{"id":481,"date":"2006-06-27T16:58:49","date_gmt":"2006-06-27T14:58:49","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=481"},"modified":"2010-10-26T12:17:14","modified_gmt":"2010-10-26T10:17:14","slug":"qui-vient-passer-ses-vacances-en-suisse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/qui-vient-passer-ses-vacances-en-suisse\/","title":{"rendered":"Qui vient passer ses vacances en Suisse?"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2006\/06\/suisse.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-484\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2006\/06\/suisse.jpg\" alt=\"Qui vient passer ses vacances en Suisse?\" width=\"530\" height=\"260\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2006\/06\/suisse.jpg 530w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2006\/06\/suisse-300x147.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 530px) 100vw, 530px\" \/><\/a><\/p>\n<p><em>Sur le chemin de nos vacances, nous croisons ces \u00e9trangers qui, eux, ont opt\u00e9 pour nos lacs, nos montagnes, et, de plus en plus souvent, pour nos villes afin d\u2019y passer leur temps libre. D\u00e9couvrez avec Michael Breiter, un \u00e9conomiste de l\u2019UNIL, le visage et les envies de ces visiteurs.<br \/>\n<\/em><br \/>\nQuel genre de touriste la Suisse parvient- elle \u00e0 attirer dans ses montagnes? Quelles sont les destinations choisies par ces touristes, et qu\u2019est-ce qui influence leur venue? Quels types de s\u00e9jour choisissent-ils? Une th\u00e8se, pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 l\u2019Ecole des HEC de l\u2019Universit\u00e9 de Lausanne (UNIL) par Michael Breiter, tente d\u2019apporter des r\u00e9ponses. Et d\u2019abord \u00e0 celles-ci:<\/p>\n<h2>1 &#8211; Qui sont les touristes \u00e9trangers qui optent pour la Suisse?<\/h2>\n<p>On pouvait s\u2019en douter. On en a la confirmation: \u00abLes Allemands repr\u00e9sentent \u00e0 eux seuls environ 40% des touristes \u00e9trangers qui viennent en Suisse. Avec les N\u00e9erlandais, ils constituent la moiti\u00e9 de la client\u00e8le internationale de notre pays\u00bb, observe Michael Breiter.<\/p>\n<p>\u00abLes autres grands pays de provenance sont la Belgique, la France, la Grande-Bretagne, l\u2019Italie, le Japon et les Etats-Unis. Au total, ces huit pays p\u00e8sent entre 75 et 80% de la demande touristique \u00e9trang\u00e8re. J\u2019ai donc construit mon mod\u00e8le d\u2019analyse des facteurs qui influencent cette demande en me concentrant sur ces pays\u00bb, poursuit le chercheur de l\u2019UNIL.<\/p>\n<p><strong>Ces Allemands si fid\u00e8les<\/strong><\/p>\n<p>Les Allemands sont non seulement les plus nombreux, ils sont \u00e9galement nos touristes les plus fid\u00e8les. \u00abDepuis 1973, le nombre de nuit\u00e9es provenant de la client\u00e8le internationale en Suisse a diminu\u00e9 d\u2019environ 10%. Cette baisse globale cache des \u00e9volutions tr\u00e8s contrast\u00e9es selon le pays d\u2019origine des visiteurs\u00bb, explique Michael Breiter.<\/p>\n<p>\u00abAlors que le nombre de nuit\u00e9es attribuables aux Allemands a r\u00e9gress\u00e9 de seulement 6% pendant la p\u00e9riode \u00e9tudi\u00e9e \u2013 de 1973 \u00e0 2003 \u2013, le nombre de nuits pass\u00e9es en Suisse par des Fran\u00e7ais et des Belges a \u00e9t\u00e9 divis\u00e9 par deux\u00bb, note le chercheur de l\u2019UNIL.<\/p>\n<p><strong>Les Anglais et les Asiatiques viennent de plus en plus<\/strong><\/p>\n<p>Durant la p\u00e9riode \u00e9tudi\u00e9e (1973- 2003), on observe \u00e9galement une augmentation de la demande britannique de 35%, tandis que la consommation touristique am\u00e9ricaine diminuait dans la m\u00eame proportion. \u00abD\u2019o\u00f9 l\u2019int\u00e9r\u00eat de tenir compte des pays d\u2019origine des touristes \u00e9trangers et des donn\u00e9es qui influencent leurs choix\u00bb, explique Michael Breiter.