{"id":2100,"date":"2011-05-09T15:45:49","date_gmt":"2011-05-09T13:45:49","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=2100"},"modified":"2012-05-11T09:23:47","modified_gmt":"2012-05-11T07:23:47","slug":"la-ville-nest-plus-tout-a-fait-ce-quelle-etait-la-campagne-non-plus","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/la-ville-nest-plus-tout-a-fait-ce-quelle-etait-la-campagne-non-plus\/","title":{"rendered":"La ville n&rsquo;est plus tout \u00e0 fait ce qu&rsquo;elle \u00e9tait, la campagne non plus&#8230; et la Suisse s&rsquo;y perd"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_2195\" aria-describedby=\"caption-attachment-2195\" style=\"width: 530px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-2195\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2011\/05\/urbanisme.jpg\" alt=\"\" width=\"530\" height=\"260\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2195\" class=\"wp-caption-text\">\u00a9 lassedesignen - fotolia.com<\/figcaption><\/figure>\n<p><strong><em>Apr\u00e8s la barri\u00e8re de r\u00f6sti, c&rsquo;est le foss\u00e9 ville-campagne qui est devenu la nouvelle explication \u00e0 la mode pour justifier les divergences des Helv\u00e8tes, les dimanches de votations, quand B\u00e2le et Zurich votent comme les Romands. Qu&rsquo;en est-il r\u00e9ellement? Les r\u00e9ponses d&rsquo;une sp\u00e9cialiste de l&rsquo;UNIL.<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Le rideau de r\u00f6sti n&rsquo;a plus la cote. Il fut un temps o\u00f9 il suffisait de l&rsquo;invoquer pour que les votations f\u00e9d\u00e9rales prennent tout leur sens. Quel que soit leur th\u00e8me. Aujourd&rsquo;hui, cette fronti\u00e8re l\u00e9gendaire, \u00e0 la fois linguistique, g\u00e9ographique et psychologique, ne suffit plus \u00e0 tout expliquer au bon royaume conf\u00e9d\u00e9ral. La mondialisation a peut-\u00eatre pass\u00e9 par l\u00e0. Le fait est que la partition ville-campagne a pris la rel\u00e8ve. Peu importe qu&rsquo;on ne sache pas exactement o\u00f9 finit l&rsquo;une et o\u00f9 commence l&rsquo;autre, la clef de l&rsquo;interpr\u00e9tation des votes du peuple souverain est l\u00e0. A y regarder de plus pr\u00e8s, ce clivage pose davantage de questions qu&rsquo;il n&rsquo;apporte de r\u00e9ponses pr\u00e9cises.<\/p>\n<p>Quelques points de rep\u00e8re pour y voir plus clair, avec Jo\u00eblle Salomon Cavin qui est ma\u00eetre assistante en politiques territoriales \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de Lausanne et chercheuse associ\u00e9e au CNRS. Elle avait publi\u00e9 \u00ab\u00a0La Ville mal-aim\u00e9e\u00a0\u00bb en 2005 aux Presses polytechniques et universitaires romandes. Toujours aux m\u00eames \u00e9ditions, l&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re, elle a dirig\u00e9, avec Bernard Marchand, la publication d&rsquo;un ouvrage collectif original et d\u00e9capant, \u00ab\u00a0Anti-urbain &#8211; Origines et cons\u00e9quences de l&rsquo;urbaphobie\u00a0\u00bb.<\/p>\n<h2>Chapitre 1:\u00a0Les villes progressent-elles d&rsquo;un m\u00e8tre carr\u00e9 par seconde?<\/h2>\n<p>Il y a des formules qui font mouche. La Suisse s&rsquo;urbanise, para\u00eet-il, au rythme d\u00e9vastateur de 1 m2 par seconde. Pratiquement tous les d\u00e9fenseurs patent\u00e9s du paysage et du territoire helv\u00e9tique ont fait leurs choux gras de ce slogan choc. Pour Jo\u00eblle Salomon Cavin, inutile d&rsquo;aller plus loin, si on n&rsquo;a pas d&rsquo;abord d\u00e9m\u00eal\u00e9 soigneusement le vrai du faux dans ce constat.<\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px\"><em>\u00abAllez savoir!