{"id":4151,"date":"2013-01-24T08:20:26","date_gmt":"2013-01-24T06:20:26","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=4151"},"modified":"2020-07-29T11:17:03","modified_gmt":"2020-07-29T09:17:03","slug":"pourquoi-les-chouettes-hulottes-sont-elles-fideles-et-les-femelles-effraies-noires-sexy","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/pourquoi-les-chouettes-hulottes-sont-elles-fideles-et-les-femelles-effraies-noires-sexy\/","title":{"rendered":"Pourquoi les chouettes hulottes sont-elles fid\u00e8les et les femelles effraies noires sexy?"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_3992\" aria-describedby=\"caption-attachment-3992\" style=\"width: 590px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/pourquoi-les-chouettes-hulottes-sont-elles-fideles-et-les-femelles-effraies-noires-sexy\/chouette_1\/\" rel=\"attachment wp-att-3992\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-3992\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2013\/01\/chouette_1.jpg\" alt=\"Chouettes effraies. Une nich\u00e9e peut compter jusqu\u2019\u00e0 onze petits. Pendant que Monsieur chasse, Madame couve. Photographie r\u00e9alis\u00e9e en Isra\u00ebl. \u00a9 Amir Ezer\" width=\"590\" height=\"370\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2013\/01\/chouette_1.jpg 590w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2013\/01\/chouette_1-415x260.jpg 415w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2013\/01\/chouette_1-414x260.jpg 414w\" sizes=\"auto, (max-width: 590px) 100vw, 590px\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-3992\" class=\"wp-caption-text\">Chouettes effraies. Une nich\u00e9e peut compter jusqu\u2019\u00e0 onze petits. Pendant que Monsieur chasse, Madame couve. Photographie r\u00e9alis\u00e9e en Isra\u00ebl. \u00a9 Amir Ezer<\/figcaption><\/figure>\n<p><em><strong>A l\u2019occasion de La Nuit de la chouette, qui se d\u00e9roulera le 23 mars cette ann\u00e9e, Allez savoir! s\u2019est int\u00e9ress\u00e9 aux m\u0153urs, parfois d\u00e9brid\u00e9es, des hulottes et des effraies. Ces magnifiques rapaces nocturnes adaptent leurs strat\u00e9gies de survie aux changements climatiques. Mais pas seulement. Plong\u00e9e au c\u0153ur du nid. Pour le meilleur, et pour le pire. Texte Virginie Job\u00e9<\/strong><\/em><\/p>\n<p>Chez les chouettes effraies, les m\u00e2les, souvent volages, pr\u00e9f\u00e8rent les noiraudes. Leurs femelles en revanche accordent plus ais\u00e9ment leurs faveurs aux pr\u00e9tendants moins basan\u00e9s. Les plus exp\u00e9riment\u00e9es se transforment volontiers en \u00abcougars\u00bb \u2013 autrement dit en femelles d\u2019\u00e2ge m\u00fbr qui copulent avec des jeunes voisins \u00e0 peine sortis du nid \u2013 sous le bec du p\u00e8re de leur prog\u00e9niture.<br \/>\nLes chouettes hulottes, elles, m\u00e2les comme femelles, ont un penchant pour le roux et restent fid\u00e8les \u00e0 un seul partenaire tout au long de leur existence. Par attachement, certes, mais est-ce vraiment \u00e0 leur couple? Et dans quelle mesure la couleur du plumage et l\u2019infid\u00e9lit\u00e9 des parents peuvent-elles avoir une influence sur la survie de l\u2019esp\u00e8ce? D\u00e9cryptage avec Alexandre Roulin, professeur associ\u00e9 au D\u00e9partement d\u2019Ecologie et Evolution (DEE), qui \u00e9tudie les chouettes depuis vingt-cinq ans.<\/p>\n<p><strong>La hulotte est une tigresse et l\u2019effraie une cougar<\/strong><br \/>\nDans la famille chouette, il y a d\u2019abord la femelle, une reine, et ensuite le m\u00e2le, son serviteur. Tout du moins aux pr\u00e9mices de leur relation. En effet, c\u2019est Madame qui demande \u00e0 s\u2019accoupler, en criant de son nichoir. Madame hulotte hulule, tandis que Madame effraie chuinte. Et Monsieur, hulotte ou effraie, \u00e9moustill\u00e9 par ces appels, s\u2019approche de la chanteuse avec une offrande, en g\u00e9n\u00e9ral une souris.