{"id":535,"date":"2006-02-28T10:50:16","date_gmt":"2006-02-28T08:50:16","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=535"},"modified":"2010-11-12T11:47:43","modified_gmt":"2010-11-12T09:47:43","slug":"les-psychotherapies-sont-elles-vraiment-efficaces","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/les-psychotherapies-sont-elles-vraiment-efficaces\/","title":{"rendered":"Les psychoth\u00e9rapies sont-elles vraiment efficaces?"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2010\/08\/therapie1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-536\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2010\/08\/therapie1.jpg\" alt=\"Les psychoth\u00e9rapies sont-elles vraiment efficaces?\" width=\"530\" height=\"260\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2010\/08\/therapie1.jpg 530w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2010\/08\/therapie1-300x147.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 530px) 100vw, 530px\" \/><\/a><\/p>\n<p><em>Superflues, longues et ch\u00e8res: les psychoth\u00e9rapies, surtout quand elles  sont d\u2019inspiration psychanalytique, n\u2019ont plus franchement bonne presse.  Voil\u00e0 pourquoi Jean-Nicolas Despland, professeur \u00e0  l\u2019Universit\u00e9 de Lausanne, a r\u00e9dig\u00e9 un \u00abPetit manuel de survie \u00e0  l\u2019attention du psychoth\u00e9rapeute devant voyager au pays de la m\u00e9decine  bas\u00e9e sur les preuves\u00bb. D\u00e9monstration.<\/em><\/p>\n<p>Pascal Couchepin a sem\u00e9 le trouble dans le public comme chez les  sp\u00e9cialistes au printemps 2005. Apr\u00e8s les m\u00e9decines douces, les  psychoth\u00e9rapies pourraient \u00eatre ray\u00e9es des prestations de l\u2019assurance de  base, avan\u00e7ait Hans-Heinrich Brunner, directeur de l\u2019Office F\u00e9d\u00e9ral de  la Sant\u00e9 Publique. Si au-jourd\u2019hui ce risque est \u00e9cart\u00e9, Berne songe  tout de m\u00eame \u00e0 mettre de l\u2019ordre dans le foisonnement des th\u00e9rapies et  pose donc la question de leur efficacit\u00e9.<\/p>\n<p>Sp\u00e9cialiste de l\u2019\u00e9valuation des traitements des  maladies psychiques, le professeur Jean-Nicolas Despland, responsable  de l\u2019Institut de Psychoth\u00e9rapie de l\u2019Universit\u00e9 de Lausanne (UNIL), est  formel: oui les psychoth\u00e9rapies sont efficaces. Mais cela n\u2019exclut pas  une r\u00e9-flexion quant aux \u00e9conomies r\u00e9alisables.<\/p>\n<h2><strong>Une facture \u00e0 397 millions<\/strong><\/h2>\n<p>Trois cent nonante-sept millions de francs,  c\u2019est ce que les assurances ont pa-y\u00e9s en 2004 pour le remboursement des  psychoth\u00e9rapies en cabinet priv\u00e9. C\u2019est beaucoup. Mais quand on sait  qu\u2019un Suisse sur deux souffrira d\u2019un trou-ble psychique au cours de sa  vie, on comprend mieux l\u2019importance de ce chiffre.<\/p>\n<p>Reste que les co\u00fbts de la sant\u00e9, physique comme  mentale, explosent, et qu\u2019il est l\u00e9gitime de se demander comment les  freiner. En psychoth\u00e9rapie, le premier soup\u00e7on qui p\u00e8se est celui des  \u00ababus\u00bb. Et si des patients, tout sauf malades, profitaient de la  cl\u00e9mence des psychiatres pour faire du d\u00e9veloppement personnel sur le  dos de la LaMal?<\/p>\n<h2><strong>Maladie ou d\u00e9sir de mieux <\/strong><strong>se conna\u00eetre?<\/strong><\/h2>\n<p>La loi stipule en effet que seules les maladies  sont prises en charge. D\u2019o\u00f9 cette question d\u00e9licate: entre \u00abvraie\u00bb  maladie et souffrance psychique, voire simple d\u00e9sir de \u00abmieux se  conna\u00eetre\u00bb, o\u00f9 mettre la barre? Sur les crit\u00e8res scientifiques qui  d\u00e9finissent une maladie, les psychiatres et psychoth\u00e9rapeutes sont  aujourd\u2019hui d\u2019accord. \u00abDans les ann\u00e9es 80, nous avons \u00e9norm\u00e9ment  travaill\u00e9 \u00e0 la d\u00e9finition des maladies et \u00e0 leur classification\u00bb,  pr\u00e9cise Jean-Nicolas Despland.