{"id":5373,"date":"2014-01-23T08:11:00","date_gmt":"2014-01-23T06:11:00","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=5373"},"modified":"2014-01-23T10:26:06","modified_gmt":"2014-01-23T08:26:06","slug":"cest-plus-fatigant-de-courir-150-kilometres-que-330","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/cest-plus-fatigant-de-courir-150-kilometres-que-330\/","title":{"rendered":"C&rsquo;est plus fatigant de courir 150 kilom\u00e8tres que 330"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_5243\" aria-describedby=\"caption-attachment-5243\" style=\"width: 590px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2014\/01\/sport_gd.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5243\" alt=\"Tor des G\u00e9ants. Un participant \u00e0 la course d\u2019endurance la plus exigeante du monde, dans le Val D\u2019Aoste. \u00a9 Tor des G\u00e9ants, photo 2013 Raffaella Santamaria\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2014\/01\/sport_gd.jpg\" width=\"590\" height=\"358\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2014\/01\/sport_gd.jpg 590w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2014\/01\/sport_gd-428x260.jpg 428w\" sizes=\"auto, (max-width: 590px) 100vw, 590px\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-5243\" class=\"wp-caption-text\">Tor des G\u00e9ants. Un participant \u00e0 la course d\u2019endurance la plus exigeante du monde, dans le Val D\u2019Aoste. \u00a9 Tor des G\u00e9ants, photo 2013 Raffaella Santamaria<\/figcaption><\/figure>\n<p><em>Cette conclusion stup\u00e9fiante d\u2019une \u00e9tude de l\u2019UNIL interpelle les dizaines de milliers d\u2019amateurs qui participent aux 20 km de Lausanne, \u00e0 la fin avril, ou au Marathon, en octobre. Devraient-ils allonger leurs parcours et se lancer sur les grandes distances? Les r\u00e9ponses du professeur Gr\u00e9goire Millet.<\/em><\/p>\n<p>Les sports d\u2019endurance, en particulier la course \u00e0 pied, font de plus en plus d\u2019\u00e9mules. En r\u00e9gion l\u00e9manique, le Marathon ou les 20 kilom\u00e8tres de Lausanne rencontrent d\u2019ailleurs un succ\u00e8s croissant. Pour preuve en 2013, ann\u00e9e record, 14 155 Romands se sont inscrits au Marathon ou au semi-Marathon, et malgr\u00e9 le mauvais temps, 11 972 d\u2019entre eux ont franchi la ligne d\u2019arriv\u00e9e. Du c\u00f4t\u00e9 des ultramarathons, on observe le m\u00eame ph\u00e9nom\u00e8ne. Et pourtant ces courses extr\u00eames, longues de plusieurs centaines de kilom\u00e8tres, se d\u00e9roulent sur plusieurs jours et poussent l\u2019organisme dans ses retranchements. De fait, elles suscitent \u00e9galement l\u2019int\u00e9r\u00eat des physiologistes.<\/p>\n<p><strong>La course la plus exigeante du monde<\/strong><br \/>\nA Lausanne, les chercheurs de l\u2019<a href=\"https:\/\/www.unil.ch\/issul\" target=\"_blank\">Institut des sciences du sport de l\u2019UNIL <\/a>(ISSUL) ont mesur\u00e9 et analys\u00e9 les performances des athl\u00e8tes du Tor des G\u00e9ants, une course \u00e0 laquelle le professeur Gr\u00e9goire Millet a particip\u00e9 en 2012. Ce tour du Val d\u2019Aoste par les sommets est actuellement la course d\u2019endurance la plus exigeante du monde. Avec ses 330 kilom\u00e8tres de sentiers de montagne, ses 25 cols \u00e0 franchir et un d\u00e9nivel\u00e9 positif de 24 000 m\u00e8tres, elle est consid\u00e9r\u00e9e plus difficile que la Race Across America (4800 km de v\u00e9lo \u00e0 travers les Etats-Unis) ou encore que la Coast to Coast de Nouvelle-Z\u00e9lande (243 km de course, v\u00e9lo et kayak). \u00abC\u2019est comme si vous faisiez en courant deux fois le tour du L\u00e9man, avec en prime trois allers-retours au sommet de l\u2019Everest!