{"id":6527,"date":"2015-05-01T08:03:22","date_gmt":"2015-05-01T06:03:22","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=6527"},"modified":"2020-07-28T11:01:52","modified_gmt":"2020-07-28T09:01:52","slug":"lhumain-replace-au-coeur-de-la-transition-ecologique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/lhumain-replace-au-coeur-de-la-transition-ecologique\/","title":{"rendered":"L\u2019humain replac\u00e9 au c\u0153ur de la transition \u00e9cologique"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_6370\" aria-describedby=\"caption-attachment-6370\" style=\"width: 386px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-6370\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2015\/04\/AntonioDaCunha_60.jpg\" alt=\"Antonio Da Cunha Professeur \u00e0 l\u2019Institut de g\u00e9ographie et durabilit\u00e9 et directeur du MAS \u00abUrbanisme durable\u00bb. Nicole Chuard \u00a9 UNIL \" width=\"386\" height=\"568\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2015\/04\/AntonioDaCunha_60.jpg 386w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2015\/04\/AntonioDaCunha_60-177x260.jpg 177w\" sizes=\"auto, (max-width: 386px) 100vw, 386px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-6370\" class=\"wp-caption-text\">Antonio Da Cunha<br \/>Professeur \u00e0 l\u2019Institut de g\u00e9ographie et durabilit\u00e9 et directeur du MAS \u00abUrbanisme durable\u00bb.<br \/>Nicole Chuard \u00a9 UNIL<\/figcaption><\/figure>\n<p><em>Une formation continue interdisciplinaire en urbanisme durable, tourn\u00e9e vers la pratique et nourrie par la recherche acad\u00e9mique, est consacr\u00e9e aux transformations des villes dans la perspective du d\u00e9veloppement durable.<\/em><\/p>\n<p>Depuis quelques ann\u00e9es, les projets d\u2019agglom\u00e9rations connaissent une incroyable dynamique en Suisse. La mutation du pays, dans lequel les citadins composent d\u00e9sormais 84% de la population, se voit partout. Comment faire en sorte que cette valse des grues et des pelles m\u00e9caniques ne signifie pas la fin de notre qualit\u00e9 de vie ?<\/p>\n<p>Une des r\u00e9ponses r\u00e9side dans le <a href=\"https:\/\/www.formation-continue-unil-epfl.ch\/urbanisme-durable-mas\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">programme de formation continue<\/a> \u00abUrbanisme durable\u00bb. Ce <em>Master of Advanced Studies (MAS)<\/em>, compos\u00e9 de trois modules d\u2019un semestre chacun, suivi d\u2019un m\u00e9moire de fin d\u2019\u00e9tudes, pr\u00e9pare \u00abdes professionnels polyvalents, capables d\u2019int\u00e9grer les enjeux sociaux et environnementaux \u00e0 la d\u00e9marche de transformation des espaces urbains\u00bb, expose Antonio Da Cunha, professeur \u00e0 l\u2019Institut de g\u00e9ographie et durabilit\u00e9 et directeur du MAS, dont la troisi\u00e8me \u00e9dition d\u00e9marre cet automne.<\/p>\n<p>Le chercheur rel\u00e8ve que les villes dominent les soci\u00e9t\u00e9s contemporaines pour le meilleur et pour le pire. La pauvret\u00e9 s\u2019y loge au c\u0153ur m\u00eame de l\u2019abondance. Leur mode de croissance \u00e9tal\u00e9e ne cesse d\u2019alourdir leur empreinte \u00e9cologique. Elles consomment deux tiers des ressources mat\u00e9rielles de la plan\u00e8te. Les logements, les b\u00e2timents dans lesquels nous travaillons et nos d\u00e9placements urbains constituent 60% de la facture \u00e9nerg\u00e9tique. Mais les villes constituent aussi le passage oblig\u00e9 de la recherche d\u2019avenirs de substitution. Le d\u00e9veloppement de nos soci\u00e9t\u00e9s ne sera durable que si nos villes deviennent plus innovatrices, plus \u00e9quitables, plus belles et plus \u00e9conomes.<\/p>\n<p>La construction d\u2019\u00e9coquartiers exemplaires, con\u00e7us dans la perspective de la transition \u00e9nerg\u00e9tique, se poursuit chaque jour. L\u2019un des enjeux consiste \u00e0 les relier \u00e0 la ville ordinaire, qui doit \u00eatre \u00abimpliqu\u00e9e plus fortement dans le changement\u00bb, rel\u00e8ve le professeur. Ce dernier insiste enfin sur l\u2019importance des \u00abd\u00e9marches participatives: l\u2019urbanisme est l\u2019affaire de tous, c\u2019est-\u00e0-dire des professionnels, des \u00e9lus et des habitants\u00bb.