<\/p>\n<p>Si, avant, les psys de diff\u00e9rents pays et de  diff\u00e9rentes \u00e9coles d\u00e9bouchaient sur des diagnostics trop souvent  divergents en analysant les sympt\u00f4mes d\u2019un m\u00eame malade, aujourd\u2019hui deux  \u00abcatalogues\u00bb tr\u00e8s pr\u00e9cis servent de r\u00e9f\u00e9rence au monde entier: celui  de l\u2019OMS (Organisation Mondiale de la Sant\u00e9), appel\u00e9 CIM-10  (\u00abClassification internationale des troubles mentaux et des troubles du  comportement\u00bb), et celui de l\u2019association des psychiatres am\u00e9ricains, le  DSM-IV-R (Diagnostic and Statistical Manuel of Mental Disorders).<\/p>\n<h2><strong>Qui est malade?<\/strong><\/h2>\n<p>Les m\u00e9decins sont donc en mesure de d\u00e9finir  plus clairement qui est malade, et l\u2019on pourrait imaginer que la LaMal  ne rembourse \u00e0 terme que les patients souffrant d\u2019une pathologie  recens\u00e9e dans l\u2019un ou l\u2019autre de ces catalogues \u2013 avec pour cons\u00e9quence  de laisser sans soins une personne dont la souffrance est r\u00e9elle, mais  qui n\u2019entre pas dans ces d\u00e9finitions. Et c\u2019est l\u00e0 que le choix devient  politique et social, plus que m\u00e9dical.<\/p>\n<p>Si cette option devait \u00e0 terme \u00eatre retenue,  elle ne permettrait pas pour autant de sauver le syst\u00e8me de sant\u00e9 suisse  de choix difficiles \u00e0 faire, tant pour les citoyens, les instances  politiques que pour les m\u00e9decins.<\/p>\n<p>D\u2019o\u00f9 l\u2019id\u00e9e d\u2019explorer une autre voie: la loi  pr\u00e9cise en effet que pour \u00eatre rembours\u00e9, un traitement doit \u00eatre  efficace. C\u2019est ce crit\u00e8re qu\u2019a utilis\u00e9 Pascal Couchepin pour bouter  cinq m\u00e9decines douces hors de la liste des prestations pay\u00e9es par  l\u2019assurance. Mais cet argument ne tient pas dans le contexte des  psychoth\u00e9rapies.<\/p>\n<h2><strong>70<\/strong><strong>% des malades r\u00e9agissent favorablement<\/strong><\/h2>\n<p>Leur \u00e9valuation est un domaine qui s\u2019est  beaucoup d\u00e9velopp\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es, et les r\u00e9sultats sont tous  concordants: elles sont efficaces, parfois plus que certains traitements  de la m\u00e9decine somatique. Quelques chiffres pour \u00e9tayer cette  conclusion: si 15% des malades voient leur \u00e9tat s\u2019am\u00e9liorer sans aucun  soin, et 30% avec un simple placebo, ils sont 70% \u00e0 r\u00e9agir favorablement  \u00e0 une psychoth\u00e9rapie.<\/p>\n<p>Autre exemple: les d\u00e9pressifs trait\u00e9s  exclusivement par m\u00e9dicament ne vont ni mieux ni moins bien que ceux  trait\u00e9s exclusivement par psychoth\u00e9rapie \u2013 le cumul des deux \u00e9l\u00e9ments  \u00e9tant toutefois le plus efficace. Bref, la psychoth\u00e9rapie a largement  fait la preuve de son efficacit\u00e9.<\/p>\n<h2><strong>Comment choisir <\/strong><strong>sa m\u00e9thode<\/strong><\/h2>\n<p>La psychoth\u00e9rapie, oui, mais laquelle? Depuis  que Freud a lanc\u00e9 la premi\u00e8re, la psychanalyse, les approches se sont  multipli\u00e9es et il est devenu difficile pour le profane de s\u00e9parer les  m\u00e9thodes r\u00e9ellement th\u00e9rapeutiques des outils de d\u00e9veloppement  personnel, voire des th\u00e9ories franchement abracadabrantes.<\/p>\n<p>Les \u00e9tudes d\u2019efficacit\u00e9 se penchent  essentiellement sur trois grandes familles, pr\u00e9cis\u00e9ment celles qui sont  enseign\u00e9es \u00e0 l\u2019Institut de psychoth\u00e9rapie de l\u2019Universit\u00e9 de Lausanne,  et qui sont les plus reconnues au niveau international.