{"id":596,"date":"2005-10-03T11:05:04","date_gmt":"2005-10-03T09:05:04","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=596"},"modified":"2010-10-26T12:11:23","modified_gmt":"2010-10-26T10:11:23","slug":"ces-organes-qui-prolongent-la-vie-des-autres","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/ces-organes-qui-prolongent-la-vie-des-autres\/","title":{"rendered":"Ces organes qui prolongent la vie des autres"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2005\/10\/sang.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-599\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2005\/10\/sang.jpg\" alt=\"Ces organes qui prolongent la vie des autres\" width=\"530\" height=\"260\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2005\/10\/sang.jpg 530w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2005\/10\/sang-300x147.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 530px) 100vw, 530px\" \/><\/a><\/p>\n<p><em>Reins, foie, c\u0153ur, pancr\u00e9as, mais encore sang, plaquettes et f\u0153tus, tout ou presque peut sauver des vies. Inventaire.<\/em><\/p>\n<p>Des organes, mais aussi des tissus. Hormis le cerveau, pratiquement tous  les \u00abmorceaux\u00bb d\u2019un corps humain d\u00e9c\u00e9d\u00e9 pourraient \u00eatre pr\u00e9lev\u00e9s pour  \u00eatre ensuite transplant\u00e9s \u00e0 des malades dans le besoin. \u00abAvec les  progr\u00e8s de la m\u00e9decine et de la technique, on transplante toutes sortes  d\u2019organes et de tissus, et l\u2019on a m\u00eame greff\u00e9 des choses \u00e9tonnantes,  comme le larynx, les ovaires ou les mains\u00bb, souligne Manuel Pascual,  responsable du Centre de transplantation d\u2019organes (CTO) au CHUV.<\/p>\n<p>On pourrait ajouter \u00e0 cette liste les corn\u00e9es, les os, les osselets  auditifs et m\u00eame&#8230; des cellules pr\u00e9lev\u00e9es sur des f\u0153tus mort-n\u00e9s, comme  l\u2019ont d\u00e9montr\u00e9 r\u00e9cemment des gyn\u00e9cologues de l\u2019h\u00f4pital vaudois.<\/p>\n<h2>Les reins, num\u00e9ro un des greffes<\/h2>\n<p>D\u2019apr\u00e8s les statistiques de Swisstranplant, les reins  arrivent largement en t\u00eate de tous les organes greff\u00e9s \u2013 ils ont fait  l\u2019objet de 239 transplantations en 2004. Le CHUV a d\u2019ailleurs acquis une  grande exp\u00e9rience dans ce domaine puisque, depuis 1971, il a proc\u00e9d\u00e9 \u00e0  plus de six cent cinquante greffes de reins.<\/p>\n<p>Contrairement \u00e0 la plupart des autres organes, les reins sont couramment  pr\u00e9lev\u00e9s de personnes vivantes. Richard Berry a d\u2019ailleurs r\u00e9cemment  fait la \u00abune\u00bb de l\u2019actualit\u00e9, lorsqu\u2019il a donn\u00e9 un rein \u00e0 sa s\u0153ur. Mais  s\u2019il est un des plus c\u00e9l\u00e8bres donneurs, il est loin d\u2019\u00eatre le seul \u00e0  faire acte de g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9.<\/p>\n<p>\u00abLes proches du patient se proposent tr\u00e8s souvent  spontan\u00e9ment comme donneur\u00bb, constate Nathalie Pilon, infirmi\u00e8re  coordinatrice du CTO. Compte tenu de la p\u00e9nurie d\u2019organes provenant de  \u00abdons cadav\u00e9riques\u00bb, ces \u00abdons vivants\u00bb, com-me on les nomme, ne cessent  d\u2019augmenter: au CHUV, il y a cinq ans, ils ne constituaient qu\u2019un  tiers des dons; en 2005, ils en repr\u00e9sentent la moiti\u00e9.<\/p>\n<p>Pour le donneur, le pr\u00e9l\u00e8vement n\u2019est toutefois pas totalement anodin.  L\u2019intervention pr\u00e9sente \u00ables m\u00eames risques que n\u2019importe quelle autre  intervention chirurgicale abdominale, pr\u00e9cise Manuel Pascual. Ces  risques sont faibles, mais ils ne sont pas nuls.