<\/p>\n<p>Autant dire que les \u00e9tudiants du MAS, admis sur dossier, s\u2019attaquent \u00e0 des projets complexes, dont la dur\u00e9e d\u00e9passe celle des cycles politiques. \u00abCes futurs chefs d\u2019orchestre ou \u201censembliers\u201d de l\u2019action urbaine en suivent toutes les \u00e9tapes: depuis la programmation des ouvrages urbains jusqu\u2019\u00e0 la restitution de ceux-ci aux usagers\u00bb, ajoute Antonio Da Cunha. Leurs t\u00e2ches comprennent le soutien aux \u00e9lus, la coordination et le d\u00e9cloisonnement de l\u2019action publique, l\u2019organisation de la participation et de la communication. Il s\u2019agit de faire \u00e9merger le r\u00e9cit collectif des projets en cours et de faire partager une nouvelle ambition pour les territoires urbanis\u00e9s.\u00bb<\/p>\n<p><strong>M\u00e9lange de comp\u00e9tences<\/strong><br \/>\nLes vol\u00e9es comprennent naturellement des g\u00e9ographes, des architectes et des urbanistes. Mais des ing\u00e9nieurs, des politologues, des psychologues et m\u00eame des anthropologues ont d\u00e9j\u00e0 suivi le cursus. Un m\u00e9lange de comp\u00e9tences et une interdisciplinarit\u00e9 qui ravissent Antonio Da Cunha. Comme de nombreux travaux de groupe figurent au programme, \u00abtous les talents sont mobilis\u00e9s\u00bb. Le professeur est d\u2019ailleurs impressionn\u00e9 par la rapidit\u00e9 avec laquelle les participants produisent des r\u00e9sultats de qualit\u00e9. Les novices qui cherchent avant tout \u00e0 se familiariser avec les langages de l\u2019urbanisme et de la conduite du projet ne doivent pas s\u2019inqui\u00e9ter: les p\u00e9dagogies actives et le travail de groupe en atelier permettent une mutualisation des connaissances dans les meilleures conditions.<\/p>\n<p>La th\u00e9orie et la pratique se partagent le temps de cette formation continue \u00e0 \u00e9galit\u00e9. \u00abNos \u00e9tudiants sont plac\u00e9s dans des situations r\u00e9elles de projets de commandes publiques. Il peut s\u2019agir par exemple d\u2019une friche \u00e0 revaloriser, de jardins familiaux \u00e0 transformer, de la cr\u00e9ation d\u2019un nouveau quartier ou de la conception d\u2019un vaste espace, comme par exemple, cette ann\u00e9e, le Val-de-Ruz\u00bb, d\u00e9taille Antonio Da Cunha. Toutes les \u00e9chelles, du tr\u00e8s local au transfrontalier, sont trait\u00e9es. Bien s\u00fbr, des visites sur le terrain et des rencontres avec des professionnels et des responsables locaux sont organis\u00e9es. Au total, le MAS mobilise plus d\u2019une centaine d\u2019intervenants, dont une large majorit\u00e9 de praticiens.<\/p>\n<p><strong>Trois institutions partenaires<\/strong><br \/>\nLes trois modules du cursus sont donn\u00e9s sur les sites des trois institutions partenaires: les Universit\u00e9 de Lausanne, de Gen\u00e8ve et de Neuch\u00e2tel. Chacun d\u2019entre eux se conclut par la pr\u00e9sentation d\u2019un poster r\u00e9alis\u00e9 en petits groupes. Plong\u00e9s dans une situation r\u00e9elle, comme par exemple l\u2019\u00e9talement urbain le long du littoral neuch\u00e2telois, ou la r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration d\u2019une friche urbaine, les participants d\u00e9fendent leurs diagnostics, leurs principes strat\u00e9giques et les mesures qu\u2019ils ont choisies, en pr\u00e9sence d\u2019urbanistes actifs dans les lieux concern\u00e9s. \u00abLe retour est donc imm\u00e9diat\u00bb, note Antonio Da Cunha.<\/p>\n<p>Les personnes qui ne souhaitent pas suivre l\u2019entier du cursus peuvent se lancer dans l\u2019un des trois modules et le faire valider sous la forme d\u2019un <em>Certificate of Advanced Studies<\/em>. Pour les participants au MAS, le parcours se conclut par un m\u00e9moire personnel de fin d\u2019\u00e9tudes, en g\u00e9n\u00e9ral d\u2019une cinquantaine de pages. \u00abLe but consiste \u00e0 produire un document strat\u00e9gique qui servira de guide dans la pratique\u00bb, indique le directeur du programme. Quel genre de travaux ? Par exemple, comment rendre aux pi\u00e9tons le centre historique de Nicosie, envahi aujourd\u2019hui par les voitures. Les conflits entre la vie nocturne et le repos des habitants \u00e0 Bellinzone. Ou encore la mani\u00e8re d\u2019appliquer les principes de la durabilit\u00e9 dans les quartiers urbains comme dans les zones rurales.