{"id":2105,"date":"2011-05-09T15:30:52","date_gmt":"2011-05-09T13:30:52","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=2105"},"modified":"2012-05-11T09:23:58","modified_gmt":"2012-05-11T07:23:58","slug":"viperes-la-science-face-aux-cliches","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/viperes-la-science-face-aux-cliches\/","title":{"rendered":"Vip\u00e8res: la science face aux clich\u00e9s"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_2691\" aria-describedby=\"caption-attachment-2691\" style=\"width: 530px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-2691\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2011\/05\/viperes.png\" alt=\"\" width=\"530\" height=\"260\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2691\" class=\"wp-caption-text\">\u00a9 Ursenbacher<\/figcaption><\/figure>\n<p><em><strong>Les beaux jours venus, ces serpents craints sortent de leurs abris, au grand dam des promeneurs. Les vip\u00e8res vont-elles attaquer? Se cacher dans un arbre et tomber dans leur cou? T\u00e9ter le pis des vaches? Non, car toutes ces histoires ne sont que des l\u00e9gendes que les experts battent en br\u00e8che.<\/strong><\/em><\/p>\n<p>Le moins que l&rsquo;on puisse dire, c&rsquo;est qu&rsquo;elles n&rsquo;ont pas la cote. Pr\u00e9tendument dangereuses, sournoises, les vip\u00e8res sont souvent pr\u00e9sent\u00e9es comme des animaux mal\u00e9fiques. En t\u00e9moignent de nombreuses expressions populaires, comme \u00ab\u00a0vip\u00e8re lubrique\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0langue de vip\u00e8re\u00a0\u00bb. Sans oublier le \u00ab\u00a0n\u0153ud de vip\u00e8res\u00a0\u00bb, qui symbolise, dans le roman \u00e9ponyme de Fran\u00e7ois Mauriac, la r\u00e9union d&rsquo;\u00eatres unis par la haine. Et lorsqu&rsquo;Herv\u00e9 Bazin raconte ses rapports difficiles avec sa mar\u00e2tre de m\u00e8re, il intitule son r\u00e9cit \u00ab\u00a0Vip\u00e8re au poing\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>De tout temps, les mythes les plus fous ont circul\u00e9 sur le compte de ces serpents. Dans l&rsquo;Antiquit\u00e9, le m\u00e9decin grec Galien pr\u00e9tendait que leur chair faisait venir des poux \u00e0 ceux qui en consommaient. Aujourd&rsquo;hui encore, en Gruy\u00e8re, on les accuse de t\u00e9ter le pis des vaches. Et pourtant, ce ne sont que des l\u00e9gendes, disent les scientifiques qui les ont \u00e9tudi\u00e9es de pr\u00e8s. Mais elles perdurent, et elles contribuent \u00e0 mettre cette esp\u00e8ce fragile en danger.<\/p>\n<h2>Pourquoi tant de haine<\/h2>\n<p>\u00ab\u00a0La vip\u00e8re n&rsquo;est pas un animal avec lequel l&rsquo;homme entretient des liens tr\u00e8s cordiaux\u00a0\u00bb, reconna\u00eet Luca Fumagalli, responsable du Laboratoire de biologie de la conservation du D\u00e9partement d&rsquo;\u00e9cologie et d&rsquo;\u00e9volution de l&rsquo;UNIL.<\/p>\n<p>Elle souffre d&rsquo;abord d&rsquo;appartenir \u00e0 l&rsquo;ordre des serpents, des animaux mal aim\u00e9s parce qu&rsquo;ils rampent, se d\u00e9placent sans bruit et surprennent le promeneur.<\/p>\n<p>Dans ses rapports avec les \u00eatres humains, \u00ab\u00a0cela a commenc\u00e9 assez mal pour le serpent\u00a0\u00bb, constate le chercheur en faisant r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l&rsquo;Ancien Testament. N&rsquo;est-ce pas ce reptile qui, en subjuguant Eve, aurait provoqu\u00e9 la chute de l&rsquo;Homme du paradis? Il n&rsquo;en fallait pas plus pour que ces reptiles aient \u00e9t\u00e9 assimil\u00e9s au mal ou au diable et qu&rsquo;ils suscitent \u00abune peur inscrite dans l&rsquo;inconscient collectif\u00bb.<\/p>\n<h2>Des morsures efficaces&#8230;<\/h2>\n<p>En outre, la vip\u00e8re est un animal venimeux, et, jusqu&rsquo;\u00e0 la mise au point de la s\u00e9roth\u00e9rapie, ses morsures ont longtemps fait des victimes.