Birke von Graevenitz dans l\u2019ouvrage collectif <em>De la cit\u00e9 au campus. 40 ans de l\u2019UNIL \u00e0 Dorigny<\/em> (Editions Peter Lang). La distribution des constructions se base sur le principe du <em>zoning<\/em>. Les locaux communs (biblioth\u00e8que, restaurant, locaux de l\u2019administration) sont pr\u00e9vus au centre, le quartier des Sciences humaines est plac\u00e9 \u00e0 l\u2019est et celui des Sciences exactes \u00e0 l\u2019ouest. Les diff\u00e9rentes zones sont reli\u00e9es par des chemins pi\u00e9tonniers.<\/p>\n<p>Les b\u00e2timents sont confi\u00e9s \u00e0 diverses \u00e9quipes vaudoises qui toutes associent un jeune architecte et un bureau confirm\u00e9. Elles ont un cahier des charges pr\u00e9cis qui impose, rappelle Maya Birke von Graevenitz, \u00abun \u00e9clairage et une ventilation naturelle des locaux, une hauteur norm\u00e9e des \u00e9tages, une hauteur des \u00e9difices d\u00e9termin\u00e9e en fonction de la silhouette g\u00e9n\u00e9rale du site et une trame de 1,2 m\u00e8tres pour les dimensions des constructions. (&#8230;) Il exige \u00e9galement que les fa\u00e7ades re\u00e7oivent de l\u2019ombre gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019utilisation de galeries ext\u00e9rieures et qu\u2019elles soient en verre ou en aluminium \u00e9lox\u00e9 naturel, de teintes beiges \u00e0 brunes.\u00bb La r\u00e9alisation de cette premi\u00e8re phase s\u2019\u00e9tendra sur quarante ans. Elle sera marqu\u00e9e par quelques p\u00e9rip\u00e9ties particuli\u00e8rement amusantes comme l\u2019interdiction faite \u00e0 l\u2019architecte en chef de planter des pommiers : leurs fruits pouvaient servir de projectiles aux \u00e9tudiants.<\/p>\n<p>Inaugur\u00e9 en automne 1970, le premier b\u00e2timent, le Coll\u00e8ge prop\u00e9deutique 1 (aujourd\u2019hui l\u2019Amphip\u00f4le), est sign\u00e9 par Guido Cocchi. De structure complexe, \u00abvraiment moul\u00e9 sur la topographie\u00bb, il associe deux ailes de laboratoires en dalles de b\u00e9ton et une construction plus l\u00e9g\u00e8re au sud, surnomm\u00e9e la galette, qui telle un grand parapluie abrite quatre auditoires, la caf\u00e9t\u00e9ria, l\u2019administration et les circulations. \u00abJe peux vous dire qu\u2019il a fallu batailler pour faire passer cette architecture fonctionnelle devant le Rectorat de l\u2019Universit\u00e9 qui n\u2019\u00e9tait pas emball\u00e9 du tout, pour qui un b\u00e2timent universitaire repr\u00e9sentatif d\u2019une institution de savoir et de recherche devait avoir quelque chose de monumental ou de plus prestigieux\u00bb, se souvenait Guido Cocchi des ann\u00e9es plus tard.<\/p>\n<p>Ces r\u00e9ticences vont s\u2019estomper au fur et \u00e0 mesure que le campus grandit. Et treize ans apr\u00e8s, c\u2019est un autre b\u00e2timent sign\u00e9 par l\u2019architecte en chef, l\u2019Unith\u00e8que (ex-B\u00e2timent central, dit aussi la Banane) qui entre en fonction. Adoss\u00e9 \u00e0 la colline de Dorigny, parfaitement int\u00e9gr\u00e9 dans l\u2019amphith\u00e9\u00e2tre du site, cet \u00e9difice en b\u00e9ton arm\u00e9 et bois deviendra l\u2019un des embl\u00e8mes du campus. La m\u00eame ann\u00e9e, sont inaugur\u00e9s l\u2019Unicentre et le Biophore. Viendront ensuite l\u2019Anthropole (1987), le Batochime (1995), l\u2019Amphimax (2004) et G\u00e9opolis (2013). <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/lunil-fait-peau-neuve\/\">(Pour se rep\u00e9rer, on peut consulter le plan dans le portfolio illustr\u00e9)<\/a><\/p>\n<p>L\u2019ach\u00e8vement de ce dernier b\u00e2timent marque un tournant dans l\u2019histoire architecturale du campus. Le mandat du comit\u00e9 directeur du BUD se termine. Une autre organisation, le COPIL des constructions universitaires, prend le relais. Elle donne une plus large place \u00e0 la direction de l\u2019Universit\u00e9 dans le d\u00e9veloppement immobilier du Campus. Intitul\u00e9 Lignes directrices pour l\u2019am\u00e9nagement du site de l\u2019UNIL \u00e0 Dorigny, un nouveau document sert de guide et de r\u00e9f\u00e9rence pour les travaux actuels et futurs.