<br \/>\n\u00abIl ne s\u2019agit pas pour lui de poser des bougies sur une table et de pr\u00e9parer un superbe d\u00eener, rigole Alexandre Roulin. La femelle a besoin d\u2019accumuler des ressources pour pouvoir produire des \u0153ufs tr\u00e8s rapidement. Plus elle grossit, plus elle a de la peine \u00e0 chasser. Donc le m\u00e2le, petit, agile, la nourrit afin de pouvoir se reproduire.\u00bb<br \/>\nPlus ce dimorphisme sexuel est important (femelle imposante, m\u00e2le l\u00e9ger), plus la r\u00e9partition des t\u00e2ches le sera. Madame assume alors le r\u00f4le de tigresse. \u00abChez la hulotte, lorsqu\u2019on monte au nichoir, la femelle n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 attaquer l\u2019homme pour d\u00e9fendre le nid, note le biologiste. Il faut mettre un casque!\u00bb Pendant que Madame pond, puis couve, puis s\u2019occupe de la nich\u00e9e, qui peut aller jusqu\u2019\u00e0 onze petits chez l\u2019effraie, Monsieur chasse pour elle. Le couple id\u00e9al? Pas forc\u00e9ment. Car au sein des couples d\u2019effraies se cachent des femelles cougars: Alexandre Roulin a en effet constat\u00e9 que dans la moiti\u00e9 des familles, Madame disparaissait avant que sa prog\u00e9niture ne puisse se d\u00e9brouiller seule pour aller roucouler avec un jeune m\u00e2le sans exp\u00e9rience des environs.<br \/>\n\u00abLes chouettes effraies, qui ont jusqu\u2019\u00e0 deux nich\u00e9es par an \u2013 un cas relativement unique chez les rapaces \u2013 passent leur vie enti\u00e8re \u00e0 penser \u00e0 se reproduire, souligne le biologiste. Pour tenter d\u2019acc\u00e9l\u00e9rer le processus, elles cherchent d\u2019autres partenaires tout en \u00e9levant leurs petits. Si elles trouvent un nouveau m\u00e2le, souvent un petit jeune qui n\u2019a pas eu la chance de se reproduire et qui est pr\u00eat \u00e0 le faire, elles abandonnent leur premi\u00e8re port\u00e9e \u00e0 mi-course. Et le premier m\u00e2le n\u2019a aucun choix. Il continue \u00e0 \u00e9lever seul les petits. On peut dire que la femelle effraie a le pouvoir de d\u00e9cider de sa vie sexuelle.\u00bb Ce qui n\u2019emp\u00eache pas les p\u00e8res effraies de batifoler dans d\u2019autres nids.<br \/>\nNi le m\u00e2le ni la femelle ne sont donc fid\u00e8les. Pourtant, lorsque l\u2019on fait des analyses g\u00e9n\u00e9tiques de paternit\u00e9 dans un nid d\u2019effraies, il reste rare de d\u00e9couvrir un petit qui n\u2019est pas nourri par son p\u00e8re. Selon le biologiste, ce serait parce que les couples de chouettes effraies s\u2019accouplent tr\u00e8s souvent, jusqu\u2019\u00e0 septante fois par jour. \u00abLe premier m\u00e2le copule sans arr\u00eat tout en s\u2019occupant de la premi\u00e8re nich\u00e9e, s\u00fbrement parce qu\u2019il ne sait pas si la femelle va le quitter ou pas. Ainsi, si elle l\u2019abandonne, le premier m\u00e2le aura peut-\u00eatre une chance d\u2019avoir un fils ou une fille dans la deuxi\u00e8me nich\u00e9e de la femelle partie avec un jeune m\u00e2le.\u00bb<br \/>\nA l\u2019inverse, les chouettes hulottes sont tr\u00e8s fid\u00e8les. Parce qu\u2019elles s\u2019aiment pour toujours d\u00e8s le premier hululement? La r\u00e9ponse semble plus terre-\u00e0-terre. D\u2019apr\u00e8s Alexandre Roulin, c\u2019est la philopatrie \u2013 une tendance \u00e0 demeurer proche de l\u2019endroit o\u00f9 l\u2019on est n\u00e9 \u2013 qui les oblige \u00e0 rester ensemble. \u00abLes chouettes hulottes nichent dans des cavit\u00e9s d\u2019arbres, peu \u00e9loign\u00e9es du lieu o\u00f9 elles ont grandi, et surtout tr\u00e8s rares. Elles doivent ainsi prot\u00e9ger leur territoire toute l\u2019ann\u00e9e. Ce qui sous-entend que le m\u00e2le et la femelle ne sont pas fid\u00e8les au couple, mais \u00e0 leur cavit\u00e9.