\u00bb<\/p>\n<p>Quant au receveur \u2013 et quel que soit d\u2019ailleurs l\u2019organe qu\u2019on lui  transplante \u2013 son principal souci provient d\u2019un \u00e9ventuel rejet du  greffon. \u00abCe risque est maximal dans le mois qui suit la  transplantation\u00bb, explique Jean-Pierre Venetz, chef de clinique du CTO.  Mais m\u00eame amoindri, il persiste ensuite, obligeant les personnes  transplant\u00e9es \u00e0 consommer toute leur vie des immunosuppresseurs. C\u2019est  d\u2019ailleurs les progr\u00e8s r\u00e9alis\u00e9s dans la mise au point de ces derniers  m\u00e9dicaments qui ont conduit \u00e0 une importante am\u00e9lioration des  transplantations.<\/p>\n<p>Dans le cas du rein, \u00abil y avait 50% de rejets aigus il y a dix ans,  constate le directeur du CTO. Aujourd\u2019hui, il y en a seulement 10 \u00e0 15%.  En outre, un rejet peut se traiter et n\u2019entra\u00eene pas forc\u00e9ment la perte  du greffon.\u00bb<\/p>\n<p>Si tout se passe bien, un rein greff\u00e9 peut \u00abfonctionner\u00bb correctement  durant dix \u00e0 quinze ans. Mais cela peut aller bien au-del\u00e0. \u00abNous avons  actuellement dans notre service une dame qui est venue pour sa deuxi\u00e8me  greffe de rein; la premi\u00e8re lui avait \u00e9t\u00e9 faite il y a vingt-quatre  ans!\u00bb constate Nada Sturzenegger, m\u00e9decin au CTO. Une telle long\u00e9vit\u00e9  est inhabituelle. Il n\u2019emp\u00eache: comme le souligne Jean-Pierre Venetz,  \u00abcompar\u00e9e \u00e0 la dialyse, la greffe r\u00e9nale permet de doubler l\u2019esp\u00e9rance  de vie du patient, et surtout d\u2019am\u00e9liorer sa qualit\u00e9 de vie\u00bb.<\/p>\n<h2>Le foie un organe tr\u00e8s sp\u00e9cial<\/h2>\n<p>Comme le rein, le foie peut lui aussi \u00eatre pr\u00e9lev\u00e9 sur  une personne vivante. Le recours \u00e0 cette pratique du don vivant avait  toutefois \u00e9t\u00e9 interrompu en Suisse, \u00abcar le risque de mortalit\u00e9 du  donneur avait \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9 \u00e0 0,5% dans certaines publications, ce qui  avait \u00e9t\u00e9 jug\u00e9 trop \u00e9lev\u00e9 et inacceptable\u00bb, explique Manuel Pascual.<\/p>\n<p>Mais cette estimation chiffr\u00e9e a fait l\u2019objet de discussions. Il  appara\u00eet d\u2019ailleurs que \u00able risque est plus faible lorsque les  interventions se font dans des programmes de transplantations h\u00e9patiques  sp\u00e9cialis\u00e9s et bien rod\u00e9s, comme le sont celui du r\u00e9seau romand  CHUV-H\u00f4pitaux universitaires de Gen\u00e8ve, et celui de Zurich\u00bb, qui  viennent de reprendre leur activit\u00e9 en la mati\u00e8re.<\/p>\n<p>Mais le foie a d\u2019autres caract\u00e9ristiques qui font de lui un cas  particulier. Avant toute transplantation d\u2019organes, il faut bien  \u00e9videmment s\u2019assurer de la compatibilit\u00e9 des groupes sanguins du donneur  et du receveur. Mais il faut aussi v\u00e9rifier que le second n\u2019a pas  d\u2019anticorps dirig\u00e9s contre les antig\u00e8nes HLA du donneur.<\/p>\n<p>El\u00e9ment fondamental de l\u2019immunit\u00e9, le syst\u00e8me HLA, dit  d\u2019histocompatibilit\u00e9, varie beaucoup d\u2019un individu \u00e0 l\u2019autre et, de ce  fait, les anticorps anti-HLA peuvent \u00eatre \u00e0 l\u2019origine de rejets aigus ou  super-aigus. Mais ce risque est tr\u00e8s limit\u00e9 dans le cas du foie, qui  r\u00e9siste relativement bien \u00e0 l\u2019action de ces anticorps.<\/p>\n<p>C\u2019est un \u00aborgane remarquable\u00bb, souligne le directeur du CTO, d\u2019autant  qu\u2019il r\u00e9siste mieux au vieillissement que les autres, ce qui permet de  repousser l\u2019\u00e2ge des donneurs. \u00abDans la pratique, il est rare que l\u2019on  prenne des organes chez une personne de plus de 65 ou 70 ans; mais on a  assist\u00e9 \u00e0 des transplantations r\u00e9ussies de foies pr\u00e9lev\u00e9s sur des  personnes de 80 ans.