{"id":375,"date":"2010-05-20T14:42:04","date_gmt":"2010-05-20T12:42:04","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=375"},"modified":"2012-05-15T17:12:08","modified_gmt":"2012-05-15T15:12:08","slug":"ah-la-vache-elle-a-presque-autant-de-genes-que-nous","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/ah-la-vache-elle-a-presque-autant-de-genes-que-nous\/","title":{"rendered":"Ah la vache! Elle a presque autant de g\u00e8nes que nous"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-390 alignnone\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2010\/05\/vache12.jpg\" alt=\"Ah la vache! Elle a presque autant de g\u00e8nes que nous\" width=\"530\" height=\"260\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2010\/05\/vache12.jpg 530w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2010\/05\/vache12-300x147.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 530px) 100vw, 530px\" \/><\/p>\n<p><strong><em>A l\u2019occasion des Myst\u00e8res, les journ\u00e9es portes ouvertes de l\u2019UNIL, les 4, 5 et 6 juin prochains, vous aurez l\u2019occasion de regarder la Suisse autrement. Commen\u00e7ons par la vache, ce symbole helv\u00e9tique par excellence, qui a livr\u00e9 r\u00e9cemment quelques-uns de ses secrets aux scientifiques. Et qui a r\u00e9serv\u00e9 des surprises aux chercheurs.<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Elle est paisible et contemplative, nous sommes stress\u00e9s. Elle rumine pendant que nous avalons ses steaks saignants. Et elle regarde passer les trains o\u00f9 nous nous entassons, surtout entre Lausanne et Gen\u00e8ve. A priori, un monde nous s\u00e9pare de cet animal que nous avons d\u00e9cor\u00e9 de cloches et de toupins avant de le mettre en enclos. Et pourtant, les g\u00e9n\u00e9ticiens qui ont r\u00e9cemment analys\u00e9 les g\u00e8nes des vaches ont fait des d\u00e9couvertes qui nous rendent soudain bien modestes.<\/p>\n<h2>Une vache, 22\u2019000 g\u00e8nes<\/h2>\n<p>Si l\u2019homme est bien la cr\u00e9ation ultime que d\u00e9crivent d\u2019innombrables textes religieux, ce n\u2019est pas dans ses g\u00e8nes qu\u2019on en trouve la preuve. Du moins, pas quand on les compte. La vache, qui a livr\u00e9 r\u00e9cemment les secrets de son ADN, nous a appris qu\u2019elle \u00e9tait compos\u00e9e d\u2019au moins 22\u2019000 g\u00e8nes codant l\u2019information n\u00e9cessaire \u00e0 la synth\u00e8se des prot\u00e9ines. Ce qui la rapproche de la poule (20 \u00e0 23\u2019000 g\u00e8nes), mais aussi, mais surtout, de l\u2019homme.<\/p>\n<p>\u00abOn pouvait imaginer que l\u2019\u00eatre humain, qui est la cr\u00e9ature dominante sur terre, serait constitu\u00e9 d\u2019un plus grand nombre de g\u00e8nes que les autres, analyse Alexandre Reymond, professeur associ\u00e9 au Centre int\u00e9gratif de g\u00e9nomique (CIG) de la Facult\u00e9 de biologie et de m\u00e9decine de l\u2019UNIL. On pensait aussi que, quand on aurait d\u00e9crypt\u00e9 le g\u00e9nome de l\u2019homme, le plus difficile serait accompli. Il a fallu un peu d\u00e9chanter. Car on a d\u00e9couvert un peu moins de 25\u2019000 g\u00e8nes codants chez l\u2019\u00eatre humain.