<\/p>\n<figure id=\"attachment_7646\" aria-describedby=\"caption-attachment-7646\" style=\"width: 386px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7646\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2017\/01\/BenoitFrund_65.jpg\" alt=\"\" width=\"386\" height=\"257\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-7646\" class=\"wp-caption-text\">Beno\u00eet Frund<br \/>Vice-recteur en charge de la politique de durabilit\u00e9, de la gestion et du d\u00e9veloppement du campus.<br \/>F\u00e9lix Imhof \u00a9 UNIL<\/figcaption><\/figure>\n<p><strong>Visite guid\u00e9e<\/strong><br \/>\nCommen\u00e7ons par le plus avanc\u00e9 : la construction de l\u2019annexe de la Ferme de la Mouline et la d\u00e9viation de la rue de la Mouline, qui permettra de respecter la distance n\u00e9cessaire entre l\u2019angle du G\u00e9opolis et l\u2019axe de la route tout en lib\u00e9rant un espace pour cr\u00e9er un trottoir. Ces travaux devaient \u00eatre r\u00e9alis\u00e9s dans le prolongement du chantier du G\u00e9opolis. La faillite de l\u2019entreprise g\u00e9n\u00e9rale a contraint le ma\u00eetre d\u2019ouvrage \u00e0 reporter sa r\u00e9alisation. En bois et b\u00e9ton, l\u2019annexe abritera les bureaux et les locaux fonctionnels du groupe \u00abParcs et jardins\u00bb du service UNIBAT qui s\u2019occupe de l\u2019entretien des espaces verts \u00e0 Dorigny, ainsi que les bureaux du service UniSEP, en charge de la s\u00e9curit\u00e9. Co\u00fbt selon cr\u00e9dit d\u2019ouvrage octroy\u00e9: 1,260 million pour la route et 4,563 millions pour l\u2019annexe qui entrera en service en juin 2017.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9tape suivante concerne, \u00e0 double titre, le sport. Il s\u2019agit d\u2019une part de la r\u00e9novation et remise en \u00e9tat de plusieurs \u00e9quipements du Centre sportif universitaire de Dorigny, situ\u00e9 dans le quartier Lac du site (co\u00fbt environ 6 millions, d\u00e9but des travaux au printemps 2017) et d\u2019autre part de la construction du Synathlon dont la mise en service est agend\u00e9e pour fin 2017. Initi\u00e9 par le Canton de Vaud, et non par l\u2019Universit\u00e9, ce projet doit permettre d\u2019abriter sous un m\u00eame toit l\u2019organisation, la formation et les Sciences du sport, soit le nouveau r\u00e9seau d\u2019innovation ThinkSport, l\u2019Institut des sciences du sport de l\u2019Universit\u00e9 de Lausanne (ISSUL) actuellement en fort d\u00e9veloppement, la F\u00e9d\u00e9ration internationale du sport universitaire (FISU), et l\u2019Acad\u00e9mie internationale des sciences et techniques du sport (AISTS). Con\u00e7ue par le bureau zurichois Karamuk*Kuo, cette \u00abruche\u00bb vitr\u00e9e a s\u00e9duit le jury du concours par la clart\u00e9 des lignes des fa\u00e7ades qui s\u2019int\u00e8grent parfaitement dans le site et la qualit\u00e9 spatiale du concept, des espaces de travail \u2013 bureaux et salles de r\u00e9union \u2013 organis\u00e9s en une couronne p\u00e9riph\u00e9rique autour d\u2019un c\u0153ur central d\u2019espaces collectifs ouverts les uns sur les autres. Co\u00fbt selon cr\u00e9dit d\u2019ouvrage octroy\u00e9: 26,690 millions.