\u00bb<br \/>\nN\u00e9anmoins, le biologiste a aussi d\u00e9couvert dans ses analyses que les chouettes fid\u00e8les se reproduisaient davantage. \u00abPeut-\u00eatre arrivent-elles mieux \u00e0 s\u2019accorder pour l\u2019\u00e9levage des jeunes, comme les oiseaux en g\u00e9n\u00e9ral. Il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 que les couples qui restaient ensemble \u00e9taient plus coordonn\u00e9s, m\u00eame physiologiquement. Le profil hormonal est en ad\u00e9quation entre le m\u00e2le et la femelle. Leur prog\u00e9niture en b\u00e9n\u00e9ficie, parce que les soins parentaux sont de meilleure qualit\u00e9.\u00bb<br \/>\nDes petits qui ont aussi leur travail \u00e0 effectuer dans le nid: discutailler toute la nuit pour savoir qui sera nourri. Ils ne communiquent pas avec leurs parents, seulement entre eux. \u00abIl s\u2019agit de la n\u00e9gociation dans les fratries, explique le biologiste. Les parents reviennent toutes les demi-heures \u00e0 une heure avec une souris, indivisible. Un seul jeune peut \u00eatre nourri par visite parentale. Si les petits ne se mettent pas d\u2019accord, ils vont se taper dessus toute la nuit. Donc ils vocalisent entre eux pour savoir qui prendra la prochaine proie qui arrivera.\u00bb<\/p>\n<p><strong>De l\u2019importance d\u2019\u00eatre noiraude, ou rousse<\/strong><br \/>\nMonsieur chouette ne r\u00e9pond pas aux avances, hululements ou chuintements, de n\u2019importe quelle femelle. Et Madame ne s\u2019incline pas devant le premier venu non plus. D\u2019apr\u00e8s les recherches du biologiste Alexandre Roulin, il semblerait que l\u2019un et l\u2019autre s\u2019attardent sur la couleur du plumage ventral du pr\u00e9tendant pour \u00e9lire le p\u00e8re ou la m\u00e8re de sa prog\u00e9niture&#8230;<br \/>\nChouettes hulottes et chouettes effraies qui, comme 3 \u00e0 5% des oiseaux sur terre b\u00e9n\u00e9ficient d\u2019un polymorphisme de coloration, n\u2019ont que l\u2019embarras du choix.<br \/>\n\u00abLa couleur des chouettes hulottes, au niveau ventral, varie de roux \u00e0 non roux, c\u2019est-\u00e0-dire gris, en passant par le blanc, signale Alexandre Roulin. En fait, le morphe gris r\u00e9v\u00e8le une absence de pigments roux nomm\u00e9s ph\u00e9om\u00e9lanines, les m\u00eames qui colorent nos cheveux roux. Ces diff\u00e9rences de couleur sont dues \u00e0 des g\u00e8nes. Les individus gris ont des g\u00e8nes qui ne leur permettent pas de produire des pigments roux.\u00bb<br \/>\nChez les chouettes effraies, on retrouve des variations identiques, avec en plus des pigments noirs (eum\u00e9lanines) sous forme de taches. D\u2019un nid \u00e0 l\u2019autre, le professeur s\u2019\u00e9merveille \u00e0 chaque fois de trouver des couples aux couleurs totalement diff\u00e9rentes. Une rousse et une blanche, une grise et une noiraude. Toutefois, il s\u2019est rendu compte que les individus les plus fonc\u00e9s, donc au plumage le plus eum\u00e9lanique, se r\u00e9v\u00e9laient \u00eatre meilleurs d\u2019un point de vue physiologique. \u00abLa coloration est corr\u00e9l\u00e9e \u00e0 beaucoup d\u2019autres ph\u00e9notypes?: le syst\u00e8me immunitaire, la r\u00e9sistance au stress oxydatif et aux parasites, les processus \u00e9nerg\u00e9tiques, l\u2019activit\u00e9 sexuelle, l\u2019app\u00e9tit, et m\u00eame le sommeil. Chez les chouettes effraies, j\u2019ai constat\u00e9 que les femelles fonc\u00e9es \u00e9taient les plus performantes.