{"id":2093,"date":"2011-05-09T16:30:14","date_gmt":"2011-05-09T14:30:14","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=2093"},"modified":"2012-05-11T12:03:02","modified_gmt":"2012-05-11T10:03:02","slug":"les-mysteres-de-la-fausse-monnaie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/les-mysteres-de-la-fausse-monnaie\/","title":{"rendered":"Les myst\u00e8res de la fausse monnaie"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_2193\" aria-describedby=\"caption-attachment-2193\" style=\"width: 530px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-2193\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2011\/05\/dollars.jpg\" alt=\"\" width=\"530\" height=\"260\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2193\" class=\"wp-caption-text\">\u00a9 Jo\u00ebl Behr - fotolia.com<\/figcaption><\/figure>\n<p><strong><em>Du 25 au 27 mai, l&rsquo;UNIL ouvre ses portes au public pour une sixi\u00e8me \u00e9dition des Myst\u00e8res. Les scientifiques y aborderont, entre autres, le th\u00e8me de la monnaie et des faux-monnayeurs. Rencontre \u00e0 l&rsquo;Institut de police scientifique avec le professeur Christophe Champod et le doctorant Martin F\u00fcrbach, deux experts en sciences forensiques. <\/em><\/strong><\/p>\n<p>La fausse monnaie n&rsquo;est pas le domaine de la criminalit\u00e9 dont les experts parlent le plus volontiers. D&rsquo;abord pour des raisons de s\u00e9curit\u00e9 mon\u00e9taire (\u00ab\u00a0pour ne pas renseigner les faussaires\u00a0\u00bb), mais encore en mati\u00e8re de condamnations (\u00ab\u00a0pour ne pas encourager les vocations\u00a0\u00bb). \u00ab\u00a0Moins on communique sur le ph\u00e9nom\u00e8ne, moins il se d\u00e9veloppe\u00a0\u00bb, r\u00e9sume le professeur Christophe Champod, de l&rsquo;Institut de police scientifique de l&rsquo;UNIL.<\/p>\n<p>Cela rend d&rsquo;autant plus int\u00e9ressant le rendez-vous donn\u00e9 par les chercheurs lausannois, qui accueilleront le grand public \u00e0 la fin mai, dans le cadre des <a href=\"https:\/\/www.unil.ch\/mysteres\">Myst\u00e8res de l&rsquo;UNIL 2011<\/a>, pour \u00e9voquer les questions relatives au faux monnayage, un d\u00e9lit que les Etats ont, durant longtemps, sanctionn\u00e9 de tr\u00e8s lourdes peines.<\/p>\n<h2>On a \u00e9bouillant\u00e9 des faussaires<\/h2>\n<p>Au Moyen Age, ce crime de l\u00e8se-majest\u00e9 \u00e9tait puni par l&rsquo;\u00e9bouillantage, et, si les peines sont plus cl\u00e9mentes de nos jours, de nombreux pays qualifient encore ce d\u00e9lit de \u00ab\u00a0crime contre la nation\u00a0\u00bb. En Suisse, la <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/la-couleur-de-largent-au-temps-de-farinet\/\">traque du faussaire Farinet<\/a>, abattu en 1880, rappelle toute l&rsquo;intransigeance des autorit\u00e9s \u00e0 ce sujet.<\/p>\n<p>Une intransigeance que le professeur Christophe Champod, de l&rsquo;Institut de police scientifique de Lausanne, explique volontiers: \u00ab\u00a0La stabilit\u00e9 \u00e9conomique d&rsquo;un pays repose en partie sur la confiance dans sa monnaie, une fonction r\u00e9galienne de l&rsquo;Etat. S&rsquo;y attaquer revient \u00e0 s&rsquo;en prendre \u00e0 sa s\u00e9curit\u00e9\u00a0\u00bb.