{"id":5092,"date":"2013-09-27T08:19:57","date_gmt":"2013-09-27T06:19:57","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=5092"},"modified":"2013-09-25T10:33:14","modified_gmt":"2013-09-25T08:33:14","slug":"entretien-avec-brigitte-pradervand","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/entretien-avec-brigitte-pradervand\/","title":{"rendered":"Entretien avec Brigitte Pradervand, historienne de l&rsquo;art"},"content":{"rendered":"<p><em>En compl\u00e9ment de l&rsquo;article <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=4973\">\u00ab\u00a0Dans la cath\u00e9drale, les animaux rejouent la lutte du Bien et du Mal\u00a0\u00bb<\/a> paru dans Allez savoir ! 55<\/em><\/p>\n<p>La Tour nord de la cath\u00e9drale, \u00e0 gauche de l\u2019entr\u00e9e, n\u2019est pas ouverte au public. Mais \u00e0 travers les grilles, on peut admirer les stalles de bois du XVIe si\u00e8cle. Un autre ensemble, dat\u00e9 du XIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, se trouve actuellement en cours de restauration. Historienne ind\u00e9pendante et charg\u00e9e de cours en section d\u2019histoire \u00e0 l\u2019UNIL, Brigitte Pradervand (et son coll\u00e8gue Nicolas Sch\u00e4tti) ont r\u00e9dig\u00e9 un texte sur ce mobilier, dans le r\u00e9cent ouvrage <i>La cath\u00e9drale Notre-Dame de Lausanne<\/i> <sup>1)<\/sup>.<\/p>\n<p>Les somptueuses stalles du XVIe ont \u00e9t\u00e9 command\u00e9es par l\u2019\u00e9v\u00eaque Aymon de Montfalcon, et termin\u00e9es en 1509. Elles sont peupl\u00e9es de nombreuses cr\u00e9atures, comme des dragons, une sir\u00e8ne, une licorne, une chouette, des b\u00e9liers, un bouquetin, des faucons, \u2026 Les mis\u00e9ricordes, soit les petites consoles fix\u00e9es \u00e0 la partie inf\u00e9rieure du si\u00e8ge rabattable d\u2019une stalle, cachent \u00e9galement de nombreux animaux, comme cette laie qui joue de la cornemuse. \u00ab\u00a0On trouve parfois des repr\u00e9sentations de fous jouant de cet instrument, qui poss\u00e8de de plus une connotation sexuelle\u00a0\u00bb, explique Brigitte Pradervand.<\/p>\n<p>Mais il ne faut pas s\u2019\u00e9tonner de sentir une telle odeur de soufre dans un lieu fr\u00e9quent\u00e9 par des religieux. Les personnalit\u00e9s qui y avaient acc\u00e8s s\u2019asseyaient sur les monstres, une mani\u00e8re de montrer que le Mal a \u00e9t\u00e9 vaincu. Il est courant de trouver des sc\u00e8nes de la vie quotidienne, m\u00eames les plus triviales (maux de dents, d\u00e9f\u00e9cation) dans les stalles, en tous cas dans leurs parties basses. On le voit aussi sur les chapiteaux de l\u2019\u00e9glise de Grandson par exemple, illustrant le Mal qui doit \u00eatre chass\u00e9 de l\u2019\u00e9glise. \u00ab\u00a0Ces repr\u00e9sentations comportent un aspect humoristique, mais il reste bien difficile de trancher entre le second degr\u00e9 et la d\u00e9nonciation\u00a0\u00bb, note Brigitte Pradervand.<\/p>\n<p>D\u2019autres caract\u00e9ristiques de ce mobilier du XVIe compliquent la donne\u00a0: l\u2019ensemble a \u00e9t\u00e9 d\u00e9mont\u00e9 puis remont\u00e9\u2026 dans le d\u00e9sordre. Des mis\u00e9ricordes abim\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9es. La coh\u00e9rence originale s\u2019est donc perdue au fil du temps. Enfin, certains animaux naviguent entre un symbolisme positif et n\u00e9gatif. Il convient donc de rester modeste dans les interpr\u00e9tations, et se faire \u00e0 l\u2019id\u00e9e que le sens profond nous restera herm\u00e9tique.<\/p>\n<p>1)\u00a0 La Biblioth\u00e8que des Arts (2012), 323 p.<\/p>\n<p>L\u2019Eglise de Grandson\u00a0: <a title=\"Rencontre avec Jocelyne M\u00fcller, pasteure\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/rencontre-avec-jocelyne-muller-pasteure\/\" target=\"_blank\">https:\/\/www.patrimoine.vd.ch\/monuments-et-sites\/eglises\/eglise-de-grandson\/accueil\/<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En compl\u00e9ment de l&rsquo;article \u00ab\u00a0Dans la cath\u00e9drale, les animaux rejouent la lutte du Bien et du Mal\u00a0\u00bb paru dans Allez savoir ! 55 La Tour nord de la cath\u00e9drale, \u00e0 &hellip; <\/p>\n","protected":false},"author":825,"featured_media":4830,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[13144,31,42133],"tags":[39521],"class_list":{"0":"post-5092","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-art-et-litterature","8":"category-histoire","9":"category-no-55","10":"tag-david-spring"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5092","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/users\/825"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5092"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5092\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4830"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5092"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5092"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5092"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}