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Ces animaux disposent d&rsquo;un syst\u00e8me tr\u00e8s performant d&rsquo;inoculation du venin qui rend leurs morsures particuli\u00e8rement dangereuses\u00a0\u00bb, souligne Jean-Claude Monney, responsable romand du Karch (Centre de coordination pour la protection des amphibiens et des reptiles de Suisse). Ils poss\u00e8dent un muscle qui se contracte autour de leur glande \u00e0 poison, lequel est ainsi \u00ab\u00a0inject\u00e9 sous pression, par les dents creuses en forme de crochets qui fonctionnent comme des v\u00e9ritables aiguilles de seringue\u00a0\u00bb, explique cet homme de terrain qui a donn\u00e9 des cours \u00e0 l&rsquo;UNIL.<\/p>\n<h2>&#8230;et douloureuses<\/h2>\n<p>Il y a de quoi trembler. D&rsquo;autant que, si, aujourd&rsquo;hui, une fois trait\u00e9es, les morsures ne sont que tr\u00e8s rarement mortelles, elles restent tr\u00e8s douloureuses. Jean-Claude Monney, qui en a fait l&rsquo;exp\u00e9rience, avoue que \u00ab\u00a0l&rsquo;effet est assez terrible. Cela provoque une \u00e9norme enflure, des n\u00e9croses locales, on a des naus\u00e9es, on a froid. On se sent vraiment si mal au point que l&rsquo;on est persuad\u00e9 que l&rsquo;on va mourir. Il est donc facile d&rsquo;imaginer que, dans le pass\u00e9, ceux qui ont vu les effets de la morsure aient \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s impressionn\u00e9s\u00a0\u00bb. Cela a tr\u00e8s probablement contribu\u00e9 au rejet que suscitent ces animaux.<\/p>\n<h2>Une cuill\u00e8re \u00e0 soupe de venin<\/h2>\n<p>Car toutes les vip\u00e8res sont venimeuses. Femelles, m\u00e2les et m\u00eame vipereaux mordent pour tuer leur proie ou pour se d\u00e9fendre. Selon les esp\u00e8ces, le venin est plus ou moins toxique et il est inject\u00e9 en plus ou moins grande quantit\u00e9.<\/p>\n<p>Dans ce domaine, la palme revient \u00e0 la vip\u00e8re du Gabon, dot\u00e9e de crochets pouvant mesurer pr\u00e8s de cinq centim\u00e8tres et qui \u00ab\u00a0injectent une quantit\u00e9 de venin \u00e9quivalente au contenu d&rsquo;une cuill\u00e8re \u00e0 soupe\u00a0\u00bb, explique Jean-Claude Monney. Ce qui n&#8217;emp\u00eache pas certains habitants de ce pays de la chasser pour consommer sa chair.<\/p>\n<h2>Deux esp\u00e8ces vivent en Suisse<\/h2>\n<p>Les esp\u00e8ces vivant en Suisse ne sont heureusement pas aussi mena\u00e7antes que la vip\u00e8re du Gabon. Il n&rsquo;en existe d&rsquo;ailleurs que deux: les aspics (Vipera aspis) et les p\u00e9liades (Vipera berus).<\/p>\n<p>Les premi\u00e8res qui \u00ab\u00a0poss\u00e8dent un museau retrouss\u00e9, dit le responsable du Karch, fr\u00e9quentent essentiellement les versants bien expos\u00e9s du Jura et des Alpes. Leur habitat s&rsquo;\u00e9tend des basses altitudes jusqu&rsquo;\u00e0 plus de 2000 m\u00e8tres, \u00e0 la limite sup\u00e9rieure naturelle de la for\u00eat\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Quant aux p\u00e9liades, elles vivent pour la plupart dans l&rsquo;est du pays, m\u00eame si l&rsquo;on en trouve \u00ab\u00a0quelques \u00eelots\u00bb dans les Pr\u00e9alpes vaudoises et fribourgeoises, ainsi que dans le Jura neuch\u00e2telois et vaudois\u00a0\u00bb.<\/p>\n<h2>Pas de cohabitation<\/h2>\n<p>Ces deux esp\u00e8ces sont \u00ab\u00a0allopatriques, ce qui signifie qu&rsquo;elles occupent des zones diff\u00e9rentes\u00a0\u00bb. Parfois, on les trouve sur les m\u00eames terrains, mais elles vivent alors \u00ab\u00a0plut\u00f4t c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te qu&rsquo;en cohabitation, elles sont dites parapatriques, ce qui r\u00e9v\u00e8le une certaine comp\u00e9tition intersp\u00e9cifique\u00a0\u00bb, poursuit Jean-Claude Monney.<\/p>\n<p>Elles ont en outre suivi des voies distinctes lors des migrations de l&rsquo;\u00e8re glaciaire, comme l&rsquo;ont montr\u00e9 les \u00e9tudes phylog\u00e9ographiques men\u00e9es par Luca Fumagalli.