\u00bb, calcule Gr\u00e9goire Millet. Et pourtant une \u00e9tude men\u00e9e par son \u00e9quipe de recherche, en collaboration avec des chercheurs des Universit\u00e9s de Saint-Etienne et V\u00e9rone, r\u00e9v\u00e8le que les participants aux G\u00e9ants (330 km de long) pr\u00e9sentent une fatigue musculaire moindre que les coureurs de l\u2019Ultra-Trail du Mont-Blanc (UTMB), une \u00e9preuve semblable de 168 kilom\u00e8tres.<\/p>\n<p>Ce constat a priori paradoxal a interpell\u00e9 les sp\u00e9cialistes eux-m\u00eames. En effet, si les physiologistes de l\u2019UNIL ne s\u2019attendaient pas n\u00e9cessairement \u00e0 mesurer une fatigue beaucoup plus importante sur le Tor, ils avaient tout de m\u00eame pens\u00e9 obtenir des r\u00e9sultats similaires sur les deux trails. \u00abAu-del\u00e0 de 50% de perte de force, on postule que cela devient compliqu\u00e9 de marcher, surtout en c\u00f4te, explique le sp\u00e9cialiste lausannois. Ce n\u2019est donc pas parce que le Tor des G\u00e9ants est deux fois plus long en distance et trois fois plus long en dur\u00e9e qu\u2019on s\u2019attendait \u00e0 rencontrer une d\u00e9gradation musculaire proportionnelle; ce serait tout simplement inenvisageable. Mais \u00e0 notre grande surprise, nous avons mesur\u00e9 une fatigue musculaire plus faible sur le Tor des G\u00e9ants que sur l\u2019UTMB!\u00bb<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_5194\" aria-describedby=\"caption-attachment-5194\" style=\"width: 386px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2014\/01\/JonasSaugy.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5194\" alt=\"Jonas Saugy. Doctorant \u00e0 l\u2019Institut des sciences du sport. Nicole Chuard \u00a9 UNIL\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2014\/01\/JonasSaugy.jpg\" width=\"386\" height=\"385\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2014\/01\/JonasSaugy.jpg 386w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2014\/01\/JonasSaugy-261x260.jpg 261w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2014\/01\/JonasSaugy-250x250.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2014\/01\/JonasSaugy-150x150.jpg 150w\" sizes=\"auto, (max-width: 386px) 100vw, 386px\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-5194\" class=\"wp-caption-text\">Jonas Saugy. Doctorant \u00e0 l\u2019Institut des sciences du sport. Nicole Chuard \u00a9 UNIL<\/figcaption><\/figure>\n<p><strong>Jusqu\u2019\u00e0 quatre fois moins de fatigue \u00e0 mi-parcours!<\/strong><br \/>\nPour \u00e9valuer la fatigue neuromusculaire des coureurs, les chercheurs de l\u2019UNIL ont mesur\u00e9 ce qu\u2019ils appellent la \u00abforce maximale volontaire\u00bb sur les extenseurs du genou (muscles de la cuisse) et les fl\u00e9chisseurs plantaires (muscles du mollet). Les r\u00e9sultats des tests, effectu\u00e9s au d\u00e9part, \u00e0 mi-parcours et \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e de la course vald\u00f4taine, se sont r\u00e9v\u00e9l\u00e9s tr\u00e8s surprenants. A mi-chemin, alors que les coureurs ont d\u00e9j\u00e0 parcouru un trajet similaire \u00e0 celui de l\u2019Ultra-Trail du Mont-Blanc, en termes de dur\u00e9e, de kilom\u00e8tres et de d\u00e9nivel\u00e9, la diminution de force neuromusculaire est tr\u00e8s nettement inf\u00e9rieure.