{"id":1954,"date":"2010-11-03T12:09:35","date_gmt":"2010-11-03T10:09:35","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=1954"},"modified":"2012-05-15T17:25:53","modified_gmt":"2012-05-15T15:25:53","slug":"les-femmes-sont-elles-toujours-des-victimes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/les-femmes-sont-elles-toujours-des-victimes\/","title":{"rendered":"Les femmes sont-elles toujours des victimes?"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_1964\" aria-describedby=\"caption-attachment-1964\" style=\"width: 530px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1964 \" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2010\/12\/papin.jpg\" alt=\"\" width=\"530\" height=\"260\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1964\" class=\"wp-caption-text\">L\u00e9a et Christine Papin. En 1933, les deux soeurs assassin\u00e8rent leurs patronnes dans des circonstances particuli\u00e8rement atroces.<\/figcaption><\/figure>\n<p><strong><em>Dans la s\u00e9rie TV \u00ab24 h chrono\u00bb (bient\u00f4t sur la TSR) appara\u00eet un agent f\u00e9minin qui torture des prisonniers. C\u2019est la derni\u00e8re version scandaleuse de la femme \u00e9gale de l\u2019homme dans la violence faite \u00e0 ses semblables. L\u2019occasion de rencontrer deux criminologues de l\u2019UNIL pour savoir ce qu\u2019il en est vraiment.<\/em><\/strong><\/p>\n<p>La pol\u00e9mique a \u00e9t\u00e9 rude, quand le c\u00e9l\u00e8bre agent de la cellule antiterroriste Jack Bauer torturait un prisonnier pour lui soutirer des informations, dans les premi\u00e8res saisons de la tr\u00e8s populaire s\u00e9rie TV am\u00e9ricaine \u00ab24 h chrono\u00bb. Elle promet de reprendre avec une ampleur suppl\u00e9mentaire dans les semaines qui viennent, quand la TSR diffusera la derni\u00e8re saison du feuilleton am\u00e9ricain. Car on y voit une femme, Ren\u00e9e Walker, le nouvel alter ego f\u00e9minin de Jack Bauer, recourir \u00e0 son tour \u00e0 la violence physique pour interroger les terroristes.<\/p>\n<p>Men\u00e9s par un homme, ces interrogatoires muscl\u00e9s sont d\u00e9j\u00e0 difficiles \u00e0 supporter. Et par une femme, ce serait carr\u00e9ment inacceptable? C\u2019est bien ce que semblent montrer les r\u00e9actions de l\u2019opinion publique, suite aux faits divers o\u00f9\u00a0une repr\u00e9sentante du genre f\u00e9minin s\u2019est livr\u00e9e \u00e0 des actes barbares. Et pourtant, cet ultime rebondissement du sc\u00e9nario tr\u00e9pidant de \u00ab24 h chrono\u00bb n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 imagin\u00e9 par de pervers sc\u00e9naristes hollywoodiens.<\/p>\n<h2>En 2004, des femmes torturent \u00e0 la prison d\u2019Abou Ghraib<\/h2>\n<p>Souvenez-vous de 2004, quand le monde d\u00e9couvrait, estomaqu\u00e9, les photos de la soldate am\u00e9ricaine Lynndie England faisant subir des s\u00e9vices, souvent \u00e0 caract\u00e8re sexuel, \u00e0 des prisonniers irakiens dans la prison d\u2019Abou Ghraib.