{"id":3641,"date":"2012-09-20T08:21:23","date_gmt":"2012-09-20T06:21:23","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=3641"},"modified":"2012-10-02T15:27:39","modified_gmt":"2012-10-02T13:27:39","slug":"ces-adjuvants-qui-boostent-les-vaccins","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/ces-adjuvants-qui-boostent-les-vaccins\/","title":{"rendered":"Ces adjuvants qui boostent les vaccins"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_3824\" aria-describedby=\"caption-attachment-3824\" style=\"width: 590px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-3824 \" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2012\/09\/vaccin_1.jpg\" alt=\"\u00a9 Alexander Raths - Fotolia.com\" width=\"590\" height=\"393\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2012\/09\/vaccin_1.jpg 590w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2012\/09\/vaccin_1-390x260.jpg 390w\" sizes=\"auto, (max-width: 590px) 100vw, 590px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-3824\" class=\"wp-caption-text\">\u00a9 Alexander Raths &#8211; Fotolia.com<\/figcaption><\/figure>\n<p><em><strong>Les vaccins contre la grippe seront bient\u00f4t disponibles en pharmacie. A cette occasion, comme chaque ann\u00e9e, resurgiront les pol\u00e9miques sur les vaccins et les suppos\u00e9s risques des adjuvants qu\u2019ils renferment. Que sont ces substances et sont-elles r\u00e9ellement dangereuses? Tour d\u2019horizon avec Nicolas Collin, microbiologiste et sp\u00e9cialiste de la question.<\/strong><\/em><\/p>\n<p>Ils sont souvent point\u00e9s du doigt. Les adjuvants pr\u00e9sents dans les vaccins sont p\u00e9riodiquement accus\u00e9s d\u2019\u00eatre responsables de maux divers. Des assertions \u00ablargement infond\u00e9es scientifiquement\u00bb, affirme Nicolas Collin, directeur du laboratoire de formulation vaccinale du d\u00e9partement de biochimie de l\u2019UNIL.<\/p>\n<p>Adjuvant. Le mot para\u00eet savant, mais si l\u2019on revient \u00e0 l\u2019\u00e9tymologie, il d\u00e9rive du latin <em>adjuvare<\/em> qui signifie simplement aider, assister. C\u2019est en effet bien de cela qu\u2019il s\u2019agit dans le domaine de la vaccinologie. Ces substances renforcent le pouvoir de certains vaccins et augmentent ainsi leur efficacit\u00e9 qui, sinon, serait faible voire quasi nulle. Avec \u00e0 la cl\u00e9 une baisse des co\u00fbts et une accessibilit\u00e9 accrue des vaccins pour les pays en d\u00e9veloppement. Le r\u00f4le d\u2019un vaccin prophylactique est en effet de stimuler le syst\u00e8me immunitaire pour qu\u2019il soit capable de lutter contre l\u2019intrusion dans l\u2019organisme d\u2019un microbe (virus, bact\u00e9rie ou parasite). A cette fin, on peut utiliser le micro-organisme en question entier vivant (mais avec une activit\u00e9 att\u00e9nu\u00e9e) ou totalement inactiv\u00e9. On peut aussi, comme cela se fait dans les vaccins modernes, n\u2019employer que quelques-uns de ses fragments \u2013 \u00abune partie de son enveloppe, des sucres, des prot\u00e9ines, de l\u2019ADN, etc.\u00bb, pr\u00e9cise Nicolas Collin.<\/p>\n<p>A ce principe actif qui est au coeur du pouvoir vaccinal,\u00a0 on peut ajouter divers produits comme des conservateurs, des stabilisateurs, des excipients, des sels et quelques autres. Et souvent, donc, des adjuvants. L\u2019histoire des adjuvants ne date pas d\u2019hier. Dans les ann\u00e9es 20, le v\u00e9t\u00e9rinaire et biologiste fran\u00e7ais Gaston Ramon d\u00e9couvre que l\u2019ajout de pus \u00e0 la toxine de la dipht\u00e9rie am\u00e9liore l\u2019immunisation des chevaux contre cette maladie et il conceptualise la notion d\u2019adjuvant. Les scientifiques \u00abessaient alors de trouver des substances capables de transformer un mauvais vaccin en un bon et ils testent de nombreux produits pr\u00e9sents dans leur cuisine: huile, sucre, etc.