{"id":1945,"date":"2010-11-03T09:16:56","date_gmt":"2010-11-03T07:16:56","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=1945"},"modified":"2012-05-15T17:25:19","modified_gmt":"2012-05-15T15:25:19","slug":"que-se-passe-t-il-apres-une-grande-extinction","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/que-se-passe-t-il-apres-une-grande-extinction\/","title":{"rendered":"Que se passe-t-il apr\u00e8s une grande extinction?"},"content":{"rendered":"<p><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-1948\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2010\/12\/triceratops.jpg\" alt=\"\" width=\"530\" height=\"260\" \/><\/p>\n<p><strong><em>Pas une semaine ne passe sans qu\u2019on annonce la disparition d\u2019une esp\u00e8ce animale. Les plus pessimistes craignent m\u00eame la r\u00e9p\u00e9tition prochaine de la catastrophe qui a transform\u00e9 les dinosaures en fossiles. Vraie menace ou film catastrophe? Le point avec un expert de l\u2019UNIL.<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Les abeilles \u00e0 longues antennes et les hirondelles de fen\u00eatre vont-elles rejoindre les dinosaures dans la longue liste des esp\u00e8ces disparues? Au moment o\u00f9 s\u2019ach\u00e8ve l\u2019Ann\u00e9e internationale de la biodiversit\u00e9, ces insectes et ces oiseaux vivent des heures difficiles en Suisse, o\u00f9 ils ont pourtant \u00e9t\u00e9 choisis comme symboles de 2010. Ils ne sont pas les seuls. A l\u2019Union internationale pour la conservation de la nature, les experts ont calcul\u00e9 qu\u2019une esp\u00e8ce de mammif\u00e8re sur quatre risque de s\u2019\u00e9teindre. Le pronostic est aussi pessimiste pour un tiers des amphibiens, pour une esp\u00e8ce d\u2019oiseau sur huit et pour 20% des plantes.<\/p>\n<p>Plus largement, les biologistes craignent que la Terre du XXIe si\u00e8cle ne se dirige actuellement vers une nouvelle p\u00e9riode d\u2019extinction de masse. Une catastrophe que la plan\u00e8te n\u2019a plus connue depuis la disparition des dinosaures, il y a 65 millions d\u2019ann\u00e9es. Heureusement, nous n\u2019en sommes pas encore l\u00e0: \u00abSi inqui\u00e9tantes soient-elles, les extinctions actuelles n\u2019ont rien \u00e0 voir avec ce qui se produit lors d\u2019une extinction massive\u00bb, observe le chercheur de l\u2019UNIL Thierry Adatte, qui \u00e9tudie ces catastrophes pr\u00e9historiques.<\/p>\n<h2>\u00abLa vie, c\u2019est une histoire d\u2019extinctions\u00bb<\/h2>\n<p>La Terre conserve la trace des innombrables esp\u00e8ces qui n\u2019ont pas surv\u00e9cu \u00e0 ces apocalypses biologiques. Des fossiles vieux de 251 millions d\u2019ann\u00e9es racontent de masse, celle qui a vu dispara\u00eetre pr\u00e8s de 95% des esp\u00e8ces qui nageaient dans les oc\u00e9ans de la Plan\u00e8te bleue. \u00abL\u2019histoire de la vie, c\u2019est d\u2019abord une histoire d\u2019extinctions\u00bb, r\u00e9sume Thierry Adatte. On estime en effet que 99% des esp\u00e8ces v\u00e9g\u00e9tales et animales qui ont grandi sur la Terre, depuis que la vie y est les animaux et les plantes sont destin\u00e9s \u00e0 appara\u00eetre, \u00e0 \u00e9voluer puis \u00e0 s\u2019\u00e9teindre, leur disparition massive reste rarissime.