<\/p>\n<p>\u00abD\u2019autant que depuis 1973, la part des \u00abautres pays\u00bb dans la client\u00e8le internationale choisissant la Suisse comme destination est pass\u00e9e de 14 \u00e0 19%, notamment en raison d\u2019une augmentation sensible du nombre de visiteurs venant des pays de l\u2019ancien bloc de l\u2019Est, de l\u2019Asie du Sud-Est et de l\u2019Extr\u00eame-Orient. Une heureuse diversification des pays clients du tourisme suisse qui contribue \u00e0 rendre cette activit\u00e9 moins vuln\u00e9rable\u00bb, appr\u00e9cie le chercheur de l\u2019Universit\u00e9 de Lausanne.<\/p>\n<h2>2 &#8211; Pourquoi certains touristes choisissent-ils ou boudent-ils la Suisse?<\/h2>\n<p>Non content de s\u2019int\u00e9resser \u00e0 l\u2019origine des visiteurs, Michael Breiter a encore \u00e9tudi\u00e9 leurs motivations au moment de choisir la Suisse. Mais encore au moment de ne plus revenir dans nos montagnes ou dans nos villes.<\/p>\n<p>\u00abJ\u2019ai choisi d\u2019analyser l\u2019influence de facteurs \u00e9conomiques tels que le revenu, le taux de change, le prix relatif par rapport \u00e0 des s\u00e9jours \u00e9quivalents offerts par nos grands concurrents dans le tourisme hivernal que sont l\u2019Autriche, l\u2019Italie et la France, ainsi que l\u2019impact des d\u00e9penses de Suisse Tourisme ou des conditions m\u00e9t\u00e9orologiques\u00bb, explique-t-il.<\/p>\n<p>\u00abJ\u2019ai ainsi constat\u00e9 que, quel que soit le pays d\u2019origine des touristes \u00e9trangers, les conditions m\u00e9t\u00e9orologiques ne semblent avoir aucune influence sur le choix d\u2019un s\u00e9jour d\u2019\u00e9t\u00e9 en Suisse. Alors que la qualit\u00e9 de la couche neigeuse joue un r\u00f4le dans les r\u00e9servations en hiver.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Les Allemands sont sensibles aux prix\u2026<\/strong><\/p>\n<p>S\u2019il ne pr\u00e9tend pas pouvoir analyser l\u2019ensemble des motivations des touristes \u00e9trangers qui choisissent de passer des vacances en Suisse, le chercheur de l\u2019UNIL a quand m\u00eame une id\u00e9e \u00e0 propos des raisons qui incitent un Allemand \u00e0 venir ou ne pas venir en Suisse.<\/p>\n<p>\u00abLe revenu disponible en Allemagne ainsi que le prix relatif par rapport \u00e0 des offres touristiques de substitution influencent nettement le choix des Allemands, observe-t-il. Par ailleurs, pour les s\u00e9jours hivernaux de courte dur\u00e9e, les conditions d\u2019enneigement sont \u00e9galement importantes pour ces touristes venant d\u2019un pays proche, qui peuvent prendre leur d\u00e9cision \u00e0 la derni\u00e8re minute.\u00bb<\/p>\n<p><strong>\u2026mais moins que les Hollandais<\/strong><\/p>\n<p>Au camping comme dans les stations de ski, les Hollandais ont la r\u00e9putation d\u2019\u00eatre des vacanciers particuli\u00e8rement \u00e9conomes. Cette caract\u00e9ristique a-t-elle \u00e9galement \u00e9t\u00e9 rep\u00e9r\u00e9e par Michael Breiter?<\/p>\n<p>\u00abLa demande n\u00e9erlandaise r\u00e9agit fortement \u00e0 tous les facteurs \u00e9conomiques: le revenu, le prix absolu et le prix relatif par rapport \u00e0 des vacances \u00e0 la montagne dans un pays concurrent. Ils choisissent la semaine la moins ch\u00e8re dans le type de s\u00e9jour qu\u2019ils recherchent. Ils tiennent \u00e9galement compte de la m\u00e9t\u00e9o de mani\u00e8re importante en hiver\u00bb, r\u00e9pond l\u2019\u00e9conomiste de l\u2019UNIL.<\/p>\n<p><strong>Les Fran\u00e7ais boudent la Suisse, comme les Am\u00e9ricains<\/strong><\/p>\n<p>Qu\u2019en est-il des Fran\u00e7ais, qui semblent venir moins nombreux dans nos contr\u00e9es? L\u2019impression n\u2019est pas trompeuse. \u00abLe nombre de nuit\u00e9es consomm\u00e9es par des Fran\u00e7ais a effectivement diminu\u00e9 de moiti\u00e9 pendant les trente ann\u00e9es \u00e9tudi\u00e9es, r\u00e9pond Michael Breiter, mais je n\u2019ai pas trouv\u00e9 d\u2019explication \u00e9conomique \u00e0 cette baisse. Le revenu, le prix ou le taux de change n\u2019ont pas d\u2019influence significative sur la d\u00e9cision des Fran\u00e7ais de venir en Suisse. Leur relative d\u00e9saffection pourrait faire l\u2019objet de recherches plus approfondies dans le futur.