\u00bb, ainsi que les sels d\u2019aluminium qui sont rest\u00e9s, depuis 1925, les adjuvants les plus utilis\u00e9s en m\u00e9decine humaine.<\/p>\n<p>Mais il a fallu attendre 1997 pour que Novartis commercialise le premier adjuvant \u00abmoderne\u00bb, qui est fait \u00e0 partir d\u2019une \u00e9mulsion de type huile dans l\u2019eau. Ce qui fait dire \u00e0 Nicolas Collin que \u00able d\u00e9veloppement des adjuvants est l\u2019un des proc\u00e9d\u00e9s les plus fastidieux de l\u2019histoire de la m\u00e9decine\u00bb.<\/p>\n<h2>Des vaccins moins co\u00fbteux<\/h2>\n<p>Depuis, quelques autres adjuvants sont apparus sur le march\u00e9 et l\u2019on a d\u00e9couvert que ces substances avaient de multiples r\u00f4les. \u00abC\u2019est l\u2019un des paradoxes des temps modernes: les vaccins les plus r\u00e9cents, qui sont produits \u00e0 partir de fragments de micro-organismes, ont une immunog\u00e9nicit\u00e9 \u2013 c\u2019est-\u00e0-dire un pouvoir de susciter des r\u00e9ponses immunitaires \u2013 de plus en plus faible.\u00bb<\/p>\n<p>Ils doivent donc renfermer de grandes quantit\u00e9s de principe actif. \u00abSi ce dernier est cher, comme c\u2019est le cas pour les vaccins contre la grippe H5N1 ou la rage, les adjuvants permettent d\u2019en utiliser moins pour des r\u00e9sultats analogues. Et donc d\u2019abaisser les co\u00fbts.<\/p>\n<p>Autre avantage, les adjuvants permettent aux vaccins d\u2019offrir une immunog\u00e9nicit\u00e9 plus large. \u00abDe nombreux agents infectieux, comme le virus du sida, mutent facilement. L\u2019adjuvant a le potentiel d\u2019ouvrir le spectre des r\u00e9ponses immunitaires qui peuvent lutter contre des souches diff\u00e9rentes.\u00bb Il permet aussi, dans le cas de la grippe par exemple, d\u2019accro\u00eetre l\u2019efficacit\u00e9 du vaccin chez des personnes ayant un syst\u00e8me immunitaire moins performant, comme les enfants ou les personnes \u00e2g\u00e9es.<\/p>\n<p>Globalement, conclut le microbiologiste, \u00abl\u2019adjuvant am\u00e9liore la qualit\u00e9 de la r\u00e9ponse vaccinale et, en plus, il offre une protection plus rapide et qui dure plus longtemps\u00bb. Le mode d\u2019action de ces produits \u00abn\u2019est pas totalement \u00e9lucid\u00e9 et fait l\u2019objet d\u2019intenses recherches de la part des immunologistes et des biologistes\u00bb, constate Nicolas Collin. On sait toutefois que \u00ables adjuvants historiques (comme les sels d\u2019aluminium et les \u00e9mulsions du type huileux) am\u00e9liorent la pr\u00e9sentation du principe actif au syst\u00e8me immunitaire, explique le chercheur de l\u2019UNIL. En outre, ils provoquent une l\u00e9g\u00e8re inflammation locale qui a pour effet de stimuler le syst\u00e8me immunitaire. Quant aux plus modernes, ce sont des immunostimulants qui activent directement les cellules immunitaires.\u00bb Certains adjuvants jouent d\u2019ailleurs sur les deux tableaux.<\/p>\n<p>Toutefois, les adjuvants ne sont pas obligatoires. De nombreux vaccins en sont d\u2019ailleurs d\u00e9pourvus, comme les pr\u00e9parations prot\u00e9geant contre la grippe saisonni\u00e8re (hormis celles destin\u00e9es aux personnes \u00e2g\u00e9es), la rougeole, la rub\u00e9ole et autres maladies de type aigu\u00ebs.