<\/p>\n<p>Les supercrises biologiques &#8211; qu\u2019on appelle des extinctions de masse &#8211; ne se sont produites qu\u2019\u00e0 cinq ou six reprises en 600 millions d\u2019ann\u00e9es. Heureusement, car, quand d\u00e9bute une de ces vagues de disparitions \u00e0 tr\u00e8s large \u00e9chelle, le paysage change radicalement. C\u2019\u00e9tait notamment le cas, il y a 65 millions d\u2019ann\u00e9es, quand les dinosaures ont subitement laiss\u00e9 leur place aux mammif\u00e8res.<\/p>\n<h2>La m\u00e9t\u00e9orite a un alibi<\/h2>\n<p>La faute \u00e0 qui? \u00abA la m\u00e9t\u00e9orite\u00bb, dites-vous? \u00abPas si simple\u00bb, nuance Thierry Adatte. Le chercheur lausannois fait partie des scientifiques qui avancent une th\u00e9orie plus complexe pour expliquer cette extinction massive. \u00abAvant que la m\u00e9t\u00e9orite n\u2019entre en collision avec la Terre, on avait d\u00e9j\u00e0 assist\u00e9 \u00e0 un changement climatique important. Il y a eu un premier refroidissement qui a forc\u00e9 les animaux \u00e0 s\u2019adapter. A ce moment, des esp\u00e8ces animales s\u2019\u00e9teignent d\u00e9j\u00e0, et la diversit\u00e9 des dinosaures diminue.\u00bb<\/p>\n<p>Et voil\u00e0 que survient le second drame. \u00abDes \u00e9ruptions volcaniques, tr\u00e8s importantes et de tr\u00e8s longue dur\u00e9e, ont d\u00e9but\u00e9 300\u2019000 ans environ avant l\u2019impact de la m\u00e9t\u00e9orite. Elles ont r\u00e9chauff\u00e9 l\u2019atmosph\u00e8re en y exp\u00e9diant des tonnes de gaz \u00e0 effet de serre\u00bb, poursuit Thierry Adatte. Du coup, les dinosaures qui souffraient d\u00e9j\u00e0 du refroidissement, ont encore d\u00fb encaisser ce r\u00e9chauffement tout aussi brutal. Et ce n\u2019est pas fini: \u00abSuite \u00e0 des m\u00e9canismes complexes, ces \u00e9ruptions volcaniques ont provoqu\u00e9 un nouveau refroidissement. On assiste alors \u00e0 une sorte de yoyo climatique d\u00e9vastateur pour les dinosaures.\u00bb<\/p>\n<h2>Les crocodiles pouvaient je\u00fbner. Ils ont surv\u00e9cu<\/h2>\n<p>Pour des esp\u00e8ces qui sont d\u00e9j\u00e0 affaiblies, de telles perturbations deviennent vite insurmontables, surtout si l\u2019on y deux impacts de m\u00e9t\u00e9orite. Cela dit, toute la faune de l\u2019\u00e9poque n\u2019a pas succomb\u00e9. \u00abLes nombreux crocodiles qui vivaient alors se sont adapt\u00e9s \u00e0 ces changements climatiques, observe Thierry Adatte. Je pense que c\u2019est li\u00e9 \u00e0 leur m\u00e9tabolisme. Vu sa grande taille, un dinosaure avait\u00a0besoin de manger tous les jours, alors qu\u2019un crocodile peut je\u00fbner durant des mois. Quand ces animaux ont d\u00fb g\u00e9rer une succession n\u00e9faste de modifications de leur environnement (climatique, volcanisme, impact de m\u00e9t\u00e9orites, diminution des proies\u2026), cette aptitude a fait la diff\u00e9rence.