\u00bb: Ce chiffre de 1 m2 qui cerne l&rsquo;urbanisation galopante de la Suisse, il n&rsquo;est pas tomb\u00e9 du ciel\u2026<\/em><\/p>\n<p>Jo\u00eblle Salomon Cavin: Il d\u00e9coule des r\u00e9sultats publi\u00e9s par l&rsquo;Office f\u00e9d\u00e9ral de la statistique sur la progression de \u00ab\u00a0la surface d&rsquo;habitat et d&rsquo;infrastructures\u00a0\u00bb en douze ans. Je vous \u00e9pargne les calculs exacts, mais ce qu&rsquo;il faut savoir, c&rsquo;est que cette cat\u00e9gorie de surfaces recouvre des utilisations du sol pour le moins disparates: aussi bien les surfaces de transports, les industries ou les b\u00e2timents (on pouvait s&rsquo;y attendre!) que les parcs publics, les campings ou les terrains de sport, par exemple, classifi\u00e9s comme \u00abespaces verts et lieux de d\u00e9tente\u00a0\u00bb, ou encore les terrains \u00ab\u00a0attenants aux maisons individuelles\u00a0\u00bb. Au total, beaucoup de vide et beaucoup de vert!<\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px\"><em>Vous d\u00e9noncez une simplification abusive du constat de l&rsquo;Office f\u00e9d\u00e9ral de la statistique?<\/em><\/p>\n<p>Davantage que \u00e7a! Utilis\u00e9 comme il l&rsquo;est, cet indicateur est mensonger. C&rsquo;est une \u00ab\u00a0bo\u00eete noire\u00a0\u00bb qui transmet une image d\u00e9form\u00e9e de la r\u00e9alit\u00e9. En d\u00e9finitive, elle entretient une repr\u00e9sentation n\u00e9gative de la ville au sens large, sur laquelle il est trop facile de surfer. Il ne s&rsquo;agit pas de minimiser les probl\u00e8mes pos\u00e9s par l&rsquo;\u00e9talement urbain, mais une augmentation des surfaces b\u00e2ties de 1 m2 par seconde, bien plac\u00e9e dans un centre, \u00e0 proximit\u00e9 directe de transports publics desservis convenablement, avec une offre de logements suppl\u00e9mentaire, n&rsquo;est-ce pas une bonne nouvelle, par les temps qui courent?<\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px\"><em>Dans ces conditions, quelle est la r\u00e9alit\u00e9 cach\u00e9e?<\/em><\/p>\n<p>Il est facile d&rsquo;alerter l&rsquo;opinion sur les ravages du b\u00e9tonnage urbain. Il est beaucoup plus d\u00e9licat d&rsquo;expliquer que le fond du probl\u00e8me, c&rsquo;est le mitage du territoire par les maisons individuelles, longtemps consid\u00e9r\u00e9es comme l&rsquo;expression du bonheur suisse, qui sont les principales responsables de l&rsquo;avanc\u00e9e de l&rsquo;urbanisation (110&rsquo;000 villas individuelles b\u00e2ties en Suisse depuis 2001. Le paradoxe, c&rsquo;est que si les villes s&rsquo;\u00e9talent, c&rsquo;est par d\u00e9sir de campagne. O\u00f9 la recherche d&rsquo;une certaine proximit\u00e9 avec la nature, aboutit \u00e0 la destruction de cette nature.<\/p>\n<h2>Chapitre 2:\u00a0Comment la ville est devenue une mal-aim\u00e9e<\/h2>\n<p>L&rsquo;opposition entre les villes et les campagnes ne date pas d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Jo\u00eblle Salomon Cavin soutient qu&rsquo;elle est m\u00eame l&rsquo;une des composantes majeures du mod\u00e8le f\u00e9d\u00e9raliste helv\u00e9tique.<\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px\"><em>S&rsquo;il fallait ne retenir qu&rsquo;une seule date clef?<\/em><\/p>\n<p>La Constitution f\u00e9d\u00e9rale de 1848! A l&rsquo;\u00e9poque, on sort d&rsquo;une r\u00e9volte des campagnes contre les grandes villes comme Zurich, B\u00e2le ou Gen\u00e8ve qui tirent leurs revenus des campagnes conquises par la force ou par l&rsquo;argent. Et le nouveau texte constitutionnel est impr\u00e9gn\u00e9 d&rsquo;un tr\u00e8s net renversement des rapports de force. Le suffrage universel donne l&rsquo;avantage \u00e0 des campagnes plus peupl\u00e9es. Et l&rsquo;instauration d&rsquo;un syst\u00e8me bicam\u00e9ral limite durablement le poids des villes par la cr\u00e9ation d&rsquo;une Chambre des cantons.