<\/p>\n<p>Il en va autrement des pathologies chroniques comme le sida, l\u2019herp\u00e8s ou les maladies tropicales comme la leishmaniose. Dans ces cas, les agents infectieux sont plus fut\u00e9s. Ils circulent peu dans le sang et se cachent surtout dans les cellules. Pour les d\u00e9truire, il faut donc \u00abbiaiser le syst\u00e8me immunitaire\u00bb, dit le microbiologiste. R\u00e9orienter son action pour faire en sorte qu\u2019en plus de produire des anticorps (qui luttent contre les pathog\u00e8nes pr\u00e9sents dans le sang), il s\u2019attaque aussi aux cellules infect\u00e9es. Ce que seul un adjuvant permet de faire.<\/p>\n<figure id=\"attachment_3826\" aria-describedby=\"caption-attachment-3826\" style=\"width: 390px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-3826\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2012\/09\/vaccin_2.jpg\" alt=\"Nicolas Collin. Directeur du laboratoire de formulation vaccinale du d\u00e9partement de biochimie de l'UNIL. Nicole Chuard \u00a9 UNIL\" width=\"390\" height=\"389\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2012\/09\/vaccin_2.jpg 390w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2012\/09\/vaccin_2-261x260.jpg 261w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2012\/09\/vaccin_2-250x250.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2012\/09\/vaccin_2-150x150.jpg 150w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2012\/09\/vaccin_2-260x260.jpg 260w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2012\/09\/vaccin_2-60x60.jpg 60w\" sizes=\"auto, (max-width: 390px) 100vw, 390px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-3826\" class=\"wp-caption-text\">Nicolas Collin. Directeur du laboratoire de formulation vaccinale du d\u00e9partement de biochimie de l&rsquo;UNIL. Nicole Chuard \u00a9 UNIL<\/figcaption><\/figure>\n<h2>Eradiquer la polio<\/h2>\n<p>Le cas de la poliomy\u00e9lite offre un exemple int\u00e9ressant du r\u00f4le des adjuvants. Il existe depuis de nombreuses ann\u00e9es un vaccin oral, sans adjuvant, contre la maladie \u2013 l\u2019OPV (Oral Polio Vaccine) \u2013 qui a fait ses preuves puisque, gr\u00e2ce \u00e0 lui, la polio a \u00e9t\u00e9 quasiment \u00e9radiqu\u00e9e. Sur ce front, quelques r\u00e9sultats encourageants ont m\u00eame \u00e9t\u00e9 constat\u00e9s r\u00e9cemment. \u00abL\u2019Inde, qui \u00e9tait une zone critique, a annonc\u00e9 en f\u00e9vrier dernier qu\u2019elle n\u2019avait enregistr\u00e9 aucun nouveau cas au cours de l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente.\u00bb<\/p>\n<p>La bataille n\u2019est toutefois pas encore gagn\u00e9e, car la pathologie \u00abr\u00e9siste dans quelques foyers au Pakistan, en Afghanistan et au Nigeria. La situation reste fragile et il faut utiliser un nouveau vaccin.\u00bb<br \/>\nCar l\u2019OPV renferme le virus entier vivant et, m\u00eame si celui-ci est att\u00e9nu\u00e9, il pourrait conduire \u00e0 une r\u00e9surgence de cette maladie qui pourrait devenir virulente et se r\u00e9pandre \u00e0 nouveau. \u00abCe vaccin est donc inadapt\u00e9 dans le cadre d\u2019un effort d\u2019\u00e9radication\u00bb, souligne le chercheur de l\u2019UNIL qui a travaill\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment \u00e0 l\u2019OMS.<\/p>\n<p>La strat\u00e9gie choisie consiste \u00e0 remplacer l\u2019OPV par l\u2019IPV (Inactivated Polio Vaccine) qui, comme son nom l\u2019indique, renferme un virus totalement inactiv\u00e9. Ce vaccin est d\u2019ailleurs d\u00e9j\u00e0 disponible et il a notamment \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9 en Scandinavie. \u00abLe probl\u00e8me est qu\u2019il est cher et donc inaccessible aux pays qui en ont besoin. Pour diminuer son co\u00fbt, une solution est de rajouter un adjuvant.