{"id":3690,"date":"2012-09-20T08:14:18","date_gmt":"2012-09-20T06:14:18","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=3690"},"modified":"2012-09-18T15:13:31","modified_gmt":"2012-09-18T13:13:31","slug":"pourquoi-se-fait-on-tant-de-bien-en-se-faisant-tant-de-mal","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/pourquoi-se-fait-on-tant-de-bien-en-se-faisant-tant-de-mal\/","title":{"rendered":"Pourquoi se fait-on tant de bien en se faisant tant de mal?"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_3849\" aria-describedby=\"caption-attachment-3849\" style=\"width: 590px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-3849\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2012\/09\/course_ouverture.jpg\" alt=\"Sigur Karlsson - iStockphoto.com\" width=\"590\" height=\"393\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2012\/09\/course_ouverture.jpg 590w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2012\/09\/course_ouverture-390x260.jpg 390w\" sizes=\"auto, (max-width: 590px) 100vw, 590px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-3849\" class=\"wp-caption-text\">Sigur Karlsson &#8211; iStockphoto.com<\/figcaption><\/figure>\n<p><em><strong>Les grandes courses populaires, comme le prochain Marathon de Lausanne, font de plus en plus d\u2019adeptes. Voici les raisons, chimiques, biologiques et psychologiques, qui expliquent pourquoi les pros, comme les amateurs, s\u2019infligent de tels efforts. Et les appr\u00e9cient.<\/strong><\/em><\/p>\n<p>Ils sont de plus en plus nombreux, les joggeurs du dimanche, \u00e0 courir le lundi, le mercredi et m\u00eame le vendredi. Les listes d\u2019inscriptions aux courses populaires s\u2019allongent d\u2019ann\u00e9e en ann\u00e9e. M\u00eame les marathons, durant lesquels il faut avaler plus de 42 kilom\u00e8tres, connaissent un succ\u00e8s ph\u00e9nom\u00e9nal. C\u2019est le cas de celui de Lausanne, qui aura lieu le 28 octobre. La premi\u00e8re \u00e9dition, en 1993, avait attir\u00e9 1472 coureurs toutes distances confondues (quart, demi et marathon). L\u2019an dernier, ils \u00e9taient 11 820 inscrits au d\u00e9part de la plus longue distance.<\/p>\n<p>La course devient-elle vraiment une drogue? Apr\u00e8s quoi courent-ils? Qu\u2019est-ce qui les pousse \u00e0 avaler les kilom\u00e8tres, \u00e0 surmonter la fatigue et la douleur? La course \u00e0 pied est-elle une drogue, comme on le dit souvent? Procure-t-elle des sensations de bien-\u00eatre, voire d\u2019euphorie comme le rapportent certains adeptes? Suscite-t-elle un manque chez ceux qui y ont go\u00fbt\u00e9? Une chose est s\u00fbre, c\u2019est qu\u2019un petit tourbillon chimique se d\u00e9clenche lorsqu\u2019on encha\u00eene les foul\u00e9es. Le cerveau produit alors de la dopamine (une hormone qui stimule la zone de la r\u00e9compense), de la s\u00e9rotonine (qui contribue \u00e0 la sensation de bien-\u00eatre), mais surtout des endorphines, aux propri\u00e9t\u00e9s antidouleur et antistress. Cousines de la morphine, celles-ci sont souvent point\u00e9es du doigt pour expliquer une forme de d\u00e9pendance qu\u2019induirait la course \u00e0 pied.<\/p>\n<p>\u00abLes endorphines ont un effet anesth\u00e9siant, mais on ne peut pas pour autant leur attribuer un pouvoir addictif identique \u00e0 celui de la morphine, tranche Gr\u00e9goire Millet, professeur \u00e0 l\u2019Institut des sciences du sport (ISSUL) et au d\u00e9partement de physiologie de la Facult\u00e9 de biologie et de m\u00e9decine de l\u2019UNIL. En ce qui concerne le ph\u00e9nom\u00e8ne de bigorexie, soit une addiction au sport, les donn\u00e9es scientifiques ne sont pas solides. C\u2019est, \u00e0 mon avis, un concept plus journalistique que scientifique.