{"id":17,"date":"2008-05-10T19:10:36","date_gmt":"2008-05-10T17:10:36","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/?p=17"},"modified":"2010-10-26T17:01:26","modified_gmt":"2010-10-26T15:01:26","slug":"quand-la-terre-etait-bien-plus-rechauffee-quaujourdhui","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/quand-la-terre-etait-bien-plus-rechauffee-quaujourdhui\/","title":{"rendered":"Quand la Terre \u00e9tait bien plus \u00abr\u00e9chauff\u00e9e\u00bb qu\u2019aujourd\u2019hui"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2008\/05\/jungle1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-973\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2008\/05\/jungle1.jpg\" alt=\"Quand la Terre \u00e9tait bien plus \u00abr\u00e9chauff\u00e9e\u00bb qu'aujourd'hui\" width=\"530\" height=\"260\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2008\/05\/jungle1.jpg 530w, https:\/\/wp.unil.ch\/allezsavoir\/files\/2008\/05\/jungle1-300x147.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 530px) 100vw, 530px\" \/><\/a><\/p>\n<p><em>Il y a 65 millions d\u2019ann\u00e9es, juste avant la disparition des dinosaures, il faisait 10 degr\u00e9s de plus qu\u2019\u00e0 notre \u00e9poque. Et au mioc\u00e8ne, il y a 15 millions d\u2019ann\u00e9es, la r\u00e9gion lausannoise avait un climat m\u00e9diterran\u00e9en, rappelle Torsten Vennemann. Ce professeur de g\u00e9osciences \u00e0 l\u2019UNIL reconstitue le climat du pass\u00e9 afin de mieux comprendre celui qui nous attend dans le futur. Il nous raconte ces autres p\u00e9riodes chaudes.<\/em><\/p>\n<p>C\u2019est difficile \u00e0 croire. Et pourtant: \u00e0 l\u2019endroit o\u00f9 se trouve actuellement la ville de Lausanne, s\u2019\u00e9tendait une mer, relativement peu profonde, peupl\u00e9e de requins et sur les bords de laquelle se pr\u00e9lassaient des crocodiles et des hippopotames.<\/p>\n<p>Un peu plus loin, en direction de ce qui deviendra la Berne f\u00e9d\u00e9rale, des antilopes croisaient des \u00e9l\u00e9phants entre les palmiers. La temp\u00e9rature \u00e9tait douce, proche de celle que connaissent aujourd\u2019hui les pays m\u00e9diterran\u00e9ens.<\/p>\n<h3>Des archives climatiques<\/h3>\n<p>Nous sommes en fait \u00e0 l\u2019\u00e8re tertiaire. Plus particuli\u00e8rement pendant la p\u00e9riode du mioc\u00e8ne, qui s\u2019\u00e9tend de 25 \u00e0 5 millions d\u2019ann\u00e9es avant nos jours. C\u2019est \u00e0 cette \u00e9poque tr\u00e8s lointaine que s\u2019int\u00e9resse Torsten Vennemann, professeur de g\u00e9osciences et directeur du laboratoire des isotopes stables de l\u2019UNIL.<\/p>\n<p>Puisant dans des archives un peu sp\u00e9ciales \u2013 puisqu\u2019elles sont constitu\u00e9es de s\u00e9diments marins et terrestres ou de fossiles \u2013 le chercheur reconstitue le climat pass\u00e9 de notre plan\u00e8te. \u00abLe climat ancien, souligne-t-il, contient les cl\u00e9s pour l\u2019avenir.\u00bb C\u2019est dire l\u2019int\u00e9r\u00eat de ses recherches en ce d\u00e9but du XXIe si\u00e8cle o\u00f9 l\u2019on s\u2019inqui\u00e8te du r\u00e9chauffement climatique et surtout de ses cons\u00e9quences sur les populations et l\u2019environnement.