<\/p>\n<figure id=\"attachment_7670\" aria-describedby=\"caption-attachment-7670\" style=\"width: 393px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7670\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2017\/01\/campus_3_65.jpg\" alt=\"\" width=\"393\" height=\"251\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-7670\" class=\"wp-caption-text\">Unith\u00e8que<br \/>L\u2019int\u00e9rieur de la future Biblioth\u00e8que cantonale et universitaire, apr\u00e8s son extension. \u00a9 Fruehauf, Henry &amp; Viladoms<\/figcaption><\/figure>\n<p><strong>Unith\u00e8que agrandie<\/strong><\/p>\n<p>Apr\u00e8s le sport, les livres et l\u2019\u00e9tude. Achev\u00e9e en 1983, situ\u00e9e dans la partie centrale du campus, l\u2019Unith\u00e8que \u2013 qui r\u00e9unit la Biblioth\u00e8que cantonale et le restaurant universitaires \u2013 offrira, en 2019\/2020, 11\u2019000 m<sup>2<\/sup> et pr\u00e8s de 1200 places de travail suppl\u00e9mentaires. Et cela sans perdre sa silhouette si caract\u00e9ristique et son identit\u00e9. Situ\u00e9e \u00e0 l\u2019arri\u00e8re de ce b\u00e2timent iconique, l\u2019extension con\u00e7ue par le bureau lausannois Fruehauf, Henry &amp; Viladoms ne d\u00e9passe en effet que de quelques m\u00e8tres son gabarit et prolonge le principe des terrasses. Elle exprime toutefois son existence par le biais d\u2019une tourelle p\u00e9riscopique qui \u00e9claire et signale la nouvelle entr\u00e9e principale, d\u00e9plac\u00e9e et redimensionn\u00e9e. A l\u2019int\u00e9rieur, l\u2019extension offre un g\u00e9n\u00e9reux espace de lecture couvert par une toiture qui le franchit d\u2019une seule port\u00e9e et laisse passer une lumi\u00e8re naturelle diffuse. Une fois les travaux termin\u00e9s, le nouveau et l\u2019ancien ne formeront plus qu\u2019un seul b\u00e2timent. Co\u00fbt estim\u00e9 selon l\u2019Expos\u00e9 de motif et projet de d\u00e9cret (EMPD) : 73,3 millions.<\/p>\n<p>Quittons le site de l\u2019Unith\u00e8que et sa somptueuse vue sur le lac pour le terrain de la Pala, aujourd\u2019hui s\u00e9par\u00e9 du quartier des hautes \u00e9coles par la ligne du M1 et la rivi\u00e8re de la Sorge. Une passerelle, actuellement en cours de r\u00e9alisation, le reliera bient\u00f4t au campus. Dans un premier temps, elle permettra la construction du projet Vortex, un ambitieux b\u00e2timent circulaire de logements pour 1200 r\u00e9sidents qui comprendra \u00e9galement 75 logements de fonction pour les h\u00f4tes acad\u00e9miques et le personnel technique de l\u2019Universit\u00e9. Pilot\u00e9 par le Service Immeubles, Patrimoine et Logistique de l\u2019Etat de Vaud (SIPal), il sera exploit\u00e9 par la Fondation Maison pour Etudiants Lausanne (FMEL).<\/p>\n<figure id=\"attachment_7669\" aria-describedby=\"caption-attachment-7669\" style=\"width: 393px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7669\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2017\/01\/campus_2_65.jpg\" alt=\"\" width=\"393\" height=\"278\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2017\/01\/campus_2_65.jpg 393w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2017\/01\/campus_2_65-368x260.jpg 368w\" sizes=\"auto, (max-width: 393px) 100vw, 393px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-7669\" class=\"wp-caption-text\">Projet Vortex<br \/>Cet ambitieux b\u00e2timent circulaire va accueillir les athl\u00e8tes des Jeux Olympiques de la Jeunesse, en 2020. Puis il sera occup\u00e9 par plus de 1200 r\u00e9sidents, dont de nombreux \u00e9tudiants.