\u00bb Alors que se passe-t-il exactement dans la t\u00eate et les cuisses d\u2019un coureur? Des endorphines sont lib\u00e9r\u00e9es par le cerveau, mais progressivement, \u00abapr\u00e8s plusieurs dizaines de minutes d\u2019exercice \u00e0 une certaine intensit\u00e9\u00bb, pr\u00e9cise Gr\u00e9goire Millet. Selon certaines exp\u00e9riences, il faudrait au moins 30 minutes d\u2019effort \u00e0 60% de sa fr\u00e9quence cardiaque.<\/p>\n<h2>M\u00eame quand c\u2019est fini, \u00e7a continue!<\/h2>\n<p>La course \u00e0 pied fait ind\u00e9niablement partie, avec d\u2019autres sports d\u2019endurance \u2013 comme le v\u00e9lo ou le ski de fond \u2013 des activit\u00e9s qui stimulent le plus la s\u00e9cr\u00e9tion d\u2019endorphine. C\u2019est vrai pendant l\u2019effort, mais aussi apr\u00e8s. Environ 30 \u00e0 45 minutes apr\u00e8s avoir pos\u00e9 ses baskets, le niveau d\u2019endorphines atteindrait encore cinq fois les valeurs au repos. Si l\u2019\u00e9ventualit\u00e9 de devenir physiquement accro \u00e0 la course \u00e0 pied est largement sujette \u00e0 controverse, les cas de d\u00e9pendance psychologique sont av\u00e9r\u00e9s. \u00abC\u2019est ce que l\u2019on appelle l\u2019addiction au mouvement, explique Denis Hauw, professeur de psychologie du sport \u00e0 l\u2019Institut des sciences du sport (ISSUL) de l\u2019UNIL. Cela correspond \u00e0 un besoin irr\u00e9pressible de pratiquer une activit\u00e9 physique r\u00e9guli\u00e8re et d\u2019une certaine intensit\u00e9.\u00bb<\/p>\n<figure id=\"attachment_3848\" aria-describedby=\"caption-attachment-3848\" style=\"width: 390px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-3848\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2012\/09\/GregoireMillet_40.jpg\" alt=\"Gr\u00e9goire Millet. Professeur \u00e0 l'Institut des sciences du sport et au d\u00e9partement de physiologie de la Facult\u00e9 de biologie et de m\u00e9decine. Nicole Chuard \u00a9 UNIL\" width=\"390\" height=\"388\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2012\/09\/GregoireMillet_40.jpg 390w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2012\/09\/GregoireMillet_40-261x260.jpg 261w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2012\/09\/GregoireMillet_40-250x250.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2012\/09\/GregoireMillet_40-150x150.jpg 150w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2012\/09\/GregoireMillet_40-60x60.jpg 60w\" sizes=\"auto, (max-width: 390px) 100vw, 390px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-3848\" class=\"wp-caption-text\">Gr\u00e9goire Millet. Professeur \u00e0 l&rsquo;Institut des sciences du sport et au d\u00e9partement de physiologie de la Facult\u00e9 de biologie et de m\u00e9decine. Nicole Chuard \u00a9 UNIL<\/figcaption><\/figure>\n<p>Typiquement, la course d\u2019endurance, qu\u2019on ne peut pas pratiquer de mani\u00e8re \u00e9pisodique, peut g\u00e9n\u00e9rer une d\u00e9pendance psychologique. \u00abLes gens disent qu\u2019ils ne sont pas d\u00e9pendants, mais organisent une grande partie de leur vie autour de leur activit\u00e9 et des conditions pour pouvoir la pratiquer, poursuit le psychologue. Ils ne se rendent compte de leur situation qu\u2019au moment o\u00f9 ils doivent s\u2019arr\u00eater, pour cause de blessure par exemple. Ils se retrouvent alors dans une r\u00e9elle d\u00e9tresse psychologique.