{"id":6434,"date":"2015-05-01T08:28:39","date_gmt":"2015-05-01T06:28:39","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=6434"},"modified":"2020-07-28T08:25:30","modified_gmt":"2020-07-28T06:25:30","slug":"dans-la-tete-dune-personne-lesee-medullaire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/dans-la-tete-dune-personne-lesee-medullaire\/","title":{"rendered":"Dans la t\u00eate d\u2019une personne l\u00e9s\u00e9e m\u00e9dullaire"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_6367\" aria-describedby=\"caption-attachment-6367\" style=\"width: 590px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-6367\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2015\/04\/sport_60_gd.jpg\" alt=\"Fabrice Ducrest \u00a9 UNIL\" width=\"590\" height=\"393\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2015\/04\/sport_60_gd.jpg 590w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2015\/04\/sport_60_gd-390x260.jpg 390w\" sizes=\"auto, (max-width: 590px) 100vw, 590px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-6367\" class=\"wp-caption-text\">Fabrice Ducrest \u00a9 UNIL<\/figcaption><\/figure>\n<p><em>Rencontre avec J\u00e9r\u00f4me Barral, ma\u00eetre d&rsquo;enseignement et de recherche \u00e0 l\u2019Institut des sciences du sport (ISSUL). Compl\u00e9ment \u00e0 l\u2019article paru dans Allez savoir ! 60, mai 2015.<\/em><\/p>\n<p>Dans le cadre d\u2019un projet pilote, une petite \u00e9quipe de chercheurs de l\u2019UNIL s\u2019int\u00e9resse \u00e0 l\u2019activit\u00e9 c\u00e9r\u00e9brale chez les personnes l\u00e9s\u00e9es m\u00e9dullaires. Leurs travaux, qui recourent \u00e0 l\u2019\u00e9lectroenc\u00e9phalographie (EEG), touchent plusieurs questions.<\/p>\n<p>Nous apprenons, en grandissant, \u00e0 d\u00e9coordonner nos gestes. L\u2019exercice typique consiste \u00e0 se taper sur la t\u00eate et \u00e0 se frotter le ventre en m\u00eame temps, puis \u00e0 inverser les mouvements. \u00abLe passage d\u2019une coordination stabilis\u00e9e \u00e0 une autre demande un effort. De mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, nous sommes plus \u00e0 l\u2019aise dans les mouvements sym\u00e9triques\u00bb, explique J\u00e9r\u00f4me Barral, ma\u00eetre d&rsquo;enseignement et de recherche \u00e0 l\u2019Institut des sciences du sport. De m\u00eame, lorsque nous r\u00e9alisons un geste identique avec chacune de nos mains, et que nous en interrompons un tout en maintenant l\u2019autre, nous menons une inhibition s\u00e9lective. Cela n\u2019est pas toujours simple, surtout lorsqu\u2019il faut agir vite.<\/p>\n<p>\u00abLe fait de d\u00e9cider de ne pas faire quelque chose fait partie la vie quotidienne. Cette capacit\u00e9 de se retenir n\u2019est pas \u00e9tudi\u00e9e chez les personnes traumatis\u00e9es m\u00e9dullaires, alors que leur cerveau s\u2019est r\u00e9organis\u00e9 suite \u00e0 l\u2019\u00e9v\u00e8nement\u00bb, poursuit le chercheur. L\u2019EEG, utilis\u00e9 dans le cadre du Laboratoire de recherche exp\u00e9rimentale sur le comportement de la Facult\u00e9 des sciences sociales et politiques, pourrait permettre de mieux comprendre les r\u00e9arrangements c\u00e9r\u00e9braux spontan\u00e9s, ainsi que leur \u00e9volution.<\/p>\n<p>Ces recherches, entam\u00e9es par Etienne Sallard, sont aujourd\u2019hui poursuivies par Marie Simonet, doctorante \u00e0 l\u2019ISSUL. Elles s\u2019inscrivent, \u00e0 long terme, dans la perspective d\u2019am\u00e9liorer la r\u00e9adaptation des personnes concern\u00e9es. \u00abL\u2019entra\u00eenement physique r\u00e9gulier est tr\u00e8s important pour elles, souligne J\u00e9r\u00f4me Barral. Gr\u00e2ce \u00e0 des exercices, il est possible d\u2019am\u00e9liorer leur coordination et leur motricit\u00e9.\u00bb L\u2019ISSUL forme des coaches APA (pour activit\u00e9s physiques adapt\u00e9es), qui travaillent \u00e0 domicile chez des traumatis\u00e9s m\u00e9dullaires.<\/p>\n<p>Il arrive parfois que le sport ne soit pas envisageable pour une certaine p\u00e9riode, \u00e0 cause d\u2019une op\u00e9ration ou d\u2019un traitement en cours. Il faut donc trouver des alternatives pour maintenir l\u2019entra\u00eenement malgr\u00e9 tout. L\u2019observation de vid\u00e9os qui pr\u00e9sentent des mouvements permet de stimuler l\u2019activit\u00e9 c\u00e9r\u00e9brale, m\u00eame si les personnes traumatis\u00e9es m\u00e9dullaires ne peuvent pas les produire. \u00abQuand je vois (ou quand j\u2019entends) une action se d\u00e9rouler, j\u2019active non seulement les r\u00e9gions motrices, mais aussi les r\u00e9gions qui traiteraient les cons\u00e9quences sensorielles du mouvement\u00bb, pr\u00e9cise J\u00e9r\u00f4me Barral. En neurosciences, on parle de neurones miroirs. \u00abMais pour que cela fonctionne, il faut que le mouvement tent\u00e9 fasse partie de notre r\u00e9pertoire de gestes connus.\u00bb<\/p>\n<p>Chez une personne non traumatis\u00e9e, la tendance naturelle \u00e0 imiter ce qui est vu \u00e0 l\u2019\u00e9cran est inhib\u00e9e par le cerveau. Dans le cas contraire, les salons des t\u00e9l\u00e9spectateurs des matchs de foot seraient bien plus anim\u00e9s. Or, des travaux r\u00e9cents ont montr\u00e9 que le cerveau l\u00e8ve en partie cette inhibition chez les traumatis\u00e9s m\u00e9dullaires. M\u00eame si les programmes moteurs de ces derniers ne fonctionnent plus, notamment pour ce qui concerne le bas du corps, il en subsiste quelque chose dans leur m\u00e9moire. Mais comment caract\u00e9riser ce \u00abquelque chose\u00bb ? Quelles ressources et quels r\u00e9seaux sont mobilis\u00e9s ? Comment exploiter cette capacit\u00e9 pour cr\u00e9er des alternatives \u00e0 l\u2019entra\u00eenement physique ? C\u2019est \u00e0 ces questions que s\u2019attaque le projet pilote men\u00e9 par J\u00e9r\u00f4me Barral.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Rencontre avec J\u00e9r\u00f4me Barral, ma\u00eetre d&rsquo;enseignement et de recherche \u00e0 l\u2019Institut des sciences du sport (ISSUL). Compl\u00e9ment \u00e0 l\u2019article paru dans Allez savoir ! 60, mai 2015. 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