{"id":6968,"date":"2016-01-21T08:29:38","date_gmt":"2016-01-21T06:29:38","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=6968"},"modified":"2020-07-27T10:41:15","modified_gmt":"2020-07-27T08:41:15","slug":"chavannes-sort-de-lombre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/chavannes-sort-de-lombre\/","title":{"rendered":"Chavannes sort de l&rsquo;ombre"},"content":{"rendered":"<div id='gallery-1' class='gallery galleryid-6968 gallery-columns-3 gallery-size-thumbnail'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2016\/01\/manuscrits_1_62.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"250\" height=\"250\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2016\/01\/manuscrits_1_62-250x250.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"Charg\u00e9e de recherches \u00e0 l\u2019Institut religions, culture et modernit\u00e9, Elisabeth Holm travaille sur les \u00e9crits d\u2019Alexandre C\u00e9sar Chavannes (1731-1800). Photo Nicole Chuard \u00a9 UNIL\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2016\/01\/manuscrits_1_62-250x250.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2016\/01\/manuscrits_1_62-150x150.jpg 150w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2016\/01\/manuscrits_1_62-60x60.jpg 60w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2016\/01\/manuscrits_2_62.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"250\" height=\"250\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2016\/01\/manuscrits_2_62-250x250.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"Manuscrits d\u2019Alexandre C\u00e9sar Chavannes (1731-1800). Photo Nicole Chuard \u00a9 UNIL\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2016\/01\/manuscrits_2_62-250x250.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2016\/01\/manuscrits_2_62-150x150.jpg 150w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2016\/01\/manuscrits_2_62-60x60.jpg 60w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2016\/01\/manuscrits_3_62.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"250\" height=\"250\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2016\/01\/manuscrits_3_62-250x250.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"Manuscrits d\u2019Alexandre C\u00e9sar Chavannes (1731-1800). Photo Nicole Chuard \u00a9 UNI\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2016\/01\/manuscrits_3_62-250x250.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2016\/01\/manuscrits_3_62-150x150.jpg 150w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2016\/01\/manuscrits_3_62-60x60.jpg 60w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure>\n\t\t<\/div>\n\n<p><em>Entretien avec Elisabeth Holm, charg\u00e9e de recherches \u00e0 l\u2019Institut religions, culture et modernit\u00e9. Christian Grosse, professeur dans le m\u00eame institut. Ainsi qu\u2019avec Adrien Bridel et R\u00e9my Zanardi, m\u00e9morants. En compl\u00e9ment de l\u2019article paru dans Allez savoir ! 62, janvier 2016.<\/em><\/p>\n<p>Les petits volumes reli\u00e9s sont dispos\u00e9s sur une table de consultation, au D\u00e9partement des manuscrits de la Biblioth\u00e8que cantonale et universitaire (BCU), \u00e0 Dorigny. Sur les pages minces court une \u00e9criture bien lisible. Pendant plusieurs d\u00e9cennies, Alexandre C\u00e9sar Chavannes (1731-1800) a r\u00e9dig\u00e9, ratur\u00e9, recommenc\u00e9, annot\u00e9 \u00e0 la plume l\u2019\u0153uvre de sa vie, <em>Anthropologie, ou Science g\u00e9n\u00e9rale de l\u2019homme<\/em>. Ce travail non dat\u00e9 n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 \u00e9dit\u00e9, pour des raisons que l\u2019on ignore. En 1788, un index de ces volumes a toutefois \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 \u00e0 Lausanne. \u00abLes entr\u00e9es imprim\u00e9es correspondent le plus souvent aux entr\u00e9es manuscrites\u00bb, note Elisabeth Holm. Ce qui confirme l\u2019ambition de l\u2019auteur : r\u00e9unir sous un m\u00eame toit de papier les sciences de l\u2019\u00e2me et celle du corps. \u00abCe travail de synth\u00e8se, que d\u2019autres comme Buffon r\u00e9alisent \u00e0 l\u2019\u00e9poque, constitue la modernit\u00e9 de A. C. Chavannes. Il traite de l\u2019Homme dans toutes ses dimensions\u00bb, ajoute Christian Grosse.