{"id":5964,"date":"2014-09-25T08:14:13","date_gmt":"2014-09-25T06:14:13","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=5964"},"modified":"2014-09-19T10:24:37","modified_gmt":"2014-09-19T08:24:37","slug":"open-access","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/open-access\/","title":{"rendered":"Open Access"},"content":{"rendered":"<p><em><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-4481\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2013\/05\/rubrique_mot_pt.jpg\" alt=\"rubrique_mot_pt\" width=\"386\" height=\"170\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2013\/05\/rubrique_mot_pt.jpg 386w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2013\/05\/rubrique_mot_pt-426x187.jpg 426w\" sizes=\"auto, (max-width: 386px) 100vw, 386px\" \/><\/em><\/p>\n<p><em>Traditionnellement, les r\u00e9sultats de la recherche scientifique paraissent dans des revues sp\u00e9cialis\u00e9es, disponibles au travers d\u2019abonnements co\u00fbteux pour les biblioth\u00e8ques universitaires. En plein d\u00e9veloppement depuis une d\u00e9cennie, le mod\u00e8le de l\u2019Open Access vise \u00e0 rendre les articles accessibles \u00e0 tous gratuitement&#8230; en faisant payer les auteurs.<\/em><\/p>\n<p>Dans de nombreux domaines, les scientifiques diffusent les r\u00e9sultats de leurs travaux dans des revues sp\u00e9cialis\u00e9es. Une d\u00e9marche motiv\u00e9e par l\u2019envie de faire avancer la recherche en \u00abpermettant aux autres chercheurs de b\u00e2tir de nouvelles connaissances \u00e0 propos de ce qui a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9, explique Fr\u00e9d\u00e9ric Sch\u00fctz, bioinformaticien \u00e0 l\u2019Institut suisse de bioinformatique et ma\u00eetre d&rsquo;enseignement et de recherche au Centre int\u00e9gratif de g\u00e9nomique. Chacun souhaite \u00eatre lu, cit\u00e9 et d\u00e9battu.\u00bb Mais la publication sert aussi \u00e0 asseoir une r\u00e9putation et progresser dans la carri\u00e8re acad\u00e9mique. Un \u00abpapier\u00bb sorti dans un titre prestigieux est valoris\u00e9 par les universit\u00e9s.<\/p>\n<p>Avant de para\u00eetre, un article doit passer par une <em>peer review<\/em>, c\u2019est-\u00e0-dire \u00eatre critiqu\u00e9 par des sp\u00e9cialistes du domaine. \u00abAvec le temps, l\u2019\u00e9dition scientifique a construit un m\u00e9canisme de qualit\u00e9 bas\u00e9 sur l\u2019\u00e9valuation des articles par les pairs et la construction de ces marques que sont les titres de revues, gages de confiance et de cr\u00e9dibilit\u00e9 dans la communaut\u00e9. Ce syst\u00e8me fonctionne plut\u00f4t bien\u00bb, explique Jean-Claude Albertin, directeur adjoint de la Biblioth\u00e8que cantonale et universitaire de Lausanne. Ainsi, tout le monde a entendu parler des c\u00e9l\u00e8bres <em>Nature<\/em> ou <em>Science<\/em>. Le hic, c\u2019est que ces revues se trouvent souvent dans les mains d\u2019acteurs priv\u00e9s, en situation quasi monopolistique. Les abonnements, d\u00e9j\u00e0 co\u00fbteux, rench\u00e9rissent r\u00e9guli\u00e8rement. Une situation en lien avec les marges confortables d\u00e9gag\u00e9es par les grandes maisons. Cette situation, dans laquelle le lecteur paie, agace d\u2019autant plus que les chercheurs font les<em> peer reviews<\/em> \u00e0 titre gracieux. Un mod\u00e8le alternatif, l\u2019<em>open access<\/em>, a \u00e9merg\u00e9 dans les ann\u00e9es 90. Il se base sur l\u2019id\u00e9e de l\u2019auteur-payeur. Aujourd\u2019hui, il existe pr\u00e8s de 10?000 titres de ce type.