<\/p>\n<h3>Par le pass\u00e9, la Terre a d\u00e9j\u00e0 respir\u00e9 l\u2019air du futur<\/h3>\n<p>Ce n\u2019est d\u2019ailleurs pas un hasard si Torsten Vennemann a choisi de se pencher sur le tertiaire (\u2013 50 millions \u00e0 \u2013 5 millions d\u2019ann\u00e9es). Pendant cette p\u00e9riode, en effet, l\u2019atmosph\u00e8re renfermait environ deux fois plus de CO2 qu\u2019aujourd\u2019hui. Or, au rythme o\u00f9 vont les activit\u00e9s humaines et les \u00e9missions de gaz \u00e0 effet de serre, les experts pr\u00e9voient que la teneur en gaz carbonique devrait doubler dans les cinquante ou soixante prochaines ann\u00e9es. Le climat pourrait alors ressembler \u00e0 ce qu\u2019il \u00e9tait durant certaines p\u00e9riodes du tertiaire.<\/p>\n<p>Certes, on ne risque pas de revoir des crocodiles ou des rhinoc\u00e9ros sur les bords du L\u00e9man, mais le paysage pourrait \u00eatre \u00e0 l\u2019image de celui des actuels pays du sud de l\u2019Europe.<\/p>\n<h3>Il y a d\u00e9j\u00e0 eu trois refroidissements majeurs<\/h3>\n<p>Au cours de son histoire, et bien avant que les hominid\u00e9s n\u2019y apparaissent, la Terre a connu de nombreux changements climatiques. Au cours des 600 derniers millions d\u2019ann\u00e9es, trois refroidissements majeurs se sont produits, entrecoup\u00e9s de p\u00e9riodes beaucoup plus chaudes qu\u2019aujourd\u2019hui.<\/p>\n<p>C\u2019est ainsi qu\u2019il y a 65 millions d\u2019ann\u00e9es, juste avant la disparition des dinosaures, il faisait en moyenne 25\u00b0C \u00e0 la surface de la Terre \u2013 dix degr\u00e9s de plus qu\u2019aujourd\u2019hui \u2013 et les calottes glaciaires des p\u00f4les Nord et Sud avaient disparu. Durant chacune de ces grandes phases climatiques dites glaciaires et interglaciaires se produisent des fluctuations plus rapides et d\u2019ampleur plus modeste. C\u2019est ainsi qu\u2019au cours de la phase interglaciaire dans laquelle nous vivons, l\u2019Europe occidentale a connu des p\u00e9riodes particuli\u00e8rement cl\u00e9mentes, comme celle qui pr\u00e9valait au Moyen Age, puis une \u00abpetite \u00e8re glaciaire\u00bb qui a culmin\u00e9 \u00e0 la fin du XVIIe si\u00e8cle.<\/p>\n<p>De nombreuses raisons expliquent ces variations de la temp\u00e9rature, que connaissent d\u2019ailleurs d\u2019autres plan\u00e8tes du syst\u00e8me solaire, comme Mars. L\u2019un des importants facteurs est d\u2019ordre astronomique: l\u2019encha\u00eenement de p\u00e9riodes glaciaires et interglaciaires d\u00e9pend en effet des variations de l\u2019orbite terrestre, qui rapport au Soleil. A cela se superposent des \u00e9v\u00e9nements qui affectent la surface de la plan\u00e8te, comme des \u00e9ruptions volcaniques qui \u00e9mettent dans l\u2019atmosph\u00e8re de grandes quantit\u00e9s de poussi\u00e8res, ou la d\u00e9rive des continents, qui modifie la circulation g\u00e9n\u00e9rale de l\u2019atmosph\u00e8re.<\/p>\n<h3>Quatre fois plus de CO2 qu\u2019aujourd\u2019hui, sans usines ni voitures<\/h3>\n<p>Si la temp\u00e9rature a connu au cours des \u00e2ges de nombreux soubresauts, il en a \u00e9t\u00e9 de m\u00eame pour les gaz \u00e0 effet de serre, et notamment pour le dioxyde de carbone et le m\u00e9thane. Ce qui n\u2019a rien d\u2019\u00e9tonnant puisque, on ne le sait que trop, ces deux facteurs sont li\u00e9s. \u00abDans le pass\u00e9, on a connu des p\u00e9riodes o\u00f9 il y a eu plus de CO2 qu\u2019aujourd\u2019hui, souligne Torsten Vennemann. Au cr\u00e9tac\u00e9 notamment (ndlr \u2013 l\u2019\u00e8re qui s\u2019\u00e9tend entre \u2013 145 et \u2013 65 millions d\u2019ann\u00e9es), il y en a eu jusqu\u2019\u00e0 quatre fois plus qu\u2019actuellement.\u00bb Et au tertiaire, p\u00e9riode de pr\u00e9dilection du professeur de l\u2019UNIL, environ deux fois plus.