<\/p>\n<p>Elles ont toutefois \u00e0 peu pr\u00e8s la m\u00eame dangerosit\u00e9 pour l&rsquo;\u00eatre humain. \u00ab\u00a0Le venin de la p\u00e9liade est l\u00e9g\u00e8rement plus toxique que celui de l&rsquo;aspic, mais ce serpent \u00e9tant plus grand, il en injecte une plus grosse quantit\u00e9\u00a0\u00bb, pr\u00e9cise Jean-Claude Monney.<\/p>\n<h2>La l\u00e9gende des vip\u00e8res noires<\/h2>\n<p>Et qu&rsquo;en est-il des vip\u00e8res noires? Seraient-elles plus dangereuses, comme le dit la tradition populaire? Non, r\u00e9pond Jean-Claude Monney.\u00a0\u00bbD&rsquo;apr\u00e8s l&rsquo;exp\u00e9rience que j&rsquo;ai du terrain, il existe des grandes vip\u00e8res noires, que l&rsquo;on appelle m\u00e9laniques, qui sont tr\u00e8s placides, alors que d&rsquo;autres, normalement color\u00e9es &#8211; elles sont g\u00e9n\u00e9ralement brunes avec des zigzags noirs &#8211; sont beaucoup plus nerveuses. Les diff\u00e9rences individuelles surpassent largement les distinctions entre les colorations\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>La menace sp\u00e9cifique que repr\u00e9senteraient les individus noirs est donc \u00e0 ranger au rang des l\u00e9gendes qui courent au sujet des vip\u00e8res.<\/p>\n<h2>Elles ne t\u00e8tent pas les vaches<\/h2>\n<p>Les mythes dont ces reptiles ont fait l&rsquo;objet ne manquent pas et certains circulent toujours. \u00abEn Gruy\u00e8re et dans les Pr\u00e9alpes, certaines personnes sont encore persuad\u00e9es que les vip\u00e8res t\u00e8tent les vaches\u00bb, raconte le responsable du Karch. Lorsqu&rsquo;un ruminant ne donne plus de lait, c&rsquo;est donc la faute du reptile. Ces accusations sont d&rsquo;autant plus \u00e9tonnantes que les vip\u00e8res \u00absont incapables de t\u00e9ter et qu&rsquo;elles ne semblent pas aimer le lait\u00bb.<\/p>\n<p>On peut toutefois imaginer qu&rsquo;une vip\u00e8re ayant p\u00e9n\u00e9tr\u00e9 dans une \u00e9curie s&rsquo;enroule sur la t\u00e9tine d&rsquo;une vache, dont la chaleur lui conviendrait. Ou encore qu&rsquo;elle \u00ab\u00a0reste accroch\u00e9e \u00e0 la t\u00e9tine d&rsquo;une vache qui se serait couch\u00e9e sur elle dans un p\u00e2turage\u00a0\u00bb. C&rsquo;est peut-\u00eatre ainsi que serait n\u00e9 le conte.<\/p>\n<h2>Elles n&rsquo;attaquent pas et n&rsquo;hypnotisent pas davantage<\/h2>\n<p>On dit aussi que ces serpents prennent une position particuli\u00e8re pour attaquer. Encore une erreur. \u00ab\u00a0Les vip\u00e8res n&rsquo;attaquent pas\u00a0\u00bb, rappelle Jean-Claude Monney. Ce sont des animaux craintifs qui ne mordent que pour se d\u00e9fendre. \u00ab\u00a0Si vous surprenez une vip\u00e8re sur le chemin, elle peut vous faire face et souffler. Comme elle n&rsquo;a pas de pattes, elle se tient lov\u00e9e et dispose son cou en \u00ab\u00a0S\u00a0\u00bb pour projeter son corps vers vous, mais sur des distances tr\u00e8s courtes\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Par ailleurs, si la vip\u00e8re mord ses proies &#8211; essentiellement de petits mammif\u00e8res &#8211; pour les consommer mortes, elles ne les hypnotisent pas pour autant. Cette id\u00e9e vient du fait que \u00ab\u00a0les serpents ne peuvent pas cligner des yeux, ce qui leur donne le regard fixe\u00a0\u00bb. Elle a sans doute aussi \u00e9t\u00e9 confort\u00e9e par l&rsquo;attitude de certains mammif\u00e8res qui \u00ab\u00a0s&rsquo;immobilisent lorsqu&rsquo;ils d\u00e9tectent un danger\u00a0\u00bb. Il n&rsquo;en fallait pas plus pour que les studios Disney fassent de leur serpent Kaa un hypnotiseur de la jungle.<\/p>\n<h2>Certaines savent nager<\/h2>\n<p>Contrairement aux id\u00e9es re\u00e7ues, les vip\u00e8res \u00ab\u00a0ne se mettent pas en cerceau pour d\u00e9valer les pentes\u00a0\u00bb pr\u00e9cise Jean-Claude Monney, qui n&rsquo;a jamais observ\u00e9 un tel comportement. Elles ne tombent pas non plus des arbres, car les esp\u00e8ces vivant en Suisse ne sont pas arboricoles.