<br \/>@ D\u00fcrig AG<\/figcaption><\/figure>\n<p>Imagin\u00e9 par le bureau zurichois D\u00fcrig AG, le projet Vortex rel\u00e8ve d\u2019un geste architectural fort et audacieux. Il se compose en effet d\u2019un immense cylindre r\u00e9alis\u00e9 \u00e0 partir d\u2019une dalle de b\u00e9ton unique de 3,8 km, avec une pente de 1%. Cette rampe, qui constitue tous les \u00e9tages, permet d\u2019associer la circulation int\u00e9rieure vers les logements avec des surfaces couvertes, communes sur la cour, privatives vers l\u2019ext\u00e9rieur. Termin\u00e9 fin 2019, le b\u00e2timent h\u00e9bergera les athl\u00e8tes des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) en janvier 2020 puis sera r\u00e9am\u00e9nag\u00e9 afin d\u2019accueillir les \u00e9tudiants \u00e0 la rentr\u00e9e universitaire.<\/p>\n<p>Reprenons la passerelle \u2013 en imagination \u2013 et dirigeons-nous vers l\u2019Amphip\u00f4le, l\u2019ancien Coll\u00e8ge prop\u00e9deutique et tout premier b\u00e2timent du campus, r\u00e9alis\u00e9 par Guido Cocchi. Le passage des ans l\u2019a laiss\u00e9 pareil \u00e0 lui-m\u00eame, avec toutefois quelques rides et de graves manquements par rapport aux normes \u00e9nerg\u00e9tiques actuelles. Une intervention s\u2019imposait. Mais laquelle ? Dans un premier temps, une \u00e9tude a \u00e9t\u00e9 confi\u00e9e au Laboratoire des Techniques et de la Sauvegarde de l\u2019Architecture Moderne (TSAM) de l\u2019EPFL. Elle a relev\u00e9 l\u2019importance du b\u00e2timent dans l\u2019histoire locale ainsi que ses ind\u00e9niables qualit\u00e9s constructives et d\u2019implantation. Un concours a ensuite \u00e9t\u00e9 organis\u00e9, portant sur la r\u00e9novation et r\u00e9affectation des deux ailes de l\u2019Amphip\u00f4le. Il a \u00e9t\u00e9 remport\u00e9 par le bureau Aeby Perneger &amp; Associ\u00e9s SA de Gen\u00e8ve.<\/p>\n<p>\u00abCette intervention s\u2019inscrit dans le cadre plus g\u00e9n\u00e9ral, et passionnant, de la revalorisation du patrimoine b\u00e2ti du XXe si\u00e8cle\u00bb, s\u2019enthousiasme Rub\u00e9n Merino, responsable du domaine planification et projets d\u2019Unibat, le service des b\u00e2timents et travaux de l\u2019UNIL. Les laur\u00e9ats du concours ont choisi de maintenir les principes de composition des fa\u00e7ades, en leur apportant quelques inflexions. Les stores notamment seront abaiss\u00e9s pour permettre une meilleure gestion des apports de lumi\u00e8re naturelle et de la protection solaire. La main courante sera d\u00e9plac\u00e9e vers le haut pour respecter les normes en vigueur. Un compl\u00e9ment de garde-corps en filet de c\u00e2bles d\u2019acier sera ajout\u00e9. Au niveau de la fa\u00e7ade, les verres actuels seront remplac\u00e9s par des doubles vitrages tr\u00e8s performants qui permettront de conserver les menuiseries en aluminium d\u2019origine. A l\u2019int\u00e9rieur, les architectes ont propos\u00e9 de remplacer ponctuellement les circulations existantes par de nouveaux espaces. Et d\u2019adapter la profondeur des anciens locaux (des salles de travaux pratiques) \u00e0 un programme de bureaux n\u00e9cessitant moins de profondeur et plus adapt\u00e9s aux futurs utilisateurs de l\u2019Amphip\u00f4le : l\u2019Ecole des sciences criminelles (ESC) de la Facult\u00e9 de droit, des sciences criminelles et d\u2019administration publique et la bioinformatique et biologie computationnelle de la Facult\u00e9 de biologie et m\u00e9decine et de l\u2019Institut suisse de bioinformatique (SIB). Co\u00fbt estim\u00e9 selon l\u2019EMPD: 43,9 millions.<\/p>\n<p>Les travaux dans l\u2019Amphip\u00f4le seront r\u00e9alis\u00e9s en deux phases (mise en service de l\u2019aile Ouest en 2019, et de l\u2019aile Est en 2022) afin de profiter de l\u2019avancement du chantier voisin du futur B\u00e2timent des sciences de la vie. C\u2019est en effet dans ce b\u00e2timent que devraient emm\u00e9nager, d\u00e8s 2021, les travaux pratiques en chimie et biologie de l\u2019UNIL et de l\u2019EPFL, lib\u00e9rant ainsi la deuxi\u00e8me aile. Ils seront rejoints, en 2023, par la recherche qui constitue l\u2019autre p\u00f4le des sciences de la vie.