<\/p>\n<p>\u00abA la fin de l\u2019UTMB, on constate une baisse de force d\u2019environ 38% sur les muscles du mollet et de 30-32% sur ceux de la cuisse, contre respectivement 10% et 15% \u00e0 la moiti\u00e9 du Tor des G\u00e9ants, pr\u00e9cise Jonas Saugy, doctorant \u00e0 l\u2019Institut des sciences du sport et premier auteur de l\u2019\u00e9tude. Autrement dit, sur le Tor, on observe une fatigue quatre fois moins importante au niveau du mollet et deux fois moindre au niveau de la cuisse.\u00bb A l\u2019arriv\u00e9e du tour vald\u00f4tain, les athl\u00e8tes se r\u00e9v\u00e8lent toujours moins fatigu\u00e9s que sur le tour du Mont-Blanc, avec une diminution de force maximale volontaire de 30% sur les fl\u00e9chisseurs plantaires et de 25% sur les extenseurs du genou.<\/p>\n<p>Les r\u00e9sultats des analyses de sang, faites au d\u00e9part et \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e de la course, vont dans le m\u00eame sens et confirment les conclusions des chercheurs. Le taux de cr\u00e9atine kinase, une enzyme marqueur du dommage musculaire, est tr\u00e8s important chez les participants des deux comp\u00e9titions, mais il est pr\u00e8s de quatre fois plus bas sur le Tor des G\u00e9ants, avec en moyenne 3700 unit\u00e9s par litre contre 14 000 unit\u00e9s par litre sur l\u2019UTMB.<\/p>\n<p><strong>Le secret, c\u2019est la vitesse<\/strong><br \/>\nLes sp\u00e9cialistes de l\u2019UNIL expliquent ces \u00e9tonnants r\u00e9sultats par les strat\u00e9gies de pacing (gestion de l\u2019allure) conscientes et inconscientes, que les G\u00e9ants du Tor mettent en place. Ces derniers s\u2019\u00e9lancent en effet au d\u00e9part d\u2019une \u00e9preuve de 330 kilom\u00e8tres pour laquelle 130 heures en moyenne sont n\u00e9cessaires; les plus rapides franchissent la ligne d\u2019arriv\u00e9e en un peu moins de 80 heures \u2013 c\u2019est le cas du professeur Millet qui termina la course en quelque 78 heures. C\u2019est donc naturellement que ces endurants sportifs s\u2019\u00e9conomisent.<\/p>\n<p>L\u2019accumulation de fatigue g\u00e9n\u00e9rale, le manque de sommeil (les coureurs du Val d\u2019Aoste ne dorment qu\u2019une dizaine d\u2019heures seulement) les font \u00e9galement ralentir, avec pour cons\u00e9quence une diminution de l\u2019intensit\u00e9 de l\u2019effort et donc du dommage musculaire. \u00abEn courant de moins en moins vite, on pr\u00e9serve sa structure musculaire. Cela ne veut pas dire qu\u2019on ne souffre pas d\u2019autres types de fatigue, commente Gr\u00e9goire Millet, mais si l\u2019on ne s\u2019en tient qu\u2019au muscle, ce n\u2019est pas plus extr\u00eame de faire le Tor des G\u00e9ants que de courir le Marathon de Lausanne.\u00bb Sportif aguerri, le sp\u00e9cialiste de l\u2019UNIL n\u2019h\u00e9site d\u2019ailleurs pas \u00e0 ajouter que ces \u00e9preuves de quelques dizaines de kilom\u00e8tres peuvent carr\u00e9ment se r\u00e9v\u00e9ler plus dangereuses par manque d\u2019entra\u00eenement et de pr\u00e9paration.<\/p>\n<p><strong>Et sur des distances plus courtes?