{"id":7261,"date":"2016-05-19T07:41:08","date_gmt":"2016-05-19T05:41:08","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=7261"},"modified":"2020-07-29T10:07:01","modified_gmt":"2020-07-29T08:07:01","slug":"les-suisses-ne-sont-pas-des-joueurs-pros-ce-sont-des-champions","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/les-suisses-ne-sont-pas-des-joueurs-pros-ce-sont-des-champions\/","title":{"rendered":"Les Suisses ne sont pas des joueurs pros, ce sont des champions"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_7141\" aria-describedby=\"caption-attachment-7141\" style=\"width: 590px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2016\/05\/sport_63.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7141\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2016\/05\/sport_63.jpg\" alt=\"Fed Cup. Martina Hingis, Belinda Bencic, Viktorija Golubic et Timea Bacsinszky f\u00eatent leur victoire contre l\u2019Allemagne, le 7 f\u00e9vrier 2016 \u00e0 Leipzig. Elles ont \u00e9t\u00e9 \u00e9limin\u00e9es ensuite par la R\u00e9publique tch\u00e8que. \u00a9 Walter Bieri \/ Keystone\" width=\"590\" height=\"393\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2016\/05\/sport_63.jpg 590w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2016\/05\/sport_63-390x260.jpg 390w\" sizes=\"auto, (max-width: 590px) 100vw, 590px\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-7141\" class=\"wp-caption-text\">Fed Cup. Martina Hingis, Belinda Bencic, Viktorija Golubic et Timea Bacsinszky f\u00eatent leur victoire contre l\u2019Allemagne, le 7 f\u00e9vrier 2016 \u00e0 Leipzig. Elles ont \u00e9t\u00e9 \u00e9limin\u00e9es ensuite par la R\u00e9publique tch\u00e8que.<br \/>\u00a9 Walter Bieri \/ Keystone<\/figcaption><\/figure>\n<p><em>Que ce soit en football ou en tennis, les sportifs suisses se sont fray\u00e9s un chemin vers les sommets. Comment fait un si petit pays pour former autant de vedettes? Les r\u00e9ponses des experts de l\u2019UNIL.\u00a0<\/em><\/p>\n<p>Le fan suisse de sport qui s\u2019appr\u00eate \u00e0 vibrer devant l\u2019Euro de football en France et les Jeux olympiques de Rio ne r\u00e9alise pas toujours la chance qu\u2019il a. Alors que de nombreux pays ne peuvent r\u00eaver d\u2019une m\u00e9daille ou d\u2019un titre dans l\u2019un de ces sports majeurs que sont le tennis et le football, les athl\u00e8tes helv\u00e8tes ont une chance de briller sur tous les tableaux. Dans les derniers grands tournois internationaux de football, la Nati n\u2019a rat\u00e9 qu\u2019une seule phase finale d\u2019un Euro ou d\u2019un Mondial depuis 2004. A titre de comparaison, cette r\u00e9gularit\u00e9 au plus haut niveau fait de la Suisse une s\u00e9lection comparable \u00e0 l\u2019Angleterre, et plus r\u00e9guli\u00e8re que la Turquie ou les Pays-Bas, deux grandes nations de football.<\/p>\n<p>Et en tennis, la Suisse peut tout simplement r\u00eaver de remporter trois m\u00e9dailles d\u2019or qui seront mises en jeu \u00e0 Rio, sous r\u00e9serve, \u00e9videmment, de blessures \u00e9ventuelles ou de calendrier surcharg\u00e9. Car les Helv\u00e8tes peuvent th\u00e9oriquement inscrire Martina Hingis et Belinda Bencic en double dames. Ils devraient encore voir \u00e9voluer le tr\u00e8s mythique couple Hingis-Federer en double mixte. S\u2019y ajoutent Roger Federer et Stan Wawrinka, qui devraient compter parmi les favoris du simple messieurs, sans oublier que Stan et Roger ont d\u00e9j\u00e0 en poche la m\u00e9daille d\u2019or du double messieurs d\u00e9croch\u00e9e aux JO de P\u00e9kin.