<\/p>\n<p>La photo o\u00f9 la soldate tient un d\u00e9tenu en laisse a fait la une de nombreux journaux, et elle a suscit\u00e9 bien plus de commentaires que si un homme s\u2019\u00e9tait livr\u00e9 \u00e0 des humiliations identiques. La m\u00eame stup\u00e9faction s\u2019\u00e9tait d\u00e9j\u00e0 manifest\u00e9e, quelques semaines plus t\u00f4t, quand Michelle Martin, la compagne du p\u00e9dophile belge Marc Dutroux, avait \u00e9t\u00e9 reconnue coupable d\u2019avoir jou\u00e9 un r\u00f4le tr\u00e8s actif dans ses crimes p\u00e9dophiles, avant que l\u2019on mette sa participation sur le compte de l\u2019influence de son conjoint.<\/p>\n<h2>Une femme criminelle suscite l\u2019incr\u00e9dulit\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale<\/h2>\n<p>Depuis quelques ann\u00e9es, enfin, on parle de plus en plus de m\u00e8res infanticides qui cachent les cadavres de leurs b\u00e9b\u00e9s dans le cong\u00e9lateur ou qui les enterrent au fond du jardin. D\u00e8s qu\u2019il y a violence de la part d\u2019une femme, surtout un homicide ou une agression sexuelle, c\u2019est l\u2019incr\u00e9dulit\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale. Notamment parce que ces femmes criminelles ne cadrent pas avec le st\u00e9r\u00e9otype de la m\u00e8re pacifiste et aimante qui fa\u00e7onne notre imaginaire.<\/p>\n<p>Entre les tenants de la femme trop douce pour \u00eatre criminelle, et ceux qui postulent que les hommes et les femmes sont capables du meilleur et du pire, qui a raison? \u00abLes femmes sont capables de tous les crimes, y compris les plus violents et les plus sanguinaires. Elles ont exactement la m\u00eame palette de comportements criminels que les hommes\u00bb, r\u00e9pondent sans h\u00e9siter V\u00e9ronique Jaquier et Jo\u00eblle Vuille, criminologues et chercheuses \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Lausanne (UNIL).<\/p>\n<h2>Ces rares d\u00e9lits que les femmes ne commettent jamais<\/h2>\n<p>D\u2019entr\u00e9e, elles cassent le mythe de l\u2019innocence f\u00e9minine. Certaines f\u00e9ministes aiment utiliser l\u2019argument de la douceur, du sens du dialogue et du compromis, dont les femmes seraient pourvues par essence pour plaider la n\u00e9cessit\u00e9 de les inclure davantage dans la vie politique et \u00e9conomique. Cette repr\u00e9sentation est r\u00e9guli\u00e8rement d\u00e9mentie par la r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<p>Homicides, s\u00e9vices sexuels sur des mineurs, brigandages\u2026 les filles font tout comme les gar\u00e7ons. Enfin presque. La d\u00e9finition du viol dans la loi suisse exige pour qualifier ainsi des actes sexuels qu\u2019il y ait p\u00e9n\u00e9tration vaginale par un p\u00e9nis, ce qui exclut forc\u00e9ment tout auteur f\u00e9minin. Quelques autres rares d\u00e9lits ont un sexe: les m\u00e8res ne sont presque jamais condamn\u00e9es pour non-versement de pension alimentaire \u2013 mais elles ne sont presque jamais tenues d\u2019en verser une. Elles sont par contre surrepr\u00e9sent\u00e9es\u00a0dans les cas de non-pr\u00e9sentation d\u2019enfants (76%), ce qui est aussi assez logique: c\u2019est en g\u00e9n\u00e9ral elles qui obtiennent la garde l\u00e9gale de leur prog\u00e9niture.