<\/p>\n<p>En revanche, elles peuvent nager. Dans la r\u00e9serve du Moulin-de-Vert, dans le canton de Gen\u00e8ve, le sp\u00e9cialiste des reptiles se souvient avoir \u00ab\u00a0vu un aspic filer entre les roseaux\u00a0\u00bb, comme l&rsquo;aurait fait une couleuvre vip\u00e9rine. Un de ses coll\u00e8gues su\u00e9dois a aussi observ\u00e9 des p\u00e9liades parcourir des distances de 500 m\u00e8tres pour passer d&rsquo;un \u00eelot \u00e0 l&rsquo;autre, \u00ab\u00a0ce qui prouve qu&rsquo;elles peuvent nager en eau de mer\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Cela reste toutefois l&rsquo;exception. \u00abSi l&rsquo;on voit un serpent qui nage, il y a 99% de chances qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;une couleuvre collier qui, elle, se nourrit de grenouilles et de poissons.\u00bb Les baigneurs qui aiment plonger dans le L\u00e9man n&rsquo;ont donc \u00ab\u00a0aucun souci \u00e0 se faire\u00a0\u00bb.<\/p>\n<h2>Elles ne font pas de nid ni de n\u0153ud<\/h2>\n<p>Quant aux fameux nids de vip\u00e8res, parfois qualifi\u00e9s de n\u0153uds, ils n&rsquo;existent pas \u00e0 proprement parler, dans la mesure o\u00f9 ces animaux ne construisent pas de nid comme le font les oiseaux. Tout au plus s&rsquo;agit-il d&rsquo;un amas de cinq \u00e0 dix individus qui se regroupent pour mieux se r\u00e9chauffer au soleil.<\/p>\n<p>Ce peut \u00eatre des m\u00e2les, \u00ables premiers \u00e0 sortir des abris \u00e0 la fin de l&rsquo;hiver\u00bb, ou encore, un peu plus tard dans la saison, \u00ab\u00a0des femelles gestantes qui ont besoin de beaucoup de chaleur pour le d\u00e9veloppement de leurs embryons\u00a0\u00bb.<\/p>\n<h2>L&rsquo;homme, cette menace pour les vip\u00e8res<\/h2>\n<p>Tous ces mythes ont entretenu la peur des vip\u00e8res. Leur chasse et leur \u00e9limination ont m\u00eame longtemps \u00e9t\u00e9 \u00abencourag\u00e9es\u00bb, selon Jean-Claude Monney, jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e en vigueur de la loi sur la protection de la nature et du paysage \u2013 c&rsquo;\u00e9tait en 1967. D\u00e9sormais, les deux esp\u00e8ces suisses sont prot\u00e9g\u00e9es. \u00ab\u00a0Mais le premier r\u00e9flexe, quand on voit une vip\u00e8re, reste souvent de lui lancer un caillou, m\u00eame si aujourd&rsquo;hui les gens sont mieux inform\u00e9s et plus sensibles aux questions d&rsquo;environnement et de biodiversit\u00e9\u00a0\u00bb, constate Luca Fumagalli.<\/p>\n<p>Outre leurs pr\u00e9dateurs naturels \u2013 des oiseaux et particuli\u00e8rement des rapaces &#8211; c&rsquo;est l&rsquo;\u00eatre humain qui a toujours pr\u00e9sent\u00e9 la principale menace pour les vip\u00e8res.<\/p>\n<h2>Des esp\u00e8ces vuln\u00e9rables<\/h2>\n<p>En drainant les zones humides et en construisant des habitations sur les versants montagneux les mieux expos\u00e9s, les humains ont expuls\u00e9 ces animaux de leurs milieux traditionnels. Or les vip\u00e8res sont \u00ab\u00a0des esp\u00e8ces vuln\u00e9rables, car elles sont tr\u00e8s li\u00e9es \u00e0 des habitats particuliers et se d\u00e9placent peu\u00a0\u00bb, souligne le biologiste de l&rsquo;UNIL.<\/p>\n<p>Aujourd&rsquo;hui, nos deux sp\u00e9cialistes s&rsquo;accordent \u00e0 dire que les vip\u00e8res sont menac\u00e9es de disparition en Suisse, en plaine et dans la cha\u00eene jurassienne. Mais, vu le peu de sympathie qu&rsquo;elles inspirent, on imagine mal qu&rsquo;elles puissent faire l&rsquo;objet d&rsquo;un repeuplement volontaire.<\/p>\n<p style=\"text-align: right\">Elisabeth Gordon<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les beaux jours venus, ces serpents craints sortent de leurs abris, au grand dam des promeneurs. Les vip\u00e8res vont-elles attaquer? 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