\u00bb<\/p>\n<p>C\u2019est \u00e0 cette t\u00e2che que s\u2019est attel\u00e9 le laboratoire de formulation vaccinale. Dans le cadre d\u2019un mandat que lui a confi\u00e9 le Wellcome Trust, un prestigieux fonds caritatif britannique, puis, plus r\u00e9cemment, avec le soutien de la Fondation Gates, Nicolas Collin et son \u00e9quipe ont test\u00e9 un adjuvant de type huile dans l\u2019eau existant sur le march\u00e9. \u00abNous avons montr\u00e9 que cette \u00e9mulsion \u00e9tait compatible avec l\u2019IPV.\u00bb<\/p>\n<h2>Les adjuvants sous le feu de la critique<\/h2>\n<p>C\u2019est l\u00e0 une nouvelle preuve \u2013 s\u2019il en fallait une \u2013 des apports des adjuvants \u00e0 la vaccinologie. Pourtant, ces substances ont mauvaise presse. Les sels d\u2019aluminium ont, par exemple, \u00e9t\u00e9 accus\u00e9s de provoquer la myofasciite \u00e0 macrophages (infiltration de macrophages dans le tissu musculaire qui provoque une fatigue chronique, ainsi que des troubles physiques et neurocognitifs). Quant au squal\u00e8ne, utilis\u00e9 dans certains vaccins antigrippaux, il serait, dit-on, \u00e0 l\u2019origine des probl\u00e8mes de sant\u00e9 des anciens combattants de la guerre du Golfe. Des critiques que Nicolas Collin r\u00e9cuse avec force, en rappelant que les sels d\u2019aluminium \u00abont \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9s dans des vaccins (dipht\u00e9rie, t\u00e9tanos, coqueluche, polio) administr\u00e9s \u00e0 des milliards de personnes sans provoquer de probl\u00e8mes\u00bb.<\/p>\n<p>Les adjuvants peuvent causer \u00abdans de rares cas, des ph\u00e9nom\u00e8nes inflammatoires, des douleurs et des rougeurs\u00bb, admet le scientifique qui rappelle que \u00abtoutes les mol\u00e9cules actives ont des effets secondaires qui d\u00e9pendent de la dose administr\u00e9e et des personnes trait\u00e9es\u00bb.<\/p>\n<p>Reste que , en mati\u00e8re de vaccination, \u00abil est difficile, sinon impossible, d\u2019\u00e9valuer les risques. Tout ce qui arrive \u00e0 quelqu\u2019un que l\u2019on a vaccin\u00e9 est souvent consid\u00e9r\u00e9 comme \u00e9tant la faute du vaccin.\u00bb<br \/>\nLe probl\u00e8me vient du fait que les vaccins prophylactiques sont administr\u00e9s \u00e0 des personnes saines. En revanche, lorsque qu\u2019un vaccin est utilis\u00e9 \u00e0 des fins th\u00e9rapeutiques, comme dans le traitement d\u2019un cancer, \u00ables gens sont pr\u00eats \u00e0 admettre d\u2019avoir plus d\u2019effets secondaires. La cl\u00e9 de vo\u00fbte de l\u2019acceptabilit\u00e9 est l\u2019\u00e9valuation du rapport risques\/b\u00e9n\u00e9fices.\u00bb<\/p>\n<p>\u00abIl faut lutter contre les rumeurs et les fausses informations qui ont des cons\u00e9quences importantes pour la sant\u00e9 publique\u00bb, affirme Nicolas Collin en soulignant que l\u2019on a \u00abbeaucoup plus de risques d\u2019attraper une forme s\u00e9v\u00e8re de grippe que de souffrir d\u2019un effet secondaire du vaccin\u00bb. Et le chercheur de conclure que \u00ables comportements changeront lorsque des maladies infectieuses graves vont \u00e0 nouveau frapper\u00bb.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les vaccins contre la grippe seront bient\u00f4t disponibles en pharmacie. 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