<\/strong><br \/>\nDe ces courses \u00e0 pied populaires, parlons-en justement! Le Marathon de Lausanne serait-il moins fatigant que les 20 kilom\u00e8tres? Les participants \u00e0 ces manifestations sportives ont la possibilit\u00e9 de ne courir que la moiti\u00e9 du trajet. Faut-il les encourager \u00e0 courir sur l\u2019entier du parcours?<\/p>\n<p>Pour Gr\u00e9goire Millet, il est difficile de traduire les conclusions de l\u2019\u00e9tude sur des \u00e9preuves courtes, car la fatigue g\u00e9n\u00e9rale accumul\u00e9e sur les ultramarathons induit naturellement une d\u00e9c\u00e9l\u00e9ration et donc la relative pr\u00e9servation des muscles. \u00abLe message \u00e0 faire passer est celui-ci, insiste le professeur lausannois: c\u2019est l\u2019intensit\u00e9 de l\u2019exercice qui prime! Autrement dit, vous pouvez courir sur une plus grande distance si vous courez plus lentement.\u00bb Gr\u00e9goire Millet met par ailleurs en garde les habitu\u00e9s des 20 kilom\u00e8tres de Lausanne qui concluraient que le Marathon est facile. \u00abCe n\u2019est pas facile du tout! Il faut \u00eatre bien pr\u00e9par\u00e9. Une des cl\u00e9s dans les activit\u00e9s sportives, c\u2019est une bonne connaissance de soi-m\u00eame: il ne faut pas se sentir plus fort que l\u2019on est!\u00bb<\/p>\n<p>Pour cet habitu\u00e9 des courses d\u2019endurance, il est imp\u00e9ratif de savoir se situer par rapport \u00e0 la difficult\u00e9 r\u00e9elle d\u2019une course. \u00abSur le Tor des G\u00e9ants, j\u2019ai rencontr\u00e9 des athl\u00e8tes qui ne voyaient que la distance, s\u2019\u00e9tonne-t-il, et ne prenaient pas en consid\u00e9ration les conditions de la course: par exemple les passages de col \u00e0 haute altitude, courir de nuit sur des sentiers de montagne, ou encore les aspects techniques en descente. Ne pas tenir compte de cela, c\u2019est comme traverser l\u2019Atlantique \u00e0 la voile en n\u2019ayant jamais navigu\u00e9 qu\u2019entre Vevey et Montreux! Sur les \u00e9preuves courtes, il faut aussi prendre en consid\u00e9ration d\u2019autres param\u00e8tres, notamment les conditions climatiques en particulier chaudes et humides qui sont tr\u00e8s p\u00e9nalisantes et peuvent vous mettre en danger (hyperthermie).\u00bb<\/p>\n<p><strong>Ne pas se tromper d\u2019allure<\/strong><br \/>\nPour bien s\u2019entra\u00eener en vue de ces \u00e9preuves d\u2019endurance, le physiologiste lausannois pr\u00e9conise de courir lentement. \u00ab80% des amateurs courent beaucoup trop vite, constate Gr\u00e9goire Millet; ils assimilent l\u2019exercice au fait d\u2019en baver et de d\u00e9gouliner de sueur: no pain, no gain, comme disent les Anglo-Saxons. Il faudrait au contraire terminer toutes ses s\u00e9ances d\u2019entra\u00eenement en se disant: aujourd\u2019hui, je n\u2019ai rien fait, je commence demain. Cela \u00e9viterait \u00e9galement \u00e0 celles et ceux qui reprennent une activit\u00e9 sportive de se d\u00e9go\u00fbter et d\u2019abandonner.\u00bb Le sp\u00e9cialiste de l\u2019UNIL recommande enfin aux sportifs amateurs de s\u2019approcher de clubs, o\u00f9 ils pourront b\u00e9n\u00e9ficier de conseils techniques qui leur \u00e9viteront les blessures. Parole de sp\u00e9cialiste, courir n\u2019est en effet pas si naturel qu\u2019il y para\u00eet\u2026<\/p>\n<h2>Pourquoi l\u2019ISSUL s\u2019int\u00e9resse au Tor des G\u00e9ants<\/h2>\n<figure id=\"attachment_5193\" aria-describedby=\"caption-attachment-5193\" style=\"width: 386px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2014\/01\/GregoireMillet.