\u00bb Cette forme de d\u00e9pendance est loin de ne toucher que les sportifs de haut niveau, reconna\u00eet Denis Hauw: \u00abParmi les adeptes de la course \u00e0 pied, il y en a plus que l\u2019on croit.\u00bb Pour autant, tous les joggeurs ne sont pas esclaves de leur foul\u00e9e. S\u2019ils sont assidus, c\u2019est pour d\u2019autres raisons. \u00abAu-del\u00e0 des effets imm\u00e9diats, de la production d\u2019endorphines notamment, la course \u00e0 pied, comme d\u2019autres sports, produit des effets indirects. On observe une am\u00e9lioration de l\u2019estime de soi, de son corps, rel\u00e8ve Gr\u00e9goire Millet. Si vous vous trouvez \u00e0 votre poids de forme, vous aurez tendance \u00e0 vous sentir mieux dans votre peau.\u00bb<\/p>\n<h2>Courir, c\u2019est bon contre l\u2019anxi\u00e9t\u00e9<\/h2>\n<p>Efficace pour \u00e9liminer ses bourrelets, la course fait en effet partie des activit\u00e9s physiques induisant la plus grande d\u00e9pense \u00e9nerg\u00e9tique (environ 600-700 calories pour 1 heure \u00e0 un rythme mod\u00e9r\u00e9). Et puis, rappelle Gr\u00e9goire Millet, \u00abcelui qui court trois \u00e0 quatre fois par semaine, \u00e0 une certaine intensit\u00e9, mais aussi en se faisant plaisir aura tendance \u00e0 \u00eatre globalement moins anxieux que le s\u00e9dentaire absolu. Les donn\u00e9es \u00e9pid\u00e9miologiques le montrent\u00bb. En m\u00eame temps, le joggeur r\u00e9gulier renforce sa capacit\u00e9 cardiaque et s\u2019assure une meilleure protection contre les accidents cardiovasculaires. Mais si la course \u00e0 pied s\u00e9duit autant, c\u2019est peut-\u00eatre avant tout gr\u00e2ce \u00e0 sa simplicit\u00e9. Il suffit d\u2019une paire de baskets pour se lancer. \u00abAller nager ou faire une sortie cycliste prend forc\u00e9ment plus de temps\u00bb, confirme Gr\u00e9goire Millet.<\/p>\n<p>Pour Denis Hauw, derri\u00e8re l\u2019engouement pour l\u2019endurance, il y a aussi une qu\u00eate de sensations. \u00abEn courant, on sent son corps fonctionner et c\u2019est un plaisir\u00bb, explique-t-il. Parall\u00e8lement, le coureur rationalise volontiers ce qu\u2019il fait. \u00abIl veut conna\u00eetre sa fa\u00e7on de courir, sa vitesse, les effets physiologiques et biom\u00e9caniques de la course, poursuit le psychologue. Il sait ce qu\u2019il faut faire pour \u00eatre performant \u00e0 son niveau. Bref, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la dimension \u00e9motionnelle li\u00e9e aux sensations, il y a un sentiment de pouvoir contr\u00f4ler son corps. Une forme de ma\u00eetrise de soi qui est valoris\u00e9e par la soci\u00e9t\u00e9 actuelle.\u00bb<\/p>\n<h2>Comment les coureurs \u00e9chappent \u00e0 la douleur<\/h2>\n<p>Si le joggeur s\u2019ent\u00eate \u00e0 tester l\u2019endurance de son organisme, \u00e0 d\u00e9fier la fatigue, voire la douleur, il n\u2019est pas maso pour autant. \u00abOn parle, pour les sportifs, d\u2019\u00e9tat de \u201cflow\u201d, lorsqu\u2019ils sont tellement engag\u00e9s que la douleur n\u2019existe plus. Comme des petits enfants, tellement pris par leur jeu que le monde pourrait s\u2019\u00e9crouler autour d\u2019eux, ils ne s\u2019en rendraient pas compte, affirme Denis Hauw. Vu de l\u2019ext\u00e9rieur, vous avez l\u2019impression que ces coureurs se trouvent \u00e0 des seuils de douleurs intol\u00e9rables, mais quand vous leur posez la question, ils ne vous disent pas avoir ressenti les choses de cette mani\u00e8re.