{"id":2836,"date":"2012-05-18T08:00:00","date_gmt":"2012-05-18T06:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=2836"},"modified":"2020-07-29T14:17:02","modified_gmt":"2020-07-29T12:17:02","slug":"la-psychologie-au-coeur-de-la-societe","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/la-psychologie-au-coeur-de-la-societe\/","title":{"rendered":"La psychologie au c\u0153ur de la soci\u00e9t\u00e9"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_3032\" aria-describedby=\"caption-attachment-3032\" style=\"width: 590px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-3032 \" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2012\/05\/DSC_2646.jpg\" alt=\"Marie Santiago-Delefosse se raconte \u00e0 une table du restaurant Obeirut, parenth\u00e8se libanaise au c\u0153ur de Lausanne. \u00a9 Catherine Gailloud\" width=\"590\" height=\"393\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2012\/05\/DSC_2646.jpg 590w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2012\/05\/DSC_2646-390x260.jpg 390w\" sizes=\"auto, (max-width: 590px) 100vw, 590px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-3032\" class=\"wp-caption-text\">Marie Santiago-Delefosse se raconte \u00e0 une table du restaurant Obeirut, parenth\u00e8se libanaise au c\u0153ur de Lausanne. \u00a9 Catherine Gailloud<\/figcaption><\/figure>\n<p><em><strong>Le parcours de Marie Santiago-Delefosse l\u2019a conduite \u00e0 placer la sant\u00e9 humaine et sociale au centre de ses pr\u00e9occupations et de ses recherches.<\/strong><\/em><\/p>\n<p>Professeure \u00e0 la Facult\u00e9 des sciences sociales et poli\u00adti\u00ad\u00adques, Marie Santiago-Delefosse a quitt\u00e9 son Espagne natale pour s\u2019installer avec ses parents \u00e0 Montpellier, avant de gagner Paris?; elle s\u2019imagine d\u2019abord peintre, puis envisage des \u00e9tudes acad\u00e9miques. \u00abJe suis alors soulag\u00e9e de pouvoir entrer sans le bac\u00a0 au Centre Universitaire Exp\u00e9rimental de Vincennes, cr\u00e9\u00e9 en 1968 \u00e0 la suite des mouvements de mai. La p\u00e9dagogie y \u00e9tait fond\u00e9e sur l\u2019autonomie des \u00e9tudiants, les rapports \u00e9galitaires et le travail en petits groupes. Des enseignants remarquables y intervenaient comme Gilles Deleuze, Michel Foucault, Alain Badiou&#8230; Certains professeurs \u00e9taient issus des mouvements alternatifs et je me souviens par exemple des cours \u00e9tonnants de Jacques Lesage de la Haye, ancien taulard\u00bb, raconte-t-elle. Le premier d\u00e9partement universitaire de psychanalyse s\u2019ouvrira en ce lieu particulier, o\u00f9 la plupart des \u00e9tudiants \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 inserr\u00e9s dans le monde du travail.<\/p>\n<p>Marie Santiago-Delefosse cumule les emplois \u00e0 mi-temps et obtient parall\u00e8lement plusieurs dipl\u00f4mes en psychologie clinique et en psychologie du travail. Elle peut alors exercer le m\u00e9tier de psychologue dans les nouveaux Centres de Bilans de Comp\u00e9tences, et \u00e0 la M\u00e9decine Pr\u00e9ventive Universitaire o\u00f9 elle participera, en 1988, \u00e0 la premi\u00e8re campagne mondiale de lutte contre le sida \u00e0 la Sorbonne-Nouvelle. Elle y promeut des m\u00e9thodes issues de la sant\u00e9 communautaire, une approche qui favorise la parole donn\u00e9e aux acteurs du terrain et l\u2019utilisation de leurs ressources dans la prise en charge de leur sant\u00e9.<\/p>\n<p>En 1992, elle soutient sa th\u00e8se sur le v\u00e9cu douloureux des femmes confront\u00e9es aux \u00abArr\u00eats de f\u00e9condation in vitro\u00bb. Son travail met en \u00e9vidence, d\u2019une part, la complexit\u00e9 du lien entre \u00abdemande d\u2019enfant\u00bb et \u00aboffres m\u00e9dicales\u00bb et, d\u2019autre part, l\u2019importance primordiale de la parole masculine dans la poursuite ou non des tentatives. Face aux questions de sant\u00e9, elle envisage les dimensions humaines, sociales et politiques. Elle s\u2019engage ainsi pour faire entrer la psychologie dans les h\u00f4pitaux g\u00e9n\u00e9raux. \u00abDans certaines maladies chroniques comme le diab\u00e8te, les d\u00e9ficiences r\u00e9nales, le cancer ou encore le sida, le soutien fait trop souvent d\u00e9faut\u00bb, estime-t-elle. Parall\u00e8lement \u00e0 ses activit\u00e9s acad\u00e9miques et cliniques, elle ouvre son propre cabinet de psychanalyse, o\u00f9 elle re\u00e7oit d\u2019abord des enfants: \u00abIls font des progr\u00e8s rapides et sont la preuve m\u00eame de l\u2019ing\u00e9niosit\u00e9 humaine!\u00bb Ecouter, soigner et transmettre guident son activit\u00e9. Elle s\u2019inscrit dans cette d\u00e9marche de \u00abtransmission symbolique\u00bb avec ses \u00e9tudiants en France, puis en Suisse.<\/p>\n<p>\u00abComment suis-je arriv\u00e9e en 2003 \u00e0 l\u2019UNIL ? Un e-mail m\u2019a encourag\u00e9e \u00e0 postuler\u00bb, r\u00e9pond-elle. Elle pense pouvoir partager son temps entre deux pays en tant que professeure associ\u00e9e. Mais la Facult\u00e9 des sciences sociales et politiques la veut \u00e0 plein temps comme professeure ordinaire en psychologie de la sant\u00e9. Aucun regret: elle vient m\u00eame d\u2019accepter un second mandat de vice-doyenne, d\u00e8s ao\u00fbt 2012, et d\u2019obtenir un important financement du Fonds national suisse.<\/p>\n<p><strong>Un go\u00fbt qui rappelle votre enfance?<\/strong><br \/>\nLe turron, une forme de nougat dur ou mou\u2026 Ma madeleine de Proust.<\/p>\n<p><strong>Le plat que vous venez de manger?<\/strong><br \/>\nUne jolie assiette de Mezz\u00e9s avec hommos, moutabbal, tabboul\u00e9, msakha, falafel\u2026 et une d\u00e9licieuse conversation?!<\/p>\n<p><strong>Quel repas pour une fin du monde ce soir?<\/strong><br \/>\nDisons un repas pour le d\u00e9but d\u2019un autre monde. Hu\u00eetres, vin blanc vaudois et\u2026 mousse aux trois chocolats.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le parcours de Marie Santiago-Delefosse l\u2019a conduite \u00e0 placer la sant\u00e9 humaine et sociale au centre de ses pr\u00e9occupations et de ses recherches. 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