<\/p>\n<p>Pourtant, il n\u2019y avait alors aucun \u00eatre humain sur terre pour br\u00fbler des combustibles fossiles: pas d\u2019automobiles, pas de syst\u00e8mes de chauffage ni d\u2019usines susceptibles d\u2019acc\u00e9l\u00e9rer la croissance de l\u2019effet de serre.<\/p>\n<p>D\u2019o\u00f9 venaient donc ces gaz? D\u2019abord, des mouvements des continents qui ont modifi\u00e9 la r\u00e9partition des oc\u00e9ans \u00e0 la surface de la plan\u00e8te. \u00abUne tr\u00e8s grande partie du CO2 est stock\u00e9e dans l\u2019oc\u00e9an, notamment dans ses couches les plus profondes. Or, au cours du temps, la circulation oc\u00e9anique a chang\u00e9.\u00bb<\/p>\n<h3>Des ph\u00e9nom\u00e8nes naturels peuvent chauffer la plan\u00e8te<\/h3>\n<p>Le professeur de g\u00e9osciences en cite un exemple: \u00abIl y a 7 millions d\u2019ann\u00e9es, le passage entre les oc\u00e9ans Pacifique et Atlantique, au niveau de ce qui est aujourd\u2019hui l\u2019Am\u00e9rique centrale, \u00e9tait encore ouvert. Lorsque, plus tard, il s\u2019est trouv\u00e9 ferm\u00e9, cela a modifi\u00e9 la circulation des eaux profondes, riches en dioxyde de carbone.\u00bb Dans ce cas, les profondeurs de l\u2019oc\u00e9an peuvent stocker de grandes quantit\u00e9s de ce gaz ou au contraire \u00abd\u00e9gazer\u00bb et les rejeter dans l\u2019atmosph\u00e8re.<\/p>\n<p>Sur la terre ferme aussi, le paysage a chang\u00e9. La v\u00e9g\u00e9tation a \u00e9volu\u00e9 et, dans certaines r\u00e9gions, la for\u00eat \u2013 qui absorbe de grandes quantit\u00e9s de gaz carbonique \u2013 a laiss\u00e9 la place \u00e0 des prairies, moins gourmandes en carbone. Si l\u2019on ajoute \u00e0 cela les \u00e9ruptions volcaniques ou \u00abl\u2019alt\u00e9ration des roches qui, elle aussi, peut consommer du CO2\u00bb, on comprendra que de nombreux ph\u00e9nom\u00e8nes naturels peuvent contribuer \u00e0 l\u2019augmentation de l\u2019effet de serre.<\/p>\n<h3>Conna\u00eetre la temp\u00e9rature du pass\u00e9<\/h3>\n<p>Au cours des mill\u00e9naires, on assiste donc \u00e0 de fortes fluctuations non seulement de la concentration de gaz carbonique dans l\u2019atmosph\u00e8re, mais aussi \u00abde la composition isotopique de ce gaz\u00bb, comme le souligne le professeur de l\u2019UNIL.<\/p>\n<p>Comme de nombreux autres \u00e9l\u00e9ments chimiques, le carbone se pr\u00e9sente sous la forme de plusieurs isotopes stables (par opposition \u00e0 ceux qui sont radioactifs), des vari\u00e9t\u00e9s qui partagent de nombreuses propri\u00e9t\u00e9s, mais poss\u00e8dent des masses atomiques diff\u00e9rentes.<\/p>\n<p>Or il se trouve que, dans les substances carbon\u00e9es, la part relative du carbone 12 et du carbone 13 \u00e9volue avec le temps et que ces variations refl\u00e8tent celles de la temp\u00e9rature ambiante. L\u2019analyse de la composition isotopique du carbone ou de l\u2019oxyg\u00e8ne dans des s\u00e9diments et des animaux fossiles fournit ainsi aux chercheurs un tr\u00e8s bon outil pour \u00e9tudier les changements climatiques.<\/p>\n<p>\u00abCela nous permet, dans les meilleurs cas, de conna\u00eetre la temp\u00e9rature avec une pr\u00e9cision de 0,2 \u00e0 0,5 \u00b0C pour les p\u00e9riodes historiques.