\u00bb<\/p>\n<h2>La mer est toujours la plus touch\u00e9e<\/h2>\n<p>Si la disparition des dinosaures est l\u2019extinction de masse la mieux connue du grand public, c\u2019est aussi la plus atypique. D\u2019abord parce qu\u2019elle est la moins d\u00e9vastatrice des cinq catastrophes globales qui ont fait chuter la biodiversit\u00e9 terrestre (lire l\u2019infographie en pages 32-33). Ensuite parce que, quand on pense aux dinosaures, on imagine que ce sont les esp\u00e8ces vivant sur la terre ferme qui ont \u00e9t\u00e9 le plus malmen\u00e9es. Ce n\u2019est pas le cas. \u00abA l\u2019\u00e9poque des dinosaures comme dans les crises pr\u00e9c\u00e9dentes, la majorit\u00e9 des extinctions se produisent dans les oc\u00e9ans. C\u2019est toujours le monde marin qui est le plus touch\u00e9\u00bb, rappelle Thierry Adatte.<\/p>\n<p>L\u2019apocalypse des dinosaures est enfin atypique parce qu\u2019on a longtemps cru qu\u2019elle s\u2019expliquait par l\u2019impact d\u2019une m\u00e9t\u00e9orite. On sait d\u00e9sormais que ces extinctions de masse ob\u00e9issent \u00e0 des sc\u00e9narios plus lents, dont le d\u00e9roulement est bien connu des experts. \u00abLes grandes extinctions sont toujours graduelles, avec une progression des ph\u00e9nom\u00e8nes inqui\u00e9tants, une acc\u00e9l\u00e9ration, qui conduit \u00e0 une extinction de masse\u00bb, dit le g\u00e9ologue de l\u2019UNIL.<\/p>\n<h2>Le point de non-retour<\/h2>\n<p>Pour expliquer ce m\u00e9canisme, les sp\u00e9cialistes font souvent r\u00e9f\u00e9rence au roman d\u2019Agatha Christie, \u00abLe crime de l\u2019Orient- Express\u00bb. La victime y meurt de douze coups de couteau port\u00e9s par douze assassins diff\u00e9rents, un peu comme dans une extinction de masse. \u00abTout commence par une multiplication des \u00e9ruptions qui provoquent une fluctuation du niveau de la mer et des changements climatiques, explique Thierry Adatte. Puis le volcanisme augmente, et, avec lui, les rejets dans l\u2019atmosph\u00e8re de gaz carbonique et\u00a0de dioxyde de soufre.\u00bb<\/p>\n<p>S\u2019ensuivent des pluies acides qui augmentent l\u2019acidit\u00e9 des oc\u00e9ans, \u00abce qui stresse et affaiblit les organismes des esp\u00e8ces vivant en mer. Quand elles sont arriv\u00e9es \u00e0 un point de non-retour, il suffit d\u2019un \u00e9v\u00e9nement pour d\u00e9clencher une crise massive\u00bb, raconte le g\u00e9ologue de l\u2019UNIL. Morale de cette histoire? Nous avons tort de craindre les m\u00e9t\u00e9orites; on ferait beaucoup mieux de se m\u00e9fier des volcans.<\/p>\n<h2>La vie reprend toujours apr\u00e8s une supercatastrophe<\/h2>\n<p>Une note d\u2019optimisme dans ce tableau catastrophiste: la Terre a d\u00e9j\u00e0 travers\u00e9 cinq extinctions de masse et la biodiversit\u00e9 en est, \u00e0 chaque fois, sortie renforc\u00e9e. Ce qui d\u00e9montre la spectaculaire capacit\u00e9 de r\u00e9silience de la Plan\u00e8te bleue: \u00abApr\u00e8s une grande extinction, il y a toujours eu une reconqu\u00eate. Cela n\u00e9cessite des millions d\u2019ann\u00e9es, mais la vie reprend son cours\u00bb, assure Thierry Adatte.