<\/p>\n<h2>Une arme utilis\u00e9e par Hitler<\/h2>\n<p>C&rsquo;est ainsi que la fausse monnaie peut devenir une arme de guerre que l&rsquo;on utilise dans l&rsquo;objectif de provoquer une brutale d\u00e9valuation chez l&rsquo;ennemi. \u00ab\u00a0En 1942, rappelle le professeur Champod, l&rsquo;Allemagne nazie avait tent\u00e9 d&rsquo;inonder l&rsquo;Angleterre de fausses livres sterling\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>L&rsquo;op\u00e9ration \u00ab\u00a0Bernhard\u00a0\u00bb, c&rsquo;\u00e9tait son nom, a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9e dans le plus grand secret depuis le camp de Sachsenhausen. Elle a fait l&rsquo;objet de l&rsquo;excellent film \u00ab\u00a0Les Faussaires\u00a0\u00bb (2007), o\u00f9 l&rsquo;on voit des prisonniers juifs forc\u00e9s de fabriquer des copies de billets anglais pour le compte d&rsquo;Adolf Hitler.<\/p>\n<h2>Ces superdollars sont des faux venus de Cor\u00e9e!<\/h2>\n<p>De nos jours, c&rsquo;est le dollar am\u00e9ricain qui est devenu une cible de choix pour les faussaires, \u00e0 la fois par la quantit\u00e9 de devises en circulation dans le monde entier et \u00e0 cause du symbole que repr\u00e9sente le billet vert.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Les Etats-Unis ont d\u00e9couvert l&rsquo;existence d&rsquo;une grande quantit\u00e9 de copies presque parfaites de dollar, que l&rsquo;on a appel\u00e9es superdollars\u00a0\u00bb, rappelle Martin F\u00fcrbach, doctorant en sciences forensiques (sciences et techniques appliqu\u00e9es \u00e0 l&rsquo;investigation criminelle) \u00e0 l&rsquo;UNIL. Ces contrefa\u00e7ons ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9es en 2005, et leur fabrication a \u00e9t\u00e9 attribu\u00e9e \u00e0 la Cor\u00e9e du Nord contre laquelle Washington a engag\u00e9 des repr\u00e9sailles.<\/p>\n<h2>La photocopie facilite le travail des faussaires<\/h2>\n<p>Loin de ces enjeux strat\u00e9giques, la figure du faux-monnayeur v\u00e9nal incarne encore la g\u00e9n\u00e9ralit\u00e9 du genre. A l&rsquo;\u00e8re de la photocopieuse et de l&rsquo;imprimante \u00e0 jet d&rsquo;encre, \u00ab\u00a0le travail des faussaires est facilit\u00e9, c&rsquo;est clair, note Martin F\u00fcrbach. Leur nombre est en augmentation mais la qualit\u00e9 de leur travail est nettement en baisse et il est en g\u00e9n\u00e9ral tr\u00e8s facile de distinguer une copie\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>A consulter les rapports de l&rsquo;Office f\u00e9d\u00e9ral de la police, la Suisse aurait peu \u00e0 craindre des faussaires, \u00ab\u00a0des individus ou de petits groupes qui produisent de la fausse monnaie \u00e0 petite \u00e9chelle (\u2026). Les billets de banque authentiques comportent assez de caract\u00e9ristiques de s\u00e9curit\u00e9 pour qu&rsquo;il soit possible de d\u00e9tecter les faux sans instrument\u00a0\u00bb.<\/p>\n<h2>4000 faux billets sont saisis chaque ann\u00e9e en Suisse<\/h2>\n<p>Les sommes confisqu\u00e9es pour la p\u00e9riode 2008-2009 s&rsquo;\u00e9levaient \u00e0 570&rsquo;000 francs, un montant d\u00e9risoire face aux 40 milliards de francs en circulation. \u00ab\u00a0A l&rsquo;heure o\u00f9 nous parlons, poursuit Martin F\u00fcrbach, on estime \u00e0 4000 le nombre de faux billets saisis par ann\u00e9e en Suisse. Cela repr\u00e9sente un ratio de 10 copies pour un million de vrais billets, contre 50 dans la zone euro, 100 pour le dollar et 300 pour la livre britannique\u00a0\u00bb. Ce sont l\u00e0 les donn\u00e9es des banques nationales ou centrales, pr\u00e9cisent nos experts.<\/p>\n<h2>Pour prot\u00e9ger les billets, la Suisse est championne<\/h2>\n<p>La Banque nationale suisse (BNS), qui participe \u00e0 l&rsquo;exposition \u00ab\u00a0Les Myst\u00e8res de l&rsquo;UNIL\u00a0\u00bb, ne craint gu\u00e8re de collaborer. \u00ab\u00a0Car le franc suisse est une vitrine technologique. 