\u00bb<\/p>\n<h2>Le c\u0153ur, l\u2019organe de l\u2019\u00e9motion<\/h2>\n<p>Sur la liste des organes qui sont le plus fr\u00e9quemment  transplant\u00e9s, viennent ensuite le poumon et le c\u0153ur. Les familles, qui  sont les seules habilit\u00e9es \u00e0 autoriser le pr\u00e9l\u00e8vement d\u2019organes de leur  proche d\u00e9c\u00e9d\u00e9, \u00abdonnent spontan\u00e9ment les organes visc\u00e9raux; mais  certaines sont plus r\u00e9serv\u00e9es lorsqu\u2019il s\u2019agit du c\u0153ur, consid\u00e9r\u00e9 comme  l\u2019organe des \u00e9motions, voire de l\u2019\u00e2me\u00bb, constate Nathalie Pilon.<\/p>\n<p>Quoi qu\u2019il en soit, une trentaine de c\u0153urs ont \u00e9t\u00e9 greff\u00e9s en Suisse  l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re. Dans ce cas, il faut faire vite car cet organe, comme  le poumon, ne se conserve dans la glace que cinq heures, contre 16 \u00e0 18  pour le foie et 24 \u00e0 30 heures pour les reins.<\/p>\n<p>Quant aux c\u0153urs qui ne sont pas en assez bon \u00e9tat pour \u00eatre greff\u00e9s,  ils ne sont pas perdus pour autant. On peut en extraire des valves qui  seront implant\u00e9es chez des patients souffrant de maladies valvulaires  cardiaques.<\/p>\n<h2>Pancr\u00e9as ou \u00eelots?<\/h2>\n<p>L\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re, onze transplantations de pancr\u00e9as ont  \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9es en Suisse. Il est vrai que pour traiter les patients  diab\u00e9tiques, on fonde actuellement beaucoup d\u2019espoir sur la greffe  d\u2019\u00eelots de Langerhans, petites structures du pancr\u00e9as dans lesquelles  l\u2019insuline est fabriqu\u00e9e.<\/p>\n<p>Le receveur a tout \u00e0 y gagner. L\u2019intervention, qui peut se pratiquer de  mani\u00e8re ambulatoire, consiste en effet \u00e0 ponctionner une veine  principale situ\u00e9e au niveau du foie du patient et \u00e0 y infuser des \u00eelots.  Cependant, \u00abune transplantation de pancr\u00e9as r\u00e9ussie donne, \u00e0 long  terme, une meilleure garantie qu\u2019une greffe d\u2019\u00eelots de Langerhans\u00bb,  pr\u00e9cise Manuel Pascual.<\/p>\n<p>Dans leur majorit\u00e9, ces derniers cessent de fonctionner au bout de deux  ou trois ans, ce qui oblige \u00e0 renouveler la greffe. Voil\u00e0 qui n\u2019est pas  de nature \u00e0 r\u00e9soudre le probl\u00e8me du manque de pancr\u00e9as disponibles.<\/p>\n<p>Quant aux intestins, ils n\u2019ont fait l\u2019objet que de tr\u00e8s rares  transplantations, en Suisse Romande, ces cinq derni\u00e8res ann\u00e9es. Il est  vrai que les indications sont rares. Mais en outre, cette technique en  est encore \u00e0 un \u00abstade clinique pr\u00e9liminaire\u00bb, pr\u00e9cise le directeur du  CTO, \u00abet les risques de rejet et les complications infectieuses sont  plus importants que dans les autres greffes\u00bb.<\/p>\n<h2>Sang: une mati\u00e8re premi\u00e8re riche<\/h2>\n<p>En Suisse, et dans le canton de Vaud en particulier, on ne manque pas de  sang, mais \u00abon est de plus en plus limite\u00bb, souligne Jean-Daniel  Tissot, m\u00e9decin chef de l\u2019unit\u00e9 de m\u00e9decine transfusionnelle du CHUV.<\/p>\n<p>\u00abOn s\u2019adresse souvent aux m\u00eames donneurs\u00bb et, l\u2019\u00e9t\u00e9 surtout, lorsque ces  derniers sont en vacances, \u00abon a de plus en plus de mal \u00e0 faire face  aux besoins\u00bb. Et ceux-ci sont importants. \u00abAu-jourd\u2019hui, on ne fait  quasiment plus de transfusion de sang complet\u00bb, pr\u00e9cise le sp\u00e9cialiste  du CHUV. En revanche, on extrait et utilise ses divers composants.