{"id":4883,"date":"2013-09-27T08:28:42","date_gmt":"2013-09-27T06:28:42","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=4883"},"modified":"2016-05-13T15:30:26","modified_gmt":"2016-05-13T13:30:26","slug":"vaud-au-siecle-des-lumieres","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/vaud-au-siecle-des-lumieres\/","title":{"rendered":"Vaud au si\u00e8cle des Lumi\u00e8res"},"content":{"rendered":"<div id='gallery-1' class='gallery galleryid-4883 gallery-columns-3 gallery-size-thumbnail'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2013\/09\/lumieres_1.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"250\" height=\"250\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2013\/09\/lumieres_1-250x250.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"Ce document est l\u2019un des proc\u00e8s-verbaux de la \u00abSoci\u00e9t\u00e9 du comte de la Lippe\u00bb. Entre 1742 et 1747, un groupe de personnalit\u00e9s lausannoises a \u0153uvr\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9ducation d\u2019un jeune comte allemand, Simon Auguste de la Lippe-Detmold. Il s\u2019agissait de le former \u00e0 son futur m\u00e9tier de dirigeant, \u00e0 l\u2019enseigne des id\u00e9es r\u00e9publicaines et r\u00e9formistes. Photo S\u00e9verine Huguenin. Document conserv\u00e9 \u00e0 la Biblioth\u00e8que cantonale et universitaire de Lausanne.\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2013\/09\/lumieres_1-250x250.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2013\/09\/lumieres_1-150x150.jpg 150w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2013\/09\/lumieres_1-60x60.jpg 60w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2013\/09\/lumieres_2.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"250\" height=\"250\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2013\/09\/lumieres_2-250x250.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"La Harpe, Fr\u00e9d\u00e9ric-C\u00e9sar de, Lettre \u00e0 Etienne Henri Georges Polier, Varsovie, 15 f\u00e9vrier 1783\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2013\/09\/lumieres_2-250x250.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2013\/09\/lumieres_2-150x150.jpg 150w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2013\/09\/lumieres_2-60x60.jpg 60w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure>\n\t\t<\/div>\n\n<p>Compl\u00e9ment \u00e0 l\u2019article paru le 26 septembre 2013 dans <em>Allez savoir !<\/em><\/p>\n<p>R\u00e9alis\u00e9 par la Section d\u2019histoire de la Facult\u00e9 des lettres de l\u2019UNIL, Lumi\u00e8res.Lausanne met en valeur la vie politique, \u00e9conomique et culturelle du Pays de Vaud au XVIIIe si\u00e8cle. Petit \u00e0 petit, de nombreuses sources sont mises \u00e0 disposition des personnes int\u00e9ress\u00e9es, chercheurs ou amateurs d\u2019histoire, sur <a href=\"https:\/\/lumieres.unil.ch\" target=\"_blank\">https:\/\/lumieres.unil.ch<\/a>. Si ce site s\u2019enrichit r\u00e9guli\u00e8rement, il reste beaucoup de travail : pour donner un ordre de grandeur, on compte 3000 documents qui n\u2019attendent que leur exploitation, rien que pour les \u00e9crits personnels (sans les livres de comptes ou la correspondance).<\/p>\n<p>Pourquoi ce foisonnement ? Comme l\u2019explique Dani\u00e8le Tosato-Rigo, professeur associ\u00e9e \u00e0 la Section d\u2019histoire, \u00ab on assiste \u00e0 une explosion de l\u2019\u00e9crit au XVIIIe si\u00e8cle. Par exemple, cela faisait partie de l\u2019exp\u00e9rience du voyage que de le raconter.\u00bb Le Pays de Vaud, dans lequel de grandes familles ont tenu les r\u00eanes du pouvoir dans de petites villes, est \u00e9galement riche en fonds priv\u00e9s. Ces derniers sont aujourd\u2019hui accessibles gr\u00e2ce au travail fourni par les Archives cantonales vaudoises. Enfin, les conflits ont \u00e9pargn\u00e9 la r\u00e9gion.<\/p>\n<p>\u00ab Lausanne a \u00e9t\u00e9 la Riviera de l\u2019Europe pendant quelques d\u00e9cennies, note B\u00e9la Kapossy, professeur associ\u00e9 \u00e0 la Section d\u2019histoire. La cit\u00e9 a accueilli l\u2019aristocratie europ\u00e9enne en qu\u00eate d\u2019une terre francophone et protestante. Cela a laiss\u00e9 des traces dans les archives des familles.\u00bb Ainsi, autour du th\u00e9\u00e2tre, des bals et des f\u00eates, toute une vie culturelle s\u2019est d\u00e9velopp\u00e9e.