\u00bb Elles mangent et dorment peu, ont un app\u00e9tit faible, r\u00e9sistent mieux \u00e0 toutes les agressions. Du coup, les m\u00e2les effraies se les arrachent.<br \/>\nLe hic: le biologiste a d\u00e9couvert qu\u2019il existe un conflit entre les sexes. A savoir une s\u00e9lection positive chez les femelles pour \u00eatre tr\u00e8s fonc\u00e9es et n\u00e9gative chez les m\u00e2les pour avoir des petites taches sombres. \u00abEn Suisse, il est plus important pour la femelle d\u2019avoir de grosses taches fonc\u00e9es qu\u2019il n\u2019est important pour le m\u00e2le de poss\u00e9der de petites taches fonc\u00e9es, g\u00e9n\u00e9tiquement et physiologiquement. Comme les m\u00e2les pr\u00e9f\u00e8rent les femelles sombres, celles-ci donnent naissance \u00e0 des fils qui ont des grosses taches sombres, et sont faibles. Ils seraient donc vou\u00e9s \u00e0 dispara\u00eetre, \u00e0 tr\u00e8s long terme. Les femelles \u00e9volueraient vers un plumage fortement tachet\u00e9 et les m\u00e2les tr\u00e8s peu tachet\u00e9, autrement dit \u00e0 un dimorphisme sexuel tr\u00e8s prononc\u00e9.\u00bb<br \/>\nLes Messieurs effraies les plus clairs demeurent les plus forts, soit les plus virils, et ont les faveurs de Mesdames les noiraudes. Tandis que les Messieurs fonc\u00e9s doivent trouver une parade. \u00abLes m\u00e2les qui ressemblent \u00e0 des femelles, car il existe des m\u00e2les eff\u00e9min\u00e9s, vont produire plus de filles dans leur nich\u00e9e, des filles noires, donc fortes. Et les femelles non noires de pondre plus de fils clairs afin de tirer leur \u00e9pingle du jeu. Chacun a ses strat\u00e9gies pour compenser son handicap.\u00bb Le professeur ajoute que cette analyse sur les chouettes pourrait \u00eatre valable pour un certain nombre de vert\u00e9br\u00e9s, sans consid\u00e9rer l\u2019homme?: les individus les plus fonc\u00e9s restent les plus performants, du moins sur certains aspects.<br \/>\nLa coloration rousse a aussi des cons\u00e9quences sur les strat\u00e9gies reproductives. La hulotte tr\u00e8s rousse, la plus agressive et la plus forte, qu\u2019elle soit m\u00e2le ou femelle, adopte toujours le m\u00eame comportement?: produire peu de jeunes de tr\u00e8s bonne qualit\u00e9. Tandis que la grise ajuste ses strat\u00e9gies en fonction des conditions environnementales.<br \/>\n\u00abLes grises r\u00e9sistent aussi mieux au manque de nourriture, mais cette m\u00e9thode est co\u00fbteuse, car cela reste difficile de s\u2019adapter aux changements.\u00bb Idem au niveau de l\u2019app\u00e9tit. Les chouettes rousses, effraies ou hulottes, prennent plus de poids s\u2019il y a beaucoup de nourriture et leurs petits grandissent beaucoup mieux. Ce qui n\u2019est pas le cas des grises, qui perdent moins de masse si on leur enl\u00e8ve de la nourriture. Quant \u00e0 l\u2019effraie, sa rousseur para\u00eet li\u00e9e \u00e0 des adaptations locales, en Suisse comme en Isra\u00ebl, selon le biologiste.<br \/>\n\u00abLa rousse chasse principalement dans les milieux ouverts, alors que la blanche reste plus proche des for\u00eats. Toutes deux exploitent donc des espaces \u00e9cologiques relativement diff\u00e9rents. Et le roux est utile pour se camoufler. On rep\u00e8re moins ais\u00e9ment une chouette rousse qui vole sur un terrain vague qu\u2019une blanche\u2026 Ces changements de coloration sont aussi li\u00e9s \u00e0 des r\u00e9gimes alimentaires distincts. Une rousse mange plus de campagnols, qui vivent en milieu ouvert. Une blanche ing\u00e8re plus de mulots, rongeurs essentiellement forestiers.