<\/p>\n<p>Professeur au D\u00e9partement d&rsquo;\u00e9cologie et \u00e9volution, Marc Robinson-Rechavi est l\u2019un des \u00e9diteurs scientifiques b\u00e9n\u00e9voles de <em>PLoS One<\/em>, une revue open access quotidienne en ligne, qui compte plus de 100?000 articles \u00e0 ce jour. Un article accept\u00e9 y est factur\u00e9 1350 dollars aux auteurs, alors que les prix du march\u00e9 varient entre 1000 et 3000 dollars. Une fois le texte pass\u00e9 au crible par les pairs, corrig\u00e9 et accept\u00e9, il est mis \u00e0 disposition sur le Net. Tout le monde peut donc le lire, le partager et utiliser les graphiques \u00e0 sa guise. Dans le mod\u00e8le traditionnel, il faudrait soit se trouver physiquement sur le site d\u2019une universit\u00e9, soit poss\u00e9der les acc\u00e8s \u00e0 la base de donn\u00e9es des articles ou acheter les \u00abpapiers\u00bb \u00e0 la pi\u00e8ce pour quelques dizaines de dollars. Marc Robinson-Rechavi et Fr\u00e9d\u00e9ric Sch\u00fctz ne voient \u00abque des avantages\u00bb \u00e0 l\u2019<em>open access<\/em>, et en listent les publics b\u00e9n\u00e9ficiaires. Les petites entreprises qui d\u00e9veloppent de nouveaux produits se tiennent au courant des avanc\u00e9es de la recherche sans devoir d\u00e9penser des fortunes. Les enseignants du secondaire peuvent en faire b\u00e9n\u00e9ficier leurs \u00e9l\u00e8ves, puisque les contenus peuvent \u00eatre utilis\u00e9s dans les supports de cours et mis en ligne. Les associations de patients concern\u00e9s par des maladies chroniques ou rares suivent les d\u00e9couvertes qui les concernent. Wikip\u00e9dia, qui n\u2019utilise que des contenus, des graphiques et des images libres, est friande de publications open access pour enrichir ses entr\u00e9es. Les passionn\u00e9s de science en amateur y trouvent leur compte. Enfin, les \u00ab?papiers?\u00bb disponibles librement contribuent aux d\u00e9bats de soci\u00e9t\u00e9 qui touchent des sujets scientifiques.<\/p>\n<p>Pourquoi le mod\u00e8le traditionnel subsiste-t-il? Les scientifiques cherchent \u00e0 \u00eatre publi\u00e9s dans les revues les plus prestigieuses, qui utilisent le mod\u00e8le traditionnel. Les abonnements sont pay\u00e9s par les biblioth\u00e8ques ou les universit\u00e9s, alors que le mod\u00e8le de l\u2019open access fait passer les groupes de recherche \u00e0 la caisse. Enfin, en Suisse, le d\u00e9bat n\u2019a pas encore \u00e9t\u00e9 vraiment pris en charge ni par les organes de pilotage de la recherche, ni par le monde politique, contrairement \u00e0 ce qui se passe ailleurs en Europe.<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/open-access\/\" target=\"_blank\"><\/p>\n<p><\/a>Entretiens complets avec<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/open-access-entretien-avec-jean-claude-albertin-directeur-adjoint-de-la-bibliotheque-cantonale-et-universitaire-de-lausanne-bcu\/\" target=\"_blank\"> Jean-Claude Albertin<\/a>, <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/open-access-entretien-avec-marc-robinson-rechavi-professeur-au-departement-decologie-et-evolution-de-lunil-et-editeur-scientifique-de-la-revue-plos-one\/\" target=\"_blank\">Marc Robinson-Rechavi <\/a>et <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/open-access-entretien-avec-frederic-schutz-bioinformaticien-a-linstitut-suisse-de-bioinformatique-et-responsable-de-la-communication-chez-wikimedia-ch\/\" target=\"_blank\">Fr\u00e9d\u00e9ric Sch\u00fctz.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Traditionnellement, les r\u00e9sultats de la recherche scientifique paraissent dans des revues sp\u00e9cialis\u00e9es, disponibles au travers d\u2019abonnements co\u00fbteux pour les biblioth\u00e8ques universitaires. 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