<\/p>\n<h2>Les femmes commettent moins de d\u00e9lits et r\u00e9cidivent moins<\/h2>\n<p>S\u2019il existe quelques rares crimes ou d\u00e9lits tr\u00e8s connot\u00e9s en mati\u00e8re de genre, pour la plus grande part, ce n\u2019est pas le cas; on l\u2019a vu, les femmes sont capables de commettre les m\u00eames violences que les hommes. Mais une diff\u00e9rence notable les distingue des messieurs: elles passent beaucoup moins souvent \u00e0 l\u2019acte. \u00abAucun crime ou d\u00e9lit n\u2019est \u00e9tranger au genre, mais elles commettent, d\u2019une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, moins d\u2019infractions \u00e0 la loi que les hommes. Et c\u2019est encore plus vrai dans le cas des infractions graves, tels que les homicides par exemple\u00bb, commentent les deux sp\u00e9cialistes de l\u2019UNIL.<\/p>\n<p>Les statistiques, assez proches d\u2019un pays occidental \u00e0 l\u2019autre, permettent de chiffrer cette diff\u00e9rence: tous d\u00e9lits et crimes confondus, le contingent des hommes repr\u00e9sente environ 85% des condamnations. On est donc tr\u00e8s loin de la parit\u00e9. Si l\u2019on reste ax\u00e9 sur les crimes ou d\u00e9lits impliquant des violences, la gent f\u00e9minine est encore moins pr\u00e9sente. C\u2019est dans les d\u00e9lits comme l\u2019abus de confiance (24%), l\u2019escroquerie (22%) et le vol simple (18,5%) qu\u2019elles sont le plus actives. \u00abLes femmes r\u00e9cidivent \u00e9galement beaucoup moins que les hommes, et sont moins souvent condamn\u00e9es pour plusieurs infractions au cours du m\u00eame proc\u00e8s\u00bb, pr\u00e9cise encore Jo\u00eblle Vuille.<\/p>\n<h2>Les adolescentes commettent autant de vols \u00e0 l\u2019\u00e9talage que les gar\u00e7ons<\/h2>\n<p>L\u2019adolescence est le seul temps de la vie o\u00f9 les diff\u00e9rences face aux d\u00e9lits s\u2019estompent peut-\u00eatre. C\u2019est en effet \u00e0 cette p\u00e9riode que les deux sexes commettent le plus d\u2019infractions \u2013 majoritairement de petites choses. \u00abLes donn\u00e9es autoreport\u00e9es suisses montrent que, proportionnellement, les filles commettent autant de vols \u00e0 l\u2019\u00e9talage que les gar\u00e7ons, mais demeurent beaucoup moins nombreuses qu\u2019eux \u00e0 commettre des agressions ou des actes de vandalisme\u00bb, explique V\u00e9ronique Jaquier.<\/p>\n<p>\u00abLa nouvelle statistique polici\u00e8re f\u00e9d\u00e9rale pr\u00e9sente des chiffres similaires. Les trois-quarts des d\u00e9lits commis par les filles rel\u00e8vent des infractions contre le patrimoine, mais, m\u00eame dans ce cas, les filles repr\u00e9sentent \u00e0 peine un quart de l\u2019ensemble des mineurs pr\u00e9venus pour ce type d\u2019infraction\u00bb, poursuit la criminologue de l\u2019UNIL. Comme leurs a\u00een\u00e9es, les adolescentes sont en effet tr\u00e8s peu nombreuses \u00e0 commettre des actes de grande violence \u2013 m\u00eame si cela arrive parfois.<\/p>\n<h2>Ces th\u00e9ories qui expliquent les diff\u00e9rences homme-femme<\/h2>\n<p>Si les femmes, qu\u2019elles soient tr\u00e8s jeunes ou plus \u00e2g\u00e9es, sont susceptibles parfois d\u2019avoir recours \u00e0 la m\u00eame violence que les hommes, pourquoi le font-elles moins souvent qu\u2019eux? \u00abNous n\u2019avons pas de r\u00e9ponse unique et d\u00e9finitive \u00e0 cette question, r\u00e9pondent d\u2019une m\u00eame voix les deux chercheuses. Il existe des pistes diverses, qui ont chacune eu leur heure de gloire.