\u00bb<\/p>\n<h2>L\u2019homme est battu par une cr\u00e9ature microscopique<\/h2>\n<p>25\u2019000 g\u00e8nes, c\u2019est un peu mieux que la vache ou la poule, mais \u2013 et c\u2019est plus ennuyeux pour notre amour-propre g\u00e9n\u00e9tique \u2013, c\u2019est beaucoup moins que la param\u00e9cie, le riz et la vigne. L\u2019ADN d\u2019un plant de pinot noir contient environ 30\u2019000 g\u00e8nes. Il y a plus de 37\u2019500 g\u00e8nes dans le riz, et pr\u00e8s de 40\u2019000 g\u00e8nes chez la param\u00e9cie, cet organisme qui a connu son (autre) heure de gloire en devenant l\u2019un des premiers unicellulaires observ\u00e9s au microscope! Et on ne vous parle pas du peuplier, et de ses 45\u2019500 g\u00e8nes\u2026<\/p>\n<p>Si l\u2019homme ne se diff\u00e9rencie pas des autres cr\u00e9atures, y compris des plus minuscules, par le nombre de g\u00e8nes, sa pr\u00e9\u00e9minence devrait donc s\u2019expliquer par la qualit\u00e9 de son ADN. Mais l\u00e0 encore, les d\u00e9couvertes des scientifiques nous rendent modestes. Car les humains partagent des milliers de g\u00e8nes avec les vaches, les chevaux, les chats et d\u2019innombrables mammif\u00e8res.<\/p>\n<h2>Nous partageons 70% de nos g\u00e8nes avec les mouches<\/h2>\n<p>L\u2019homme et la vache poss\u00e8dent ainsi quelque 14\u2019000 g\u00e8nes communs. Et nous en partageons un nombre tr\u00e8s similaire avec les chiens, les souris et les rats, et m\u00eame avec les \u00e9tranges ornithorynques \u00e0 bec qui pondent des oeufs en Australie.<\/p>\n<p>Hors de la famille des mammif\u00e8res, nos proches cousins, l\u2019\u00eatre humain partage encore 75 % de son g\u00e9nome avec des invert\u00e9br\u00e9s comme les vers n\u00e9matodes, 60 % avec des oiseaux comme la poule et des insectes comme les mouches drosophiles. Nous avons m\u00eame 40 % de notre g\u00e9nome en commun avec la bact\u00e9rie E. coli, bien connue pour provoquer des gastro-ent\u00e9rites chez les humains.<\/p>\n<h2>Mais qu\u2019est-ce que la poule a de plus que nous?!<\/h2>\n<p>Avalons ces statistiques, puisque nous n\u2019avons pas le choix. Reste \u00e0 dig\u00e9rer leurs cons\u00e9quences troublantes. D\u2019un point de vue g\u00e9n\u00e9tique, nous ne sommes pas si \u00e9loign\u00e9s de la\u2026 poule! \u00abMais elle peut faire des choses qui devraient nous rendre jaloux, sourit Alexandre Reymond. Elle sait voler, du moins l\u2019esp\u00e8ce sauvage le fait tr\u00e8s bien, et ce n\u2019est pas rien!\u00bb<\/p>\n<p>Autant dire que ces liens de parent\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique que nous entretenons avec d\u2019autres cr\u00e9atures vivantes ne surprennent pas le g\u00e9n\u00e9ticien de l\u2019UNIL. \u00abNotre g\u00e9nome est encore beaucoup plus proche de celui du chimpanz\u00e9 (il y a pr\u00e8s de 99% de similitudes), et pourtant, nous sommes tr\u00e8s diff\u00e9rents.