\u00bb<\/p>\n<figure id=\"attachment_3852\" aria-describedby=\"caption-attachment-3852\" style=\"width: 390px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-3852\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2012\/09\/course_DenisHauw.jpg\" alt=\"Denis Hauw. Professeur de psychologie du sport \u00e0 l'Institut des sciences du sport. 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Une des techniques utilis\u00e9es consiste \u00e0 se focaliser sur des choses positives, un peu comme on pratiquerait de l\u2019auto-relaxation ou de l\u2019auto-hypnose. Les amateurs, eux, retrouvent parfois un second souffle gr\u00e2ce \u00e0 de la musique ou en prenant un autre coureur comme point de rep\u00e8re. \u00ab\u00c7a peut en effet \u00eatre b\u00e9n\u00e9fique pour autant que \u00e7a ne vous mette pas en surr\u00e9gime\u00bb, met en garde Gr\u00e9goire Millet. Car la cl\u00e9 pour durer, c\u2019est de bien g\u00e9rer son allure.<\/p>\n<h2>Les strat\u00e9gies pour continuer malgr\u00e9 la fatigue<\/h2>\n<p>A entendre Denis Hauw, il y a globalement deux strat\u00e9gies pour faire face \u00e0 la fatigue et la douleur en courant. La premi\u00e8re est rationnelle: \u00abOn se dit, par exemple, qu\u2019il faut travailler \u00e0 des intensit\u00e9s plus fortes, qu\u2019il va falloir souffrir \u00e0 certains moments et que \u00e7a va payer.\u00bb La seconde strat\u00e9gie est \u00e9motionnelle: \u00abLes gens racontent qu\u2019ils pensent \u00e0 autre chose, qu\u2019en courant leur esprit s\u2019\u00e9chappe. Il se produit un effet cathartique qui les lib\u00e8re de la pression du quotidien. C\u2019est comme s\u2019ils oubliaient tout. Mieux, ils arrivent, dans ces moments-l\u00e0, \u00e0 trouver des solutions \u00e0 certains de leurs probl\u00e8mes! \u00c7a a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9. On a tendance \u00e0 s\u00e9parer le cerveau, que l\u2019on dit fait pour la r\u00e9flexion, et le corps, fait pour l\u2019action. Or, ici, on voit bien qu\u2019il n\u2019y a pas de s\u00e9paration. L\u2019action permet de mieux penser.\u00bb<\/p>\n<p>La course \u00e0 pied appara\u00eet donc s\u00e9duisante sous bien des aspects. N\u2019emp\u00eache, si beaucoup s\u2019y mettent, ils sont aussi tr\u00e8s nombreux \u00e0 jeter l\u2019\u00e9ponge\u2026 \u00abParce qu\u2019ils se font des repr\u00e9sentations incorrectes, voient ce sport comme \u00e9tant forc\u00e9ment intense, p\u00e9nible\u00bb, explique Gr\u00e9goire Millet. Ces nouveaux venus forcent, se d\u00e9go\u00fbtent et parfois se blessent. \u00abAu fond, la course \u00e0 pied n\u2019est peut-\u00eatre pas l\u2019activit\u00e9 qui leur convient le mieux, ajoute le sp\u00e9cialiste de l\u2019UNIL. C\u2019est une pratique tr\u00e8s intense, tr\u00e8s sollicitante, d\u00e9j\u00e0 parce qu\u2019il est biom\u00e9caniquement difficile de courir \u00e0 des vitesses tr\u00e8s faibles. Elle n\u2019est d\u2019ailleurs pas recommand\u00e9e pour une partie de la population, notamment pour les gens qui sont en surpoids ou qui souffrent de maladies m\u00e9taboliques, m\u00eame \u00e0 des stades tr\u00e8s l\u00e9gers. Ils risquent d\u2019avoir mal aux pieds, aux genoux, de se blesser.\u00bb<\/p>\n<p>D\u2019ailleurs, m\u00eame si vous \u00eates en parfaite sant\u00e9, mais que vous avez d\u00e9cid\u00e9 de vous remettre en forme gr\u00e2ce au jogging, il est conseill\u00e9 de commencer tranquillement, en alternant course et marche. Avant d\u2019augmenter l\u2019allure et de faire vraiment durer le plaisir.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les grandes courses populaires, comme le prochain Marathon de Lausanne, font de plus en plus d\u2019adeptes. 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