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5193\" alt=\"Gr\u00e9goire Millet. Professeur \u00e0 l'Institut des sciences du sport (ISSUL). Nicole Chuard \u00a9 UNIL\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2014\/01\/GregoireMillet.jpg\" width=\"386\" height=\"384\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2014\/01\/GregoireMillet.jpg 386w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2014\/01\/GregoireMillet-261x260.jpg 261w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2014\/01\/GregoireMillet-250x250.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2014\/01\/GregoireMillet-150x150.jpg 150w\" sizes=\"auto, (max-width: 386px) 100vw, 386px\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-5193\" class=\"wp-caption-text\">Gr\u00e9goire Millet. Professeur \u00e0 l&rsquo;Institut des sciences du sport (ISSUL). Nicole Chuard \u00a9 UNIL<\/figcaption><\/figure>\n<p>Les ultra-trails sont des mod\u00e8les particuli\u00e8rement int\u00e9ressants pour les physiologistes. En effet, ces comp\u00e9titions, extr\u00eames par leur dur\u00e9e et leur difficult\u00e9, rassemblent des personnes en bonne condition physique et qui ne sont pas forc\u00e9ment de grands athl\u00e8tes. Elles permettent de mesurer des niveaux de fatigue qu\u2019il serait \u00e9thiquement inenvisageable d\u2019obtenir en laboratoire. On ne peut d\u00e9cemment demander \u00e0 personne de fournir un tel effort au nom de la science. En plus de ses investigations sur la fatigue neuromusculaire, l\u2019Institut des sciences du sport de l\u2019UNIL (ISSUL) m\u00e8ne plusieurs recherches sur le Tor des G\u00e9ants. Les sp\u00e9cialistes lausannois ont notamment \u00e9tudi\u00e9 les modifications de la foul\u00e9e induites par l\u2019effort et les perturbations de l\u2019\u00e9quilibre, deux aspects dans lesquels la fatigue neuromusculaire et la privation de sommeil jouent naturellement un r\u00f4le primordial.<\/p>\n<p>Dans un registre plus psychologique, des tests sensori-moteurs pour d\u00e9terminer l\u2019\u00e9tat d\u2019\u00e9veil et la r\u00e9activit\u00e9 des sportifs avant et apr\u00e8s la course ont \u00e9t\u00e9 conduits par l\u2019Universit\u00e9 de V\u00e9rone en 2011. Pour faire suite \u00e0 ces investigations, l\u2019ISSUL a compl\u00e9t\u00e9 les donn\u00e9es italiennes gr\u00e2ce \u00e0 des mesures \u00e9lectroenc\u00e9phalographiques, prises lors de la derni\u00e8re \u00e9dition du Tor. \u00abLa fatigue est le revers de la m\u00e9daille de la performance sportive, conclut le professeur Gr\u00e9goire Millet, et c\u2019est pour cela qu\u2019elle nous int\u00e9resse. Si vous \u00eates capable de mieux lutter contre elle, vous allez vraisemblablement am\u00e9liorer vos r\u00e9sultats.\u00bb<\/p>\n<p>Article suivant: <a title=\"Pour en finir avec l\u2019abandon\u2026\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/pour-en-finir-avec-labandon\/\"><em>Pour en finir avec l&rsquo;abandon<\/em><\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cette conclusion stup\u00e9fiante d\u2019une \u00e9tude de l\u2019UNIL interpelle les dizaines de milliers d\u2019amateurs qui participent aux 20 km de Lausanne, \u00e0 la fin avril, ou au Marathon, en octobre. 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