90% des mesures de s\u00e9curit\u00e9 des billets de banque dans le monde sont brevet\u00e9es en Suisse\u00a0\u00bb, rappelle Christophe Champod.<\/p>\n<p>Deux des trois leaders suisses de cette niche high-tech sont m\u00eame \u00e9tablis dans le canton de Vaud: KBA Giori, sp\u00e9cialiste dans la fabrique de presses \u00e0 billets et SICPA, qui domine le march\u00e9 mondial des encres s\u00e9curis\u00e9es.<\/p>\n<h2>Un billet de banque n&rsquo;est pas plat!<\/h2>\n<p>\u00ab\u00a0L&rsquo;une de ces encres est utilis\u00e9e abondamment aujourd&rsquo;hui sur les nouveaux dollars am\u00e9ricains lanc\u00e9s en 2010 et 2011\u00a0\u00bb, rappelle Christophe Champod. Cette encre, pr\u00e9sente depuis de nombreuses ann\u00e9es sur les coupures suisses, dont la couleur varie selon l&rsquo;incidence de la lumi\u00e8re est appel\u00e9e OVI (Optical Variable Ink). C&rsquo;est un brevet suisse.\u00bb De m\u00eame que l&rsquo;impression en relief, appel\u00e9e \u00ab\u00a0en taille douce\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0intaglio\u00a0\u00bb, sensible au toucher. \u00ab\u00a0Au macroscope que nous utiliserons pour les Myst\u00e8res, le public verra qu&rsquo;un billet de banque \u00e0 la loupe n&rsquo;est pas plat. C&rsquo;est tr\u00e8s spectaculaire\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Autres techniques suisses de pointe, la microperforation au laser utilis\u00e9e pour les chiffres ou le Kinegram\u00ae. \u00ab\u00a0Il est pratiquement impossible \u00e0 reproduire, c&rsquo;est vraiment de l&rsquo;horlogerie\u00a0\u00bb, conclut Christophe Champod.<\/p>\n<h2>En Suisse, les faux-monnayeurs sont des particuliers<\/h2>\n<p>Toutes ces technologies expliquent, selon Martin F\u00fcrbach, que la Suisse est moins touch\u00e9e par le faux monnayage pratiqu\u00e9 par le crime organis\u00e9 qui, sous nos latitudes, s&rsquo;attaque d&rsquo;abord \u00e0 l&rsquo;euro, qui est constitu\u00e9 d&rsquo;une plus grande masse de billets, et surtout, qui est imprim\u00e9 dans une vingtaine de lieux \u00e0 travers l&rsquo;Europe. \u00ab\u00a0La Suisse a pour avantage de faire imprimer tous ses billets au m\u00eame endroit, chez Orell F\u00fcssli, \u00e0 Zurich\u00a0\u00bb. En chiffres, sur les 500&rsquo;000 faux euros saisis chaque ann\u00e9e, 80% sont imprim\u00e9s par des organisations criminelles contre 20% par des particuliers. En Suisse, ce rapport s&rsquo;inverse.<\/p>\n<p>La plupart des faux sont des billets de 50 et de 100 francs. \u00ab\u00a0Copier 10 francs, \u00e7a n&rsquo;en vaut pas la peine et les billets de 1000 s&rsquo;\u00e9coulent mal\u00a0\u00bb, explique Christophe Champod.<\/p>\n<h2>Le Farinet al\u00e9manique<\/h2>\n<p>Un Farinet al\u00e9manique, Hans-J\u00f6rg M\u00fchlematter, en a fait les frais. En 1976, ce surdou\u00e9 de l&rsquo;imprimerie, traqu\u00e9 par le patron de l&rsquo;Office central pour la r\u00e9pression du faux monnayage de l&rsquo;\u00e9poque, Roger D\u00e9caillet, a d&rsquo;abord reproduit des billets de 100 francs avec une pr\u00e9cision diabolique.