\u00bb<\/p>\n<p>Pour expliquer les diff\u00e9rences palpables entre deux esp\u00e8ces qui ont quasiment les m\u00eames g\u00e8nes, Alexandre Reymond sugg\u00e8re de regarder \u00abla mani\u00e8re dont les esp\u00e8ces utilisent leurs g\u00e8nes quand ils fonctionnent. Si, chez un animal, un g\u00e8ne est utilis\u00e9 (exprim\u00e9) \u00e0 85%, alors qu\u2019il ne l\u2019est qu\u2019\u00e0 80% chez une autre esp\u00e8ce, ce petit pourcentage peut faire la diff\u00e9rence.\u00bb<\/p>\n<h2>147 g\u00e8nes pour faire une vache<\/h2>\n<p>Car les diff\u00e9rences entre les esp\u00e8ces, on le sait d\u00e9sormais, peuvent tenir \u00e0 tr\u00e8s peu d\u2019ADN. Ainsi, il n\u2019y a, chez la vache, que 147 g\u00e8nes sp\u00e9cifiques sur 22\u2019000! Ils jouent des r\u00f4les, pour l\u2019essentiel, dans les processus d\u2019immunit\u00e9, de lactation, de digestion et de m\u00e9tabolisme des bovins. Ils expliquent probablement l\u2019extraordinaire capacit\u00e9 de ces animaux \u00e0 transformer l\u2019herbe ou le foin, si peu nourrissants pour l\u2019homme, en viande et en lait \u00e0 haute valeur nutritive.<\/p>\n<p>\u00abCes qualit\u00e9s, propres aux bovins, ont continu\u00e9 d\u2019\u00eatre s\u00e9lectionn\u00e9es par l\u2019homme au cours des si\u00e8cles, depuis que cet animal a \u00e9t\u00e9 domestiqu\u00e9 au Proche- Orient, explique Alexandre Reymond. Ils t\u00e9moignent du travail des \u00e9leveurs, qui les ont soigneusement choisies.\u00bb<\/p>\n<h2>Nous n\u2019avons pas attendu la g\u00e9n\u00e9tique pour s\u00e9lectionner les bovins<\/h2>\n<p>Une s\u00e9lection qui se poursuit encore aujourd\u2019hui, et que la g\u00e9n\u00e9tique va faciliter. Pas en cr\u00e9ant des vaches OGM. Juste en acc\u00e9l\u00e9rant et en optimisant le processus naturel de tri des animaux.<\/p>\n<p>\u00abDepuis que les banques de sperme bovin existent, les \u00e9leveurs s\u00e9lectionnent un taureau qui semble avoir de grandes qualit\u00e9s (soit pour donner une race \u00e0 viande, pour une race laiti\u00e8re ou pour une vache qui combine les deux qualit\u00e9s), ils ins\u00e9minent un certain nombre de vaches, et attendent la g\u00e9n\u00e9ration suivante. L\u00e0, ils analysent les qualit\u00e9s des veaux qui sont n\u00e9s de ces ins\u00e9minations. En fonction des r\u00e9sultats, le sperme du taureau va \u00eatre plus ou moins cot\u00e9. Ou va \u00eatre \u00e9limin\u00e9.\u00bb<\/p>\n<h2>Un risque pour le patrimoine g\u00e9n\u00e9tique des vaches<\/h2>\n<p>Maintenant que les scientifiques ont perc\u00e9 les secrets du g\u00e9nome des vaches, il est possible d\u2019\u00e9valuer les diff\u00e9rences minimes entre les spermes de deux taureaux, et de donner un score aux reproducteurs plus rapidement. \u00abPlut\u00f4t que d\u2019attendre l\u2019ins\u00e9mination de mille vaches, et les naissances de leurs veaux, ce qui prend du temps et constitue un co\u00fbt, les entreprises qui vendent du sperme de taureau vont pouvoir travailler beaucoup plus vite\u00bb, pronostique Alexandre Reymond.<\/p>\n<p>Cette r\u00e9volution est en marche. 