<\/p>\n<p><strong>Riche vie intellectuelle<\/strong><\/p>\n<p>Mat\u00e9riellement difficiles d\u2019acc\u00e8s, ces documents sortent de l\u2019ombre gr\u00e2ce \u00e0 la plateforme en ligne <a href=\"https:\/\/lumieres.unil.ch\/projets\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Lumi\u00e8res.Lausanne<\/a>. Pilot\u00e9e par les historiens B\u00e9la Kapossy, S\u00e9verine Huguenin et B\u00e9atrice Lovis, elle met en valeur la riche vie intellectuelle, sociale et culturelle de la Suisse francophone au XVIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. Patiemment, les chercheurs transcrivent les textes dans deux versions. La premi\u00e8re, dite \u00abdiplomatique\u00bb, reprend l\u2019original dans les moindres d\u00e9tails, comme les ratures, les retours \u00e0 la ligne, etc. Cette \u00abphotographie\u00bb int\u00e9resse surtout les scientifiques. La seconde version, dite \u00ab\u00e9dit\u00e9e\u00bb, permet \u00e0 chacun de lire le texte facilement. Un peu facilit\u00e9e par une num\u00e9risation en haute r\u00e9solution des volumes, r\u00e9alis\u00e9e par la BCU, cette minutieuse t\u00e2che de transcriptionest indispensable pour rendre la source accessible aux personnes int\u00e9ress\u00e9es par les Lumi\u00e8res, o\u00f9 qu\u2019elles se trouvent.<\/p>\n<p><strong>Personnage secret<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019aventure de l\u2019<em>Anthropologie<\/em> est n\u00e9e d\u2019un s\u00e9minaire men\u00e9 par Christian Grosse et B\u00e9la Kapossy, professeur associ\u00e9 en Section d\u2019histoire. Un cours suivi par Elisabeth Holm, Adrien Bridel et R\u00e9my Zanardi. \u00abNous avons commenc\u00e9 par travailler sur le premier volume, recherch\u00e9 tout ce que Chavannes a \u00e9crit, rassembl\u00e9 la rare litt\u00e9rature secondaire existante et tent\u00e9 de brosser un portrait du personnage\u00bb, se souvient Elisabeth Holm. Personnage secret, l\u2019auteur n\u2019a pas laiss\u00e9 de correspondance connue. Des archives familiales, d\u00e9couvertes chez un descendant du savant, font esp\u00e9rer y trouver des informations suppl\u00e9mentaires.<\/p>\n<p>Toutefois, le texte est l\u00e0. \u00abLe s\u00e9minaire a permis de mettre en valeur la contribution des Lumi\u00e8res d\u2019orientation protestante\u00bb, explique Christian Grosse. Selon ces derni\u00e8res, les sciences de l\u2019Homme devaient trouver un compromis entre l\u2019histoire biblique et les r\u00e9sultats des recherches modernes. \u00abLa conciliation des deux est tout \u00e0 fait typique de l\u2019approche protestante\u00bb, compl\u00e8te le professeur. De plus, A. C. Chavannes insiste sur l\u2019id\u00e9e que la religion tient moins dans ses dogmes, comme la pr\u00e9destination, que dans la morale. \u00abUne pens\u00e9e caract\u00e9ristique de cette \u00e9poque: la pertinence d\u2019une religion se v\u00e9rifie \u00e0 la mani\u00e8re dont elle transforme les Hommes\u00bb, ajoute Christian Grosse.<\/p>\n<p>L\u2019aspect p\u00e9dagogique de l\u2019\u0153uvre int\u00e9resse tout particuli\u00e8rement Elisabeth Holm. Un domaine qu\u2019A. C. Chavannes aborde de mani\u00e8re d\u00e9tourn\u00e9e \u00e0 nos yeux\u2026 par l\u2019anatomie ! \u00abLe premier volume de l\u2019<em>Anthropologie<\/em> traite surtout de m\u00e9decine. Car pour l\u2019auteur, qui fut enseignant, il faut partir de nos moyens de perception pour comprendre comment l\u2019Homme apprend, de l\u2019enfance \u00e0 l\u2019\u00e2ge adulte. Il tente de b\u00e2tir une p\u00e9dagogie naturelle, qui tienne compte de la machine corporelle.\u00bb Au fil de ses lectures, la chercheuse se penche \u00e9galement sur les r\u00e9f\u00e9rences implicites \u00e0 l\u2019\u0153uvre de Rousseau qui pourraient se nicher dans les manuscrits. Ou peut-\u00eatre \u00e0 d\u2019autres penseurs de son temps. En effet, \u00abA. C. Chavannes fut un \u00e9l\u00e8ve du p\u00e9dagogue Jean-Pierre de Crousaz\u00bb, compl\u00e8te Adrien Bridel.<\/p>\n<p><strong>L\u2019ethnologie passe en fran\u00e7ais<\/strong><\/p>\n<p>Apr\u00e8s une formation en th\u00e9ologie, l\u2019auteur devint professeur puis recteur de l\u2019Acad\u00e9mie, dont il fut \u00e9galement le biblioth\u00e9caire. C\u2019est \u00e0 lui que l\u2019on doit le premier catalogue de cette institution, en 1779. Esprit universel, A. C. Chavannes a r\u00e9dig\u00e9 327 articles de l\u2019<em>Encyclop\u00e9die d\u2019Yverdon<\/em>, avant que cette collaboration ne cesse brusquement. Ce personnage se tint \u00e0 l\u2019\u00e9cart de la riche vie sociale de son \u00e9poque. Le seul portrait dont on poss\u00e8de la mention a \u00e9t\u00e9 probablement d\u00e9truit dans un incendie.