<\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px\"><em>Et il y a aussi la repr\u00e9sentation que la Suisse donne d&rsquo;elle-m\u00eame o\u00f9 les villes n&rsquo;ont que peu de place\u2026<\/em><\/p>\n<p>En parall\u00e8le avec la dimension politique ancr\u00e9e dans la Constitution, c&rsquo;est l&rsquo;\u00e9mergence culturelle du grand mythe alpin qui se construit en opposition avec le d\u00e9veloppement urbain. Les \u00e9crivains voyageurs qui d\u00e9crivent les sommets immacul\u00e9s\u2026 L&rsquo;opposition explicite entre les villes st\u00e9rilisantes et le sol nourricier&#8230; Le Village suisse de l&rsquo;Exposition nationale de 1896, avec son d\u00e9cor alpestre, est l&rsquo;affirmation parfaite de cette identit\u00e9 nationale. Plus tard, les deux guerres mondiales vont encore forcer le trait: sans exag\u00e9rer, les villes deviennent des ennemis int\u00e9rieurs qui confisquent du terrain qui aurait \u00e9t\u00e9 utile pour nourrir les populations.<\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px\"><em>Et la Suisse est un cas isol\u00e9?<\/em><\/p>\n<p>Non, c&rsquo;est un ph\u00e9nom\u00e8ne qui d\u00e9passe clairement les fronti\u00e8res nationales, mais il est ancr\u00e9 localement. Partout en Europe, les grands mythes nationaux s&rsquo;appuient sur le monde rural, tout en d\u00e9valorisant le mode de vie urbain. D&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 une stabilit\u00e9 rassurante et une communaut\u00e9 qui se perp\u00e9tue avec ses valeurs traditionnelles, et de l&rsquo;autre un lieu de changement, d&rsquo;\u00e9mancipation et de modernit\u00e9 inqui\u00e9tante. Pour la Suisse, cet antagonisme prend un poids particulier, du fait de sa position g\u00e9ographique de gardienne du patrimoine alpin. Mais il faut se souvenir aussi de l&rsquo;image des grandes villes industrielles anglaises, au milieu du XIXe si\u00e8cle, repoussoirs reconnus de l&rsquo;alliance de l&rsquo;urbanisme avec le capitalisme industriel.<\/p>\n<h2>Chapitre 3:\u00a0C&rsquo;est nouveau, les villes s&rsquo;affirment<\/h2>\n<p>Le contexte politique et culturel antiurbain s&rsquo;est in\u00e9vitablement traduit dans les textes officiels. Entre autres, ceux concernant l&rsquo;am\u00e9nagement du territoire! Du d\u00e9ni pur et simple des villes, on est pourtant pass\u00e9 \u00e0 une forme de reconnaissance progressive, c&rsquo;est en tout cas le constat de Jo\u00eblle Salomon Cavin.<\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px\"><em>Comment se marque la prise en compte explicite des villes dans la r\u00e9flexion sur l&rsquo;am\u00e9nagement du territoire?<\/em><\/p>\n<p>On revient de tr\u00e8s loin! Dans la premi\u00e8re loi sur l&rsquo;am\u00e9nagement du territoire vot\u00e9e en 1979, il n&rsquo;est tout simplement pas fait mention du mot \u00ab\u00a0ville\u00a0\u00bb&#8230; Et l\u00e0, on ne remonte pas \u00e0 la pr\u00e9histoire, c&rsquo;\u00e9tait il y a une trentaine d&rsquo;ann\u00e9es! En fait, c&rsquo;\u00e9tait le reflet fid\u00e8le d&rsquo;une politique f\u00e9d\u00e9rale qui voit dans la ville un mal dont il faut limiter les d\u00e9bordements. Il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;am\u00e9nager la ville, il faut la circonscrire, autant que possible.<\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px\"><em>Et les premiers signes de \u00ab\u00a0d\u00e9tente\u00a0\u00bb?<\/em><\/p>\n<p>Ils sont tr\u00e8s r\u00e9cents, contrairement \u00e0 ce qu&rsquo;on pourrait penser. Les premi\u00e8res recherches syst\u00e9matiques datent des ann\u00e9es quatre-vingt, par exemple gr\u00e2ce au lancement du programme national de recherche \u00ab\u00a0Villes et transports\u00a0\u00bb. En 1999, c&rsquo;est l&rsquo;inscription, hautement symbolique, des termes de ville et d&rsquo;agglom\u00e9ration dans la nouvelle Constitution. Puis, une l\u00e9g\u00e8re acc\u00e9l\u00e9ration, suite \u00e0 une intervention historique du conseiller f\u00e9d\u00e9ral Moritz Leuenberger, avec le lancement de la politique des agglom\u00e9rations par la Conf\u00e9d\u00e9ration. Et enfin, la conception r\u00e9solument urbaine d&rsquo;Expo.02, proposant non plus la vision patin\u00e9e par l&rsquo;usage du village suisse, mais une sorte de \u00ab\u00a0ville-territoire\u00a0\u00bb avec ses sites r\u00e9partis sur le Plateau.