30\u2019000 taureaux am\u00e9ricains sont d\u00e9j\u00e0 g\u00e9notyp\u00e9s, et la Suisse s\u2019y met \u00e0 son tour, avec le reste de l\u2019Europe. L\u2019entreprise n\u2019est pas sans risques. Dans un monde industriel qui va toujours au plus efficace, on peut parier que les \u00e9leveurs s\u00e9lectionneront des b\u00eates qui seront de plus en plus proches. Ce qui aura pour effet d\u2019appauvrir consid\u00e9rablement le patrimoine g\u00e9n\u00e9tique de l\u2019esp\u00e8ce.<\/p>\n<h2>\u00abIl faut cr\u00e9er des banques g\u00e9n\u00e9tiques\u00bb<\/h2>\n<p>\u00abC\u2019est pourquoi, en parall\u00e8le \u00e0 cette s\u00e9lection g\u00e9n\u00e9tique, il faudra constituer des banques g\u00e9n\u00e9tiques, et conserver les g\u00e8nes des races qui ont \u00e9t\u00e9 s\u00e9lectionn\u00e9es jusqu\u2019alors par nos anc\u00eatres, que ce soit en Suisse ou ailleurs, explique le professeur associ\u00e9 de l\u2019UNIL. Parce que le bagage g\u00e9n\u00e9tique de ces races-l\u00e0 peut devenir tr\u00e8s utile un jour, si un agent pathog\u00e8ne appara\u00eet, et qu\u2019il se r\u00e9v\u00e8le capable de tuer toutes les vaches s\u00e9lectionn\u00e9es par la g\u00e9n\u00e9tique. Dans un tel cas, on peut esp\u00e9rer qu\u2019une des variantes du pass\u00e9 sera r\u00e9sistante \u00e0 la maladie. Et que ses g\u00e8nes nous seront alors tr\u00e8s utiles.\u00bb<\/p>\n<h2>Une seule vache sur la plan\u00e8te? C\u2019est de la science-fiction<\/h2>\n<p>Pessimiste quant \u00e0 la diversit\u00e9 du patrimoine g\u00e9n\u00e9tique des vaches, Alexandre Reymond ne s\u2019attend quand m\u00eame pas \u00e0 voir un seul type de bovid\u00e9 prendre la place de toutes les esp\u00e8ces actuelles, et coloniser la Terre. D\u2019abord pour des raisons pratiques. \u00abS\u00e9lectionner une seule et m\u00eame vache pour toute la plan\u00e8te, ce n\u2019est simplement pas possible : parce que l\u2019animal qui vit, en semi-libert\u00e9, dans le Sud-Ouest am\u00e9ricain, n\u2019a pas les m\u00eames caract\u00e9ristiques ni les m\u00eames besoins que celui qui sera parfaitement adapt\u00e9 en Inde. Ou alors, il faudrait envisager d\u2019\u00e9lever toutes les vaches n\u00e9cessaires \u00e0 la consommation mondiale au m\u00eame endroit.\u00bb Un sc\u00e9nario de sciencefiction.<\/p>\n<h2>\u00abPlus de lait, moins de pets\u00bb?<\/h2>\n<p>Alexandre Reymond ne s\u2019attend pas davantage \u00e0 voir na\u00eetre d\u00e8s demain des vaches futuristes qui produiraient \u00abplus de lait, moins de pets\u00bb, selon la formule choc de \u00abLa Tribune de Gen\u00e8ve\u00bb. \u00abAdmettons que les animaux d\u2019\u00e9levage sont bien responsables de 18 % de l\u2019effet de serre (la th\u00e8se est contest\u00e9e)\u2026 En th\u00e9orie, on doit pouvoir s\u00e9lectionner des vaches selon n\u2019importe quel crit\u00e8re. Y compris des b\u00eates qui \u00e9mettent moins de gaz.\u00bb<\/p>\n<p>Mais cet exemple est provocant, poursuit le chercheur de l\u2019UNIL, car la g\u00e9n\u00e9tique n\u2019est pas une baguette magique. On n\u2019obtiendra pas ces bovins \u00abverts\u00bb d\u2019un claquement d\u2019\u00e9prouvette. \u00abLa g\u00e9n\u00e9tique va acc\u00e9l\u00e9rer les choses. Mais elle ne fera gagner que quelques g\u00e9n\u00e9rations\u2026\u00bb Et il en faudra bien plus de trois ou quatre pour s\u00e9lectionner ces vaches non productrices de gaz \u00e0 effet de serre.