\u00bb<\/p>\n<p>Il y a la th\u00e8se hormonale, qui explique la propension au passage \u00e0 l\u2019acte chez les hommes par un taux de testost\u00e9rone plus \u00e9lev\u00e9. La physiologique, qui met en avant la force physique, certaines violences exigeant une musculature que les femmes n\u2019ont pas, ou moins souvent. La culturelle, qui se base sur l\u2019\u00e9ducation re\u00e7ue par les filles: elles seraient plus surveill\u00e9es et cr\u00e9eraient des liens plus profonds avec leur entourage, ce qui constituerait un frein \u00e0 la violence.<\/p>\n<p>La th\u00e8se psychologique, quant \u00e0 elle, se base sur un plus grand go\u00fbt du risque, de la comp\u00e9tition et donc de l\u2019agressivit\u00e9 chez l\u2019homme, \u00e9l\u00e9ments qui favoriseraient le passage \u00e0 l\u2019acte. La th\u00e8se sociale insiste sur le fait que ces messieurs, plus pr\u00e9sents et actifs dans la soci\u00e9t\u00e9, ont davantage d\u2019occasions de passer \u00e0 l\u2019acte. Bref, tout a \u00e9t\u00e9 dit. Et tout a sans doute un fond de v\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n<h2>Comment l\u2019environnement pousse \u00e0 la criminalit\u00e9<\/h2>\n<p>\u00abOn pense que tous ces param\u00e8tres jouent un r\u00f4le, mais qu\u2019aucun n\u2019est suffisant pour justifier une telle diff\u00e9rence, analyse V\u00e9ronique Jaquier. Aujourd\u2019hui on admet donc que les causes sont multifactorielles.\u00bb Parmi celles que l\u2019on s\u2019attache \u00e0 observer de plus pr\u00e8s, l\u2019environnement social et financier des d\u00e9linquants et criminels. La difficult\u00e9 \u00e0 boucler les fins de mois, par exemple pour les ch\u00f4meurs en fin de droit, ou les probl\u00e8mes li\u00e9s au statut d\u2019immigr\u00e9, sont des facteurs de stress, qui produisent des effets tr\u00e8s distincts selon les genres.<\/p>\n<p>Les hommes tendent \u00e0 s\u2019en prendre au monde ext\u00e9rieur avec violence et \u00e0 consommer des substances psychoactives, alors que les filles s\u2019en prennent \u00e0 elles-m\u00eames, par exemple en d\u00e9veloppant des d\u00e9pressions, des phobies ou en se livrant \u00e0 des actes d\u2019automutilation. Les deux chercheuses de l\u2019UNIL, seules dans leur institut \u00e0 travailler sur la criminalit\u00e9 au f\u00e9minin pour l\u2019heure, ne rechigneraient pas \u00e0 mettre plus de moyens dans ce type de recherches, afin d\u2019affiner les analyses. Mieux comprendre les raisons de la retenue des femmes pourrait servir. Cela permettrait, notamment, d\u2019am\u00e9liorer la pr\u00e9vention, y compris chez les gar\u00e7ons.<\/p>\n<h2>Des soup\u00e7ons \u00e9tranges p\u00e8sent sur les femmes<\/h2>\n<p>Si, aujourd\u2019hui, la criminalit\u00e9 des femmes est d\u00e9crite \u00e0 partir de statistiques tr\u00e8s s\u00e9rieuses, elle \u00e9tait autrefois appr\u00e9ci\u00e9e de fa\u00e7on plus subjective. On a ainsi longtemps soup\u00e7onn\u00e9 les \u00e9pouses ou les m\u00e8res de famille d\u2019\u00eatre \u00e0 l\u2019origine du d\u00e9c\u00e8s de leur conjoint, ou pourquoi pas de leurs enfants: l\u2019acc\u00e8s \u00e0 la cuisine leur donnait enti\u00e8re latitude pour empoisonner la maisonn\u00e9e, et les \u00abExperts\u00bb fa\u00e7on \u00abCSI\u00bb (Las Vegas, Miami, New York, ndlr.) n\u2019\u00e9taient pas encore l\u00e0 pour d\u00e9montrer leur culpabilit\u00e9.