<\/p>\n<p>Du coup, quel cr\u00e9dit peut-on accorder aux proph\u00e8tes qui annoncent l\u2019apocalypse des animaux pour demain, quand on voit la capacit\u00e9 de la vie \u00e0 trouver un chemin dans des catastrophes qui n\u2019ont pas d\u2019\u00e9gales en 600 millions d\u2019ann\u00e9es? Il faut bien voir que, depuis les catastrophes pr\u00e9c\u00e9dentes, un nouvel acteur s\u2019est impos\u00e9 dans l\u2019histoire, et qu\u2019il change la donne. \u00abAujourd\u2019hui, il y a sept milliards d\u2019humains qui investissent petit \u00e0 petit toutes les niches \u00e9cologiques et qui \u00e9liminent les animaux qui s\u2019y sont install\u00e9s en se sp\u00e9cialisant\u00bb, observe Thierry Adatte.<\/p>\n<h2>Des zones mortes, sans oxyg\u00e8ne ni vie<\/h2>\n<p>En plus des d\u00e9g\u00e2ts caus\u00e9s par l\u2019homme, les g\u00e9ologues et oc\u00e9anographes ont observ\u00e9 la r\u00e9apparition d\u2019un ph\u00e9nom\u00e8ne qu\u2019ils connaissent bien, puisqu\u2019il caract\u00e9rise des extinctions de masse pr\u00e9c\u00e9dentes. \u00abDes \u00abdead zones\u00bb se forment \u00e0 nouveau dans les oc\u00e9ans, raconte Thierry Adatte. Dans le golfe du Mexique, en M\u00e9diterran\u00e9e, un peu partout\u2026 on assiste \u00e0 la cr\u00e9ation de ces zones\u00a0mortes o\u00f9 il n\u2019y a plus ni oxyg\u00e8ne, ni vie. Elles ont \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9es suite \u00e0 des afflux massifs de phosphates issus de l\u2019agriculture. Si le ph\u00e9nom\u00e8ne s\u2019intensifie, ces \u00abdead zones\u00bb peuvent s\u2019\u00e9tendre jusqu\u2019\u00e0 la surface, comme ce fut le cas lors de la grande crise du Permien-Trias o\u00f9 presque 95% des organismes ont disparu.\u00bb<\/p>\n<p>Ce ph\u00e9nom\u00e8ne inqui\u00e9tant est aggrav\u00e9 par les grandes quantit\u00e9s de gaz carbonique qui flottent dans l\u2019air. \u00abElles augmentent l\u2019acidit\u00e9 des oc\u00e9ans, ce qui stresse le plancton qui synth\u00e9tise le carbonate de calcium (CaCO2) pour construire leurs coquilles. Du coup, ces organismes fabriquent des parois de plus en plus fines et pi\u00e8gent de moins en moins de CO2 au fond des mers. L\u2019oc\u00e9an &#8211; qui est habituellement notre meilleure pompe \u00e0 carbone &#8211; devient moins efficace.\u00bb Et cet encha\u00eenement d\u2019apparence anodine risque, en fin de processus, de supprimer toute vie dans la mer.<\/p>\n<p>\u00abC\u2019est du moins ce qui s\u2019est produit lors de la crise du Permien-Trias\u00bb, observe Thierry Adatte. Qui souligne enfin l\u2019acc\u00e9l\u00e9ration de ces processus. \u00abLors des crises pr\u00e9c\u00e9dentes, cette \u00e9volution a pris un million d\u2019ann\u00e9es, 500\u2019000 ans, 200\u2019000 ans\u2026 Mais \u00e0 notre \u00e9poque, ces changements vont 100 fois plus vite.\u00bb<\/p>\n<h2>L\u2019homme peut-il rayer la vie de la surface terrestre?<\/h2>\n<p>Ces signes inqui\u00e9tants annoncent-ils que la Terre court vers une sixi\u00e8me extinction de masse, la premi\u00e8re depuis la disparition des dinosaures? Ce n\u2019est pas exclu. Faut-il pour autant imaginer que l\u2019homme sera capable de supprimer toute forme de vie sur terre, quand la nature, les volcans et les m\u00e9t\u00e9orites coalis\u00e9s n\u2019y sont pas parvenus? \u00abSi on pense aux col\u00e9opt\u00e8res, par exemple, il n\u2019y a pas de souci \u00e0 se faire. Ils survivront, sourit Thierry Adatte. Je ne suis pas davantage inquiet pour la vie sur terre qui prendra d\u2019autres formes, en cas de crise majeure dans les ann\u00e9es qui viennent.