<\/p>\n<p>Dans un sc\u00e9nario semblable \u00e0 celui de \u00ab\u00a0Arr\u00eate-moi si tu peux\u00a0\u00bb (un film avec Leonardo DiCaprio et Tom Hanks, sorti en 2002), Roger D\u00e9caillet d\u00e9couvre \u00e0 la fin 1997 une nouvelle s\u00e9rie de faux billets de 1000 francs, si pr\u00e9cis qu&rsquo;ils portent la signature de l&rsquo;auteur, aussit\u00f4t arr\u00eat\u00e9 pour la deuxi\u00e8me fois pour une saisie record: 6 millions de faux francs en billets de 1000. Le projet \u00e9tait d&rsquo;autant plus vain qu&rsquo;en avril 1998, la BNS lan\u00e7ait son nouveau billet de 1000 francs\u2026<\/p>\n<h2>Le faussaire du dimanche risque le flagrant d\u00e9lit<\/h2>\n<p>\u00ab\u00a0En Suisse, tous les faux sont transmis au KILA, un service sp\u00e9cialis\u00e9 de la police f\u00e9d\u00e9rale, \u00e0 Berne, et les services de police internationaux communiquent sur une base de donn\u00e9es commune en la mati\u00e8re\u00a0\u00bb, rappellent les experts de l&rsquo;UNIL.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 cela, la majorit\u00e9 des faussaires ne sont pas attrap\u00e9s. D&rsquo;une part, parce que les quantit\u00e9s produites par les particuliers sont n\u00e9gligeables et de mauvaise qualit\u00e9, mais aussi parce qu&rsquo;ils sont difficiles \u00e0 pister. Il faut une grande quantit\u00e9 de faux billets et une certaine syst\u00e9matique propre au crime organis\u00e9, pour que l&rsquo;enqu\u00eateur ait une chance de remonter la piste. Le risque du faussaire du dimanche, c&rsquo;est le flagrant d\u00e9lit qui conduira \u00e0 son imprimante et ses petits d\u00e9fauts qui le trahiront.<\/p>\n<h2>La justice est de plus en plus cl\u00e9mente<\/h2>\n<p>\u00ab\u00a0Pendant longtemps, il fallait \u00eatre imprimeur pour fabriquer de faux billets, rappelle Christophe Champod, l&rsquo;usage professionnel d&rsquo;une imprimante Offset \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 un indice d&rsquo;une pr\u00e9m\u00e9ditation criminelle. Aujourd&rsquo;hui, votre enfant peut scanner et imprimer un billet pour s&rsquo;amuser\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Pour cette raison, les condamnations sont rares et la justice toujours plus cl\u00e9mente. \u00ab\u00a0En R\u00e9publique tch\u00e8que, explique Martin F\u00fcrbach, les peines pour contrefa\u00e7on allaient de 2 \u00e0 15 ans de prison. Mais, en 2010, une directive europ\u00e9enne a forc\u00e9 les Etats membres \u00e0 harmoniser les peines, ce qui a amen\u00e9 des sanctions plus douces. L&rsquo;argument des juges est qu&rsquo;il est tr\u00e8s facile de copier des billets de nos jours et qu&rsquo;on ne peut infliger une peine de 2 ans minimum \u00e0 chaque coupable\u00a0\u00bb.<\/p>\n<h2>Que faire avec un faux billet?<\/h2>\n<p>Et que se passe-t-il si un citoyen rapporte aux autorit\u00e9s un faux billet qui est tomb\u00e9 en sa possession? Il ne sera pas d\u00e9dommag\u00e9 pour la somme concern\u00e9e. Le billet sera simplement retir\u00e9 de la circulation et envoy\u00e9 au KILA. Mieux vaut donc se m\u00e9fier. Car, pour \u00e9viter cette m\u00e9saventure, l&rsquo;usager a des atouts qui lui permettront de reconna\u00eetre facilement un vrai billet: le toucher en relief de l&rsquo;impression \u00ab\u00a0en taille douce\u00a0\u00bb, l&rsquo;alignement des impressions recto verso, le filigrane du papier ou encore la microperforation. Ajoutons \u00e0 cette liste de moyens une visite aux Myst\u00e8res de l&rsquo;UNIL, entre le 25 et le 27 mai, o\u00f9 ces diff\u00e9rences entre vrais et faux billets seront largement d\u00e9taill\u00e9es.<\/p>\n<p style=\"text-align: right\">Michel Beuret<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Du 25 au 27 mai, l&rsquo;UNIL ouvre ses portes au public pour une sixi\u00e8me \u00e9dition des Myst\u00e8res. 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