{"id":5648,"date":"2014-05-14T08:13:35","date_gmt":"2014-05-14T06:13:35","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=5648"},"modified":"2024-01-31T16:23:33","modified_gmt":"2024-01-31T14:23:33","slug":"ariane-baehni-pleine-de-grace","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/ariane-baehni-pleine-de-grace\/","title":{"rendered":"Ariane Baehni pleine de gr\u00e2ce"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_5512\" aria-describedby=\"caption-attachment-5512\" style=\"width: 590px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5512\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2014\/05\/ariane_baehni_gd.jpg\" alt=\"Ariane Baehni. Licence en Sciences \u00e9conomiques en 1982. Master en Th\u00e9ologie en 2012. Pasteure suffragante. \u00a9 Pierre-Antoine Grisoni - Strates.\" width=\"590\" height=\"390\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2014\/05\/ariane_baehni_gd.jpg 590w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2014\/05\/ariane_baehni_gd-393x260.jpg 393w\" sizes=\"auto, (max-width: 590px) 100vw, 590px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-5512\" class=\"wp-caption-text\">Ariane Baehni. Licence en Sciences \u00e9conomiques en 1982. Master en Th\u00e9ologie en 2012. Pasteure suffragante. \u00a9 Pierre-Antoine Grisoni &#8211; Strates.<\/figcaption><\/figure>\n<p>El\u00e9gante, bien coiff\u00e9e, les ongles manucur\u00e9s, un iPad dans son joli sac \u00e0 main. Ariane Baehni correspond bien \u00e0 l\u2019image que l\u2019on se fait des dipl\u00f4m\u00e9s HEC, la facult\u00e9 o\u00f9 elle a \u00e9tudi\u00e9. Au d\u00e9tail pr\u00e8s que la quinquag\u00e9naire \u00e0 l\u2019allure chic officie depuis septembre \u00e0 la paroisse de Vallorbe. Car Ariane Baehni est d\u00e9sormais pasteure suffragante. Apr\u00e8s des \u00e9tudes de th\u00e9ologie reprises en 2004, elle effectue actuellement la derni\u00e8re partie de sa formation pratique.<\/p>\n<p>Et en l\u2019\u00e9coutant parler, on se dit que l\u2019ancienne dipl\u00f4m\u00e9e en HEC correspond tout aussi bien \u00e0 l\u2019image que l\u2019on se fait des gens d\u2019Eglise. Une certaine aura, de l\u2019\u00e9loquence, une oreille attentive. Ariane Baehni s\u2019exprime volontiers, mais pas trop, davantage \u00e0 l\u2019\u00e9coute qu\u2019oratrice.<\/p>\n<p>\u00abUne crise de vie\u00bb, c\u2019est par cette br\u00e8ve formule qu\u2019elle explique son changement d\u2019orientation vers 40 ans. \u00abR\u00e9aliser que la vie n\u2019est pas \u00e9ternelle\u00bb, apr\u00e8s plusieurs ann\u00e9es pass\u00e9es \u00e0 travailler dans le secteur des voyages, et pour la communication \u00e0 l\u2019UNIL, au sein de son ancienne facult\u00e9. M\u00e8re de deux adolescents, afin de se consacrer \u00e0 sa famille, elle travaillera aussi \u00e0 temps partiel pour des mandats plut\u00f4t alimentaires. \u00abMais manquait un vrai projet.\u00bb<\/p>\n<p>Un d\u00e9m\u00e9nagement dans un village \u00e0 la vie paroissiale plus pr\u00e9sente lui fera reprendre le chemin de l\u2019Eglise. Elle qui dit \u00abavoir toujours \u00e9t\u00e9 croyante, mais pas pratiquante\u00bb d\u00e9cide d\u2019entreprendre sur le tard un bachelor \u00e0 distance \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Gen\u00e8ve. Puis le master en Th\u00e9ologie \u00e0 l\u2019UNIL, au cours duquel na\u00eetra l\u2019envie de devenir pasteure.<\/p>\n<p>Passer de l\u2019\u00e9conomie \u00e0 la religion, d\u00e9concertant? Tout autant peut-\u00eatre que sa motivation initiale \u00e0 \u00e9tudier en HEC. \u00abCe n\u2019\u00e9tait pas un vrai choix, je n\u2019\u00e9tais pas assidue. Mais \u00e0 la base, ces \u00e9tudes \u00e9taient courtes et permettaient de trouver facilement du travail.\u00bb Sa formation aura ainsi permis \u00e0 Ariane Baehni d\u2019entamer une carri\u00e8re professionnelle \u00e0 l\u2019Office du tourisme. Mais aussi de faire des rencontres importantes. Ce cercle d\u2019amis \u00abconstitu\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9poque pr\u00e9-religieuse\u00bb, maintenu encore aujourd\u2019hui. Et avec qui il lui arrive parfois de d\u00e9battre sur son changement de vie.<\/p>\n<p>Les deux mondes entre lesquels gravite Ariane Baehni ne sont pas si \u00e9loign\u00e9s. \u00abAu sens noble, l\u2019\u00e9change humain est au c\u0153ur de l\u2019\u00e9conomie.\u00bb Mais c\u2019est aussi l\u2019une des activit\u00e9s \u00abqui s\u2019\u00e9loigne de plus en plus de sa d\u00e9finition profonde\u00bb. D\u2019o\u00f9 le grand d\u00e9sarroi que la pasteure ressent dans le milieu, et auquel elle veut tenter de rem\u00e9dier par un service d\u2019accompagnement spirituel. \u00abLes chefs d\u2019entreprises \u00e0 qui j\u2019en parle se montrent m\u00e9fiants vis-\u00e0-vis de l\u2019Eglise, mais \u00e7a ne les emp\u00eache pas de spontan\u00e9ment me confier leurs soucis.\u00bb<\/p>\n<p>Davantage que sa carri\u00e8re pass\u00e9e ou le fait d\u2019\u00eatre une femme, c\u2019est dans cette volont\u00e9 de r\u00e9unir l\u2019\u00e9conomie et la religion qu\u2019Ariane Baehni pense se d\u00e9marquer. D\u2019ailleurs, \u00abje ne suis pas la seule femme pasteure dipl\u00f4m\u00e9e d\u2019une autre facult\u00e9\u00bb. Un mouvement en devenir? Mais il est temps de laisser Ariane Baehni pr\u00e9parer son sermon du dimanche: un parall\u00e8le entre la pyramide de Maslow et le r\u00e9cit de la tentation de J\u00e9sus dans le d\u00e9sert. \u00abLe diable nous tire vers le bas de la pyramide, J\u00e9sus veut nous ramener vers le haut. Ici ou l\u00e0, au fond, on parle toujours de l\u2019\u00eatre humain.\u00bb On serait presque tent\u00e9 d\u2019y croire\u2026 Aura de la femme d\u2019Eglise ou excellente communicatrice?<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>El\u00e9gante, bien coiff\u00e9e, les ongles manucur\u00e9s, un iPad dans son joli sac \u00e0 main. Ariane Baehni correspond bien \u00e0 l\u2019image que l\u2019on se fait des dipl\u00f4m\u00e9s HEC, la facult\u00e9 o\u00f9 &hellip; <\/p>\n","protected":false},"author":825,"featured_media":5511,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[42207,39524,42139],"tags":[42134],"class_list":{"0":"post-5648","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-alumni","8":"category-chronique","9":"category-no-57","10":"tag-cynthia-khattar"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5648","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/users\/825"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5648"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5648\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":13919,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5648\/revisions\/13919"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5511"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5648"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5648"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5648"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}