<\/p>\n<p><strong>Les recettes du succ\u00e8s<\/strong><br \/>\nReste \u00e0 comprendre comment un petit pays comme la Suisse peut aligner autant de champions dans des sports quasi plan\u00e9taires? Si la r\u00e9ussite de l\u2019\u00e9quipe suisse de foot doit beaucoup au travail de la f\u00e9d\u00e9ration <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/en-football-la-suisse-a-parie-sur-la-formation\/\">(lire l\u2019entretien avec Yves Debonnaire)<\/a>, \u00able cas du tennis est un peu diff\u00e9rent\u00bb, analyse Emmanuel Bayle, professeur de gestion \u00e0 <a href=\"https:\/\/www.unil.ch\/issul\">l\u2019Institut des sciences du sport (ISSUL).<\/a><\/p>\n<p>En France, depuis la victoire de Yannick Noah en 1983 \u00e0 Roland-Garros, quasiment tous les joueurs pros sont des \u00abproduits\u00bb issus de la F\u00e9d\u00e9ration fran\u00e7aise de tennis (FFT). En Suisse, ce n\u2019est pas vraiment le cas. Stan Wawrinka, Belinda Bencic, Timea Bacsinszky et Martina Hingis ont trac\u00e9 leur voie soit gr\u00e2ce \u00e0 leur famille, soit gr\u00e2ce \u00e0 des structures priv\u00e9es. Et le seul qui a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de l\u2019aide de la F\u00e9d\u00e9ration suisse (Swiss Tennis), c\u2019est Roger Federer. Le seul qui, peut-\u00eatre, vu son talent, n\u2019en avait pas vraiment besoin&#8230; \u00abSi bien qu\u2019en Suisse, il est difficile de corr\u00e9ler les r\u00e9sultats d\u2019un sportif \u00e0 la politique de la F\u00e9d\u00e9ration\u00bb, constate Emmanuel Bayle.<\/p>\n<figure id=\"attachment_7156\" aria-describedby=\"caption-attachment-7156\" style=\"width: 386px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2016\/05\/sport_EmmanuelBayle_63.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7156\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2016\/05\/sport_EmmanuelBayle_63.jpg\" alt=\"Emmanuel Bayle. Professeur associ\u00e9 \u00e0 l\u2019Institut des sciences du sport (ISSUL). Nicole Chuard \u00a9 UNIL\" width=\"386\" height=\"385\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2016\/05\/sport_EmmanuelBayle_63.jpg 386w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2016\/05\/sport_EmmanuelBayle_63-261x260.jpg 261w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2016\/05\/sport_EmmanuelBayle_63-250x250.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2016\/05\/sport_EmmanuelBayle_63-150x150.jpg 150w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2016\/05\/sport_EmmanuelBayle_63-60x60.jpg 60w\" sizes=\"auto, (max-width: 386px) 100vw, 386px\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-7156\" class=\"wp-caption-text\">Emmanuel Bayle. Professeur associ\u00e9 \u00e0 l\u2019Institut des sciences du sport (ISSUL). Nicole Chuard \u00a9 UNIL<\/figcaption><\/figure>\n<p><strong>Le mod\u00e8le fran\u00e7ais<\/strong><br \/>\nDans le tennis, depuis des ann\u00e9es, trois mod\u00e8les de formation prennent le dessus. Le mod\u00e8le f\u00e9d\u00e9ral, avec la France comme exemple. Ancien joueur, entra\u00eeneur et dirigeant, le professeur Bayle est un observateur avis\u00e9 du milieu. \u00abDans l\u2019Hexagone, la F\u00e9d\u00e9ration place beaucoup d\u2019argent sur des enfants qui ont entre 8 et 9 ans, m\u00eame avant, parfois. Environ 20000 francs pour l\u2019entra\u00eenement de base par an pour les plus talentueux. Concr\u00e8tement, la F\u00e9d\u00e9ration subventionne l\u2019entra\u00eeneur et la participation aux tournois. Les meilleurs rentrent dans le P\u00f4le France vers 12-13 ans. S\u2019ils confirment ces pr\u00e9dispositions, ils passent par l\u2019Institut national du sport (15-17 ans) et le Centre national d\u2019entra\u00eenement \u00e0 Roland-Garros avec de toutes nouvelles installations (entre 18 et 22 ans). L\u00e0 encore, la F\u00e9d\u00e9ration d\u00e9boursera entre 100000 et 200000 francs pour financer une saison, sachant que les joueurs ne gagnent pratiquement rien et qu\u2019ils n\u2019ont pas encore de sponsors.