<\/p>\n<p>Germanophone, A. C. Chavannes a v\u00e9cu \u00e0 B\u00e2le. Proche de la famille Bernoulli, qui comptait plusieurs math\u00e9maticiens, il \u00e9tudia probablement \u00ables travaux allemands qui avaient mis en place la notion \u2013 nouvelle \u2013 d\u2019ethnologie. Un terme qu\u2019il fait passer dans la langue fran\u00e7aise\u00bb, note Christian Grosse.<\/p>\n<p><strong>Impasse sur les sources<\/strong><\/p>\n<p>Dans son vaste manuscrit, et comme c\u2019\u00e9tait l\u2019usage \u00e0 son \u00e9poque, A. C. Chavannes \u00abne cite pas souvent ses sources\u00bb, constate Adrien Bridel, qui travaille sur les parties 5 (noologie, ou \u00e9tude de l\u2019esprit humain) et 6 (boulologie, ou \u00e9tude de l\u2019Homme moral). \u00abIl ne le fait que dans le cas des auteurs antiques ou de la Bible\u00bb. Ce qui rend tr\u00e8s compliqu\u00e9 le pistage des r\u00e9f\u00e9rences utilis\u00e9es par le th\u00e9ologien. Heureusement, son catalogue de la biblioth\u00e8que de l\u2019Acad\u00e9mie, ainsi qu\u2019une bibliographie d\u2019ouvrages importants, qu\u2019il a r\u00e9dig\u00e9e \u00e0 l\u2019intention des \u00e9tudiants, limite \u2013 un petit peu \u2013 le champ des possibles.<\/p>\n<p>Toutefois, A. C. Chavannes cite davantage ses sources dans son dernier volume. La <em>Th\u00e9ogonie<\/em> d\u2019H\u00e9siode (VIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle avant J.-C.) y appara\u00eet r\u00e9guli\u00e8rement, tout comme des r\u00e9cits de voyage ou des intellectuels contemporains. Le volume intitul\u00e9 <em>Mythologie<\/em>, sur lequel R\u00e9my Zanardi se concentre pour son m\u00e9moire est diff\u00e9rent des autres tomes, car \u00ables entr\u00e9es de la table des mati\u00e8res imprim\u00e9e en 1788 diff\u00e8rent des chapitres du manuscrit. Certains, annonc\u00e9s, n\u2019existent pas\u00bb. Peut-on imaginer un texte manquant ? Un travail interrompu ? L\u2019absence de documents ou de lettres ne permet pas \u2013 encore \u2013 de l\u2019expliquer.<\/p>\n<p><em>Mythologie<\/em> s\u2019av\u00e8re assez compliqu\u00e9 \u00e0 d\u00e9chiffrer, puisqu\u2019il est satur\u00e9 de ratures, contrairement au reste de l\u2019\u0153uvre. De quoi traite cet ultime volume ? \u00abL\u2019auteur part de l\u2019id\u00e9e que tous les peuples ont commenc\u00e9 par le th\u00e9isme. Puis, certains se sont tourn\u00e9s vers le polyth\u00e9isme, jug\u00e9 n\u00e9gativement par A. C. Chavannes\u00bb, explique R\u00e9my Zanardi.<\/p>\n<p><strong>Exploration \u00e0 poursuivre<\/strong><\/p>\n<p>Il reste encore un immense ouvrage \u00e0 r\u00e9aliser pour explorer les m\u00e9andres de l\u2019<em>Anthropologie<\/em>. Ainsi, les volumes consacr\u00e9s \u00e0 la grammaire et \u00e0 l\u2019\u00e9tymologie, peupl\u00e9s de mots en grec et en h\u00e9breu, requi\u00e8rent le savoir des linguistes. Dans des pages que personne n\u2019a lues depuis deux si\u00e8cles se nichent peut-\u00eatre des passages qui illustrent la naissance de sciences humaines comme l\u2019anthropologie et l\u2019ethnologie. A c\u00f4t\u00e9 de Paris et de Londres, l\u2019ensemble d\u00e9montre enfin la place tr\u00e8s honorable tenue par la Suisse francophone dans les d\u00e9bats intellectuels de la fin du XVIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle.<\/p>\n<p>En ce moment, Christian Grosse \u0153uvre \u00e0 rassembler les moyens de financer deux th\u00e8ses. L\u2019\u0153uvre de Chavannes, qui fut souvent oubli\u00e9e car difficile d\u2019acc\u00e8s pour des raisons mat\u00e9rielles, le m\u00e9rite alors qu\u2019elle sort enfin au grand jour, gr\u00e2ce au travail patient des chercheurs et aux moyens informatiques de Lumi\u00e8res.Lausanne.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Entretien avec Elisabeth Holm, charg\u00e9e de recherches \u00e0 l\u2019Institut religions, culture et modernit\u00e9. Christian Grosse, professeur dans le m\u00eame institut. Ainsi qu\u2019avec Adrien Bridel et R\u00e9my Zanardi, m\u00e9morants. 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