<\/p>\n<p>La premi\u00e8re, dite psychanalytique ou  psychodynamique, regroupe les h\u00e9riti\u00e8res de Freud. La psychanalyse  traditionnelle, bien s\u00fbr, qui dure g\u00e9n\u00e9ralement de nombreuses ann\u00e9es \u00e0  raison de quatre s\u00e9ances hebdomadaires en moyenne. Mais aussi des  mod\u00e8les moins astreignants, fond\u00e9s sur les m\u00eames concepts th\u00e9oriques, et  adapt\u00e9s \u00e0 la fois dans la dur\u00e9e (deux-trois ans) et la fr\u00e9quence (une \u00e0  deux fois par semaine).<\/p>\n<h2><strong>Des cures ultrabr\u00e8ves<\/strong><\/h2>\n<p>Certains psychoth\u00e9rapeutes mettent m\u00eame au  point des protocoles de th\u00e9rapies ultrabr\u00e8ves, de quatre \u00e0 douze s\u00e9ances  par exemple, r\u00e9serv\u00e9es cependant \u00e0 des situations cliniques tr\u00e8s  sp\u00e9cifiques. Choisir un praticien qui travaille avec la psychanalyse  n\u2019implique donc pas forc\u00e9ment une cure sans fin.<\/p>\n<p>Deuxi\u00e8me famille, plus r\u00e9cente mais \u00e9galement  reconnue, les approches syst\u00e9miques. Ici, le but n\u2019est plus de mettre \u00e0  jour les conflits de l\u2019inconscient du patient pour les r\u00e9soudre, mais de  consid\u00e9rer le malade comme un \u00e9l\u00e9ment d\u2019un syst\u00e8me plus large, et ses  sympt\u00f4mes comme le signe d\u2019un dysfonctionnement du groupe (souvent le  couple ou la famille).<\/p>\n<p>Derni\u00e8res venues enfin, les TCC (Th\u00e9rapies  Comportementales et Cognitives), qui visent \u00e0 corriger les croyances  erron\u00e9es du patient (quant \u00e0 lui-m\u00eame, son fonctionnement, son  environnement) et les comportements inad\u00e9quats qui en d\u00e9coulent.<\/p>\n<h2><strong>Le \u00abLivre noir de la psychanalyse\u00bb<\/strong><\/h2>\n<p>Parmi ces trois \u00e9coles, que l\u2019on consid\u00e8re  comme les plus \u00abm\u00e9dicales\u00bb, l\u2019une est-elle sup\u00e9rieure aux autres? Le  d\u00e9bat fait rage sur la question en France. Il a toujours \u00e9t\u00e9 anim\u00e9 et  l\u2019est plus encore depuis la parution \u00e0 l\u2019automne 2005 du \u00abLivre noir de  la psychanalyse\u00bb, dossier \u00e0 charge r\u00e9dig\u00e9 par les tenants des TCC, qui  se battent pour imposer l\u2019id\u00e9e que leur approche est \u00e0 la fois plus  efficace et moins co\u00fbteuse que la psychanalyse \u2013 la syst\u00e9mique se  trouvant \u00e9pargn\u00e9e par la pol\u00e9mique et par les deux parties en pr\u00e9sence.<\/p>\n<p>En Suisse, le conflit est beaucoup plus poli,  voire r\u00e9solu, par exemple \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Lausanne o\u00f9 les \u00e9tudiants  sont initi\u00e9s aux trois approches et peuvent se perfectionner  indiff\u00e9remment dans l\u2019une ou l\u2019autre.<\/p>\n<h2><strong>Vraiment plus efficace?<\/strong><\/h2>\n<p>Jean-Nicolas Despland explique les origines du  conflit: \u00abLa TCC se pr\u00eate beaucoup plus facilement aux \u00e9valuations  d\u2019efficacit\u00e9. Elles sont bas\u00e9es sur l\u2019\u00e9volution des sympt\u00f4mes et ce sur  une p\u00e9riode assez courte, quatre \u00e0 douze semaines. La psychanalyse a  longtemps eu l\u2019air moins performante parce qu\u2019elle n\u2019avait pas les bons  outils pour mesurer ce type de param\u00e8tres.\u00bb<\/p>\n<p>Les choses ont aujourd\u2019hui bien \u00e9volu\u00e9. Et les  chercheurs sp\u00e9cialis\u00e9s dans ce domaine sont d\u00e9sormais d\u2019accord sur le  fait qu\u2019elles se valent: \u00abLes diff\u00e9rences que l\u2019on peut d\u00e9celer entre  deux familles reconnues contribuent au maximum \u00e0 1% de la variance des  r\u00e9sultats.\u00bb Autant dire tr\u00e8s peu de chose.<\/p>\n<h2><strong>Des \u00e9conomies <\/strong><strong> <\/strong><strong>possibles<\/strong><\/h2>\n<p>Privil\u00e9gier l\u2019une ou l\u2019autre famille sur le  crit\u00e8re de l\u2019efficacit\u00e9 s\u2019av\u00e8re donc scientifiquement peu int\u00e9ressant.  Du moins globalement. Car il est maintenant admis par un grand nombre de  psychiatres psychoth\u00e9rapeutes que certaines th\u00e9rapies sont plus  adapt\u00e9es que d\u2019autres pour le traitement de certains troubles. Les  sujets pr\u00e9sentant un trouble obsessionnel compulsif r\u00e9pondent mal \u00e0 la  psychanalyse, par exemple.