<\/p>\n<p><strong>Prendre le m\u00e9tro<\/strong><br \/>\nVoil\u00e0 pour la recherche de base et la recherche fondamentale. Si vous vous int\u00e9ressez \u00e0 la recherche translationnelle sur le cancer \u2013 une d\u00e9marche d\u2019action int\u00e9gr\u00e9e et transversale face \u00e0 la maladie \u2013 il vous faut quitter le campus de Dorigny, prendre le m\u00e9tro direction centre ville, changer au Flon pour le M2 et vous arr\u00eater au CHUV. En face du Mus\u00e9e de la main, \u00e0 la rue du Bugnon 25A, vous apercevez un grand chantier comme enclav\u00e9 entre des b\u00e2timents existants. Vous avez devant vous le futur AGORA &#8211; Centre du cancer. Construit par la Fondation ISREC sur un terrain c\u00e9d\u00e9 sous forme d\u2019un droit de superficie par l\u2019Etat de Vaud, ce nouvel \u00e9difice sera utilis\u00e9 conjointement par le CHUV, l\u2019UNIL et l\u2019EPFL. Son co\u00fbt de construction: 80 millions financ\u00e9s par la Fondation ISREC. Son but: encourager et d\u00e9velopper jusque dans son architecture une culture d\u2019\u00e9change et de collaboration dans le domaine de la recherche contre le cancer. \u00abOn veut que les gens se m\u00e9langent, insiste Francis-Luc Perret, le directeur de la Fondation ISREC. Une maladie ne peut se traiter par une approche unilat\u00e9rale. Et on doit anticiper le coup suivant, comme aux \u00e9checs.\u00bb<\/p>\n<p>Pour promouvoir cette id\u00e9e, il fallait un b\u00e2timent fort et symbolique. Laur\u00e9at du concours, le bureau Behnisch Architekten de Stuttgart a imagin\u00e9 un volume vitr\u00e9 taill\u00e9 en facettes et recouvert par une \u00e9l\u00e9gante r\u00e9sille en aluminium. Con\u00e7u sur sept niveaux, l\u2019AGORA offre trois \u00e9tages de laboratoires d\u00e9cloisonn\u00e9s o\u00f9 travailleront 300 chercheurs et cliniciens. Il est reli\u00e9 \u00e0 l\u2019Institut universitaire de pathologie voisin par un Atrium vitr\u00e9 qui sert aussi d\u2019entr\u00e9e. Ce sas largement \u00e9clair\u00e9 conduit \u00e0 l\u2019espace public, ouvert \u00e0 tous, o\u00f9 l\u2019on trouvera un restaurant, des salles de cours, des espaces d\u2019\u00e9change et un grand auditoire. L\u2019inauguration est pr\u00e9vue au printemps 2018.<\/p>\n<p>Et le voyage en m\u00e9tro continue. Direction le Biop\u00f4le d\u2019Epalinges. Les chercheurs de l\u2019UNIL y interviendront notamment, d\u00e8s 2020, dans le cadre d\u2019un futur centre destin\u00e9 \u00e0 l\u2019ing\u00e9nierie immunitaire en oncologie et d\u00e9di\u00e9 aux activit\u00e9s de recherche soutenues par l\u2019Institut Ludwig. Inutile toutefois de vous pr\u00e9cipiter pour d\u00e9couvrir le chantier: l\u2019appel d\u2019offres pour la construction sera lanc\u00e9 au printemps 2017. Un autre b\u00e2timent destin\u00e9 \u00e0 la m\u00e9decine personnalis\u00e9e est \u00e0 l\u2019\u00e9tude sur le m\u00eame site. On voit donc se dessiner clairement une nouvelle g\u00e9ographie de la recherche qui suit les lignes du m\u00e9tro et relie Dorigny \u00e0 Epalinges en passant par le CHUV. Oui, pas de doute. Non seulement, le campus de l\u2019UNIL est rattrap\u00e9 par la ville, mais il essaime joyeusement hors les murs.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cr\u00e9\u00e9 il y a 50 ans, le campus de l\u2019Universit\u00e9 de Lausanne s\u2019appr\u00eate \u00e0 vivre une nouvelle mue. 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