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Les acad\u00e9mies et le mod\u00e8le suisse<\/strong><br \/>\nLes acad\u00e9mies priv\u00e9es sont un deuxi\u00e8me mod\u00e8le de formation. Il y en a partout en Europe et aux Etats-Unis: l\u2019une des plus connues, la Nick Bollettieri Tennis Academy, a form\u00e9 ou format\u00e9 depuis 1978 plusieurs champions comme Agassi, les s\u0153urs Williams, Courier, Capriati, Sampras, Seles ou encore Hingis. Dans ce cas, il faut un m\u00e9c\u00e8ne pour financer le joueur, que ce soit la famille, ou alors l\u2019acad\u00e9mie qui joue les m\u00e9c\u00e8nes et qui se rattrape ensuite sur les gains de ses poulains&#8230;<\/p>\n<p>Swiss Tennis est le troisi\u00e8me mod\u00e8le, \u00abhybride\u00bb, analyse Emmanuel Bayle. \u00abSwiss Tennis accompagne les joueurs, mais ne peut pas mettre autant d\u2019argent que la F\u00e9d\u00e9ration fran\u00e7aise. C\u2019est un mod\u00e8le qui laisse beaucoup de place \u00e0 l\u2019initiative priv\u00e9e. Cela signifie que, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 il faut aussi des m\u00e9c\u00e8nes ou des parents qui financent.\u00bb Swiss Tennis n\u2019a pas les moyens de soutenir les joueurs jusqu\u2019\u00e0 leur \u00e9closion professionnelle. La F\u00e9d\u00e9ration offre une structure solide, peu d\u2019argent, mais une fili\u00e8re, un centre d\u2019entra\u00eenement national \u00e0 Bienne, de nombreux entra\u00eeneurs et des pr\u00e9parateurs physiques.<\/p>\n<p><strong>\u00abLes Suisses ne sont pas des joueurs pros\u00a0mais des champions\u00bb<\/strong><br \/>\nPour qu\u2019un jeune atteigne les portes du professionnalisme, il faut compter environ dix ans de formation. Dix ans pour acqu\u00e9rir et atteindre de bons niveaux techniques, physiques, tactiques et psychologiques. La suite est une question d\u2019alchimie. \u00abLa particularit\u00e9 des joueurs suisses, c\u2019est que ce ne sont pas des joueurs professionnels mais ce sont des champions\u00bb, observe Emmanuel Bayle. \u00abM\u00eame si l\u2019analyse est plus subtile, les experts estiment que l\u2019entr\u00e9e dans le professionnalisme commence lorsqu\u2019un jeune entre dans le classement des 300 meilleurs joueurs mondiaux de l\u2019Association des joueurs de tennis professionnels (ATP). Mais pour gagner leur vie, ils doivent se classer dans le Top 100.\u00bb Ensuite, il faut bien faire la diff\u00e9rence entre un professionnel et un champion. Un champion est celui qui go\u00fbte au c\u00e9leste et qui fait partie des dix meilleurs joueurs du monde et gagne des titres majeurs.<\/p>\n<p>La prise de risque financi\u00e8re pour les joueurs qui veulent atteindre le sommet de la pyramide ATP est beaucoup plus grande en tennis que dans des sports collectifs comme le football ou le hockey. Compte tenu du fait que les joueurs de tennis sont des travailleurs ind\u00e9pendants et non salari\u00e9s, qu\u2019il y a tr\u00e8s peu d\u2019\u00e9lus et que la concurrence internationale est forte, les familles, les enfants et les ados doivent rapidement calculer leurs risques.