<\/p>\n<p>\u00abFond\u00e9e sur le st\u00e9r\u00e9otype de la femme manipulatrice et fourbe, il y a eu aussi l\u2019hypoth\u00e8se que derri\u00e8re chaque crime ou d\u00e9lit commis par un homme se cachait la conjointe du coupable, qui jouait le r\u00f4le de cerveau et utilisait l\u2019homme pour ex\u00e9cuter ses basses oeuvres\u00bb, s\u2019amuse Jo\u00eblle Vuille.<\/p>\n<p>Les femmes, surtout seules, ont aussi pay\u00e9 un lourd tribut \u00e0\u2026 la sorcellerie. De 50\u2019000 \u00e0 100\u2019000 personnes sont mortes en Europe sur les b\u00fbchers, et on estime que 80% d\u2019entre elles environ \u00e9taient des femmes\u2026 qu\u2019on accusait donc modestement de relations sexuelles avec le diable, ou de jeter des sorts aux gens et aux animaux.<\/p>\n<h2>Une \u00abporteuse de vie\u00bb ne saurait donner la mort<\/h2>\n<p>Si ces pr\u00e9jug\u00e9s n\u2019ont plus gu\u00e8re cours, le regard que porte la soci\u00e9t\u00e9 sur la criminalit\u00e9 des femmes reste tr\u00e8s st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9, constatent les deux chercheuses: \u00abIl y a des gens qui se refusent \u00e0 croire \u00e0 la culpabilit\u00e9 d\u2019une femme dans des crimes violents, le meurtre d\u2019une famille enti\u00e8re par exemple, parce qu\u2019en tant que \u00abporteuse de vie\u00bb, elle ne saurait donner la mort, et encore moins \u00e0 ses propres enfants.\u00bb<\/p>\n<p>Pourtant, les exemples ne manquent pas de femmes qui ont tu\u00e9 ou essay\u00e9 de tuer un ou plusieurs de leurs enfants, y compris en Suisse. On se souvient de cette m\u00e8re de Chamoson qui a noy\u00e9 le plus jeune de ses fils dans la baignoire avant d\u2019essayer de supprimer les trois autres membres de la fratrie en les pr\u00e9cipitant dans le Rh\u00f4ne.<\/p>\n<h2>L\u2019opinion publique n\u2019arrive pas \u00e0 y croire<\/h2>\n<p>Mais les faits divers ont beau se succ\u00e9der, l\u2019opinion publique n\u2019arrive pas \u00e0 int\u00e9grer le fait que les femmes peuvent \u00eatre aussi violentes que les hommes, comme le montre bien l\u2019histoire de la soldate Eden Abargil. M\u00eame si elle n\u2019est pas all\u00e9e aussi loin dans les humiliations que l\u2019Am\u00e9ricaine Lynndie England, cette combattante isra\u00e9lienne a post\u00e9 r\u00e9cemment sur Facebook des photos o\u00f9 elle appara\u00eet aux c\u00f4t\u00e9s de prisonniers palestiniens plac\u00e9s dans une posture avilissante.<\/p>\n<p>Les r\u00e9actions horrifi\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 nombreuses &#8211; l\u2019histoire se r\u00e9p\u00e8te donc, mais \u00e0 chaque fois l\u2019opinion publique semble red\u00e9couvrir qu\u2019\u00eatre une femme ne fait pas automatiquement d\u2019elle une sainte\u2026 Voil\u00e0 qui laisse augurer d\u2019une vive r\u00e9action quand la TSR diffusera les sc\u00e8nes de la belle Renee Walker aux prises avec son terroriste.<\/p>\n<p style=\"text-align: right\">Sonia Arnal<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans la s\u00e9rie TV \u00ab24 h chrono\u00bb (bient\u00f4t sur la TSR) appara\u00eet un agent f\u00e9minin qui torture des prisonniers. 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