\u00bb<\/p>\n<h3>Des crocodiles et des rhinoc\u00e9ros \u00e0 Lausanne<\/h3>\n<p>En utilisant de telles m\u00e9thodes, Torsten Vennemann et ses coll\u00e8gues ont pu reconstituer le climat qui r\u00e9gnait, dans nos r\u00e9gions, au tertiaire. A l\u2019\u00e9poque du mioc\u00e8ne, raconte le professeur, \u00abla temp\u00e9rature \u00e9tait proche de celle que conna\u00eet actuellement l\u2019Afrique du Nord : entre 20 et 30 \u00b0C\u00bb. Mais d\u00e9j\u00e0, elle \u00e9tait \u00abplus \u00e9lev\u00e9e au sud qu\u2019au nord des Alpes, sur lesquelles il y avait d\u2019ailleurs d\u00e9j\u00e0 des petits glaciers. Nous pensons que ces diff\u00e9rences \u00e9taient surtout li\u00e9es \u00e0 la circulation des eaux.\u00bb En effet, ce qui \u2013 bien plus tard \u2013 est devenu le canton de Vaud \u00e9tait alors noy\u00e9 sous une mer peu profonde.<\/p>\n<p>Dans ses eaux nageaient des foraminif\u00e8res, de tr\u00e8s petits animaux marins \u00absemblables \u00e0 ceux que l\u2019on trouve aujourd\u2019hui dans l\u2019Atlantique ou le Pacifique \u00bb. Mais aussi des requins similaires \u00e0 ceux qui vivent actuellement dans la M\u00e9diterran\u00e9e. Quant \u00e0 la temp\u00e9rature de l\u2019eau, \u00abon estime qu\u2019elle atteignait 20 \u00e0 22 \u00b0C, ce qui est tr\u00e8s agr\u00e9able pour de l\u2019eau de mer\u00bb, pr\u00e9cise en riant Torsten Vennemann.<\/p>\n<p>Sur le littoral, le paysage ne ressemblait en rien \u00e0 ce qu\u2019il est aujourd\u2019hui: \u00abIl y avait des palmiers partout\u00bb, pr\u00e9cise le professeur. Quant \u00e0 la faune, elle \u00e9tait notamment compos\u00e9e d\u2019\u00e9l\u00e9phants, de crocodiles, d\u2019hippopotames et d\u2019antilopes.<\/p>\n<h3>Un \u00e9quilibre rompu<\/h3>\n<p>Sous l\u2019effet de ph\u00e9nom\u00e8nes naturels et sans que les \u00eatres humains n\u2019interviennent, le climat a donc connu au cours des \u00e2ges de s\u00e9rieuses chutes d\u2019humeur. Mais une telle constatation ne saurait en rien justifier l\u2019\u00e9volution \u2013 artificielle \u2013 que l\u2019on conna\u00eet actuellement.<\/p>\n<p>Les changements qui se sont produits dans le pass\u00e9 se sont, pour la plupart, \u00e9tal\u00e9s sur des mill\u00e9naires. Aujourd\u2019hui, il en va autrement et nous sommes en train de rompre les \u00e9quilibres naturels.<\/p>\n<p>\u00abNous \u00e9mettons de grandes quantit\u00e9s de CO2. Or il faut savoir que ce gaz persiste environ cent \u00e0 deux cents ans dans l\u2019atmosph\u00e8re, mais qu\u2019il faut compter un millier d\u2019ann\u00e9es pour le stocker dans l\u2019oc\u00e9an profond car le m\u00e9lange des eaux est un processus tr\u00e8s lent\u00bb, pr\u00e9cise Torsten Vennemann.<br \/>\nOn rejette donc dans l\u2019atmosph\u00e8re \u00abbeaucoup plus de CO2 que la biosph\u00e8re ne peut en absorber\u00bb, conclut le chercheur. Autant dire qu\u2019il ne faut pas compter sur lui pour nier les cons\u00e9quences du changement climatique en cours.<\/p>\n<p style=\"text-align: right\">Elisabeth Gordon<\/p>\n<p><strong>A voir:<\/strong><br \/>\nLes chercheurs de l\u2019UNIL qui travaillent pour le Mus\u00e9e cantonal de g\u00e9ologie ont mis sur pied une expo virtuelle intitul\u00e9e <a href=\"https:\/\/ www.unil.ch\/unimedia\/page31684.html\" target=\"_blank\">\u00abLausanne au temps des palmiers\u00bb<\/a>. Par ailleurs, le mus\u00e9e expose en permanence de nombreux fossiles de cette \u00e9poque.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il y a 65 millions d\u2019ann\u00e9es, juste avant la disparition des dinosaures, il faisait 10 degr\u00e9s de plus qu\u2019\u00e0 notre \u00e9poque. 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