<\/p>\n<p><strong>Une petite entreprise pour devenir un champion<\/strong><br \/>\nLa pr\u00e9carit\u00e9 est plus grande au tennis. \u00abEn Suisse, les jeunes qui se lancent dans ce sport sont dans l\u2019initiative priv\u00e9e. Initiative qui fait partie int\u00e9grante de la culture nationale, lib\u00e9rale et entrepreneuriale. Ce sont des gens qui ont pris en main leur vie et leur destin afin de cr\u00e9er les conditions pour devenir champion. Trouver les conditions, c\u2019est trouver l\u2019entra\u00eeneur, le pr\u00e9parateur physique, mental, la personne qui va s\u2019occuper du marketing&#8230; cr\u00e9er une petite entreprise pour devenir champion. Federer comme Wawrinka r\u00e9p\u00e8tent toujours qu\u2019ils doivent beaucoup \u00e0 leur entourage. Tous ces points pourraient expliquer la r\u00e9ussite suisse sur cet aspect \u201cchampion\u201d, car c\u2019est bien \u00e7a la particularit\u00e9! Il y a peu de professionnels, mais les joueuses et les joueurs suisses deviennent des champions!\u00bb<\/p>\n<p>En Suisse, il y a environ 165000 membres actifs qui sont adh\u00e9rents \u00e0 Swiss Tennis. Seuls la gymnastique et le football font mieux en termes de membres. L\u2019image que v\u00e9hiculent les Federer, Wawrinka ou Hingis aide \u00e0 l\u2019essor du tennis dans notre pays, mais avant eux les G\u00fcnthardt, Hlasek, Rosset et Hingis avaient d\u00e9j\u00e0 d\u00e9complex\u00e9 ce sport gr\u00e2ce \u00e0 leurs nombreux titres. \u00abEnsuite, c\u2019est \u00e0 la capacit\u00e9 de Swiss Tennis et de ses clubs de fid\u00e9liser des gens qui vont jouer au tennis, des parents qui vont pousser leurs enfants \u00e0 entrer dans la fili\u00e8re de la F\u00e9d\u00e9ration. Bien s\u00fbr que la politique de Swiss Tennis joue un r\u00f4le. Elle am\u00e8ne un vivier, elle fait \u00e9merger des jeunes qui ont envie de jouer \u00e0 un bon niveau et ensuite les meilleurs devront faire des choix. Donc, on ne peut pas affirmer que les joueurs sont des \u201cproduits\u201d de Swiss Tennis.\u00bb<\/p>\n<p><strong>\u00abIl y a une bonne base en Suisse\u00bb<\/strong><br \/>\nTous les joueurs, de Bacsinszky \u00e0 Wawrinka, ont tap\u00e9 leurs premi\u00e8res balles dans un club de tennis, pr\u00e8s de chez eux. Ils ont disput\u00e9 des interclubs ou des tournois nationaux. \u00abIl y a donc une bonne base et la Suisse ne va pas s\u2019effondrer quand Federer et Wawrinka vont s\u2019arr\u00eater\u00bb, poursuit Emmanuel Bayle. Pour le professeur de gestion \u00e0 l\u2019Institut des sciences du sport, cette base est suffisante pour \u00abfaire \u00e9clore\u00bb plusieurs joueurs professionnels. Mais, compte tenu de la taille de la population, ce ne sera pas 10 joueurs que la Suisse pourra placer dans le Top 100, mais plut\u00f4t deux ou trois dans le Top 200 ou Top 300 de l\u2019ATP. \u00abEt je parle de professionnels et non pas de champions!\u00bb<\/p>\n<p>Depuis que Federer s\u2019est mis \u00e0 briller, il y a eu une forte \u00e9mulation parmi toutes les \u00e9toiles. Le roi suisse a m\u00e9tamorphos\u00e9 la pens\u00e9e du tennis helv\u00e9tique. \u00abD\u00e9sormais en Suisse, on ne se dit plus qu\u2019on esp\u00e8re le faire, on ne se donne pas le droit de ne pas y arriver!\u00bb, conclut Emmanuel Bayle. Une nuance s\u00e9mantique qui permet toujours \u00e0 la Suisse de r\u00eaver en grand cet \u00e9t\u00e9 sous le soleil de Rio.<\/p>\n<p><strong>Article suivant:<\/strong> <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/en-football-la-suisse-a-parie-sur-la-formation\/\">En football, la Suisse a pari\u00e9 sur la formation<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Que ce soit en football ou en tennis, les sportifs suisses se sont fray\u00e9s un chemin vers les sommets. 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