<\/p>\n<h2>Difficile de g\u00e9rer des traits aussi complexes<\/h2>\n<p>Donner naissance \u00e0 de tels mutants ne sera pas aussi simple qu\u2019AT et GC font une s\u00e9quence ADN. \u00abEtre une bonne laiti\u00e8re, c\u2019est tr\u00e8s complexe. Ce n\u2019est pas d\u00e9termin\u00e9 par un seul g\u00e8ne, mais probablement par une centaine, poursuit Alexandre Reymond. Et quand on a affaire \u00e0 des traits aussi complexes, c\u2019est tr\u00e8s difficile \u00e0 r\u00e9soudre. Nous le savons, parce que des recherches de ce genre ont \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9es sur de l\u2019ADN humain, pour tenter de mieux comprendre les causes de maladies g\u00e9n\u00e9tiquement complexes comme le diab\u00e8te. Ces tentatives ont montr\u00e9 que l\u2019on pouvait seulement expliquer une petite partie de l\u2019h\u00e9r\u00e9dit\u00e9 de ces maladies. Il y aura des \u00e9volutions, mais pas de r\u00e9volution. La g\u00e9n\u00e9tique permettra d\u2019acc\u00e9l\u00e9rer les recherches, mais cela restera une politique des petits pas.\u00bb<\/p>\n<h2>Et le g\u00e8ne de l\u2019amour des trains, il est o\u00f9?<\/h2>\n<p>Que ce soit en mati\u00e8re de dangers (le concept industriel de la vache unique) ou d\u00e8s qu\u2019il est question des avantages de la g\u00e9n\u00e9tique (les bovins sans gaz, les th\u00e9rapies g\u00e9niques\u2026), la r\u00e9alit\u00e9 des chercheurs et des \u00e9leveurs reste donc tr\u00e8s \u00e9loign\u00e9e des cauchemars de ceux que la g\u00e9n\u00e9tique inqui\u00e8te. Comme des fantasmes de ceux qui en attendent des progr\u00e8s inimaginables. \u00abLa g\u00e9n\u00e9tique fait gagner du temps, mais elle n\u2019efface pas ce param\u00e8tre\u00bb, r\u00e9sume Alexandre Reymond.<\/p>\n<p>A propos de fantasmes, reste cette question amusante et vertigineuse, \u00e0 laquelle les biologistes n\u2019ont pas (encore) r\u00e9pondu. Sur lequel des 22\u2019000 g\u00e8nes bovins est inscrite leur envie irr\u00e9pressible de regarder passer les trains? Et, questions subsidiaires : cette aptitude est-elle une caract\u00e9ristique des seules vaches suisses, ou partagent-elles ce g\u00e8ne avec leurs cong\u00e9n\u00e8res des autres pays, et m\u00eame avec beaucoup d\u2019\u00eatres humains, comme toutes les observations de terrain semblent l\u2019indiquer?<\/p>\n<p>Au vu de ce qui pr\u00e9c\u00e8de, maintenant que nous savons \u00e0 quel point les bovins sont g\u00e9n\u00e9tiquement proches de nous, plus rien n\u2019est inimaginable. En attendant ce jour-l\u00e0, les vaches se consolent\u2026 et elles peuvent toujours pr\u00e9tendre qu\u2019elles n\u2019ont pas encore livr\u00e9 tous leurs secrets.<\/p>\n<p style=\"text-align: right\">Jocelyn Rochat<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A l\u2019occasion des Myst\u00e8res, les journ\u00e9es portes ouvertes de l\u2019UNIL, les 4, 5 et 6 juin prochains, vous aurez l\u2019occasion de regarder la Suisse autrement. 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