\u00bb<\/p>\n<p>Les Am\u00e9ricains, eux aussi, semblent moins nombreux \u00e0 traverser l\u2019oc\u00e9an que par le pass\u00e9. Cette \u00e9volution s\u2019expliquerait- elle par l\u2019\u00e9volution du taux de change qui leur est d\u00e9sormais nettement moins favorable?<\/p>\n<p>Je le pensais, mais ce n\u2019est pas directement le cas. C\u2019est surtout leur revenu qui influence la demande touristique en provenance des Etats-Unis, r\u00e9pond Michael Breiter. Quand ils viennent en Europe, les Am\u00e9ricains visitent g\u00e9n\u00e9ralement plusieurs pays et se concentrent sur les symboles phare, tels que le Cervin. Le taux de change joue en revanche un r\u00f4le pour les Anglais.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Et les Japonais?<\/strong><\/p>\n<p>Les Asiatiques, on l\u2019a dit, font partie des touristes qui sont de plus en plus nombreux \u00e0 choisir la Suisse comme destination de vacances. Que sait-on de leurs motivations?<\/p>\n<p>\u00abIls tiennent compte de leurs revenus pour d\u00e9cider de passer des vacances en Suisse, mais ne sont pas influenc\u00e9s par le prix relatif par rapport \u00e0 un s\u00e9jour dans un autre pays, r\u00e9pond Michael Breiter. Cette client\u00e8le r\u00e9agit bien au marketing de Suisse Tourisme, tout comme d\u2019ailleurs des publics plus proches comme les Allemands. Une fois ici, les Japonais visitent les montagnes, les lacs et les grandes villes.\u00bb<\/p>\n<p>\u00abA titre personnel, j\u2019estime que pour gagner des clients au Japon, mais aussi pour utiliser au maximum le potentiel de la Suisse sur des march\u00e9s tels que l\u2019Inde ou la Chine, il faut positionner la Suisse comme une destination unique \u2013 et surtout diff\u00e9rente de ses voisins directs \u2013 qu\u2019on ne peut manquer de visiter\u00bb, souligne le chercheur de l\u2019UNIL.<\/p>\n<h2>3 &#8211; Sont-ils montagne ou ville? \u00e9t\u00e9 ou hiver? Quelles sont les envies de nos touristes?<\/h2>\n<p>Michael Breiter a encore cherch\u00e9 \u00e0 savoir quelles \u00e9taient les destinations qui int\u00e9ressaient les touristes arrivant en Suisse. Parmi les quatre grands types de s\u00e9jours propos\u00e9s dans notre pays \u2013 \u00e0 la montagne, au bord d\u2019un lac, dans une ville d\u2019une certaine importance ou dans une autre zone g\u00e9ographique \u2013 quels sont les plus pris\u00e9s?<\/p>\n<p><strong>L\u2019hiver \u00e0 la montagne, cet incontournable<\/strong><\/p>\n<p>On s\u2019en serait dout\u00e9: le s\u00e9jour hivernal \u00e0 la montagne reste le produit phare du tourisme helv\u00e9tique. \u00abIl n\u2019est pas affaibli par une baisse de la demande \u00e9trang\u00e8re et les clients sont depuis longtemps les m\u00eames: 87% des nuit\u00e9es pass\u00e9es en hiver par des \u00e9trangers le sont par des ressortissants des huit principaux pays clients de l\u2019h\u00f4tellerie suisse, note l\u2019\u00e9conomiste de l\u2019UNIL. Mais cela ne dispense pas les stations de faire preuve d\u2019imagination pour am\u00e9liorer leur offre hivernale.\u00bb<\/p>\n<p>Si la montagne se vend tr\u00e8s bien l\u2019hiver, elle a beaucoup plus de peine \u00e0 convaincre durant la belle saison. \u00abLes s\u00e9jours d\u2019\u00e9t\u00e9 sont de moins en moins pris\u00e9s: les touristes sont moins nombreux \u00e0 venir et la dur\u00e9e des s\u00e9jours est plus courte qu\u2019il y a trente ans\u00bb, note Michael Breiter.