<\/p>\n<p>Les cours repr\u00e9sentent l\u2019occasion de se constituer un r\u00e9seau de contacts. Pour le renforcer, une rencontre entre alumni et professionnels est organis\u00e9e chaque \u00e9t\u00e9. Enfin, les participants sont invit\u00e9s au colloque annuel de la F\u00e9d\u00e9ration suisse des urbanistes.<\/p>\n<p>Prochaine rentr\u00e9e en septembre 2015.<\/p>\n<h3>Scientific Communication<\/h3>\n<p>La r\u00e9daction de rapports, de demandes de fonds et d\u2019articles pour des revues sp\u00e9cialis\u00e9es prend une place importante dans la vie des scientifiques. C\u2019est \u00e9galement le cas dans l\u2019industrie, et certaines start-ups. \u00abSavoir communiquer par \u00e9crit et en anglais, de mani\u00e8re efficace, est indispensable \u00e0 de nombreuses personnes actives dans le monde de la recherche\u00bb, explique Giorgio Margaritondo, professeur et directeur de la Formation continue \u00e0 l\u2019EPFL.<\/p>\n<p>Fort de sa longue exp\u00e9rience personnelle de physicien et d\u2019\u00e9diteur d\u2019un journal scientifique, ce dernier propose un <a href=\"https:\/\/www.formation-continue-unil-epfl.ch\/scientific-communication-writing\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">nouveau cursus<\/a>, qui permet aux participants \u00abd\u2019arriver \u00e0 un tr\u00e8s bon niveau de communication, gr\u00e2ce \u00e0 des strat\u00e9gies et des r\u00e8gles simples\u00bb. Le tout en quatre demi-journ\u00e9es, durant octobre et novembre 2015.<\/p>\n<p>Les journalistes et les chercheurs partagent un souci commun: comment saisir l\u2019attention de leurs lecteurs, lessiv\u00e9s par un d\u00e9luge d\u2019informations ? Parmi les mod\u00e8les, Giorgio Margaritondo mentionne le <em>New York Times<\/em> et Ernest Hemingway: \u00abL\u2019essentiel du contenu doit \u00eatre donn\u00e9 d\u00e8s le d\u00e9but du document. Pendant le cours, nous allons beaucoup travailler sur les titres, les figures et les premi\u00e8res phrases.\u00bb Les erreurs les plus courantes, comme par exemple celle qui consiste \u00e0 \u00e9crire son texte dans sa propre langue puis \u00e0 le traduire dans celle d\u2019Alan Turing, font partie du cursus, tourn\u00e9 vers la pratique.<\/p>\n<p>Des exercices de r\u00e9\u00e9criture sont naturellement inscrits au programme. Car \u00abil est souvent possible d\u2019exprimer la m\u00eame id\u00e9e avec deux fois moins de mots\u00bb, sourit Giorgio Margaritondo. Une d\u00e9marche qui fonctionne \u00e0 travers les disciplines. Ainsi, \u00abdes physiciens peuvent am\u00e9liorer des documents r\u00e9dig\u00e9s par des chimistes. M\u00eame si certains d\u00e9tails leur \u00e9chappent, il reste possible de chercher le message et d\u2019\u00e9liminer le superflu.\u00bb Le cursus comprend enfin des aspects plus strat\u00e9giques, comme la planification de l\u2019\u00e9criture dans le temps et la relecture critique.<\/p>\n<p>Le seul pr\u00e9requis consiste en un niveau d\u2019anglais moyen, car il ne s\u2019agit pas d\u2019un cours de langue. Toutefois, pour garantir que le contenu produit par les participants soit correct, Ann Bless, anglophone et professionnelle exp\u00e9riment\u00e9e de la communication scientifique, intervient tout au long de la formation. Afin de garantir de bonnes interactions, le nombre de participants est limit\u00e9 \u00e0 12.<\/p>\n<p>En 2016, deux nouvelles formations courtes (Effective Oral Presentation et Successful Research Proposals) seront propos\u00e9es pour compl\u00e9ter <em>Scientific Communication<\/em>. De quoi travailler des comp\u00e9tences transversales tr\u00e8s utiles.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une formation continue interdisciplinaire en urbanisme durable, tourn\u00e9e vers la pratique et nourrie par la recherche acad\u00e9mique, est consacr\u00e9e aux transformations des villes dans la perspective du d\u00e9veloppement durable. 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