<\/p>\n<p>A commencer par les globules rouges (qui permettent au sang du receveur  de maintenir sa capacit\u00e9 \u00e0 transporter l\u2019oxyg\u00e8ne dans l\u2019organisme), les  plaquettes (qui emp\u00eachent le saignement en jouant un r\u00f4le important dans  la coagulation), ou encore le plasma, (qui renferme des prot\u00e9ines  importantes pour la coagulation). On peut aussi tirer profit de globules  blancs particuliers, les granulocytes, dans des situations  particuli\u00e8res, notamment des infections r\u00e9sistantes aux antibiotiques.<\/p>\n<p>Mais il n\u2019y a pas que cela. Le sang est \u00e9galement riche en  cellules-souches h\u00e9matopo\u00ef\u00e9tiques, qui sont indispensables pour  reconstituer le sang des patients ayant subi une chimioth\u00e9rapie.  Longtemps, ces cellules ont \u00e9t\u00e9 extraites de la moelle osseuse  (appartenant \u00e0 un donneur ou au patient lui-m\u00eame). Cela se pratique  toujours, mais \u00abde moins en moins souvent, explique Jean-Daniel Tissot,  car on est maintenant capable de trouver ces cellules-souches  directement dans le sang\u00bb.<\/p>\n<p>Quels que soient les composants sanguins qui lui sont transfus\u00e9s,  pour le receveur les risques d\u2019infection sont les m\u00eames. Pour ce qui est  de la contamination virale, \u00ables risques ne sont pas nuls, mais ils  n\u2019ont jamais \u00e9t\u00e9 aussi bas qu\u2019aujourd\u2019hui\u00bb, dit le m\u00e9decin. \u00abRestent  toutefois les risques d\u2019infections bact\u00e9riennes. Par ailleurs, il est  toujours possible de donner au patient le mauvais produit au mauvais  moment.\u00bb Mais, pr\u00e9cise Jean-Daniel Tissot, \u00abla s\u00e9curit\u00e9 des transfusions  s\u2019est consid\u00e9rablement am\u00e9lior\u00e9e ces derni\u00e8res ann\u00e9es\u00bb.<\/p>\n<h2>Le f\u0153tus et ses cellules<\/h2>\n<p>Au rang des donneurs, on peut d\u00e9sormais aussi placer&#8230;  les f\u0153tus. Depuis quelques ann\u00e9es d\u00e9j\u00e0, les neurologues ont recours aux  greffes de cellules f\u0153tales pour traiter des patients atteints de la  maladie de Parkinson. La technique est encore tr\u00e8s exp\u00e9rimentale, mais  elle semble prometteuse. Mais, en ao\u00fbt dernier, Patrick Hohlfeld et ses  coll\u00e8gues du d\u00e9partement de gyn\u00e9cologie-obst\u00e9trique du CHUV ont apport\u00e9  la preuve que l\u2019on pouvait faire plus encore.<\/p>\n<p>Sur un f\u0153tus \u00e2g\u00e9 de 14 mois \u2013 et apr\u00e8s avoir re\u00e7u l\u2019accord de la m\u00e8re et  le feu vert du comit\u00e9 d\u2019\u00e9thique de l\u2019h\u00f4pital \u2013 ils ont pr\u00e9lev\u00e9 des  cellules cutan\u00e9es qu\u2019ils ont mises en culture. Ils ont ainsi obtenu  plusieurs millions de lambeaux de peau d\u2019une centaine de centim\u00e8tres  carr\u00e9s chacun, gr\u00e2ce auxquels ils sont parvenus \u00e0 gu\u00e9rir des enfants  victimes de br\u00fblures s\u00e9v\u00e8res.<\/p>\n<p>Certes, il ne s\u2019agit pas v\u00e9ritablement d\u2019une greffe  mais plut\u00f4t \u00abd\u2019une sorte de pansement biologique qui permet de stimuler  rapidement la reprise de la multiplication naturelle des cellules de la  peau des patients\u00bb, comme le pr\u00e9cisait alors Patrick Hohlfeld. Il  n\u2019emp\u00eache. Cette exp\u00e9rience r\u00e9ussie repousse encore les limites du don  d\u2019organes, de tissus ou de cellules.<\/p>\n<p style=\"text-align: right\">Elisabeth Gordon<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Reins, foie, c\u0153ur, pancr\u00e9as, mais encore sang, plaquettes et f\u0153tus, tout ou presque peut sauver des vies. Inventaire. Des organes, mais aussi des tissus. 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