<\/p>\n<p><strong>En \u00e9t\u00e9, la Suisse a perdu une client\u00e8le familiale<\/strong><\/p>\n<p>Les vacances d\u2019\u00e9t\u00e9 en bord de lac ont \u00e9galement subi une certaine baisse de fr\u00e9quentation, sans doute sous l\u2019effet de la multiplication des offres touristiques. \u00abJe pense que cela refl\u00e8te un changement dans les habitudes de voyage: la Suisse a perdu une partie de la client\u00e8le familiale qui venait \u00e0 la montagne ou en bord de lac pour plusieurs semaines en \u00e9t\u00e9.\u00bb<\/p>\n<p>Autre mode observ\u00e9e par l\u2019\u00e9conomiste de l\u2019UNIL: les s\u00e9jours sont g\u00e9n\u00e9ralement plus courts. \u00abLes touristes restent en effet moins longtemps pendant leurs vacances \u00e0 la montagne, en bord de lac ou \u00e0 la campagne. \u00bb<\/p>\n<p><strong>Des villes de plus en plus attractives<\/strong><\/p>\n<p>A l\u2019inverse de ce qui se produit l\u2019\u00e9t\u00e9 \u00e0 la montagne, \u00abla dur\u00e9e moyenne de s\u00e9jour dans les villes augmente. Durant la saison d\u2019\u00e9t\u00e9, entre 1992 et 2003, la dur\u00e9e de s\u00e9jour moyenne en montagne a ainsi diminu\u00e9 de 3,4 \u00e0 3 jours; dans le m\u00eame temps, elle est pass\u00e9e de 2 \u00e0 2,2 journ\u00e9es dans les villes\u00bb, observe Michael Breiter.<\/p>\n<p>Ce tourisme urbain en net d\u00e9veloppement est un ph\u00e9nom\u00e8ne qui ne touche pas seulement la Suisse. La mode s\u2019observe \u00e9galement \u00e0 l\u2019\u00e9tranger.<\/p>\n<p>\u00abPour les s\u00e9jours dans une ville, les pays autres que les huit clients traditionnels de la Suisse repr\u00e9sentent 40% de la demande. Il s\u2019agit donc d\u2019une nouvelle client\u00e8le, appr\u00e9cie le chercheur de l\u2019UNIL. Les centres urbains helv\u00e9tiques constituent un produit touristique sp\u00e9cifique dont le marketing peut mettre en avant le caract\u00e8re unique. La demande pour des s\u00e9jours urbains en Suisse est surtout sensible aux revenus des touristes potentiels, mais et dans une moindre mesure aussi aux prix.\u00bb<\/p>\n<p>Voil\u00e0 qui vient casser une fois de plus le clich\u00e9 de la Suisse alpestre. Et voil\u00e0 qui renforcera encore, s\u2019il en \u00e9tait besoin, cette nouvelle division du pays que l\u2019on observe habituellement lors des votations f\u00e9d\u00e9rales. Dans le secteur du tourisme \u00e9galement, le \u00abmatch\u00bb ville-montagne s\u2019annonce comme l\u2019un des chocs de demain.<\/p>\n<p style=\"text-align: right\">Fran\u00e7oise Guy<\/p>\n<p><strong><br \/>\n\u00ab\u00d6konometrische Zug\u00e4nge zur touristischen Nachfrage der Schweiz im Disaggregierten\u00bb<\/strong>, th\u00e8se pr\u00e9sent\u00e9e en 2005 \u00e0 l\u2019Ecole des Hautes Etudes Commerciales de l\u2019Universit\u00e9 de Lausanne pour l\u2019obtention du grade de Docteur en Sciences Economiques mention \u00abManagement\u00bb. Directeur de th\u00e8se: Professeur Peter Keller, chef du secteur tourisme au SECO<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sur le chemin de nos vacances, nous croisons ces \u00e9trangers qui, eux, ont opt\u00e9 pour nos lacs, nos montagnes, et, de plus en plus souvent, pour nos villes afin d\u2019y &hellip; <\/p>\n","protected":false},"author":158,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[717,35],"tags":[734],"class_list":{"0":"post-481","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","6":"category-no-35","7":"category-societe","8":"tag-francoise-guy"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/481","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/users\/158"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=481"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/481\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=481"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=481"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=481"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}