\u00bb<\/p>\n<p>Le chercheur de l\u2019UNIL est moins affirmatif \u00e0 propos de l\u2019esp\u00e8ce humaine. \u00abTout d\u00e9pendra de l\u2019\u00e9tat de destruction de la plan\u00e8te. Si on parle d\u2019un sc\u00e9nario o\u00f9 la vie dispara\u00eet dans les oc\u00e9ans, c\u2019est la catastrophe assur\u00e9e pour les animaux sup\u00e9rieurs.\u00bb<\/p>\n<p>Faut-il comprendre que l\u2019esp\u00e8ce humaine risque de dispara\u00eetre, comme les dinosaures? Dispara\u00eetre, c\u2019est possible, mais certainement pas comme les dinosaures. Car les \u00abterribles l\u00e9zards\u00bb ont en r\u00e9alit\u00e9 surv\u00e9cu \u00e0 la crise qui les a d\u00e9cim\u00e9s, il y a 65 millions d\u2019ann\u00e9es. Les oiseaux, qui peuplent nos jardins, sont leurs lointains descendants. \u00abLes amateurs de catastrophisme l\u2019oublient souvent, mais, zoologiquement, les oiseaux viennent de la m\u00eame famille que les diplodocus. La diff\u00e9renciation se fait il y a plus de 140 millions d\u2019ann\u00e9es, avec l\u2019arch\u00e9opt\u00e9ryx, une sorte de poule avec des dents et des griffes, qui est l\u2019anc\u00eatre commun \u00e0 partir duquel tous les oiseaux ont \u00e9volu\u00e9.\u00bb<\/p>\n<h2>Nous n\u2019en sortirons pas grandis!<\/h2>\n<p>Pour survivre, les dinosaures ne sont pas seulement devenus des oiseaux, ils ont \u00e9galement rapetiss\u00e9. \u00abEh oui, c\u2019est un autre ph\u00e9nom\u00e8ne typique de ces p\u00e9riodes d\u2019extinctions massives, sourit Thierry Adatte. Avant la catastrophe, on voit des animaux tr\u00e8s adapt\u00e9s et sp\u00e9cialis\u00e9s, souvent de grande taille. Quand la crise intervient, ce sont les opportunistes qui en r\u00e9chappent, ceux qui peuvent se d\u00e9brouiller dans n\u2019importe quel milieu. Souvent, leur recette pour s\u2019en sortir, c\u2019est le nanisme.\u00bb<\/p>\n<p>Apr\u00e8s chaque p\u00e9riode d\u2019extinction massive, on a ainsi vu des ammonites, des dinosaures ou des mammif\u00e8res survivre, moyennant une diminution notable de leur taille. \u00abParce qu\u2019il faut bien que leur m\u00e9tabolisme soit ralenti, pendant que s\u2019op\u00e8re la reconqu\u00eate des territoires d\u00e9vast\u00e9s, parce qu\u2019il n\u2019y a pas beaucoup \u00e0 manger et parce que la situation est tr\u00e8s comp\u00e9titive, d\u00e9taille le g\u00e9ologue de l\u2019UNIL. Du coup, les suivants sont plus petits.\u00bb<\/p>\n<p>Voil\u00e0 qui simplifie les choses. Quels que soient les sc\u00e9narios dans les prochaines d\u00e9cennies, les humains s\u2019en sortiront probablement, d\u2019une mani\u00e8re ou d\u2019une autre, mais certainement pas grandis.<\/p>\n<p style=\"text-align: right\">Jocelyn Rochat<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pas une semaine ne passe sans qu\u2019on annonce la disparition d\u2019une esp\u00e8ce animale. 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