<\/p>\n<p>Sans esp\u00e9rer \u00e9tablir une liste du type \u00abphobie  sociale \u00e9gale th\u00e9rapie cognitive et comportementale\u00bb, qui ne serait  gu\u00e8re cr\u00e9dible, des \u00e9conomies pourraient peut-\u00eatre se faire en veillant  davantage \u00e0 l\u2019ad\u00e9quation entre certaines caract\u00e9ristiques cliniques des  troubles psychiatriques et certaines modalit\u00e9s des psychoth\u00e9rapies  prescrites (fr\u00e9quence, du&#8211;r\u00e9e, participants, \u00e9ventuellement type de  psychoth\u00e9rapie).<\/p>\n<h2><strong>Pronostiquer l\u2019issue de <\/strong><strong>la th\u00e9rapie<\/strong><\/h2>\n<p>Mais pour agir activement sur l\u2019efficacit\u00e9 des  soins psychoth\u00e9rapeutiques, les pistes trac\u00e9es actuellement par la  recherche, notamment \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Lausanne, sont certainement plus  prometteuses que les d\u00e9clarations h\u00e2tives de l\u2019Office F\u00e9d\u00e9ral de la  Sant\u00e9.<\/p>\n<p>En effet, on l\u2019a vu, les th\u00e9rapies sont peu ou  prou \u00e9quivalentes: 1% de diff\u00e9rence, c\u2019est insignifiant. Les chercheurs  ont par contre mis en \u00e9vidence deux param\u00e8tres beaucoup plus importants:  la qualit\u00e9 de l\u2019alliance th\u00e9rapeutique (la relation qui unit th\u00e9rapeute  et malade), et la qualit\u00e9 du psychoth\u00e9rapeute.<\/p>\n<p>Des d\u00e9couvertes \u00e0 la fois surprenantes et  r\u00e9jouissantes (on est toujours heureux de constater l\u2019importance du  facteur humain), mais qu\u2019on peine pour l\u2019heure \u00e0 exploiter: les  chercheurs peuvent, en analysant des entretiens film\u00e9s, pronostiquer  assez pr\u00e9cis\u00e9ment l\u2019issue de la th\u00e9rapie en fonction de la qualit\u00e9 de la  relation, et ce d\u00e8s les premi\u00e8res s\u00e9ances. Mais il leur est plus  difficile d\u2019en d\u00e9duire des enseignements qui soient directement  transposables dans le domaine clinique.<\/p>\n<h2><strong>La revanche des <\/strong><strong>analys\u00e9s<\/strong><\/h2>\n<p>Il a par exemple \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 qu\u2019enseigner aux  psychoth\u00e9rapeutes l\u2019art de nouer une bonne alliance pouvait avoir des  effets n\u00e9gatifs. Cet effet n\u00e9gatif est probablement d\u00fb \u00e0 la  rigidification de la technique du psychoth\u00e9rapeute, qui perd souplesse  et spontan\u00e9it\u00e9 dans son souci de trop bien faire sur le plan de  l\u2019alliance th\u00e9rapeutique.<\/p>\n<p>Pour l\u2019instant, on ne peut donc ni reproduire \u00e0  l\u2019envi, ni a fortiori enseigner une marche \u00e0 suivre pour que l\u2019alliance  th\u00e9rapeutique soit syst\u00e9matiquement bonne.<\/p>\n<p>Pour ce qui est des \u00e9l\u00e9ments qui font un bon ou  un mauvais psychoth\u00e9rapeute, c\u2019est encore plus compliqu\u00e9, tant les  param\u00e8tres sont nombreux. Et les observations difficiles \u00e0 mettre sur  pied: les chercheurs ne sont pas exactement face au groupe de population  le plus enthousiaste \u00e0 la perspective de se retrouver \u00e9valu\u00e9, analys\u00e9,  not\u00e9.<\/p>\n<p>Mais face au poids de ce facteur dans  l\u2019efficacit\u00e9 d\u2019un traitement, il faudra certainement que les th\u00e9rapeutes  se fassent \u00e0 l\u2019id\u00e9e. Et ce sera alors la douce vengeance de tous les  analys\u00e9s qui ont souffert sur le divan de leur psy: enfin les r\u00f4les  seront invers\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: right\">Sonia Arnal<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Superflues, longues et ch\u00e8res: les psychoth\u00e9rapies, surtout quand elles sont d\u2019inspiration psychanalytique, n\u2019ont plus franchement bonne presse. 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