\u00bb<br \/>\nUne \u00e9tude men\u00e9e en Finlande sur ces cinquante derni\u00e8res ann\u00e9es montre que les chouettes rousses \u00e9vincent peu \u00e0 peu les chouettes grises. Alexandre Roulin a pu constater le m\u00eame ph\u00e9nom\u00e8ne au Mus\u00e9e d\u2019histoire naturelle de Gen\u00e8ve o\u00f9 les chouettes empaill\u00e9es grises, les plus nombreuses dans les ann\u00e9es 20, disparaissent peu \u00e0 peu pour faire place aux rousses. \u00abVisiblement, quelque chose de global se passe, remarque le biologiste. Les hivers sont moins rigoureux \u00e0 cause du r\u00e9chauffement climatique. Et les rousses pr\u00e9f\u00e8rent la chaleur, alors que les grises r\u00e9sistent aux grands froids. Mais est-ce vraiment d\u00fb aux changements de temp\u00e9rature? Je ne sais pas. Cela peut aussi \u00eatre li\u00e9 \u00e0 la disponibilit\u00e9 en ressources alimentaires. Il faudrait l\u2019\u00e9tudier.\u00bb<br \/>\nLa dizaine d\u2019esp\u00e8ces de chouettes qui sont install\u00e9es en Suisse, et la quinzaine qui volent en Europe, restent prot\u00e9g\u00e9es. Si chez certaines \u2013 toutes les chouettes ne sont pas polymorphes \u2013 les variations de coloration jouent un r\u00f4le pr\u00e9pond\u00e9rant en mati\u00e8re de strat\u00e9gies de survie, leur plus grand ennemi demeure la route. Surtout pour les chouettes effraies dont le nombre diminue peu \u00e0 peu en Europe. \u00abPour chasser, elles volent au raz du sol en milieu ouvert, non loin des autoroutes plac\u00e9es \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des champs. L\u2019augmentation du trafic routier est devenu un r\u00e9el probl\u00e8me.\u00bb<\/p>\n<p><strong>La nuit de la chouette en Romandie<\/strong><\/p>\n<p>Le 23 mars 2013 verra la septi\u00e8me \u00e9dition en Suisse romande de La Nuit de la chouette, un \u00e9v\u00e9nement n\u00e9 en France dans les ann\u00e9es 90 destin\u00e9 \u00e0 faire conna\u00eetre les rapaces nocturnes et surtout \u00e0 faire comprendre l\u2019importance de les prot\u00e9ger. Le temps d\u2019une soir\u00e9e, des sp\u00e9cialistes pr\u00e9sentent chouettes et hiboux, de l\u2019amour qu\u2019ils ont, ou pas, pour leur lieu de vie aux rongeurs qui les r\u00e9galent, en passant par leurs petites habitudes. Au programme: conf\u00e9rences, ainsi qu\u2019observation et \u00e9coute sur le terrain. Dans le canton de Vaud, les amoureux des hululements et autres chuintements pourront se rendre \u00e0 Corsier-sur-Vevey, Morges et Orbe. Tout public.<br \/>\nRenseignements: <a href=\"https:\/\/www.nosoiseaux.ch\">www.nosoiseaux.ch<\/a><\/p>\n<p>Article compl\u00e9mentaire: <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=4154\">Les chouettes de la r\u00e9conciliation<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A l\u2019occasion de La Nuit de la chouette, qui se d\u00e9roulera le 23 mars cette ann\u00e9e, Allez savoir! s\u2019est int\u00e9ress\u00e9 aux m\u0153urs, parfois d\u00e9brid\u00e9es, des hulottes et des effraies. Ces &hellip; <\/p>\n","protected":false},"author":825,"featured_media":3993,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[718,42124],"tags":[39529],"class_list":{"0":"post-4151","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-nature","8":"category-no-53","9":"tag-virginie-jobe"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4151","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/users\/825"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4151"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4151\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3993"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4151"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4151"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4151"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}