<\/p>\n<p>Voici justement l\u2019une des ambitions de Lumi\u00e8res.Lausanne : montrer aux habitants du cantons et aux chercheurs du monde entier la richesse intellectuelle de cette \u00e9poque. Cette \u00ab province \u00bb comptait en effet des personnages d\u2019importance europ\u00e9enne, comme Fr\u00e9d\u00e9ric-C\u00e9sar de La Harpe ou, plus t\u00f4t, le diplomate Fran\u00e7ois-Louis de Pesmes de Saint-Saphorin. Sans oublier le nombre important de pr\u00e9cepteurs vaudois qui exer\u00e7aient alors dans les cours princi\u00e8res du Continent.<\/p>\n<p>S\u2019\u00e9talant entre 1731 et 1784, la correspondance entre Victor de Riqueti, marquis de Mirabeau, et Marc Charles Fr\u00e9d\u00e9ric de Sacconay, t\u00e9moigne d\u2019un autre ph\u00e9nom\u00e8ne : l\u2019int\u00e9r\u00eat des \u00e9lites \u00e9trang\u00e8res pour \u00ab la mani\u00e8re dont les affaires publiques \u00e9taient g\u00e9r\u00e9es dans le Pays de Vaud \u00bb indique B\u00e9la Kapossy. Comme par exemple, l\u2019absence d\u2019exc\u00e8s et de fastes (ce qui maintient la paix sociale et l\u2019ordre public), un gouvernement soucieux de son image ou la mise en pratique des d\u00e9couvertes m\u00e9dicales r\u00e9centes dans la soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p>Lumi\u00e8res.Lausanne est \u00e9galement un outil d\u2019enseignement. Des \u00e9tudiants y participent, en r\u00e9digeant des notices biographiques sur des personnalit\u00e9s peu connues, ou en r\u00e9alisant des transcriptions. Les documents sont des manuscrits, dont il faut apprivoiser l\u2019\u00e9criture afin de les rendre disponibles sous forme \u00e9lectronique. Les originaux retournent ensuite \u00e0 l\u2019abri dans les archives. \u00ab Les \u00e9tudiants apprennent \u00e0 v\u00e9ritablement \u201cvoir\u201d un texte, \u00e0 \u00eatre attentifs \u00e0 la ponctuation, l\u2019orthographe ou \u00e0 l\u2019accentuation, un exercice qui leur apprend la patience et la rigueur\u00bb, explique B\u00e9atrice Lovis, doctorante et assistante du projet. Leur travail servira ensuite de base \u00e0 d\u2019autres \u00e9tudiants et chercheurs, par exemple dans la perspective de publications scientifiques.<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, Lumi\u00e8res.Lausanne compte quatre volets que tout un chacun peut explorer \u00e0 sa guise.<\/p>\n<p>1) <em>Le Journal helv\u00e9tique<\/em> (1732-1782).<br \/>\nCe p\u00e9riodique \u00e0 l\u2019histoire mouvement\u00e9e, que Rousseau d\u00e9testait, traitait de politique, de litt\u00e9rature et de science. Il donne la mesure de la r\u00e9ception des Lumi\u00e8res dans le pays de Vaud. 85&rsquo;000 pages ont \u00e9t\u00e9 num\u00e9ris\u00e9es par la Biblioth\u00e8que cantonale et universitaire de Lausanne.<\/p>\n<p>2) Correspondance Mirabeau &#8211; Sacconay (1731-1784).<br \/>\nIl s\u2019agit de plus de 500 lettres \u00e9chang\u00e9es entre deux amis d\u2019enfance, l\u2019un en France, l\u2019autre en Suisse. Elles mettent \u00e0 nu la pens\u00e9e politique et \u00e9conomique de Mirabeau et la mani\u00e8re dont il \u00ab testait \u00bb ses id\u00e9es sur son correspondant. Ainsi que des aspects tr\u00e8s personnels : le marquis a cherch\u00e9 \u00e0 s\u2019installer \u00e0 Coppet, int\u00e9ress\u00e9 par le faible poids de la fiscalit\u00e9 locale.<\/p>\n<p>3) Soci\u00e9t\u00e9 du comte de la Lippe (1742-1747).<br \/>\nUn groupe de personnalit\u00e9s lausannoises a oeuvr\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9ducation d&rsquo;un jeune comte allemand, Simon Auguste de Lippe-Detmold. Il s\u2019agissait de le former \u00e0 son futur m\u00e9tier de dirigeant, \u00e0 l\u2019enseigne des id\u00e9es r\u00e9publicaines et r\u00e9formistes. Les proc\u00e8s-verbaux de ces s\u00e9ances constituent 782 pages manuscrites.<\/p>\n<p>4) La Harpe et la Russie (1783-1795).<br \/>\nLe pamphl\u00e9taire a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9cepteur du petit-fils de Catherine II, le futur Alexandre Ier, ainsi que du grand-duc Constantin. Cette correspondance fragmentaire mais tr\u00e8s document\u00e9e avec ses amis rest\u00e9s en Suisse t\u00e9moigne de la perception de la Cour de Russie par un r\u00e9publicain certes convaincu, mais \u00ab fascin\u00e9 par les monarques \u00bb, comme le note Dani\u00e8le Tosato-Rigo. En effet, quoi de mieux que de chuchoter des id\u00e9es de r\u00e9formes \u00e0 l\u2019oreille d\u2019un despote pour les voir mises en application rapidement ?<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Compl\u00e9ment \u00e0 l\u2019article paru le 26 septembre 2013 dans Allez savoir ! 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