<\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px\"><em>Cela dit, les critiques \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard des villes n&rsquo;ont pas cess\u00e9, loin de l\u00e0&#8230;<\/em><\/p>\n<p>C&rsquo;est \u00e9vident, la ville est critiquable. Mais il faut faire la part des choses. Nous sortons \u00e0 peine d&rsquo;une p\u00e9riode o\u00f9 la ville \u00e9tait un probl\u00e8me en soi, ce qu&rsquo;on pourrait appeler une urbaphobie dominante, paradoxalement peu \u00e9tudi\u00e9e, un sentiment collectif qui avait des racines politiques et culturelles profondes.<\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px\"><em>L&rsquo;opposition ville-campagne serait-elle en train de s&rsquo;\u00e9teindre au moment m\u00eame o\u00f9 elle est reconnue comme un facteur important dans la formation de l&rsquo;opinion?<\/em><\/p>\n<p>La Suisse vit une p\u00e9riode charni\u00e8re dans sa relation avec la ville qui est beaucoup plus complexe que la simple addition des m\u00e8tres carr\u00e9s perdus ou gagn\u00e9s sur la \u00ab\u00a0nature\u00a0\u00bb, pour reprendre la formule qui alimentera encore longtemps la pol\u00e9mique.<\/p>\n<p>On ne peut pas nier que sur le plan politique, une certaine reconnaissance de la dimension urbaine fait son chemin, m\u00eame si, \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle de la r\u00e9gion, on est encore loin du compte. Et corollaire, les villes n&rsquo;h\u00e9sitent plus \u00e0 s&rsquo;affirmer et \u00e0 s&rsquo;assumer comme telles, l&rsquo;exemple de Zurich est probant \u00e0 cet \u00e9gard.<\/p>\n<p>La population, elle, reste encore tr\u00e8s impr\u00e9gn\u00e9e du r\u00eave du logement \u00e0 la campagne, les enqu\u00eates le prouvent. Mais le pouvoir d&rsquo;attraction de la vie en ville redevient progressivement palpable, \u00e0 condition que la qualit\u00e9 et des logements abordables\u2026 soient au rendez-vous. Dans cette perspective, le d\u00e9veloppement urbain durable aura son r\u00f4le \u00e0 jouer.<\/p>\n<p>Au total, il faut donc faire la part de l&rsquo;imaginaire, qui conserve pour le moment toute son importance \u00e0 l&rsquo;opposition classique ville-campagne. Le r\u00e9-enchantement de la ville ne correspond pas \u00e0 un quelconque d\u00e9senchantement de la nature.<\/p>\n<p style=\"text-align: right\">Propos recueillis par<br \/>\nLaurent Bonnard<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s la barri\u00e8re de r\u00f6sti, c&rsquo;est le foss\u00e9 ville-campagne qui est devenu la nouvelle explication \u00e0 la mode pour justifier les divergences des Helv\u00e8tes, les dimanches de votations, quand B\u00e2le &hellip; <\/p>\n","protected":false},"author":47,"featured_media":2195,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[16432,35],"tags":[45],"class_list":{"0":"post-2100","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-no-50","8":"category-societe","9":"tag-laurent-bonnard"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2100","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/users\/47"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2100"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2100\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2195"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2100"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2100"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2100"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}